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Riassunto esame di Linguistica Francese II, professoressa Di Pietro

Riassunto completo e dettagliato, tradotto in francese, basato su rielaborazione personale, integrazione appunti e slides, studio autonomo dei testi:
1- “Mille ans de langue française”, Rey A. (2007)
2- “Gender”, Corbett G. (Cambridge, Cambridge University Press, 1991)
3- “Les origines du genre grammatical” in “Langage”, Violi P.... Vedi di più

Esame di Linguistica francese II docente Prof. A. Di Pietro

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ESTRATTO DOCUMENTO

1- textes satiriques qui ont popularisé dans le sillage de la préciosité, l’idée que les femmes avaient

tendance à développer des usages bien à elles

2- toutes sortes d’ouvrages de remarques sur les manières de parler

3- textes littéraires produits par des femmes de la haute société, au XVII siècle

Au XVII siècle les femmes ont reçu moins d’éducation que les hommes et l’érudition n’est pas

particulièrement valorisé. l’expérience:

Les femmes alors ne tardèrent pas à développer une “CONTRE-CULTURE” fondée sur la

culture mondaine développée ainsi est une véritable stratégie élaborée en rupture avec la culture savante.

Les femmes ont développé une perception beaucoup plus expérimentale et intuitive de la langue, en ne

s’appuyant sur aucun savoir constitué.

On peut considérer que la préciosité n’aura été que la partie émergée d’un vaste mouvement qui part du tout

début du siècle pour aboutir à l’orée du XVIII siècle et qui aura eu pour effet de remplacer l’ancienne culture

de la langue fondée sur les “autorités” par une attention exclusive aux usages.

Contre les anciens usages, les femmes sont prêtes à proposer de nouveaux types d’accord, de nouveaux

mots, de nouvelles façons de tourner le propos, néologismes.

Entre-temps, un clivage s’est mis en place entre ceux qui seraient prêts à suivre ces nouveaux usages et ceux

qui développent des positions conservatrices, rebelles à ces évolutions.

Vers 1660 le clivage dominant sépare un nouveau bon usage moderne soutenu par les femmes de la haute

société et des usages primaires renvoyés au statu d’archaïsmes ou marqués sociologiquement.

Une fracture nouvelle apparait, celle qui sépare Paris de la “province”, : les usages linguistiques d’un

“gentilhomme de province” tendent à rejoindre ceux du peuple.

La variété la moins moderne, à intervalles d’une vingtaine ou trentaine d’années, tente de regagner le terrain

qu’elle a perdu sur les nouveaux usages.

3.3 Les jargons de l’oral

1640-50 démarcation importante, l’apparition d’une

Les années marquent une en ce qu’on y assiste à

« conscience des usages », mais on a peu de documents provenant de la première moitié du siècle

(seulement le “journal d’Heroard”, des documents légaux etc.)

manuels de conversation

Il existe par ailleurs durant tout le XVII siècle des à l’usage des étrangers qui

présentent de petits dialogues articulés autour de la vie quotidienne et sont souvent soit bilingues soit

multilingues. Même s’ils présentent des phrase complètes, ils ont néanmoins pour mission d’aider le locuteur

étranger à se débrouiller à l’oral:

- ils recensent des faits qu’on ne trouve jamais décrits ailleurs (les interjections ou exclamations

utilisées pour relancer la communication: hai quoy!, Morbleu!)

- ils reformulent fréquemment la même idée de plusieurs façons différentes, ce que font les méthodes

d’apprentissage et ce qu’on fait souvent à l’oral

A partir des années 1640 la littérature et le commentaire vont s’emparer de la langue orale: l’œuvre satirique

pionnière de Charles Sorel a donné naissance à une lignée de romans réalistes comme “Le roman comique”

de Scarron, “Le roman bourgeois” de Furetière: ils efforcent de reproduire des parlers, prêtant surtout

attention aux phénomènes lexicaux ou phonétiques.

Sous la Fronde, fleurissent également toutes sortes de textes en prose ou vérifiés qui s’expriment de manière

satirique et polémique sur la situation politique (les “mazarinades”).

3.4 Un témoin : Molière

Dans plusieurs de ses pièces il a fait intervenir des paysans mais le processus de stylisation littéraire, à des

fins comiques, s’est encore accentué. ridicule

Il fait parler ses paysans de manière tellement marquée que le est immanquable, même ò l’égard de

la prononciation. l’inquiétude politique se double d’une inquiétude sociale:

Dans les années 1640-50 l’ancienne aristocratie

féodale, la bourgeoisie financière et juridique, le peuple e la paysannerie constituent des univers distincts et

ils manifestent une grande défiance les unes à l’égard des autres. en représentant le langage de l’autre

Le théâtre de Molière représente ces tensions internes à la société:

comme fondamentalement diffèrent, on renforce son propre sentiment d’identité.

L’exclusion sociale des paysans est représentée par leur impossibilité de communiquer avec le reste de la

société sur la base d’un idiome commun.

Chez Molière, chacun accusa ainsi l’autre de parler un “jargon”, terme utilisé pour stigmatiser le langage des

précieuses.

3.5 Le “Jargon De L’argot”

Ce terme désigne aussi le langage des basses classes, inaccessible aux non-initiés.

A l’époque de l’ouvrage de Chereu “Le jargon ou langage de l’argot reformé”, le terme argot signifie encore

“corporation de gueux” et on part alors de “jargon de l’argot”.

Le terme argot sera mois populaire au XVIII siècle, avant de renaitre au XIX siècle.

3.6 GRAMMAIRE ET LEXIQUE

Nicot, auteur du “Threson de langue Françoise tant ancienne que moderne” n’hésite pas à faire figurer de

nombreux termes et expressions des dialectes d’oc.

Pendant tout le XVII siècle il y aura encore des grammairiens pour penser que toute tentative de décrire le

français de manière réglée es vouée à l’échec.

Un bon nombre de grammaires continuent à s’écrire en latin et à considérer comme matériau essentiel le

latin.

La grammaire reste un exercice scolastique, indifférent aux variations.

Aucun grammairien ne pensait avoir une autorité suffisante pour imposer une norme à ses contemporains.

Le XVII siècle s’est passé presque entièrement dans l’attente d’une Grammaire du Français et ce phénomène

finira par créer un tabou autour de l’idée de grammaire.

Maupas, 1607,

La “grammaire” de en représente une première tentative.

Il indique avoir voulu travailler à partit des “difficultés” de notre langue, et d’avoir fondé son entreprise sur

une curieuse attention de la naïve propriété de notre parler” et il a écrit toute son ouvre sans aucune référence

au passé. nécessité de s’intéresser à la syntaxe

Il attire l’attention sur la (articles, constructions verbales etc.).

L’académie, de par ses statut, se devait de s’atteler à la rédaction d’une grammaire et d’un dictionnaire, ma il

y avait une série d’obstacles:

- la querelle du Cid (1637)

- problème des autorités

- la lenteur de l’examen des textes

- on n’était pas encore parvenu à isoler de manière efficace le “mot”

Entre-temps, d’autres publications s’étaient intéressées au lexique français: les années 1630-50 sont celles

d’inventaires, qui témoignent du souci encyclopédique, mais non toujours ordonne, qu’on manifeste vis-à-vis

du lexique.

3.6 LES REMARQUES DE VAUGELAS

1647 sur la langue française” Vaugelas,

En parait les “Remarques de qui jouera un rôle décisif.

A la Cour et à Paris, Vaugelas se trouvait en situation d’ “insécurité linguistique”: il lui manquait “l’usage”

oral, une norme sociale, pour se faire accepter dans la bonne société.

listes où se trouveraient recensées et discutées toutes sortes d’exemples pris

Il entreprit d’en faire des

dans la conversation et au hasard des lectures.

Dans les Remarques, on y voit Vaugelas se demander successivement s’il faut dire et écrire “lors” out

“alors”, s’il faut construire deux relatifs dans la même phrase, s’il faut dire “pluriels” ou “plurers” etc.

Au XX siècle deux reproches essentiels lui ont été adressés:

1- celui de ne tenir compte de la dimension historique

2- celui de ne jamais théoriser

manque de conceptualisation et d’effort de rationalisation,

La méthode de Vaugelas mais en réalité les

d’enregistrement de toutes les particularités de

Remarques se présentent explicitement comme une sorte

l’usage dont on débattait. caractère désordonné,

Dans sa préface, Vaugelas revendique ce qui différencie l’ouvrage des grammaires

scholastiques et d’enseignement.

espace de dialogue avec ses lecteurs

En outre, il crée un dans lequel ceux-ci sont invités à contribuer à

l’entreprise générale.

Il accorde une place décisive à l’oral: pour lui, si le français est plus riche et plus beau que les autres langues,

c’est à cause de la conversation et de la communication des beaux esprits, qui est plus grande en France

qu’ailleurs.

Il a été passionné pas la physionomie des formes de langage qui tout d’un coup apparaissent dans un espace

donné et en même temps il cherchait à faire le tri de ce qu’il appelait les “meilleures” façons de parler, guidé

par une idée de la pureté qu’il reprenait à certains discours latins (Quintilien). d’ANALOGIE

En dépit de cette “loi de l’usage” il existe, selon lui, dans les langues, un principe qui

usage général et établi que l’on peut appliquer en cas

organise secrètement cet usage: l’analogie c’est “un

pareil à certains mots”. usage”,

A l’intérieur de l’usage Vaugelas décrit le “bon formule connue et réutilisée au XX siècle, c’est à

façon de parler de la plus saine partie de la Cour, conformément à la façon d’écrire de la plus

dire “la

saine partie des Auteurs du temps”.

Aujourd’hui, on se rend mieux compte que la langue dont Vaugelas a été le témoin était très fortement régie

par la concurrence de forme équivalentes entre lesquelles il était difficile de faire son choix et l’un des

objectifs de Vaugelas était d’aider son lecteur à se repérer parmi cette grande quantité de formes et de

possibilités.

Pour les linguistes actuels, la variation se résout essentiellement quand une forme introduite par un groupe

minoritaire de locuteurs, son usage s’étend progressivement et en vient à supplanter celui de la forme

équivalente plus ancienne. effort de réduire une variation encore surabondante:

L’œuvre de Vaugelas peut alors se lire comme un

les formes qu’il préfère, comme dans la conjugaison du verbe “asseoir” sont souvent celles qui se sont

imposées.

Ses modèles ont été Malherbes, Coeffeteau et aussi des modèles italiens, diffusés en France par la création

d’une académie dire “florimontane”, en 1606.

sentiment des locuteurs

Vaugelas accorde une grande importance au et il en résulte une image assez étroite

s’interroger

de la langue et des usages: il n’examine jamais de termes techniques, il invite son lecteur à et à

linguistique.

une “introspection”

Il légitime dans le sentiment français de la langue les réoccupations de qualités (rythme, euphonie, harmonie)

faisant de tout locuteur un écrivain en puissance.

3.7 Le “souverain maitre” est l’USAGE.

Son entreprise a souvent été considérée comme fondatrice de l’établissement d’une certaine norme

il a finalement mis en place une grille de lecture des faits langagiers qui va se

linguistique en France, et

révéler opérante pendant toute la seconde moitié du XVII siècle et au XVIII siècle.

Le succès de son entreprise est dû aux faits que:

- Il dissipait l’impression qui était en train de se diffuser quel es question de langue pouvaient être

soumises à l’autorité privée

- Il a fait une synthèse de ce qui n’apparaissait que comme des usages incohérents

- Il a accentué l’opposition entre un “bon usage” et un mauvais usage

4. CELA N’EST PAS FRANÇAIS

A sa mort, en 1660, Vaugelas laisse un héritage un rapport à la langue complexe et la forme populaire de la

“remarque”, de l’”observation”.

Les réactions à Vaugelas furent de deux sortes:

1- dans l’avant garde grammairienne certains rentrèrent à fond dans la logique fondamentale de

l’entreprise et se lancèrent dans une discussion de tous les point de détail soulevés dans l’ouvrage

2- d’autres s’opposèrent au principe de base de la recherche d’une pureté de la langue

Dupleix, sans son œuvre, affirme que la théorie affichée par Vaugelas de “l’usage maitre et tyran des

langues” repose sur un gigantesque paradoxe et n’est pas donc défendable: pour lui, les conditions

pragmatiques de l’expression, les choix du locuteur, ses intentions, ne doivent jamais être neutralisées par les

scrupules grammaticaux.

Il est contre une homogénéisation de l’usage par la grammaire.

4.1 « Remarqueurs et grammariens »

Vaugelas refusait tout ce qui était “grammaire” et il ne voulait pas être confondu avec ces raisonneurs qui

spéculent sans prêter attention à la réalité, parce que pour lui rien n’était plus important que l’usage.

Après Pellisson il y aura toute une filiation de grammairiens décidés à “raisonner” sur l’usage, comme par

exemple Chifflet, qui dans sa “préface au lecteur” évoque de manière simple et candide ces problèmes qui le

conduisent à afficher une ambition de systématicité, tout en reconnaissant la difficulté qu’il y a à régler pour

de bon la langue.

PORT ROYAL ET LA LANGUE FRANÇAISE

1660 générale et raisonnée” Lancelot et Arnauld,

En parait la “Grammaire de dite “Grammaire de Port-

Royal”, qui dans le contexte des travaux intellectuels su cercle de Port Royal n’est pas un ouvrage isolé.

entreprise pédagogique,

L’ensemble de ces ouvres forme une vaste à l’usage des écoles de Port-Royal, qui

entend repenser les fondements du savoir sur le langage, la rhétorique, la philosophie en reprenant le corps

d’Aristote Descartes.

de doctrine et en l’enrichissant des apports de la nouvelle théorie de

Leur ambition était de proposer une lecture claire et simple des principales problématiques qu’il était

nécessaire de connaitre, pour conserver de la tradition ce qui était absolument utile.

La « grammaire générale et raisonnée » est d’abord une grammaire philosophique: les auteurs commencent

par distinguer les trois principales opérations de l’esprit qu’ils tiennent à l’origine de l’activité de langage:

concevoir, juger, raisonner.

S’inaugure ainsi une toute nouvelle manière de considérer la grammaire, qui sera dénommée au XVIII siècle

générale”.

“grammaire

Elle aborde le terrain des règles où des grammairiens avaient hésité.

Pour la première fois, des grammairiens jouent avec la langue, expérimentent, cherchent des solutions.

GILLES MÉNAGE

Ménage est une figure originale de l’intérêt pour la langue au XVII siècle et à son époque c’était une figure

intellectuelle de premier plan. Au départ il était surtout passionné par l’étymologie: son premier ouvrage, le

étymologique”

“Dictionnaire contienne des erreurs, imputables pour l’essentiel au fait que Ménage ne

pratiquait pas la phonétique historique, découverte du XIX siècle, et se contentai de juxtaposer les formes.

pour comprendre la formation du français, il ne fallait pas

Cet ouvre avançait une idée nouvelle:

prendre en compte le latin classique mais le bas latin.

Dans sa version finale, le travail de Ménage s’offre comme un trait d’union entre des sources françaises

dépouillées de mythologie, et une latinité qui ne serait plus considérée sous la lumière idéalisée d’un âge d’or

mais comme la transmission lente d’un matériau.

LES PRINCIPES DU PERE BOUHOURS

Bouhours est un jésuite qui fut considéré comme une sorte de modèle d’abbé mondain dans les années 1660-

80, fréquentant les salons et les lieux de bel esprit (madame de Savigny, madame de Lafayette etc.).

Testâmes” De

En 1668 on a publié une traduction nouvelle du “Nouveau sous la direction du janséniste

Sacy et l’optique de traduction consistait à essayer de rendre le caractère poétique du texte latin de la

Vulgate. L’usage des métaphores déplait à Bouhours, qui trouve qu’il faut essayer de rendre le sens des

idées. particulier”

Il reproche aux traducteurs jansénistes d’employer un “français et d’être sortis des premiers

devoirs de l’écrivain, qui sont:

1- ne pas créer de mots

2- respecter les alliances de mots communément reçus

contre toutes ces tendances, il travaille sa vie durant à mettre en œuvre des principes d’écriture différents,

reposant davantage sur ce qu’il appelle la “délicatesse”, une manière de formuler souple, respectueuse d

l’usage, mais élégant en même temps.

En 1671 il publie les six dialogues des “Entretiens d’Artiste et d’Eugène”:

1- dans toute la première partie de ce dialogue est consacrée à un résumé de l’histoire du français,

destiné à montrer que jamais on n’a parlé plus purement qu’à l’heure actuelle

2- il examine toute une série de mots nouvellement apparus en français

3- point de vue polémique mots langue écrite.

Comme Vaugelas, il s’intéresse aux et il donne plus d’importance à la

Il a contribué à installer en France une manière d’écrire qui tourne le dos aux anciens codes d’écrit pour

mouler l’expression sur le modèle de la langue de la conservation et sur le style épistolaire, valorisant la

clarté, la netteté et l’harmonie.

Son œuvre peut être comprise comme un effort pour réconcilier l’ancienne tradition scripturale avec l’usage

du monde, dans tous les aspects que cette expression peut comporter (langagiers, sociaux, moraux).

On peut affirmer qu’il a contribué à faire le style de certains écrivains: ce qui l’a intéressé dans son œuvre “la

manière de bien penser dans les ouvrages d’esprit” c’est de travailler à une manière proprement “moderne”

d’utiliser les formes langagières pour faire passer une pensée (il appelle ça “l’esprit”, en posant ainsi le

problème du laconisme, de l’ingéniosité, de l’utilisation des figures etc).

4.2 Le lustre du francais

La décennie 1670-80 consolide une position cohérente autour du français: les traités de rhétorique, tels celui

Bary, Le Gras Lamy,

de ou se posent de plus en plus de questions grammaticales et stylistiques.

La rhétorique devient, comme le dit Bary, l’achèvement de la grammaire.

La “Rhétorique” de Le Gras consacre une très importante partie à l’élocution et la langue devient une cause

commune: on n’attend plus l’Académie pour s’atteler collectivement à sa réforme, a son amélioration.

Cette convergence touche également la “poétique”: les traités valorisent désormais une culture de la

“diction”, laquelle doit être “congrue, claire, naturelle, éclatante, nombreuse” et le souci principal est de

créer les conditions d’une expression moderne pure et élégante.

La manière qu’ont les contemporains de se situer face aux Anciens a radicalement changé: dans une ouvre de

Saint-Sorlin, il défend la langue française contre le latin et le grec, longtemps considérés comme les seuls

garants de la véritable force poétique. Selon lui, continue de faire des vers latins en France serait absurde

parce que le français est arrivé à son plus haut point de richesse et de beauté.

Cet exercice volontariste va se focaliser autour de l’image de la langue.

mouvement d’idéalisation de la langue 1670

Un vaste se met en place dans les année et il a comme

caractéristique de ne pas être issu de la tradition de la grammaire mais au contraire de se reconstituer un

nouvel objet à partir de préoccupations stylistique, esthétiques, rhétoriques.

En l’absence d’une véritable autorité exercée par l’Académie, l’image de la langue devient la force

centralisatrice de toutes sortes d’attitudes, postures, revendications. remise en cause de la culture

L’essentiel est que tout le public cultivé puisse participer à cette vaste par

elle-même: chacun est libre d’y apporter sa contribution.

1676 arc de triomphe à la gloire

Un événement viendra cristalliser les débats: en on décide de construire un

du Roi: tandis que toutes les inscriptions étaient, jusqu’alors, faites en latin, cette fois on utilise le français.

Charpentier développe, à l’adresse du Roi, l’utilité politique qu’il y a à écrire l’inscription en français et son

point de vue est non seulement linguistique mais aussi politique, qu’expliquera dans son œuvre “De

l’excellence de la langue française”:

1- défendre un idiome accessible à tous contre la tyrannie des doctes (c’est une question de l’honneur

des langues)

2- les mêmes raisons politiques qui poussaient les Romains à utiliser un vulgaire, et non le français,

doivent être reprise à l’âge moderne

3- contre l’assujettissement à l’emblème que représente la langue, il défend la translation, c’est-à-dire le

déplacement des liens entre langue et pouvoir

4- diffuser la langue, l’affirmer au regard des étrangers, du peuple, de l’armée

Cependant, le français n’a pas l’économie de mots qui parait donner au latin son côté formulaire (nombreux

articles, prépositions etc.).

La simplicité déclarative à laquelle peut atteindre le français semble être d’essence plus informative

qu’emblématique et alors se pose la question de la beauté de la formule.

Toutefois, l’académicien estime que la beauté et la brièveté des inscriptions latines n’est bien souvent

atteinte qu’au prix d’abréviations, qui leur donnent un côté obscur et codé.

Le français répondrait aux exigences d’être bref sans être obscur, dans la mesure où il valorise la netteté, la

clarté et l’harmonie.

L’autre argument opposé à l’usage du français pour une inscription était celui de sa labilité dans le temps,

mais pour Charpentier la langue française est fixe au même sens que l’est le Romain et elle est présentement

immortelle.

4.3 LA LANGUE DE LA PERFECTION ?

La fine du XVI siècle avait été très préoccupée par les questions de vicissitude des affaires humaines et on

trouve beaucoup des pages à cet égard dans les Essais de Montaigne, Pasquier, Du Vair et d’autres.

L’héritage de l’antiquité n’est plus perçu comme un magnifique âge d’or mais plutôt comme une époque qui

s’est corrompue et qui a subi une décadence.

Pourquoi la latinité d’or s’est-elle dissolue dans la diversité des parlers et des cultures vernaculaires qui

jamais ne sont parvenus à acquérir le lustre et la noblesse de leur ainée?

remède de l’enrichissement:

Contre la hantise de la décadence est généralement avancé le depuis la

“Deffence” de Du Bellay s’est construite une réflexion sur les moyes d’illustrer les langues, de les faire

progresser, de les embellir, de les améliorer.

Au nom de cette culture de la langue Marie de Gournay a protesté contre l’enrégimentement ne prône pas les

“poètes grammairiens” emmenés par Malherbe pour préserver cette faculté qu’a la langue de se perfectionner

sans cesse.

La création de l’académie en 1635 a modifié la conception de ce travail de la langue par lequel on suppose

que les vernaculaires peuvent s’arracher à la labilité de l’histoire.

L’abbé Bournezys affirme que:

- il y a une nature différente des langues

- Qu’à chaque langue correspondent des propriétés et des gouts

- Il y a une éloquence particulière aux Français et inconnue aux Anciens

changement de “génie” entre le latin et le français:

L’idée est qu’il y aurait eu un pour Bouhours par

exemple on entend dans l’ancien français une certaine naïveté, qui est de marque spécifique.

Face à l’immutabilité du latin devenu langue morte, les remarqueurs du français posent une sensibilité à la

langue comme condition du génie: alors que le latin a été fixé pour les siècles par les grammairiens, les

langues modernes, comme le français, offrent le visage d’une vie constamment en mouvement qui oblige les

commentateurs à renouveler sans cesse leur discours.

Toutefois, l’attention portée à la syntaxe, à la construction, permet de contrebalancer l’obsession du

changement qui s’empare de l’observateur dès lors qu’il s’attache aux seuls mots.

cohérence fondamentale de la

L’essentiel, au-delà des mots, est qu’il y ait un fonds, un substrat, une

langue dans ses choix qui permet d’arrêter l’infini mouvement qui la porte à se modifier toujours plus elle-

même.

Entre 1660 et 1680, l’apologétique de la langue s’affranchit–elle totalement du sentiment d’infériorité qui

était encore vivace au milieu du XVI siècle, pour affirmer un nationalisme linguistique conquérant.

Artiste est certes fier que la langue française soit désormais parvenue à un stade de perfection et Bouhours

met bien en scène les sentiments contradictoires que pouvait faire naitre la notion de perfection.

Il nait une conviction selon laquelle le français serait sorti de la problématique de l’usage: il s’agit de décrire

la langue en s’affranchissant de toute référence externe. Le français s’élève au-dessus de la condition usuelle

des langues

Les années 1670-80 sont beaucoup plus affirmatives: le française est arrivé au point de perfection. Jusqu’aux

textes de Rivarol à la fin du XVIII siècle, l’idée de perfection restera présente dans le paysage du sentiment

de la langue en France.

Au cours des deux dernières décennies du XVII siècle, le mouvement qui avait conduit à ne quasiment plus

prendre en compte les usages linguistiques des classes “inférieures” (paysans, artisans, commerçants) va

s’accentuer: le français devient une langue “élevée”, une langue “parfaite”.

Ce mouvement s’accompagne d’une idéalisation sociale et esthétique qui emporte tout.

5. EXIT LE LATIN?

Jusqu’à le XVI siècle le latin était dans une tension en tant que source d’inspiration et de paralysie: il restera

la langue de l’Eglise, de l’enseignement et du droit, et il sera remplacé par le latin dans les domaines de

savoir, de diffusion de la culture.

En 1606 Guichard prétendait démontrer que toutes les langues sont descendues de l’hébraïque, mais il n'y a

pas tout à fait un lien entre les deux. Cet abandon de l’hébreu s’inscrit dans le contexte d’une crise du

paradigme biblique et a accompagné un “antijudaïsme” au XVII siècle. Il se développe en revanche une

grécomanie.

GRAMMAIRE

La grammaire est l’étude des éléments constitutifs d’une langue (règles, caractéristiques).

Aristote fonde à Athènes en 355 une école de Rhétorique. Dans sa Poétique il parle de la création par

imitation du réel (poiesis et mimesis). Il propose une distinction entre morphème et phonème

La grammaire atteint son apogée au XVII siècle avec une stabilisation ortographique. L’Académie française

fait paraitre son premier dictionnaire en 1694.

Au XIX siècle la grammaire s’articule autour d’une réflexion pédagogique et didactique. En 1818 Bopp

fonde la grammaire comparée, basée sur une approche diachronique, c’est la naissance de la linguistique

historique.

Au XX siècle De Saussure propose une étude de la langue en synchronie, comme un système de signes- sa

théorie repose sur la distinction langue/parole basée sur l’opposition société/individu. Emile Benveniste

oppose à la langue (ensemble fini) le discours (choix individuel de la langue, espace de créativité et mise en

contexte)

LE DISCOURS

Le discours a une dimension transphrastique. Le discours est l’énoncé considéré du point de vue du

mécanisme discursif qui le conditionne (Guespin, 1971).

Le discours est l’énoncé dans sa situation de communication (Charaudeau, 1973).

La grammaire s’occupe de la recherche de ce que dit le texte (quoi ?) à travers l’analyse des éléments de la

langue en tant que système. Elle ne s’occupe pas de la façon dont il le dit (comment), analyse du disiours).

QUELLE GRAMMAIRE ?

1- La grammaire intériorisée : la théorie de l’acquisition de Krashen

2- La linguistique appliquée à l’apprentissage

3- Les modèles métalinguistiques : la grammaire des linguistes

LES MODELES MéTALINGUISTIQUES

Grammaire : descriptive, comparée, générative, universelle, fonctionnelle, énonciative

La grammaire descriptive comprend :

phonétique,

1- La la phonologie et la prosodie (études des sons- phonèmes)

Morphologie

2- (étude des mots- morphèmes) les parties de la phrase / la nature des mots (substantifs,

adjectifs, verbes, adverbes etc).

SUBSTANTIF : il désigne une chose ou une personne. Son genre est fixe, son nombre peut varies (les

noms qui peuvent s’utiliser aux 2 genres se disent épicènes (enfant, concierge). Il est accompagné d’un

déterminant ou d’une subordonnée relative (syntagme nominal).

ADJECTIFS : apposé (adjectif qualificatifs séparé du nom qu’il complète par une virgule : la boite,

grande, prenait…), attribut (adjectif qualificatif séparé du mot qu’il complète par un verbe attributif :

être, paraitre, rester), épithète (adjectif qualificatif qui n’est pas séparé du mot qu’il complète ni par une

virgule ni par un verbe d’état : maman a acheté des fleurs rouges mais aussi des vertes)

VERBE : il exprime une action, un état, un devenir et il présente un système de forme (conjuguer). Il

établit les fonctions fondamentales de la phrase et il est le centre du prédicat (groupe verbal).

ADVERBE : il est invariable, il précise/ modifie un verbe/adjectif/ adverbe/ proposition

PRONOM : il représente les fonctions du nom (personnel, possessif, relatif..)

ARTICLE : c’est un déterminant, il accompagne le nom et forme avec lui le syntagme nominal (qu’est

ce que tu veux ? le livre)

PRéPOSITION : elle introduit un syntagme (la maison de Paul)

CONJONCTION : c’est un mot-outil invariable mettant en relation 2 segments au sein d’un énoncé. La

conjonction de coordination (mais, ou, et, donc) est un coordonnant, c’est-à-dire, un mot de liaison qui

joint deux segments indépendants de même fonction et, généralement, de même nature. La conjonction

de subordination (quand, comme, si parce que) est un subordonnant, c’est-à-dire, un mot de liaison,

introduisant une proposition subordonnée dépendant syntaxiquement de la proposition principale (tu

viendras me voir quand tu voudras).

PRéSENTATIF : c’est un mot ou une locution invariable (voici/voilà, il y a)

INTERJECTION : c’est un mot invariable qui évoque un bruit ou une attitude affective (hélas, ah, brr)

Syntaxe

3- (étude des phrases/syntagmes) : elle regroupe les principes et les règles de construction des

phrases. Elle étudie la façon dont les mots se combinent pour former des syntagmes (nominaux ou

verbaux) pouvant mener à des propositions (principales, subordonnés, relatives) qui se combinent pour

former des énoncés.

L’analyse logique nous apprend la différence entre proposition principale et proposition subordonnée.

P. Rodrigues et R. Boivin - CONNEXIONISME ET ATTRIBUTION DU GENRE EN FRANÇAIS :

MODÈLE D’ACQUISITION OU DE CLASSIFICATION?

connexionnisme une solution aux difficultés

Le terme apparaît au début des années 80 pour désigner

théoriques et pratiques rencontrées par le cognitivisme classique (computationnalisme), notamment sur

le plan de la réalisation d’un modèle représentant les fonctions cognitives.

Il se distingue du paradigme symbolique en proposant une nouvelle conception de la cognition : en

s’inspirant à la structure en réseaux de neurones, c’est un modèle non symbolique constitué des unités

élémentaires connectées. Ce réseau apprend avec l’expérience, c’est-à-dire que les connaissances acquises

sont emmagasinées et distribuée dans la totalité du réseau.

Au centre du débat entre le connexionnisme et le cognitivisme classique, on trouve les questions sur

l’analyse du fonctionnement du langage. Il y a des modèles connexionnistes sur le traitement du langage : un

de ces modèles permet d’explorer l’hypothèse de la naissance des représentations linguistiques de l’activité

neuronale, sans recourir à des règles.

Plusieurs études ont utilisé les réseaux connexionnistes pour modéliser les processus d’acquisition ou de

traitement du langage, par exemple celle de Sokolik et Smith en 1992 pour rendre compte de l’assignation du

genre en français. Des études sur l’acquisition de genre en français montrent qu’il existe, au-delà de

l’indication contextuelle (genre du déterminant, genre des adjectifs) deux autres types d’indications : le genre

peut être déduit de la forme phonétique des terminaisons (par exemple [o] est une terminaison masculine pus

de neuf fois sur dix) puis par la composition morphologique des noms (adjectif+(i)té donne un mot féminin).

1. L’étude de Sokolik et Smith 1992

Pour ces deux, la compétence des apprenants de français langue seconde et des natifs dans l’identification du

genre grammatical des noms reflète leur habileté à reconnaitre les formes phonologiques et morphologiques

constituant des indices de genre. Pour eux, l’information inhérente à la structure des noms français est

suffisante pour permettre l’assignation correcte du genre. Pour prouver tout cela, ils ont fait une simulation

pattern associator

en utilisant un modèle connexionniste appelé « » qui présente un corpus de 600 noms (de

3 à 8 lettres) pour tester la capacité du modèle à identifier le genre des noms qu’il ne connaissait pas

(inconnu). Par conséquent le réseau a été capable de classer correctement 86,2 % des noms à partir de la

seule structure des mots. L’analyse de résultats montre que le modèle a été capable de prédire correctement

le genre de 76 % des nouveaux mots sans se baser sur le contexte (l’accord avec article ou adjectif) ni sur la

signification du nom, ni avec règles spécifiques concernant la formation du genre.

2. Critique de Sokolik et Smith 1992

Carrol en 1995 affirme que les conclusions de la simulation ne sont pas vraiment réelles. Selon elle, le

processus d’apprentissage du genre est très complexe et doit tenir compte de plusieurs facteurs : d’abord on

doit comprendre que le français possède un système de genres ; ensuite, le français a deux genres (le nombre

de genres est stipulé a priori dans le modèle Sokolik-Smith) et enfin que les noms possèdent un genre, mais

que d’autres catégories n’en possèdent pas (il inclut seulement les noms).

3. But de la recherche + méthodologie

Une autre expérimente (faite par les auteurs) concerne l’apprentissage du genre en français au moyen d’un

réseau connexionniste, mais avec un corpus des termes parlés transcrit en symboles phonétiques.

L’expérience vise à mettre au point un réseau connexionniste capable de procéder à la classification d’une

liste de mots du français selon le genre. Les mots, tirés d’un corpus représentatif, sont présentés tels quels,

sans aucun indice de genre supplémentaire (p.e l’appartenance à une catégorie lexicale). Cette méthode

permettra de focaliser sur la classification des mots plutôt que sur la capacité d’un système à créer des

classes (comme celui de Sokolik-Smith). Ils utilisent un corpus d’environ 1300 mots simples, suffixés et

composés. Dans une seconde expérimentation, et puis une troisième, on a encodé les noms de la même façon

que Sokolik-Smith, en utilisant un paradigme phonème/position pour mieux distinguer les nos les uns des

autres. Les résultats obtenus sont similaires à ceux de la première : le réseau apprend à classer correctement

près de 100 % des mots, mais n’est capable de classer correctement que 52% des mots inconnus.

4. Le genre grammatical en français

Le français possède un système de classification nominale appelé genre grammatical constitué de deux

classes : masculin et féminin.

Selon Desrochers il y a deux classes d’indices qui peuvent influencer l’identification du genre : [+Animé],

pour laquelle les caractéristiques sémantiques du signifié sot significatives et dans laquelle il y a une

correspondance claire entre le sexe du référent et le genre du nom (p.e actrice, père), bien que cette

correspondance ne soit pas toujours parfaite (p.e les étudiants, la sentinelle). Dans l’autre cas de [–Animé] la

motivation sémantique est absente.

Tucker, Lambert et Rigault ont analysé sur le dictionnaire qu’il existe une relation entre la terminaison

phonétique des noms et l’attribution du genre : p.e la probabilité que –illons termine un mot masculin est de

95%. De plus, quand un natif marque le genre à un nom inconnu, ils le font en accord avec la proportion de

noms masculins et féminins du lexique ayant la même terminaison que le nom inconnu.

Selon Surridge, le fait que la terminaison phonétique ne soit pas un indice certe dans tout cas, mène à la

question de savoir comment les francophones décident le genre grammatical d’une part il existe des règles

phonétiques, mais il ne faut pas se baser uniquement sur la terminaison phonétique des noms : on doit aussi

faire appel à leur structure morphosyntaxique. Surridge a démontré que le genre grammatical des noms

complexes (suffixés et composés) est attribué selon des règles simples basées sur la structure morphologique

du mot, qui permet d’obtenir le genre même si la terminaison est ambigüe (p.e les noms basés sur un verbe,

portefeuille, sont masculins, alors que les nos formés par un adjectif avec le suffixe –té/-ité sont féminins).

Selon Surridge l’acquisition de ces règles par les locuteurs a un ordre chronologique: c’est-à-dire qu’on

intègre premièrement l’information phonétique, puis morphologique.

L’assignation du genre en français est un problème difficile à résoudre avec un système connexionniste

simple. Même si les analyses de Sokolik et Smith sont efficientes, l’analyse connexionniste peut

difficilement rendre compte du fonctionnement du langage.

LES ORIGINES DU GENRE GRAMMATICAL

L’article a l’intention d'analyser un phénomène spécifique lié à l’existence de la catégorie linguistique

définie comme genre grammatical. Les linguistes ont généralement traité le genre en termes d’ordre

grammatical, immotivé et arbitraire, indépendamment de toute forme d’attribution de valeur. Contre cette

position, l'intention de l'autrice est de soutenir que, au moins dans le cas du genre, la catégorie grammaticale

s’appuie sur une base sémantique, ou, en d’autres termes, qu’elle existe parce qu’elle a une signification qui

expérience corporelle.

renvoie à un ordre déterminé, motivé et lié aux bases de notre

Le langage, loin d’être un système purement abstrait, organisé selon la forme logique d’un code, est, dès

 sa structure grammaticale, conditionné, sujet à des déterminations d’autre nature. Il inscrit en lui-même

certaines dimensions essentielles de notre expérience, comme la différence sexuelle.

Attribuer au genre une valence sémantique et soutenir que c’est sur la base de cette signification que la

 catégorie se constitue en tant que forme grammaticale, implique des questions de portée plus générale:

1- la non-neutralité de la langue à 1'egard de la différence sexuelle

2- la possibilité de lire l’opposition masculin/féminin, que la grammaire a introduit dans la langue,

comme une opposition significative en soi.

Ce point, a presque toujours été sous-entendu dans les réflexions des linguistes sur la question du genre

et les raisons de ce sous- entendu doivent être cherchées dans la complicité implicite de la théorie et de la

position subjective du chercheur à l'égard de la différence sexuelle, réduite à un critère purement matériel,

extralinguistique, à une simple « donnée naturelle » dépourvue de signification.

LE SYSTèME DES GENRES

Le genre, remplit essentiellement une fonction de classification des

en tant que catégorie grammaticale,

objets que la langue doit désigner. Son origine étymologique (du grec yévo et du latin genus), renvoie au

concept de « classe » ou « type », donc à un concept générique qui n'est pas immédiatement lié à l'opposition

masculin/féminin.

Il faut considérer que le concept de genre est plus articulé et que l'opposition sexuelle n’est pas la seule

 opposition pertinente. Même en restant uniquement à l'intérieur de la famille des langues indo-

européennes, les principales oppositions utilisées pour la définition du genre grammatical sont, en plus

l'opposition masculin/féminin, l'opposition entre animé et inanimé personnel/non- personnel

de et

(ou humain/non-humain).

Les catégories d’animé/inanimé et personnel/ non-personnel tendent souvent à se superposer, du moins

partiellement, et parfois à se fondre. Pour cette raison, les deux oppositions les plus importantes semblent

être entre masculin/féminin et animé/inanimé.

Cette organisation, dans les langues indo- européennes, est représentée par Meillet (1921) selon le schéma:

{animé : masculin/ féminin

inanimé (= neutre)

genre

1- Dans l’indo-européen commun, la distinction entre animé/inanimé semble essentielle, tandis qu’entre

masculin/féminin elle se présente comme un sous-genre de la première. La situation change radicalement

dans l'évolution de l'indo-européen, où la distinction animé/inanimé tend à disparaitre partout, tandis que

la distinction masculin/féminin se développe et devient dominante.

2- Dans les langues romanes, le genre neutre disparait et, dans beaucoup d’autres cas (le ceke, le balte,

l'albanais), l’ancien système se transforme en un système à deux genres, le masculin et le féminin.

3- Seules les langues slaves (russe, serbe, tchèque, polonais, sorabe, etc.) continuent à maintenir l'ancienne

distinction fondamentale entre animé et inanimé ou, dans certains cas particuliers (le bulgare et le

macèdone), entre personnel et non-personnel. Dans toutes ces langues, la distinction entre animé et

inanimé est représentée soit à l'intérieur du masculin, soit à l'intérieur du pluriel, en fonction des

circonstances qui varient d’une langue à l’autre.

4- Dans certaines langues, on trouve une distinction analogue entre personnel et non-personnel

5- dans d’autres (comme le polonais et le sorabe), les deux distinctions sont très nettes, soit séparément soit

sous forme combinée.

Il semble donc que les langues indo-européennes, aient progressivement

à part les langues slaves,

perdu les oppositions initiales animé/inanimé et humain/non- humain, tandis que l'opposition

masculin/féminin s’est maintenue presque partout, bien que sous forme différenciée.

En réalité, cette dernière ne se limite pas à deux genres uniquement, mais peut donner lieu à des

systèmes à quatre genres. Tout d’abord, il y a le neutre, c’est-à-dire le genre ni masculin, ni féminin. Ensuite,

dans certaines langues comme le danois, il y a également le genre commun utilisé pour le masculin et le

féminin ensemble.

On peut ainsi avoir trois possibilités d’organisation :

 1) les langues à quatre genres, qui correspondent à un schéma du type suivant :

------------------------------------------genre commun------------------------------------------

masculin féminin

(non-masculin) (non-féminin)

------------------------------------------genre neutre------------------------------------------

2) les langues à trois genres comme l'allemand. le grec, l'islandais. etc. :

masculin féminin

(non-masculin) ------------------------------------------------------------------- (non-féminin)

neutre

3) les langues à deux genres (masculin et féminin) comme toutes les langues romanes.

4) Il existe certains cas, comme l'anglais et la plupart des langues indiennes modernes, où le genre tend à

disparaitre du lexique. En anglais, il ne reste qu’à l’intérieur du système des pronoms personnels et des

adjectifs possessifs, à part certaines classes particulières de noms comme.

En sortant de la famille des langues indo-européennes, les choses se compliquent encore :

1- dans de nombreuses langues africaines du groupe bantu, le système de classifications est infiniment plus

langues à classes,

complexe. Ces langues, dites rendent pertinentes, avec des formes grammaticales

différenciées, les oppositions sémantiques comme liquide/solide, grand/petit, plat/en relief, rond comme

une bague/rond comme une balle, plat comme un drap/semblable à un bloc de sucre, etc. Elles arrivent,

dans certains cas, à un système de classifications avant seize genres différents.

2- en revanche, les langues hongro-finnoises (hongrois, finlandais. etc.) se caractérisent par l’absence totale

des genres grammaticaux, même dans le cas du pronom personnel

3- la famille de l’algonkin (langues amérindiennes) ignore la distinction entre masculin et féminin, mais

présente la distinction entre animé et inanimé ou, dans certains cas, entre humain et non-humain

4- enfin, les langues sémitiques ont toutes le genre masculin/féminin et présentent le phénomène de «

polarité » selon lequel certains substantifs, masculins au singulier, deviennent féminins au pluriel. ou

vice versa.

A quoi servent les genres dans une langue ? Et surtout comment les genres linguistiques sont- ils

liés à notre perception et expérience de la réalité ?

Il est en effet évident que la façon dont la langue sélectionne certains aspects et non d’autres comme

pertinents pour l’organisation des genres contribue à déterminer notre catégorisation du réel et donne forme à

notre expérience. Même envisagée sous cet aspect, la langue n’est pas neutre: son organisation influence le

système symbolique et cognitif des sujets parlants, puisque les genres tendent à être vécus comme des

catégories naturelles auxquelles ramener l’expérience de la réalité.

Les linguistes considèrent le genre comme une catégorie étroitement grammaticale ou plutôt

grammaticalisée, qui dérive de la forme linguistique pure. Il s'agirait d'une catégorie purement mécanique

dont l’enjeu serait de simples faits d’accord. Dans cette perspective, le genre est sémantiquement immotivé,

totalement arbitraire et dénué de toute signification qui soit objectivement vérifiable.

Hjelmslev

En réalité, comme l’observe (1956), si dans certains cas (comme pour certaines langues du

 Caucase du nord-est où le genre semble uniquement pouvoir être défini par une question d’accord

grammatical) la catégorie de genre semble immotivée, dans d'autres, c’est la situation opposée qui se

vérifie. Les classes nominales du bantu, par exemple, sont immédiatement liées à l’expérience empirique

du monde naturel et renvoient à une description souvent très concrète des objets désignés.

Ceci ferait penser à une échelle allant des cas les moins motivés aux cas les plus motivés. Mais la

 question implique, du point de vue linguistique, le problème de la « définition de la substance

si on attribue aux morphèmes une base sémantique, en niant

sémantique des morphèmes». Car,

l’existence d’opérateurs purement syntaxiques dénués de signification, on doit ensuite admettre

l’existence d’une substance sémantique qui se soustrait à une vérification empirique.

Poser le problème de la différence sexuelle à l’intérieur de la langue signifie s’interroger sur l'existence

de catégories sémantiques « cachées » qui ne se manifestent pas nécessairement au niveau de la forme

lexicale superficielle.

Evidemment, supposer l’existence d’un sémantisme « profond », non « objectivement » vérifiable dans

le lexique, pose certains problèmes et se prête à des accusations d’« irrationalité ».

Si nous examinons de plus près les traits sur lesquels s’organisent les catégories grammaticales

 déterminantes dans les langues indo-européennes (masculin/féminin, animé/inanimé et humain/non-

humain) nous pouvons mettre en évidence certaines oppositions sémantiques sous-jacentes à ces traits :

1- la différence entre les sexes,

2- l’opposition entre doté de vie et privé de vie,

3- la séparation entre l’homme et le reste de l’univers, donc la distinction entre culture et nature.

Ces formes fondamentales sont précisément celles qui sont dégagées par les anthropologues comme

structures générant le sens, oppositions sémantiques de base sur lesquelles s’articulent les catégories

qui fondent l’expérience. Il semble donc qu’on puisse faire un lien entre les catégories sémantiques et

cognitives profondes, desquelles dépend la structure même du sens, et les catégories grammaticales qui

articulent, à l’intérieur de la langue, ces oppositions sémantiques selon une homologie du type

masculin /féminin, homme/ femme, animé/inanimé etc.

On pourrait objecter que, si les autres langues s’articulent sur la base de catégories différentes, ces

oppositions n’ont aucun caractère naturel et encore moins universel.

Evidemment la base sémantique des classifications peut varier jusqu’à rendre pertinentes différentes

 catégories naturelles : couleur, forme, structure, comestibilité, etc.

Rendre pertinent un groupe de propriétés plutôt qu’un autre est fonction du type particulier de culture, de

son milieu naturel et de ses besoins matériels. De toute façon, il semble qu'il existe une relation entre

catégories et expérience, même si le degré de cette correspondance varie sensiblement d’une langue à

l’autre.

Cependant, il est encore plus intéressant de voir, même dans des langues comme le swahili qui

 présentent une structure des genres complètement différente de la nôtre, que les objets du monde naturel

sont classifiés à l’intérieur de six genres selon une régularité qui ne diffère guère des nôtres :

1- presque tous les noms qui désignent des êtres humains appartiennent à la l classe

re

2- les objets inanimés à la 2 e

3- les arbres et les plantes à la 3 e

4- les animaux à la 4 C

5- les noms abstraits à la 5 e

Il semble donc que se retrouvent ici encore, des catégories sémantiques homogènes.

En ce qui concerne la question spécifique de la différence sexuelle dans la langue, donc les modalités

 selon lesquelles cette différence est symbolisée dans la structure linguistique, le problème du genre

apparait immédiatement comme le problème central. Nous avons déjà vu que la distinction entre

masculin et féminin n’est pas un trait universel de toutes les langues, mais cette distinction est très

répandue. Dans l’évolution de l’indo-européen, il n’existe aucun stade où elle n’est pas présente, si l’on

envisage toutes les langues à genre de cette famille, dans toutes ses ramifications, du germanique au

slave, au roman, à l'indo-iranien, au grec, au celte, ainsi que toute la famille des langues sémitiques.

il s’agit de voir comment les catégories grammaticales du

Le problème s’articule à plusieurs niveaux :

 genre se lient à l’opposition entre masculin et féminin et comment cette dernière se

sémantique

rattache à son tour à la différence entre les sexes, donc à l’opposition homme/femme.

Cette opposition est présente à divers niveaux, qui sont en connexion mais pas nécessairement équivalents:

1- niveau grammatical,

2- niveau sémantique

3- niveau « naturel ».

La symbolisation que la langue opère, consiste à assurer à l’un de ces niveaux.

L’inscription de la différence sexuelle dans la langue, à travers l’organisation des genres, contribue à

symboliser d’une certaine façon cette différence, donc notre perception et catégorisation de la réalité, en

influant sur notre vision du monde. Il ne fait aucun doute que le genre, en tant que catégorie grammaticale,

tend à être perçu comme le reflet d’un « ordre naturel » des choses, de sorte que ce ne sont plus les mots qui

sont masculins ou féminins mais les choses auxquelles ils se réfèrent.

La question problématique concerne l’ordre de cette correspondance.

Ordre arbitraire ou ordre déterminé ?

Une constatation généralement partagée est l’inutilité linguistique de la catégorie de genre, qui apparait

à première vue complètement dénuée de fonction et sans motivation logique.

Meillet (1921) observe que:

 1- le genre grammatical est l’une des catégories grammaticales les moins logiques et les plus

inattendues

2- la distinction des noms entre masculins et féminins est totalement dénuée de sens

Lyons

Pour (1968), du point de vue sémantique les distinctions de genres entre les noms sont

 généralement redondantes.

Il reconnait leur utilité uniquement au niveau de leur fonction pronominale, mais, vu que dans certaines

langues, comme le hongrois et le finlandais, la distinction de genres disparait dans le pronom de la troisième

personne, ce trait ne se présente plus comme absolument nécessaire.

En effet, du point de vue fonctionnel le genre semble n’avoir aucune utilité particulière au niveau

linguistique et comporte, pour les sujets parlants, la difficulté supplémentaire de l’accord.

Martinet

Comme l'affirme, l'approche fonctionnaliste de l'analyse linguistique vise toujours à

 déterminer dans quelle mesure un fait de langue donné contribue à assurer la compréhension mutuelle.

Pour la langue en tant qu’outil de communication, n’a de valeur qu’un trait qui permet, à lui seul, de

distinguer entre deux énoncés par ailleurs identiques. Dans cette perspective, une catégorie grammaticale ne

trouve justification que par le fait qu’elle satisfait à un certain besoin de communication.

Cela dit, comme l’observe Martinet, la distinction entre genres masculin et féminin n’a de fonction

communicative évidente qu’en relation avec les « faits de dérivation » dans lesquels on se réfère à la nature

des êtres ou des choses désignés.

C’est le cas des pronoms de la troisième personne et des suffixes qui distinguent les êtres féminins des

êtres masculins (lionne vs lion). Mais l’existence du suffixe pour désigner le féminin, comme la distinction

pronominale, « n’implique en rien l’existence d’un genre, mais le choix offert de préciser, si besoin est le

sexe de l'être en question. (...) L’existence d’un suffixe de dérivation des noms d’agent de SEXE féminin est

tout autre chose que celle d’un genre grammatical marqué par un accord de l'adjectif ».

On ne peut parler correctement de genre que pour des questions d’accord, mais c’est dans ce cas que la

fonction communicative de la catégorie grammaticale devient difficile à définir. Quelle fonction

communicative peut en effet exister dans le fait que le français définit « le verre » comme masculin et « la

Martinet

bouteille » comme féminin ? Pour résoudre cette contradiction, tente la voie d’une reconstruction

dérivative de la catégorie:

1- étant donné que le genre « doit être né de la satisfaction de quelque besoin de communication »,

Martinet essaie d’expliquer son existence par les cas où la distinction a une raison d’être communicative,

exemplairement les pronoms

2- il suppose donc une série d’expansions analogiques qui devraient rendre compte, en ce qui concerne

l'indo-européen, de l'extension de la distinction masculin/féminin entre les pronoms à la marque du genre des

adjectifs, puis aux substantifs. Cette démonstration ne dit pas pour autant pourquoi, si la seule nécessité de la

langue est d’ordre fonctionnel, une catégorie devrait s’étendre au-delà des domaines d’application qui en

justifient la raison d’être du point de vue fonctionnel.

Si le seul cas où la distinction entre masculin et féminin a une utilité linguistique est celui des pronoms,

 pourquoi cette distinction devrait-elle se développer dans tout le lexique, en contrevenant à tout principe

d’économie et de simplicité ?

Par ailleurs, si les genres n’ont aucune raison fonctionnelle, comment expliquer que dans toutes les langues,

du moins indo-européennes, il y ait une distinction entre masculin et féminin, donc une catégorie linguistique

exprimée comme opposition entre les sexes par sa nature extralinguistique ?

La catégorie du genre est-elle sémantiquement motivée par l’expérience ou est-elle une forme linguistique

arbitraire dénuée de signification ? Sur ce point encore, les linguistes sont généralement d’accord.

Lyons,

Comme l’on dit il faut dire que reconnaitre le genre comme une catégorie grammaticale est

 logiquement indépendant de toute association sémantique particulière qui pourrait être établie entre le

genre d’un nom et les propriétés, physiques ou autres, des personnes ou des objets désignés par ce nom.

Sapir, l’existence des

dans ses réflexions sur la nature formelle des catégories grammaticales, explique

 genres comme une survivance de concepts archaïques, n’existant plus en tant que tels dans la

conscience des sujets parlants, mais maintenus dans la structure de la langue par une sorte d’« inertie »

de la forme linguistique. Il affirme que la forme vit plus longtemps que son contenu conceptuel parce

qu’elle tend en général à rester dans la langue, même quand son contenu s’en est échappé ou a changé de

nature. La forme irrationnelle est tout autant naturelle, en ce qui concerne la vie de la langue, que la

conservation de modes de comportements qui ont perdu depuis longtemps la signification qu’ils avaient

préalablement.

Si aujourd’hui le genre n’est que la survivance d’une forme irrationnelle à laquelle ne correspond plus

 aucun sémantisme, à l'origine, cela doit avoir été motivée par un concept d’exigence classificatoire. Pour

Sapir, cette connexion a été instaurée dans un passé mythique où l’inconscient de la race humaine a

réalisé le premier inventaire de l’expérience: il semblerait presque que, à un moment donné du passé,

l’inconscient de la race humaine ait accompli un inventaire hâtif de l’expérience.

C’est ainsi que le dogme, rigidement imposé dans la tradition, se cristallise en formalisme. Les catégories

linguistiques constituent un système d’épaves dogmatiques et il s'agit de dogmes de l'inconscient.

Par rapport à ses classifications, la langue est « déraisonnable et têtue » et d’autre part, selon Sapir, il est

impensable que la différence sexuelle soit un critère fondé capable de constituer la base d’une catégorisation.

La différence sexuelle est donc « accidentelle » du point de vue philosophique, sans aucun intérêt

théorique vu sa « grossièreté matérielle et son reflet sur la langue est seulement le résultat de la tyrannie de

l’usage, plutôt que d’un besoin expressif concret.

Ces mots semblent être l’écho de l'affirmation d’Aristote selon laquelle la différence sexuelle ne serait

ni genre ni espèce, mais seulement « accident ».

Mais il nous reste un doute:

 1- comment cet « accident » insignifiant et grossier a-t-il pu conditionner de la sorte les catégorisations

inconscientes ?

2- comment se fait-il que les concepts de féminin et masculin aient joué un rôle aussi important dans l’«

inventaire originaire de l’expérience » de la race humaine et soient restés inscrits dans toutes les langues,

s’ils n’étaient rien d’autre que des accidents naturels, des faits bruts non signifiants en eux-mêmes et non

symbolisés avant que la langue, avec son inertie, ne nous les ait imposés ?

1- Sapir ne répond pas

2- l’hypothèse formaliste ne résout pas la contradiction

3- il reste seulement un jugement positif implicite pour les langues (comme l’anglais) qui ont su se

libérer des distinctions inutiles de genre, des concepts parasites, comme les définit Sapir, qui

continuent au contraire à s’imposer profondément dans d’autres langues comme les langues

romanes. Cette position suppose l’idée d’une évolution progressive qui coïncide avec l’élimination

des catégories inutiles parmi lesquelles le genre semble être le concept le plus embarrassant.

Les explications des linguistes semblent avoir en commun la dissimulation de la différence sexuelle qui

 se manifeste dans la langue, la négation d’un sens possible de cette différence. Le genre, en tant que

catégorie grammaticale inscrivant à l’intérieur de la langue cette différence, est ainsi réduit à une forme

vide, arbitraire, illogique, sémantiquement immotivée, éventuellement génératrice d’investissements

symboliques ultérieurs mais non primitivement signifiante.

relation entre structure linguistique et investissements

Nous retournons donc au problème de la

 significatifs. La valeur significative du genre est-elle le résultat d’une classification nominale casuelle ou

est-ce la classification nominale qui dépend, du moins en partie, d’un investissement de sens précédent ?

Cette alternative s’inscrit dans une opposition théorique que Violi définit en termes d'arbitraire en

opposition à l’ordre déterminé ou motivé.

l’interprétation arbitraire du genre

1- considère que la formation et l’évolution de cette catégorie

est due à des causes étroitement internes à la langue comme l’évolution phonétique, le rôle de

l’analogie, les ressemblances morphologiques, etc. Là encore, on est obligé de reconnaitre une

fonction symbolique quelconque à la différence des genres. Cette fonction est cependant considérée

secondaire et interprétée de façon très réductrice, tant que la catégorie du genre continue à être

estimée inutile mais inéliminable (comme cela s’est produit partiellement pour l’anglais). Selon ce

modèle, la portée significative de la différence sexuelle est clairement dissimulée, cachée, réduite,

dans le meilleur des cas, à un effet psychologique, déterministe mais contingent, d’adaptation aux

structures linguistiques données.

2- l'hypothèse de signe contraire, suppose que les catégories linguistiques sont motivées par un

investissement de sens précédent, un investissement extralinguistique en soi, mais déjà symbolisé au

moment où la distribution nominale s’organise selon des catégories précises. En d’autres termes, ce n’est pas

la donnée naturelle de la différence des sexes, sa « matérialité grossière » comme dirait Sapir, qui structure

les catégories linguistiques, mais c'est la symbolisation que cette différence a déjà subie, sous des modalités

largement antérieures et indépendantes des formes grammaticales spécifiques avec lesquelles les diverses

langues les refléteront.

Postuler un investissement de sens antérieur à la forme linguistique, signifie lire la différence sexuelle

comme une structure déjà signifiante, déjà symbolisée, et capable à son tour de produire un sens et des

symbolisations. Il s'agit donc d'une opposition naturelle évidente constituée comme lieu d’investissement de

sens qui se reflètent sous des formes linguistiques déterminées.

La catégorie grammaticale du genre, telle qu’elle se présente dans le lexique des diverses langues,

 résulte, dans cette perspective, d’un fondement sémantique motivé par sa signification interne. Elle

reflète un ordre extralinguistique dans le langage et prouve la non-neutralité du système linguistique vis-

à-vis des déterminations matérielles de notre expérience.

À l’hypothèse motivée du genre grammatical, on pourrait opposer deux types d’objections:

 1- la différence dans la distribution des genres dans les diverses langues

2- la discordance existant, dans certains cas, entre genre grammatical et genre naturel.

En ce qui concerne la distribution des genres dans les différentes langues, un point généralement admis,

 l’existence de la différence sexuelle à l’intérieur des catégories linguistiques,

est mais non les

modalités spécifiques de sa manifestation. En d’autres termes, le caractère déterminé ou motivé se réfère

à l’opposition entre masculin et féminin en tant que relation formelle entre termes constitutifs de la

catégorie de différence et non aux manifestations de cette opposition dans le lexique des diverses

langues. Les formes des lexicalisations spécifiques peuvent présenter, au niveau comparatif, des

différences importantes dans la distribution nominale entre les deux genres. Chaque langue peut

sémantiser différemment les deux termes de l'opposition et les exprimer diversement au niveau de

l’organisation lexicale superficielle.

Du point de vue linguistique, la signification de l’opposition masculin/féminin n’est pas substantielle,

 mais plutôt relationnelle, articulation différentielle entre les deux termes. Elle est projetée dans les

formes lexicales en un deuxième temps et se manifeste au niveau plus superficiel de la structure

sémantique, le lexique, où elle peut se distribuer sous des formes variant d’une langue à l’autre.

La seconde objection possible se réfère au fait que, dans beaucoup de langues, y compris les langues

 indo-européennes, se trouvent des cas de discordance entre genre « naturel » et genre grammatical, ce

qui peut être considéré comme la preuve du caractère arbitraire et non motivé du genre grammatical.

Le genre naturel fait toujours question dans la référence pronominale et dans la concordance avec le

 Lyons,

prédicat. Ceci démontre, comme l’observe qu’il existe vraiment une base « naturelle » pour les

systèmes de genre des langues en question.

Par exemple, observe Lyons, en français le mot professeur est masculin, bien qu’il puisse se référer

autant à l’homme qu’à la femme. « Le genre du nom détermine, dans le syntagme nominai, l’accord au

masculin, sans voir si la personne è laquelle il se réfère est un homme ou une femme : le nouveau

professeur. Mais quand le nom professeur se réfère è une femme et que, dans le prédicat, il faut un

adjectif qui devrait normalement s'accorder avec le nom, on a une discordance entre le genre masculin du

nom et le sexe féminin de la personne désignée par le nom. Dans ces circonstances, on ne peut utiliser ni

la forme masculine de l’adjectif (par ex. beau), ni sa forme féminine (belle) sans résoudre, pour ainsi dire

le conflit entre genre « grammatical » et genre « naturel ». On ne peut dire ni Le nouveau professeur est

beau (qui se réfère nécessairement à un homme), ni le nouveau professeur est belle (qui n’est pas

grammatical). Le conflit se résout avec une phrase comme : Elle est belle, le nouveau professeur.

Un problème intéressant, lié à l’existence d’une base sémantique pour la catégorie du genre, est celui des

 effets de sens que le genre peut produire dans le discours et de leur perception de la part des sujets

parlants. Certains linguistes nient totalement cet effet du genre, même sur le pian métaphorique :

Sapir

1- pour le genre est non seulement accidentel et arbitraire, mais il n’a aucune relation avec

l’imaginaire des sujets parlants

2- d’autres linguistes ont reconnu une certaine influence du genre sur la perception des sujets parlants.

Cependant, en partant de son caractère arbitraire, ils ont dû ramener cette influence à un effet

parasitaire déterminé par la forme linguistique.

Martinet

3- dit que, au cours de l’expansion de ce que nous pouvons maintenant appeler les féminins,

on ne peut guère s’attendre à ce qu’une communauté linguistique procède rationnellement et se

limite aux désignations d’être physiologiquement féminins. L’imagination collective serait à elle

seule bien incapable de procéder à cette dichotomie totale qui résulte de l’apparition du genre

féminin, si la langue ne la contraignait à faire un choix dans tous les cas. Mais, sous la pression de

nécessités de l’accord et dans le cadre préétabli, elle va se donner libre cours. Ce ne serait donc pas

les croyances des anciennes populations de langue indo-européenne qui auraient imposé à cette

langue l’opposition du féminin au masculin, mais l'existence, dans cette langue, d’un principe

d’opposition formelle qui aurait offert à la mentalité collective un soutien pour le développement de

ses mythes et de ses fables.

Donc, s’il est vrai que la lexicalisation peut se présenter comme accidentelle, en tant que projection

 d’une opposition formelle présente dans la langue entre masculin et féminin, la signification inhérente à

l’opposition même n’est pas accidentelle, puisqu’elle provient de l’ordre déterminé.

n’y a aucun doute, en effet, que le genre des mots, du moins dans certains cas, se présente à

Il

 la conscience du sujet parlant comme arbitraire et casuel. L’investissement de sens, qui a

produit la catégorie linguistique, peut avoir perdu sa portée sémantique initiale et ne plus être

perçu comme tel. Dans ces cas, le genre a le carac tère d'une imposition mécanique, dont

le sujet parlant ne reconnaît pas nécessairement la signification.

Néanmoins, la forme linguistique continue à fonctionner comme possibilité génératrice de sens et de

métaphores.

Hjelmslev observe que la signification d'une catégorie peut être tombée en désuétude, au point

 d'avoir disparu de la conscience des sujets parlants. C'est ainsi qu'on attribue souvent, par hypothèse,

une raison d'être préhistorique au « masculin » et au « féminin » quand ils désignent des choses

inanimées et dont la répartition entre les deux genres semble, dans l'état de la langue attesté et dans

la communauté qui la pratique, complètement arbitraire.

d'une façon générale, partout où l'on est en présence de genres plus ou moins mécaniques et grammaticalisés,

l'hypothèse indiquée s'impose avec nécessité parce qu'elle constitue la seule explication possible de l'origine

du fait

d'autre part, une fois constitué et propagé à travers le temps, celui-ci s'impose constamment aux sujets

parlants au point qu'une survivance peut resurgir et faire l'objet d'une réinterprétation, le fait que le nom de la

lune est féminin en français. masculin en allemand, peut être considéré, à l'état actuel, comme tout à fait

arbitraire et immotivé, une pure survivance dénuée de sens. Donc, ce n'est qu'avec de très expresses réserves

que l'on peut parler dans de tels cas d'une survivance, mais il faut parler de continuité.

D'autre part, on peut observer que symbolisme sexuel et catégories formelles de la langue peuvent ne pas

 se présenter ensemble, comme c'est le cas pour l'anglais où le symbolisme est ressenti en l'absence des

catégories grammaticales respectives, c'est-à-dire même il n'est pas directement représenté sous des

formes linguistiques. En anglais. en effet, une langue à genre « naturel » ou « logique », seulement les

êtres humains sont dotés de genre, masculin ou féminin, en fonction de leur sexe (mais seulement pour la

sélection du pronom et non pour les faits d'accord, comme il a été dit) ; tous les non-humains sont

neutres. Cependant il existe certains usages du genre féminin, même pour des termes qui seraient

grammaticalement neutres, que nous pouvons uniquement expliquer par l'attribution d'une signification

symbolique.

En anglais, les catégories d'inanimés les plus fréquemment lexicalisées au féminin sont les

bateaux (et parfois les fleuves), les cyclones, les locomotives, les automobiles et. en g énéral,

les moyens de locomotion et les machines, et enfin les noms de pays. Par cons équent, même

dans cette langue où le genre grammatical est pratiquement inexistant en tant que cat égorie

linguistique, la métaphore sexuelle est profondément enracinée dans l'imaginaire des sujets

parlants, jusqu'à s'imposer dans des cas où le système ne le prévoirait pas.

Whorf catégorie grammaticale latente

parle, à propos du genre dans l'anglais, d'une ou

 cryptotype, qui est marquée, morphémiquement ou par une configuration de phrases,

seulement dans certains types de phrases et non dans toutes les phrases o ù apparaît un

mot ou un élément appartenant à la catégorie.

Symbolisme et catégories naturelles

Soutenir que la structure de la langue reflète un ordre déterminé signifie reconnaitre dans la

différence sexuelle une catégorie qui fonde l’expérience.

Opposition sémantique profonde, celle-ci organise notre perception du monde et sa représentation

symbolique dans le langage en établissant les bases de la signification à partir d’une relation différenciée

d’éléments potentiellement distincts. Sur la base de cette polarité, certains éléments du monde naturel sont

investis d’un symbolisme sexuel, qui fait généralement l'objet d’une lexicalisation dans la catégorie de genre.

Il est intéressant de remarquer que l’investissement symbolique est, dans presque toutes les langues,

 particulièrement chargé de sens à l’égard de certains concepts ou éléments du monde naturel qui se

structurent souvent selon des couples d’antonymes représentant des oppositions très générales à la

base de l’expérience humaine. En font parti: l’opposition entre lumière et obscurité, donc entre jour

et nuit, soleil et lune; une opposition, liée à la première, entre vie et mort ; les oppositions qui

semblent mettre en relation structurée les éléments de base du monde naturel : eau et feu, terre et air

ou terre et ciel.

Ces éléments sont les plus fortement investis par le symbolisme sexuel, ce qui autorise à penser que ce

symbolisme résulte de la combinaison entre :

pertinence « objective

1- » de certaines configurations naturelles

assimilation « subjective

2- » de ces configurations dans l’opposition signifiante du masculin au

féminin.

Thom utilise les concepts de « saillance » et de « prégnance » , avec lesquels on pourrait dire que cer-

 tains éléments qui se présentent à la perception comme une « saillance » naturelle deviennent ensuite des

formes prégnantes du point de vue de la symbolisation sexuelle. Le sémantisme profond lié au corps

surdétermine ainsi les éléments du monde externe déjà naturellement prééminents du fait de leur

importance pour l’expérience humaine, parce qu’ils sont liés au rythme du temps et par conséquent à

l’activité, au travail et au repos (ténèbres et lumière, jour et nuit, soleil et lune), ou à la nourriture et à la

survivance elle-même (terre, eau, feu).

L’attribution du genre aux termes de ces couples est utile pour la reconstruction de l’espace sémantique qui,

dans la langue, organise les représentations les plus « archaïques » du féminin : terre et nature, matrice et

cavité.

La modalité de l’investissement symbolique sur ces objets saillants, c’est-à-dire leur attribution d’un

principe féminin ou masculin, peut varier, mais l’opposition entre les deux termes reste toujours.

De plus, il semble que, même là où il s’est produit une transformation de genre, celle-ci n’ait été ni

 contingent, ni arbitraire, mais se soit accompagnée d’une évolution plus profonde et complexe de

paradigmes culturels. On pense, par exemple, que dans l’indo-européen primitif la lune était de genre

masculin, donc accompagnée d’un symbolisme masculin, tandis que le soleil était de genre féminin,

comme c’est aujourd’hui le cas dans les langues germaniques.

Markale,

Selon l’hypothèse de le changement de genre se serait produit parallèlement à l’évolution de la

 société dans le sens patriarcal, au passage, dans la zone indo-européenne, du culte de la déesse mère à

celui du dieu père. Le soleil serait devenu le symbole d’un principe actif de la force et de la virilité,

tandis que la lune aurait été associée au principe de féminité. Cette symbolisation serait ensuite passée

dans la mythologie grecque et latine, où Phébus-Apollon, conducteur du char solaire, s’oppose à Diane-

Artémis, symbolisée par la faux lunaire.

On trouve une opposition analogue dans le couple jour/nuit. Le nom de Zeus provient du mot jour, qui est

masculin dans toute la zone indo-européenne, tandis que la nuit a partout un nom féminin du fait que, selon

Meillet, son « caractère religieux est beaucoup plus vivement senti que celui du jour, parce qu'elle a quelque

chose de plus mystérieux »

Un autre élément identifié au féminin dans toutes les cultures est la terre, le symbole maternel par

 excellence, dont le cycle reproducteur devient le symbole de la sexualité humaine. Dans certaines

langues, les organes sexuels féminins sont désignés avec le même mot que celui utilisé pour la source

d’un fleuve, la cavité profonde et souterraine d’où jaillit l’eau, comme en babilonais et en le sumère.

Parmi les éléments dont nous nous occupons ici ont toujours été symbolisés en couples: la nuit et le jour, le

soleil et la lune, la terre et le ciel. La valeur d’un terme y est toujours relationnelle, dérive de son sens à

l’intérieur d’une opposition binaire : dans cette bipolarité s’exprime le dualisme masculin-féminin, comme

si toutes les oppositions étaient presque « naturellement » présentes dans l'opposition fondamentale du

masculin au féminin.

Un autre couple de termes opposés est l’eau et le feu. Dans ce cas, nous avons, en indo-européen, un doublé

système de désignation. Parfois les termes sont neutres et caractérisés par le trait inanimé ou ils sont au

contraire, considérés comme des êtres animés et sont respectivement classés masculin et féminin. Selon

Meillet ceci dépendrait de la prédominance d’un comportement sacro-religieux (dans l’Inde ou à Rome) ou

profane (comme en Grèce) à l'égard des éléments naturels: l’attribution du genre dépendrait directement, tout

du moins dans ces cas, de la vision du monde et du système culturel et religieux d’une civilisation donnée. Il

n’existe de toute façon aucune langue qui combine, pour ce couple de termes, les deux critères :

animé/inanimé et masculin/féminin. Si l’un des deux termes est considéré animé, l’autre l’est toujours, et si

l’un des termes est neutre, l’autre ne sera ni du genre masculin ni du genre féminin.

Le fait que deux termes soient répartis, sur le pian linguistique, à l’intérieur de catégories homogènes,

semble confirmer l’hypothèse que les deux éléments auxquels les termes renvoient sont toujours perçus en

connexion, comme complémentaires d’une unité, d’un tout.

En dehors des langues indo-européennes, dans d’autres langues à genres comme les langues sémitiques,

 existent des corrélations significatives entre le genre grammatical et les attributions symboliques. Selon

la plupart des experts de ces langues, le genre féminin aurait été associé à l’idée de faiblesse, de passivité

et le genre masculin à l’idée de force et de pouvoir. Cependant, d’autres interprétations contrastent avec

cette lecture.

Wensinck

Ainsi avance une hypothèse très semblable à celle que, cinquante années plus tard, défendra

 Maritale à propos de l’indo-européen primitif. Selon Wensinck, la langue aurait traversé un stade

archaïque, antérieur au patriarcat et à l’apparition des religions monothéistes (judaïsme, christianisme et

islamisme), dans lequel le féminin était associé à l’idée de force et de pouvoir. D’un point de vue

grammatical, le genre féminin est prédominant et lié à l’intensif pendant cette phase primitive. Le

passage ultérieur au stade religieux patriarcal se serait accompagné, sur le pian linguistique, d’un

déplacement du genre féminin vers le masculin, qui serait ainsi devenu dominant. La religion naturelle

primitive, à caractère qualifié aujourd’hui magique, resterait confinée dans la sphère féminine, à laquelle

s’oppose la religion révélée, fondée sur le patriarcat. De là nait un comportement négatif à l’égard de la

sexualité féminine, dite impure et maléfique. Dans les langues sémitiques, tout ce qui se rapporte à la

sexualité est féminin, y compris les organes génitaux masculins. Pour les anciens sémites, le ciel, le

soleil, le feu et le vent, du fait qu’ils étaient liés à une idée de pouvoir magique et d’énergie, étaient à

l’origine féminins et sont devenus masculins.

Dans la majorité des langues, on remarque une tendance à investir de symbolisations sexuelles les

 éléments naturels de l’expérience. Les structures linguistiques sont utilisées pour donner une base

figurative à cet investissement et établir ainsi des fondements concrets pour les représentations

symboliques. La différence sexuelle ne se présente pas comme un accident, ni comme une donnée

purement matérielle, biologique, mais comme un élément déjà signifiant, comme l’une des catégories sur

lesquelles se basent notre perception et notre représentation du monde.

La réduction du féminin

La réduction du féminin à un genre dérivé et subalterne apparait nettement si nous analysons le langage

 de la théorie linguistique, les formes par lesquelles elle a décrit la catégorie de genre et le problème de la

dérivation.

En linguistique la différence est marquée par la présence ou l’absence de traits sémantiques déterminés,

selon un schéma binaire qui prévoit uniquement deux possibilités + ou —.

Dans le cas du genre le trait sémantique qui fonctionne comme élément de base, est le masculin.

Langendoen

Ainsi utilise :

 1- /+ Masculin/ pour marquer les entrées masculines du lexique

2- /— Masculin/ pour marquer les entrées féminines.

McCawley

De façon analogue dans son projet de définition du rôle de la sémantique dans la grammaire

 définit les formes /+ male/ /— male/ comme partie de l'information sémantique relative au genre avec un

rôle actif dans la sélection.

Postai Chafe

D’autres, comme (1966) ou (1970) incluent seulement le trait masculin dans l’information

 sémantique du lexique. Chafe, par exemple, considère le masculin comme l’état non marqué d’un nom

humain, et, en conséquence, le féminin comme l’état marqué. En général, ne connaissant pas le sexe

d’un nom humain, nous le traiterons conceptuellement comme masculin.

En l’absence d’une telle spécification, chaque terme de personne est assumé comme « naturellement »

 masculin. De toute façon le féminin coïncide toujours avec l’absence du trait masculin, avec sa négation,

selon une identification entre termes contraires et contradictoires.

Si nous essayons d'articuler la catégorie sémantique de la différence sexuelle dans un modèle de

 significations, comme celui que propose Greimas, nous voyons que la situation est plus complexe que

nous le laissaient entendre les descriptions des linguistes. Le carré sémiotique, proposé par Greimas

comme structure fondamentale de la signification, prévoit quatre positions, et non deux. Les deux termes

qui articulent la catégorie, à savoir masculin et féminin, ne sont pas liés par une relation contradictoire,

mais sont deux termes contraires, articulés sur un même axe sémantique. Chacun d'eux prévoit son

propre élément contradictoire représenté par sa négation : masculin est en contradiction avec non-

masculin et le contraire de féminin, tandis que féminin est en contradiction avec non-féminin et le

contraire de masculin.

Comme nous l'avons vu en analysant le système des genres, ce schéma semble convenir aux formes

 grammaticales qui, dans les langues à genres, manifestent linguistiquement cette structure sémantique

profonde.

Dans les langues à quatre genres le neutre lexicalise, en effet, la catégorie des subcontraires (non-

masculin, non-féminin), et le genre commun, celle des contraires (masculin, féminin).

Neutre et genre commun peuvent ne pas être présents et la forme linguistique marquer seulement

l’opposition masculin/féminin.

Féminin et non-masculin sont des termes distincts, irréductibles l’un à l'autre. Le féminin ne s’v réduit

pas au non-masculin.

En revanche, dans l’articulation linguistique de ce schéma abstrait, il s’est produit la réduction et

 l’aplatissement d’un terme sur l’autre, de sorte que féminin est allé coïncider avec non-masculin, selon

une opposition duelle qui a annulé la différence entre contraires et contradictoires, en superposant les

deux termes et en donnant ainsi lieu à une opposition à deux places uniquement :

non-masculin =

Masculin ----------- féminin Il ne peut

De la négation du terme fondateur, le masculin, on obtient ainsi le féminin comme son opposé.

être caractérisé par des propriétés autonomes mais seulement comme négatif du terme qui le fonde

dans la relation d’opposition : le masculin.

II est intéressant de noter comment de tels réduction et aplatissement se vérifient seulement sur l’un des

 deux côtés du carré sémiotique qui représente les relations fondamentales de la signification: le masculin

a, historiquement, placé le féminin comme son négatif et non son opposé. Le choix du masculin comme

terme premier (et non-marqué) a déterminé l’organisation de la différence sexuelle sous la forme que

nous retrouvons aujourd’hui dans la plupart des langues que nous connaissons.

L’organisation positionnelle des deux termes (masculin et féminin) a eu lieu au niveau de la structure

 élémentaire de la signification, où le masculin est placé comme terme fondateur, comme sujet, et le

féminin comme sa négation et sa limite, mais sa condition d’existence en même temps. S’il est vrai

qu’un terme ne peut jamais être défini en soi mais seulement dans sa relation d’opposition avec d’autres

termes, le masculin existe seulement en tant qu’opposition au féminin qu’il construit comme un autre,

comme sa négation.

Le féminin occupe ainsi une doublé position: d’une part, il limite le masculin et, de l’autre, il

représente sa condition d’existence.

Si nous passons du métalangage de la théorie aux phénomènes qui, dans la langue, régissent le passage

 du masculin au féminin, des considérations analogues s’imposent. l’absorption

Une donnée universelle commune à toutes les langues à genres que nous connaissons est

du féminin par le masculin. Le terme générique, non marqué et donc de base, est toujours le masculin,

tandis que le féminin se place comme un terme dérivé par l’intermédiaire de transformations morphologiques

déterminées.

L’accord grammatical est lui aussi dominé par un tel principe de dominance. Si l’on se réfère à deux

 termes, l’un masculin et l’autre féminin, c’est toujours le masculin qui l’emporte au niveau de l’accord

(Jean et Marie sont allés et jamais sont allées). Il en est de même pour les pronoms : la forme

pronominale masculine l’emporte quand on doit se référer à des groupes mixtes, mais, quand le sexe est

indéterminé, l’accord grammatical est encore organisé sur le masculin en tant que genre commun et non

marqué. Pensons à des phrases comme : « Qui lit se sera déjà rendu compte... » qui nous semblent

désormais tellement naturelles qu’un accord au féminin nous laisse- rait stupéfaites.

Le terme même utilisé pour désigner l’espèce humaine est homme, selon une évolution qui a porté, par

exemple dans les langues romanes, à la suppression de l’opposition existant entre homo, générique pour

l’espèce, et vir, spécifique pour les individus de sexe masculin. Avec l’assimilation à un seul mot, le

masculin est allé coïncider avec le terme générique de l’espèce, en continuant cependant, sur le pian

sémantique, à maintenir l’ambiguïté de son doublé niveau de signification.

Spender,

Comme l’on dit l’expression n’est pas un réel générique, mais un pseudo-générique, si, dans la

 perception des sujets parlants, à l'utilisation du terme homme, on n'associe pas uniquement une

signification générique comme « genre humain », mais également une signification spécifique d'«

individu masculin ». Pensons par exemple, à l’incongruence sémantique de phrases comme « L'homme

allaite ses petits. »

Comme toujours, les expressions linguistiques ne sont pas d'innocents expédients grammaticaux, mais

 des formes qui organisent notre perception de la réalité et de sa construction symbolique. Le masculin

devient ainsi une catégorie universelle, un terme abstrait qui se confond avec la norme, par rapport à

laquelle le féminin constitue le rebut, le trait qui est marqué.

La situation de dissymétrie entre masculin et féminin se retrouve à tous les niveaux de la structure

 linguistique. Au niveau grammatical, le cas le plus évident et le plus analysé est certainement celui de la

formation des noms d’agent, en particulier des noms de profession. Très souvent il n’existe que les

formes masculines et les dérivés morphologiques pour désigner la femme qui exerce la même activité

manquent. Ces cas ne sont jamais liés à quelque raison structurale, interne à l’organisation de la langue,

qui empêche la formation morphologique d'un nouveau terme.

Meillet,

Comme l’a observé le caractère dérivé du genre féminin par rapport au masculin n’a pas de

 causes linguistiques, parce que le féminin est toujours dérivé du masculin, jamais la forme principale, et

on ne le peut évidemment qu’en songeant à la situation sociale respective de l’homme et de la femme à

l’époque où se sont fixées ces formes grammaticales. »

Cela est encore plus évident si l’on considère non seulement les dissymétries grammaticales, mais les

dissymétries sémantiques. En effet, même dans les cas où se trouvent des parités de formes morphologiques,

la dissymétrie sémantique reste forte, et le terme féminin acquiert souvent une connotation négative par

rapport au terme masculin correspondant.

En général, la dissymétrie sémantique qui envahit le lexique est traversée d’une connotation négative, où

 la négativité est immédiatement et étroitement liée à la sphère sexuelle. La sexualité est la principale

catégorie à travers laquelle on construit la dénomination de la femme par rapport à laquelle elle peut

acquérir existence et valeur. Le lexique abonde donc de qualifications et de termes qui servent à

déterminer l’échelle d’acceptabilité et de désirabilité par rapport au seul paramètre remarquable. Par

ailleurs, la sexualité et le corps de la femme constituent la base métaphorique et la source intarissable

pour le langage des injures et des outrages.

Guiraud (1978), qui a analysé le lexique relatif à la sphère de la sexualité dans le français moderne,

 énumère plus de six cent mots pour désigner la prostituée. Dans ce cas, l’aspect quantitatif est lui aussi

important du fait que la dénomination est une forme de pouvoir et d’oppression. Guiraud donne 825

termes pour le sexe féminin. Bien que nombreux, ceux-ci sont extrêmement peu différenciés : le sexe de

la femme est un lieu vide, privé de spécificité propre, il n’a une signification qu’en tant qu’enjeu de désir

et plaisir masculins et il n’est en soi que le lieu d’une absence. Comme l’observe Guiraud, il est évident

que cette représentation de la sexualité et le langage qui en découle, est d’origine entièrement masculine.

Il est évident que ce langage est très pauvre et le plus souvent inadéquat quant à la description de la

sexualité féminine.

La connaissance de tous les champs sémantiques sur lesquels se structurent les métaphores sexuelles

 Yaguello

pour la femme est très intéressante. en indique certains : le champ animal, alimentaire, celui

des objets utilitaires, et elle reconstruit, à partir des définitions que les dictionnaires donnent de homme et

de femme, une sorte de carte conceptuelle des stéréotypes et des symbolisations diffuses. Les résultats, en

ce qui concerne le féminin, sont prévisibles. Le lexique nous renvoie à un univers où la femme est

toujours rapportée à la sphère de la sexualité en tant que mère et reproductrice et en tant qu’objet du

désir masculin.

La sphère de la sexualité semble ainsi pivoter sur deux principaux axes sémantiques :

 1- celui de la sexualité comme utilisation

2- celui de la sexualité comme valeur

respectivement représentés par les oppositions mère vs prostituée et femme belle (donc désirable) vs

femme laide (et indésirable). L’espace sémantique que le lexique a structuré pour désigner les

femmes est uniquement une variation continue de ces pôles. Dans les deux cas, la femme ne joue pas

le rôle de sujet, mais est définie, en tant qu’objet, en relation à l’opposition masculine.

Pour les femmes, le langage représente donc une exclusion et une négation, le lieu où la structuré

 patriarcale est ratifiée et inserite. L'espace sémantique qui, dans ce système, lui est attribué est, comme

Dale Spencer

l’a défini (1980), un espace sémantique négatif, où les femmes ne peuvent jouer un autre

rôle que celui d’objet, scellées à la donnée biologique qui les définit : la sexualité et la fonction

reproductrice. La différence sexuelle ne peut représenter un élément porteur d’une spécificité différente

mais le lieu muet d’une opposition négative, vu que le féminin est seulement « vide » par rapport au

masculin.

À l’égard d’un système symbolique qui a déjà exclu et marqué l’espace féminin comme négatif, la parole

 des femmes est prise dans un mouvement doublé et contradictoire, d’une part, la nécessité et la tension à

s’exprimer, d’autre part, la contrainte imposée par un discours qui a effacé sa différence et sa spécificité.

l’existence

Nous touchons à l’un des paradoxes fondamentaux de toute réflexion sur le féminin :

 historique d’une contradiction irréductible pour les femmes, obligées d’« être » et de « parler » la

différence en même temps. Les femmes sont prises dans une alternative sans issue qui dans sa forme

Irigaray,

radicale, se condense, selon les mots de Luce dans la formule : « ou tu es femme ou tu parles-

penses ».

Si l’existence du genre prouve que la différence sexuelle est une catégorie qui fonde notre perception

 physique et quelle est présente dans l’articulation profonde du sens et de la grammaire, la façon dont le

genre s’exprime montre la réduction d’un des deux termes qui la constituent. À partir du moment où le

genre symbolise la différence dans le langage, l’opposition du masculin et du féminin est structurée selon

une polarité qui considère le masculin comme le terme premier et le féminin comme son dérivé, sa

limite, son opposé négatif :

1- identifié avec le non-masculin, dénué de valeur propre, le féminin est situé dans la fonction de non-

sujet, à l’intérieur d’un champ sémantique qui l’identifie avec la Terre, la Mère, la Nature, la Matrice

2- à la racine de sa signification, la différence entre masculin et féminin est inserite selon les positions

de sujet et objet. La forme du dualisme, de l’opposition, de la réduction est symbolisée dans la

langue de telle façon que, pour la femme, la possibilité de s’identifier avec la position de sujet est

déjà supprimée.

3- l’identification n’est possible qu’à la condition de nier la spécificité de son genre et de devenir un «

être humain », ce qui se désigne du mot « homme ».

LO STATO PSICOLINGUISTICO DEL RUOLO DEL GENERE

Quels facteurs sont utilisés par les locuteurs natifs pour l'assignation des gendres?

L'explication la plus plausible est que les locuteurs attribuent les noms aux gendres sans difficulté mais

simplement en se servant des régularités.

En outre, il y a différentes preuves à montrer que telles règles font parties de la compétence des locuteurs

natifs et des régularités observées par les linguistes:

1- PRESTITI LINGUISTICI

Quand on effectue des prêts de nouveaux noms dans une langue, il doit y être un genre donné, et ceci nous

permet de voir les règles d'assignation sur matériel différent de ce du dictionnaire des locuteurs natifs.

on assigne le genre aux prêts en suivant les règles normales

L'hypothèse la plus simple est que

d'assignation, et ils résultent donc comme n'importe quel autre nom.

- Étant donné par exemple les prêts en Tamil, le genre peut être toujours ci-dessus grâce aux règles pour les

mots natifs: "docteur" dénote par exemple un humain, et le genre sera masculine ou féminine second le sexe

du référente, pendant que "voiture" est neutre car il ne dénote pas d'humain.

- Il arrive de manière semblable dans le Telugu: dans ces langues les prêts sont traités comme les mots natifs

- Même dans les langues avec des systèmes sémantiques prédominants les règles sémantiques opèrent

comme attendu, par exemple dans la langue Dyirbal.

Dans le cas de systèmes formels, les règles sémantiques s'appliquent dans les noms couverts aussi par des

règles sémantiques: en Russe "fille" est féminine même s'il ne suit pas les déclinaisons du genre féminin.

Dans les systèmes morphologiques comme ce du Russe, les prêts doivent s'adapter avec le modèle

morphologique de la langue, le genre dérive donc du morphologie. En quelques cas le nom coïncide

facilement avec un des types de déclinaison: "ordinateur" peut être décliné comme type 1, il est donc

masculin.

En quelques cas il y a un système préétabli de régulation: les prêts en "- ation" prennent "- acija" à sa place.

Les données des prêts confirment que:

1- pour les noms différentiables du sexe, c'est la sémantique à déterminer le genre

2- pour l'assignation des noms à un genre on demande le renseignement morphologique.

Quelques prêts peuvent être réglés par un des types de règles des déclinaisons, leur genre suit donc

automatiquement.

Cependant la forme phonologique de quelques prêts signifie qu'ils ne coïncident pas en aucun type de

déclinaison, donc ils restent indéclinables: dans ces cas, pas humains, les animés sont masculins et les animés

sont neutres.

Étant donné le système phonologique, les facteurs sémantiques ont la priorité:

1- les noms qui dénotent des humains prennent le genre en accord avec le sexe

2- pour les pas humains il y a une preuve évidente pour l'opération de l'assignation des règles phonologiques:

par exemple, étant donné la transcription phonétique de l'emprunt anglais "budget" /bydʒɛ/ on voit qu'elle

̃ ɔ/,

termine avec /ɛ/, et elle est donc masculin, tandis que "fission" /fisjɔ/ termine avec /j et elle est donc

féminin.

Le genre est assigné aux prêts en accord à leur sens ou à la forme, selon le système de règles de la

langue: il suggère c'est-à-dire que le genre des prêts est déterminé exactement comme ce des autres noms.

Une révision des facteurs qui influencent l'assignation des gendres et les sources importantes est donnée

 Poplack, Pousada Sankoff,

par et qui ont examiné tous les prêts Anglais trouvés dans les deux récoltes

du discours spontané, un de l'Espagnol Porte-ricano et l'autre du Français de Montréal, en découvrant

que:

1- les noms avec du référent animé prennent le genre selon le sexe

2- pour les autres noms prédominent les règles phonologiques

Facteur additionnel est l'assignation du genre pour analogie sémantique, pour lequel les prêts prennent

 déjà le genre d'un nom avec sens semblable dans la langue: "papillon" est féminin par exemple dans

l'espagnol puerto ricano.

On a affirmé en outre que:

1- les règles phonologiques et l'analogie sémantique ont un effet indépendant

2- la compétition entre eux signifie qu'en quelques cas le résultat ne peut pas être prévu: il y a donc un degré

d'imprécision dans l'assignation des prêts, comme montrèrent les exemples de Welma, qui a considéré les

facteurs connexes dans l'attribution de 50 prêts du latin et de l'ancien islandais à l'ancien Anglais, quelques

prêts avaient 2 gendres, quelques-uns 3, et dans l'étude du norvégien Américain d'haugen (où 59 de 317 prêts

montrait plus qu'un genre).

Le facteur de l'analogie sémantique doit être analysé attentivement: comme Wissemann indique, il peut

 prévenir les détectives du découvrir des débuts plus généraux qui couvrent un grand numéro de noms,

mais il y a des preuves en faveur de l'analogie sémantique comme facteur dans l'attribution du genre dans

les prêts.

Dans les langues où les règles formelles couvrent une grande partie des noms, on peut y être des

regroupements sémantiques secondaires, groupes de noms de sens connexe et avec le même genre: ce

phénomène de l'association des idées.

phénomène peut être vu comme le

L'association d'analogie et idée sémantique est potentiellement toujours possible, pour les noms natifs et

prêts, mais en quelques langues il n'est pas assez puissant à produire règles.

Poplack, Pousada et Sankoff ont considéré un autre facteur que, si accepté, vaudrait seulement pour les

 règles des prêts: les prêts pourraient être assignés à un gendre pas marqué, en général ce avec le plus

grand numéro de noms.

Ceci est montré par les données statistiques du système des gendres du Russe, où les gendres genre masculin

et féminin ont plus de noms que le gendre neutre.

Donnés dans les néologismes montrent que la tendance va vers le genre masculin et contre le neutre, qui

semble enclin donc à être perdu dans le temps.

- En regardant les données de 497 prêts de l'Allemand on est tenté de dire que ces prêts tendent au genre pas

défini, et l'explication est qu'une grande partie des noms en allemand termine pour voyelle, et ils sont donc

assignés au 1 déclination, donc au genre masculin, par exemple "Fackel" ou "Butterbrot".

L'assignation des prêts dépend du même type de facteurs des mots natifs: nous avons considéré la preuve

 pour l'analogie sémantique comme un facteur additionnel et conclu qu'il soit équivalent à l'association

des idées mais qui est plus évident dans les prêts plutôt que dans les mots natifs car les premiers peuvent

respecter moins aisément les principales règles d'assignation.

Seulement si les règles pour les mots natifs ne couvrent pas tous les cas il y aurait une justification pour

postuler des facteurs additionnels, mais la situation normale est celle-là dans lequel les prêts sont assignés de

la même façon des mots natifs.

Les prêts peuvent être assimilé beaucoup rapidement, si bien que les parlants ne les distinguent pas des mots

natifs, mais leur effet peut porter aux changements significatifs dans le système des gendres: par exemple

dans le Russe l'expansion du genre masculin et la diminution du neutre dans le numéro des noms ont été

accélérées par l'attribution des prêts, en Français au XVII siècle les gendres ont uniformément été balancés,

51% noms étaient masculins, pendant que dans ce siècle le pourcentage du genre masculin a augmenté au

61%.

2- COME I BAMBINI ACQUISISCONO IL GENERE

Dans l'acquisition du système des gendres l'enfant doit premièrement reconnaître le schéma, c’est-à-dire le

fait qui le vérifier de quelques formes d'accord (verbes) adjectifs etc.) dépend de la présence des noms d'un

genre déterminé.

La manière dans lequel tels motifs distributionels sont appris n'est pas clair.

Une fois que les schémas ont été reconnus et l'existence d'un système de gendres établie, on s'attendrait que

le système d'assignation sémantique soit acquis aisément, mais en Anglais, où la règle est transparente,

l'acquisition du genre peut arriver tard.

En recueillant les données d'un garçon avec deux frères et une sœur de 4 ans et 2 mois, on a vu qu'il

n'utilisait pas "he" ou "she" comme dans un discours adulte: il pouvait distinguer mâles et filles sans

difficulté, mais il utilisait "he" pour les mâles et souvent aussi pour les filles.

À l'âge de 4 ans et 9 mois le frère le plus petit corrigeait l'autre.

Autres études montrent des fautes fréquentes dans les enfants de 4 ans: même si "he" et "she" sont des

formes communes, le fait qui soit resserré aux pronoms aide dans ce cas à expliquer l'acquisition tardive.

Un allemand-Anglais bilingue a en outre acquis ces pronoms allemands, qui sont déterminés premier

sémantiquement de l'anglais.

Lev

L'évaluation de sur les Juifs et d’autres dates ont suggéré que les enfants utilisent des indicateurs

 formels pour assigner les gendres depuis un âge très jeune.

Berman reporte que les enfants qui apprenaient le Hébreu faisaient des fautes avec les noms dont le

 genre n'est pas ce qui serait prévu par la morphologie.

Cela peut être interprété comme un indicateur du fait que les enfants ont acquis les règles d'assignation

morphologique mais ils n'ont pas appris les exceptions individuelles.

Smoczyriska

Dans les travaux sur le Polonais, a découvert que les noms féminins avec aucune

 désinence dans le nom singulier causent des problèmes.

Parfois les enfants utilisent une forme diminutive, pendant qu'en alternative ils déclinent tels noms en accord

avec les motifs trouvés dans les genres masculins ou faits réguliers comme féminins.

Ce quel les enfants n'ont pas acquis est la déclinaison anomale d'un type de nom.

Une surprenante découvert est que la plus grande partie des enfants polonais ont acquis les distinctions de

genre depuis les 2 ans, donc très avant des enfants russes.

Ceci s'explique parce que:

1 - en russe "ou" et "à" ne sont pas accentué et elles sont prononcées de manière identique, donc les enfants

ont difficulté du déterminer le type de déclinaison

2 - le Russe a de nombreux ipocorismes (formes diminutives d'un nom), comme "Kolja", qui est un nom

masculin ou féminin qui suit la déclinaison des noms féminins.

Des recherches sur le Russe ont montré que, comme en Polonais, les enfants ont des problèmes avec les

formes féminines.

En outre, la règle formelle peut être appliquée à ces noms où dans le discours adulte est ignoré selon une

 règle sémantique : ainsi “djadja” (= 'l'oncle'), qui suit la déclinaison typiquement féminine mais est

masculine, peut prendre l'accord féminin dans le discours d'enfant. Ce phénomène a été aussi trouvé dans

deux enfants tchèques de 1; 9 et 2; 10 ans.

Mulford en 1985 a examiné quatre-vingts enfants Islandais de quatre à huit ans dans l’utilisation même

des noms ordinaires que des noms d'absurdités. Des informations formelles tout seul dans des mots

d'absurdités étaient peu d'aide aux enfants avant l'âge de sept.

Non étonnamment, les enfants ont fait du mieux quand fait face aux mots familiers dénotant des humains,

qui avaient aussi une indication formelle de genre. Mills

Probablement le compte le plus plein d'acquisition d'enfant du genre est jusqu'à présent l'étude de

 concernant l’Allemand e l’Anglais.

Une telle enquête exige d'abord un compte du complexe système du genre d'allemand.

1- On peut dire que l'allemand a des règles d’assignation sémantiques, morphologiques et phonologiques.

Comme attendu, les noms dénotant des mâles et des femelles sont généralement masculins et féminins

respectivement.

2- Mais il y a les beaucoup plus petits groupes de noms dont la signification et le genre correspondent: par

exemple, les noms dénotant des catégories de superordonnée sont d'habitude neutres (l'Instrument

'l'instrument', comparer 'la guitare' Guitarre, féminin), (Obst 'le fruit', comparer 'la pomme' Apfel, masculin),

(Gemiise 'le légume', comparer 'le pois' Erbse, féminin).

3- Puis, il y a les règles morphologiques: divers affixes déterminent le genre d'un nom et dans des composés

c’est importante l'histoire dérivationnelle.

4- En outre, la morphologie flexionnelle a un rôle considérable. À titre d'exemple, Zubin et Kopcke

indiquent que les noms qui se forment le pluriel dans - (e) sont presque tout féminins.

Il y a donc plusieurs règles phonologiques. Une relation entre la syllabicité et le genre a été suggérée par

 Arndt en 1970 et a été confirmé par Kopcke. Des 1,466 noms monosyllabes dans son corpus, 940 (64

pour cent) sont masculin. La preuve des emprunts confirme le lien entre des monosyllabes et le genre

masculin.

Alors la fin de la tige peut être indicative. Il y a aussi, comme en français, la preuve que le début du nom

 a un effet; étant donné que les monosyllabes vont plus probablement être masculins, la probabilité de

genre masculin est augmentée si le nom monosyllabe commence dans/kn/, par exemple “le Knopf” (= 'le

bouton'). Normalement, les règles sémantiques ont la priorité, suivies par des morphologiques.

Il est clair qu'il y a le chevauchement massif de règles: un nom donné peut avoir plusieurs facteurs, dont

 chacun représenterait son genre.

En ce qui concerne l'enquête de Mills sur l'acquisition d'allemand, un problème devient bientôt apparent.

 Bien qu'il y ait des études précédentes d'observation d'enfants divers, il est extrêmement difficile

d'acquérir des données suffisantes de cette façon, donc Mills a conduit plusieurs expériences pour

compléter les données d'observation.

Une difficulté moins évidente et peut-être plus significative concerne le vocabulaire de l'enfant. On peut

avoir une règle qui s'applique à un nombre substantiel de noms dans la langue d'adultes, mais il est

invraisemblable de suggérer que l'enfant ait acquis la règle, à moins que plusieurs des noms impliqués

n'aient été appris. Après que le premier cent mots est appris, il devient difficile de tenir un registre précis

du vocabulaire d'un enfant.

On considère d'abord la règle sémantique principale, qui est basée sur le sexe du référent. Dans des

 énonciations spontanées, les enfants allemands rendent peu d'erreurs, utilisant les formes du genre

appropriées de l'article pour des référents humains quand aussi jeunes que 2.

Des enfants anglais peuvent faire nombreux d’erreurs dans la production des pronoms à 4 ans, quoique la

compréhension cause peu de problèmes.

Le travail expérimental a montré que des enfants allemands obtiennent plus de succès à la sélection des

 pronoms que les enfants anglais du même âge et il est surprenant que des enfants allemands acquièrent

cette règle plus tôt, puisque ce n'est pas qu'un d'entre beaucoup dans un système complexe, tandis que

l'enfant apprenant l'anglais semblerait avoir une tâche plus simple à cet égard.

Mills suggère deux raisons :

1- Le genre est marqué sur beaucoup de parties du discours l'enfant allemand a plus d'occasions de

l’apprendre ;

2- Il y a un contraste phonétique clair entre les formes masculines “er” et “der” d'une part et les formes

féminines “sie” et “die” sur l'autre, tandis que he/she/her est moins clairement différencié.

La distinction entre animé et inanimé est acquise tôt dans les deux langues. Cependant, les enfants qui

 ont de cinq à six ans montrait toujours des erreurs quand examiné expérimentalement.

1- Des enfants allemands évitaient parfois le neutre pour des noms dénotant des animaux, bien qu'ils soient

grammaticalement neutres. Des enfants plus vieux avaient peu de problème.

2- Des enfants anglais, cependant, ont continué à utiliser “he” et “she” dans des cas où la langue adulte

l'exige, quoiqu'ils l'aient systématiquement utilisé moins fréquemment avec les anime qu'avec les inanimées.

Leur utilisation de pronoms se rapproche de plus en plus à celui d'adultes.

3- Quand la règle de base est établie, à environs dix ans, les enfants doivent encore apprendre quelque chose,

puisqu'ils vont probablement moins utiliser “he” et “she” pour la personnification dans des contextes

appropriés que les adultes.

On tourne maintenant vers les règles d'attribution formelles en allemand. Une enquête de données

 d'enfants de 3, 2-6, 3 ans a suggéré que quelques règles phonologiques soient appliquées. La preuve la

plus convaincante vient d'une expérience utilisant des mots d'absurdités avec des enfants de 7 à 8 ans;

des résultats statistiquement significatifs ont été obtenus pour plusieurs règles. Par exemple, le mot

d'absurdités "Knich" a été fait masculin dans le 77 % des cas (la plupart des monosyllabes dans/kn/-sont

masculins).

Cependant, la première règle de ce type à apprendre est que les noms terminant en "-e" sont d'habitude

 féminins; cette règle affecte le plus grand nombre de noms et il a le moins d'exceptions.

Tandis que plusieurs règles phonologiques sont en place à 8 ans, d'autres sont toujours acquis.

Peut-être la partie la plus intéressante de la discussion de Mills concerne la relation entre des règles

 sémantiques et formelles dans l'acquisition.

Elle affirme que ses données allemandes ne fournissent aucune preuve pour suggérer qu'un type soit acquis

avant l'autre mais qu'ils semblent fonctionner en tandem.

L'ordre d'acquisition des règles dépendra, selon Mills, sur leur 'clarté' relative; une règle claire avec peu ou

aucune exception, couvrant un grand nombre d'articles, avec d'autres fonctions liées à cela.

Il y aura donc des différences de l'ordre dans lequel les règles d'attribution sont acquises dans des langues

différentes (et aussi, peut-être, dans les apprenants différents de la même langue).

Étant donné la complexité d'attribution de genre en allemand, il n'est pas surprenant que notre

 compréhension d'acquisition soit loin d'être complète.

L'ordre d'acquisition n'est pas fixé: le temps dans lequel ces règles sont acquis dépend de leur complexité

et des façons dont le genre est reflété dans la langue en question.

Les études de l'acquisition des systèmes d'attribution morphologiques à l'extérieur de l'indo-européen

 sont juste commencées et malgré le corpus de recherche considérable le processus d'acquisition est loin

d'être clair; il semble que des indicateurs sémantiques n'ont aucun rôle spécial et que les formes d'accord

sont avant des marqueurs manifestes sur le nom, quoique tous les deux apparaissent par l'âge de 3 ans.

les éléments qui manquent en comparaison du discours adulte ne

Une difficulté majeure est que

 peuvent pas apparaître à cause des règles phonologiques régulières.

Ainsi pour obtenir une image claire de l'acquisition de genre, on aurait besoin d'une analyse de la phonologie

de l'enfant à chaque étape.

Pour des données sur l'acquisition d'un système phonologique on se tourne vers le français, pour lequel

 Karmiloff-Smith a inclut des expérimentes impliquant le genre.

En utilisant des mots inventés avec des formes phonologiques différentes (typiquement masculin,

typiquement féminin et ambigu), elle veut montrer que même les enfants les plus jeunes (3 ans) qui ont été

étudiés ont profité d'indices phonologiques.

1- Le plus pertinent pour nos buts est son expérience 10, dans lequel on a montré aux enfants les images de

personnes semblables au Martien imaginaires, qu'ils pourraient reconnaître comme le mâle ou la femelle.

2- Ceux-ci ont été mentionnés par l'expérimentateur utilisant des mots inventées: dans quelques cas l'indice

phonologique fourni par la forme du mot s'est heurté avec l'indice sémantique de l'image (par exemple,

l'image a montré deux figures féminines, qui ont été décrites comme deux bicrons, où bicron est un mot

inventé avec une forme typiquement masculine).

3- Jusqu'à l'âge de 9, l'indice phonologique fourni par la dernière syllabe du mot a eu tendance à dépasser

l'indice sémantique dans l'image. Cette stratégie, appliquée au français adulte, donne la juste réponse parce

qui, même si des règles sémantiques aient la priorité, il y a relativement peu de mots où la règle sémantique

ignore une phonologique contradictoire.

4- Karmiloff-Smith a été principalement intéressé par le genre de l'article et la statistique qu'elle donne y

touchent. Cependant, d'autres données fournies révèlent que les enfants sous 6 ans ont eu tendance à traiter

des noms avec des indices contradictoires comme "des hybrides" : l'accord dans le syntagme nominal a été

basé sur le critère phonologique, tandis que cet extérieur c'était sémantique.

C'est trop simpliste, donc, de dire que les enfants ont utilisé l'indice phonologique: plutôt, quand ils ont

 fait face à une situation inhabituelle, ils ont utilisé les deux critères, dans une façon qui arrive

fréquemment dans plusieurs autres langues.

1- Les enfants avec plus de 8 ans, cependant, ont dans quelques cas continués avec des pronoms basés sur le

genre phonologiquement prévu ('il' dans le cas de "bicron").

2- Autrement, ils ont utilisé la forme sémantique 'elle' et ont ensuite modifié le nom (à "bicronne") pour le

donner une forme phonologique compatible avec cela étant de genre féminin.

Les données de Karmiloff-Smith sont intéressantes, bien qu'elle ne soit pas principalement concernée

 Son travail suggérerait

avec le genre et ne fournisse pas toutes les informations que nous voudrions.

que les enfants francophones adoptent une stratégie (utilisant la règle phonologique) qui marchera

la plupart du temps, quoique dans le système mûr c'est la règle sémantique qui a la priorité.

La question de l'acquisition de genre français par des apprenants du français comme deuxième langue a

 Stevens Taylor-Browne

été examinée par (1984) et par le (1984), qui ont utilisé des procédures

semblables à ceux de Karmiloff-Smith; les apprenants avaient des difficultés considérables.

Magnan

Une ligne intéressante d'enquête a été poursuivie par (1983), qui a examiné les réactions de

 francophones natifs aux diverses erreurs non-natales dans le français parlé:

1- les informateurs les plus jeunes étaient les plus sensibles aux erreurs dans le genre

2- ceux au lycée étaient légèrement moins sensibles

3- les adultes ont été le moins dérangés par des erreurs dans le genre.

Elle rapporte des découvertes semblables par celles d'autres chercheurs marchant sur l'allemand.

Sadek, Kiraithe Villarreal

et (1975) ont fourni des données sur des enfants hispanophones,

 monolingues et bilingues: ils ont testé seulement des mots d'absurdités, dont les représentations illustrées

ont montré qu'ils ont dénoté des objets inanimés et ont trouvé la preuve que les enfants ont utilisé des

indicateurs phonologiques, bien que le système d'attribution complet ne soit pas en place (les enfants les

aînés étaient en troisième année d'école).

PROVE SPERIMENTALI

On a fait différentes tentatives pour confirmer les hypothèses du système des gendres avec des essais directs.

Deutsch Wijnen

1- et ont présenté la preuve psycholinguistique que le genre en allemand est représenté

comme une caractéristique binaire abstraite

Champagnol

2- affirme de montrer que le procès et il la codifie des morphèmes de gendres et de numéro il

est en partie autonome.

L'essai le plus évident pour clarifier l'attribution des gendres est de présenter aux parlants natifs des

 noms pas familiers, donc rares ou artificiels, et de donner un test, d'habitude une phrase avec une

affirmation, pour voir à quel gendre ils soient assignés, aussi utilisé pour vérifier l'acquisition du genre

pour les enfants.

Ce type d'essai présente des avantages car les facteurs sur lesquels la linguistique veut rechercher peuvent

être remués selon les propres exigences (combinaisons de consonnes, position de l'accent etc.)

Le problème naît dans la présentation du renseignement au sujet:

1- si le renseignement sémantique est présenté directement ("ce mot signifie..") alors le sujet a une indication

forte de ce que je veuille l'investigateur

2- si le renseignement est présenté pittoresquement, il y a la question si le sujet utilise l’information pour

répondre, particulièrement dans le cas des enfants. Chastaing

En l'examiner une connexion entre les diminutifs et le genre féminin en français, a demandé

 aux sujets la taille relative des objectifs dénotée par les termes utilisés, dont quelques-uns existants en

français et d'autres inventés.

Il a montré que le lien simple proposé ne tenait pas: pendant que le féminin peut signaler des diminutifs plus

petits que le genre masculin, il peut signaler aussi des plus grands augmentatifs.

Braine reporte un essai où les sujets ont dû apprendre 2 petites langues artificielles qui consistaient en

 mots de noms et numéros: chaque langue avait 2 gendres, indiqués par l'accord des mots avec les

numéros.

1 - dans une langue il y avait une attribution sémantique basée sur le sexe qui couvrait la moitié des noms

2 - dans la seconde il y n'avait pas de règles

Les sujets ont eu plus de succès en l'apprendre la première "langue."

Cependant il y a un problème dans l'utilisation de formes inventées parce qu'il est difficile de donner le

 renseignement nécessaire sur le paradigme d'un mot inventé d'une manière naturelle.

Greenberg,

Une variante de telle approche a été suggérée par qui a demandé aux parlants Banty qui

connaissaient les langues européennes, d'assigner le genre aux noms de ces langues, même s’ils n'étaient pas

un essai d'emprunts artificiels).

des emprunts (donc

Le système pour lequel les travaux méthodologiques fonctionnent mieux est le système

 d'attribution phonologique. Karmiloff-Smith Tucker,

Après avoir établi les régularités trouvées dans les noms dans un dictionnaire, et

Labert Rigault

et ont continué à tester leurs théories sur un grand numéro de parlants, plus de 1000: on a

demandé aux parlants de donner le genre des noms, dont quelques-uns étaient des mots français d'usage

commun, autres rares, autres inventés. En quelques tests il y avait en outre une stimulation visuelle.

Les mots d'usage commun ont été régulièrement assignés au genre correct.

̃ ɔ/

̃

On considère maintenant les mots en /ɔ/: la majorité des noms terminant avec /sj sont féminins:

1- dans les tests avec 402 informateurs entre 8 et 13 ans on a demandé d'assigner les noms aux gendres,

̃

inclus les mots en /sjɔ/ , qui dans l'89% des cas ont été assigné au genre féminin.

̃

2- par contre avec les mots rares en /ijɔ/ , qui indique d'habitude le genre masculin, le masculin a été choisi

dans l'84% des cas.

3- pour les mots inventés on a choisi 3 syllabes initiales:

déb -, trouvé en 63 noms masculins et en 17 noms féminins

 flor -, trouvé en 7 noms féminins et 3 masculins

 feuill -, racine ambiguë car il apparaît en 6 mots féminins et 9 masculins.

Les résultats: ̃ ɔ/

̃

- dans la majorité des cas les mots on a indiqué les mots en /ijɔ/ comme masculins et ceux en /sj comme

féminins

- celles-là avec syllabe initiale déb- pour la majorité genre masculins (99% vs 11%),

- celles-là avec initiale flor- pour la majorité genre masculins (82% vs 21%)

- celles-là avec feuill- initial pour la majorité genre masculins (91% vs 17%)

Quand les parlants sont devant à un nouveau mot, ils se conduisent comme si les règles d'assignation

fassent parties de leur compétence linguistique.

Une autre étude montre que l'adresse des enfants d'assigner les noms au genre en suivant le motif de la

 majorité se développe avec l'âge.

Les données confirment la validité des règles d'attribution:

- les parlants natifs, même le plus jeunes, n'ont pas de difficulté en l'accomplir les choix de genre

- les choix sont faits à travers un procès d'interférence basé sur l'expérience avec la langue qui a porté à un

magasin des renseignements sur les régularités associées avec le genre.

Autre point intéressant est que la syllabe initiale semble avoir un petit effet sur l'assignation du genre: on

 a considéré déb- comme masculin et flor- comme féminin, résulté inattendu car même si le facteur le

plus grand dans la détermination de l'assignation des gendres des mots français est la phonologie de la

il semble que la syllabe initiale ait aussi un rôle.

fin des mots, Desrochers Paivio

Dans une étude expérimentale suivante concernant l'utilisation de l'écrit, et ont établi

 que les indicateurs des gendres qui apparaissent plus forts des preuves linguistiques montrent, sous

conditions expérimentaux, de permettre aux objets d'assigner les noms plus rapidement que les autres

indicateurs au genre. Ce lien entre le travail linguistique et ce psycholinguistique apparaît prometteur.

En prenant l'essai sur le Qafar, on a donné aux sujets des noms d'hommes et femmes et on a leur posé la

 question: "tu connais X?" de lequel on s'attendait la réponse "il, lo/la je connais." Cette utilisation en

position d'objet dérive du fait que quelques noms masculins ont des estampillages nominatifs, et en

utilisant une construction qui demande au nom d'apparaître en forme absolutive, qu'il n'a pas marqueur

morphologique, on élimine telle complication.

Les sujets étaient aptes à produire la réponse rapidement et le genre assigné était ce des règles d'assignation.

Cela suggère qui aussi les règles d'assignation simple n'opèrent pas au niveau conscient.

Les règles d'attribution phonologique de l'Allemand sont cependant plus complexes.

SIGNIFICATO RESIDUO DEL GENERE

Dans les langues où le genre est déterminé seulement par des règles sémantiques dans une partie des noms, le

genre peut apparaître significatif dans le reste des noms en circonstances spéciales.

Jakobson parle de "mythologie verbale quotidienne et poésie" comme circonstances potentiels et il

 donne des exemples de ce type:

Il y a une superstition russe qui dit que si un couteau est fait tomber, un hôte homme viendra, tandis que si

une fourchette est faite tomber viendra une hôte femme. En russe, “noz”, “couteau”, est masculin, pendant

que "vilka", “fourchette”, est féminine.

Aussi en russe la mort est représentée comme une femme, mais comme un homme en allemand.

Superanskaja,

Selon avant de la révolution les noms russes des villes du bord gauche du fleuve étaient

 féminins, et ceux des villes sur la droite du fleuve étaient masculins.

Spitz affirme que les noms des fleuves en Europe centrale sont féminins en allemand, pendant que les

 autres fleuves sont masculins.

Si une langue a le genre grammatical, la personnification est en accord avec le genre. Cependant la

 personnification semble naturelle au natif parlant, qui n'est pas conscient du genre grammatical, mais la

question est si ce type d’association du genre grammatical avec sens soit disponible potentiellement pour

n'importe quel nom. Ervin

Le problème des connotations du genre a été soulevé par en 1962: il a inventé des mots nonsense,

 en leur donnant le système régulier d'assignation de l’italien pour lequel les mots terminant en “o” sont

d’habitude masculins, tandis que ceux terminant en “a” sont féminins.

1- Elle les a présentés aux informateurs en demandant de les classifier en base à si les objets indiqués par tels

noms étaient bons, mignons, forts et larges.

2- Puis on a demandé aux informateurs d'évaluer les hommes et les femmes selon le même critère et ils ont

indiqué les femmes comme plus mignonnes, faibles, petites et meilleur que l'homme.

3- En ce qui concerne les mots nonsense, celles qui semblaient féminins grammaticalement ont été indiquées

comme plus mignonnes, faibles, plus petites et meilleurs que celles-là apparemment masculines.

Ces résultats suggèrent que les connotations du genre peuvent être portées en surface et les facteurs

qui aident à la détermination du sexe d'une personne peuvent être appliqués aux noms qui

appartiennent dans le reste sémantique.

Résulté exprimant le même résultat a été obtenu dans l'étude comparative des parlants d'Anglais et Arabe

 Clarke, Losoff, McCracken Still:

grâce à et on a demandé aux parlants de classifier les objets dans un

escalier masculin-féminin.

La comparaison des réponses des deux groupes a suggéré que le genre des noms en Arabe influence la

réponse des parlants de l'Arabe, pendant que des noms comme "collier" et "parfum", qui sont masculins en

arabe, ont reçu la plus grande évaluation masculine des parlants Arabes que des parlants Anglais.

Guiora, Beit-

Un autre type de connexion entre le genre grammatical et la perception a été exploré par

 Hallahmi, Fried Yoder,

et qui ont suggéré que les enfants qui apprennent l’Hébreu, langue qui a le

genre grammatical, arrivent reconnaître leur identité du genre avant de ces qui étudient l’Anglais ou le

finnois. Subin Kopcke

Un autre essaie surprenant est celui présenté par et en 1984: ils ont examiné les mots

 composés qui terminent en “-mut” en Allemand, un suffis qui exprime les caractéristiques de la humer et

de la personnalité. Même si en allemand les derniers éléments déterminent habituellement le genre,

quelques-uns de tels mélanges sont féminins ou masculins: les deux linguistes ont demandé à 40 parlants

d'évaluer ces noms en utilisant la technique de différentiel sémantique.

On a utilisé des couples comme "actif-déficit", "haut-bas" etc., choix comme facettes de la notion générale

"extroversion-introversion."

Les noms qui étaient évalués hauts en termes de "extroversion", comme "arrogance" sont masculins, pendant

que ceux-là évalués comme "introversion", comme "grâce" et "tristesse", sont féminines.

Pour confirmer la preuve on a aussi utilisé la preuve diachronique car dans le 18 et 19 siècle on a formé

 des nouveaux mélanges avec "–mut" et en suivant le "Last Member Principle" ils étaient masculins.

Puisque -mut a cessé d'être productif, on n’applique plus absolument le “Last Member Principle” et les

mots qui ont une référence introvertie, comme timidité, ont changé en prenant le genre féminin.

En outre, les noms dans la même zone général sémantique, mais formés de manière différente, montrent des

effets semblables. Les mots terminant en "–nis" peuvent être féminins ou neutre: ceux qui montrent des

sentiments introvertis ou des états mentaux sont féminines.

Il est important de remarquer dans cette recherche l'usine de distinctions de sens qui corrèlent avec le genre

dans la dernière partie du lexique, les noms abstraits.

Mills a aussi recherché les distinctions de sens qui corrèlent avec le genre: dans sa recherche

 comparative Allemande - Anglais, il a pris en considération les noms qui dénotent 10 animaux et objets.

Le genre des noms allemands est connus, pendant que pour les noms Anglais Mills a voulu établir le

genre utilisé dans le style animé, en utilisant une histoire avec des mots à insérer.

1- On a demandé aux sujets de compléter le texte.

2- Mills a montré aux enfants allemands et anglais des jouets qui représentaient 10 animaux et objets, en leur

demandant de lui donner un nom.

3- Aux adultes, on a donné seulement une liste.

4- On a constaté que les filles tendaient à donner des noms féminins pendant que les enfants des noms

masculins. Cette tendance diminuait avec l'âge.

Il y a donc une corrélation forte entre le genre et le sexe assignés pour la personnification, mais la

question reste si les sujets perçoivent des attributs liés au sexe dans les objets.

test de différentiel sémantique:

Pour pouvoir l'établir on a utilisé un

1- on a demandé aux sujets de positionner les objets en escaliers comme large-petit, fort-faible etc.,

corrélationnelles avec l’escalier générale "homme-femme".

2- Les 10 animaux et objets ont similairement été évalués par les Allemands et les Anglais: les profils pour

"ours", "éléphant", "cochon", "voitures" étaient corrélées avec le profil pour "homme", pendant que "chat",

"rat", "montre" avec ce pour "femme" et ceux-là pour "balle" "libro" avec personne de deux.

Le degré de ressemblance entre les parlants Anglais et Allemands est impressionnant et il suggère que

les différences dans les systèmes du genre de deux langues n’influencent pas les perceptions de la

réalité des parlants.

Le sexe assigné aux animaux et aux objets est hautement corrélationnel :

1- avec le genre grammatical en allemand

2- avec l'usage des pronoms en anglais.

Les parlants Allemands traitent les neutres comme appartenant au genre masculin pour les attributs perçus et

parce que en allemand on perçoit ce que n'est pas féminin comme de genre masculin ("balle" et "livre" ne

sont pas corrélés avec homme et femme, mais personnifiés comme de genres masculins).

Un cas intéressant est ce de "Uhr" ("horloge"): malgré considéré avec des attributs féminins, il prend les

pronoms masculins dans le langage familier et il a été personnifié comme de genre masculin.

Mills a pris cela comme l'essai que le genre grammatical est l'influence dominante dans le choix du sexe.

Une hypothèse alternative serait que l'Anglais et l'Allemand diffèrent parce que l'Anglais a seulement le

 genre pronominal:

1- en anglais seulement les noms animés perçus avec des caractéristiques féminines sont personnifiés comme

féminins et ils prennent le pronom féminin dans le style familier

2- en Allemand, où il y a un système des genres plus extensif, la personnification était féminine pour les

noms qui étaient grammaticalement féminins et masculin pour tous les autres.

Burton Kirk

et ont eu l'idée d'utiliser des tests à trois pour rechercher le genre dans la langue Bantou

 "kikuuyu": à la présentation des noms, mots connexes avec les animaux volants, on devait sélectionner le

plus différents de sens par les autres deux.

Les résultats ont montré une division claire entre petites choses, mouches, mantes etc., et le reste.

La phylogénie a été important aussi.

Les deux classements dépassaient les regroupements en gendres mais quand les deux classifications étaient

maintenues inchangé, le genre partagé avait un effet.

PROVA DIACRONICA

Le changement dans le temps fournit des idées sur comme un système fonctionnes.

le changement minimal est celui dans

On considère premièrement les changements les moins radicaux:

lequel un nom (ou le groupe de noms) est impliqué dans un changement qui affecte son apport aux

règles d'assignations d'une façon pertinente. On prévoit que son genre changera donc en conséquence.

Le russe Standard a quatorze noms, comme "le nom" imja, qui appartient à un type de declensional

 irrégulier neutre. Dans certains dialectes russes, quelques membres de cette petite classe ont été absorbés

par le type declensional II (qui est régulier). En conséquence, ils sont féminins dans le genre.

Un tel changement peut affecter un nombre de noms et laisser le système comme il était auparavant.

Pourtant une telle preuve appuie fortement la réclamation que les systèmes d'assignation font partie de la

compétence du locuteur natif; s'ils n'étaient pas, nous n'aurions aucune raison de croire qu'un changement du

type de déclinaison affecterait le genre.

On considère maintenant des exemples dans lesquels le système d'attribution lui-même subit le

 changement. Dans le Dyirbal, par exemple, le genre pour des humains masculins et les animés inclut 'la

ligne de pêche' par l'association de concept avec 'le poisson'. C'est une hypothèse raisonnable, quoiqu'il

n'y ait aucune preuve écrite dans ce cas, que les exceptions apparentes de ce type représentent un

développement postérieur d'un système qui avait à l'origine des règles sémantiques plus simples.

Heureusement, il y a des cas où le comparatif ou la preuve écrite font le développement clair.

Nous devrions examiner comment marchent les changements de ce type.

Le Lunda, une langue Bantoue de l'Angola, assigne tout anime au genre 1/2, tandis que la langue étroitement

liée, le Luvale, a seulement quelques non-homme anime dans ce genre.

Une fois qu'il y a des exceptions à l'exigence des noms de dénoter des humains pour être dans le genre 1/2, la

règle est affaiblie pour inclure tout anime (comme est arrivé dans le Lunda).

Un développement semblable est dans la famille slave. Ayant hérité les trois genres indo-européens, le

 Slave a innové avec un nouveau sous-genre. À l'origine, les noms impliqués étaient des noms singuliers

dénotant des humains masculins spécifiques.

Il est prouvé que même dans la catégorie humaine masculine la règle s'est adressée principalement aux mâles

adultes dans le Vieux russe, pas aux serfs et aux enfants.

Au cours des siècles, d'autres noms ont suivi et dans des langues slaves différentes aussi, et tous les noms

masculins dénotant des humains ont été inclus, suivi par tout autre anime (dans le masculin singulier).

Quelques langues slaves sont parties encore plus loin que ceci; le russe, distingue anime pour tous les genres

dans le pluriel.

C'est généralement accepté qu'un facteur majeur dans ce développement était l'exigence de distinguer le sujet

de l'objet dans des langues où l’ordre des mots est déterminé par la structure de l'information, plutôt que par

des relations grammaticales. Pour la plupart des noms masculins, la distinction morphologique entre le

nominatif et l'accusatif a été perdue dans le singulier. L'utilisation de génitif pour l'accusatif a permis la

distinction, qui c'est clairement nécessaire quand les référents humains sont impliqués (puisque voici la

confusion de sujet et d'objet le plus probable).

Mais à temps tout anime ont été inclues: il y a des noms qui peuvent dénoter anime ou inanimées et

 ceux-ci ont la tendance à être traités comme grammaticalement animé.

Ceux servent pour l'affaiblissement supplémentaire de la condition sémantique sur le sous-genre. En polonais

on trouve des inanimées divers traité comme grammaticalement animé (par exemple, banan 'la banane', la

natte 'la défaite', pec/i 'la malchance'), quoique pas nécessairement par tous les orateurs ou dans tous les

environnements syntaxiques.

Ces noms peuvent servir pour la perte finale de la distinction d'animéité (tous les noms masculins seraient

autorisés dans la catégorie animée).

Puisque les adjectifs et d'autres cibles doivent montrer l'accord, ceux-ci reflètent la distinction de cas et par

conséquent il y a des sols pour postuler un sous-genre.

Dans la plupart des cas la morphologie flexionnelle du nom a changé et en conséquence il se déplace

 dans le sous-genre animé (en revanche, la morphologie ne peut pas être affecté par le changement de

genre).

En ce qui regarde l'attribution du système, en allemand, les noms dénotant des femelles sont

 normalement féminins et les diminutifs sont neutres. Dans un petit nombre de cas le deux conflitent,

comme pour 'fille' , "Màdchen".

Le résultat est que la plupart des accords sont neutres mais le pronom personnel est d'habitude féminin;

autrement dit, "Màdchen" et des noms semblables sont 'des hybrides'.

À présent il n'y a aucun signe d'un flux d'autres noms dans le genre neutre en allemand.

Il y a donc eu_

1- une redistribution majeure de noms entre les genres

2- un changement de signification de cœur de genres II et III

Également radical le changement est arrivé dans quelques dialectes de Konkani, une langue indo-

 européenne parlé de la côte ouest de l'Inde.

Le Konkani a hérité le système à trois genres indo-européen traditionnel.

L'article d'intérêt particulier est le nom neutre "cedù", qui a signifié 'l'enfant', mais est venu pour signifier 'la

fille', qui conserve des accords neutres cohérents.

La signification du genre neutre a changé en conséquence : le pronom neutre "te" signifie isolément "elle",

référant à une jeune femelle, ou une fille relativement plus jeune du point de vue de l'orateur. Le "si" de

pronom féminin "elle" est utilisée seulement pour une vieille, ou relativement plus vieille femelle. Quelques

noms, comme "la femme", "bayl" ont acquis le genre doublé, étant féminin, comme auparavant, quand une

plus vieille femme est impliquée et neutre quand c'est une plus jeune femme.

Un changement semblable des significats des genres est arrivé dans quelques dialectes polonais du sud et

 ceux transitoires au tchèque et le Slovaque. Dans plusieurs de ces dialectes, les noms dénotant des filles

et des femmes célibataires (tous âges confondus) et incluant hypocoristics, sont de genre neutre.

Les accords neutres sont employés quand les femmes célibataires sont adressées et ils les utilisent pour

l'autoréférence.

Dans une plus petite zone, près de la frontière tchécoslovaque au sud-ouest du Cracovie, on utilise le

 masculin au lieu de neutre.

Dans les deux types de dialecte, le féminin est utilisé pour des femmes mariées.

La différence entre ces deux dialectes aide confirmer les origines de ce développement intéressant.

Des hypocoristiques et des patronymes, qui sont utilisés pour les filles et les femmes célibataires, sont

 formés de deux façons différentes:

1- Dans le premier type on trouve des formes comme "Heczg", qui suit une déclinaison dont les noms sont

normalement neutres;

2- dans le seconde type, il y a des formes comme "Hanik", qui suit une déclinaison typiquement masculine.

Ce qui semble avoir arrivé est que de telles formes ont pris des accords neutres et masculins respectivement

(comme seraient prévues de la morphologie) et qu'alors tous les noms et des pronoms dénotant des femelles

célibataires ont commencé à prendre l'accord neutre ou masculin (selon le dialecte).

Le changement de neutre ou masculin à féminin pour une femme particulière arrive immédiatement après la

cérémonie de mariage à l'église; les communautés ont impliqué sont petit et ainsi il n'y a aucune difficulté de

savoir qui est marié et qui n'est pas.

Dans la majeure partie des dialectes, le neutre est utilisé pour se référer aux femmes célibataires; dans une

minorité des dialectes le masculin est utilisé dans ce cas, aussi bien que pour les mâles. En conséquence, la

signification des féminins a changé dans les deux cas, étant limité maintenant pour dénoter des femmes

mariées (les noms Féminins dans le résidu, qui ne sont pas sémantiquement motivés, restent aussi féminins.)

Les emprunts peuvent aussi agir: on suppose d’avoir une langue où les facteurs formels et sémantique se

 chevauchent. Les emprunts n’auront pas ce comportement et alors on aura un affaiblissement du lien

entre l’assignation sémantique et formel.

Entre les changements que nous avons observés :

 1- Certains ont été dans la direction de l'affaiblissement des frontières sémantiques d'un genre

particulier ou de genres

2- D'autres n'ont impliqué un réalignement de genres, laissant les frontières sémantiques aucun plus fort

ou plus faible qu'auparavant

3- Il y a aussi les exemples de changement vers un système sémantique plus clair: par exemple, dans les

Jeunes Dyirbal, les irrégularités non expliquées de Dyirbal Traditionnel ont été éliminées et un genre

a été complètement perdu.

Ce changement considérable nous mène à un type plus radical de changement, où le système d’assignation

change. l'anglais:

Probablement l'exemple le mieux connu est ce de l'anglais avait autrefois un système d’assignation

morphologique.

Cependant, même le Vieil anglais montre des exemples du genre de pronoms personnels déterminé selon des

critères sémantiques (sans tenir compte du genre grammatical); le plus significativement, les inanimées

pourraient prendre un pronom neutre, bien qu'ils soient grammaticalement masculins ou féminins.

Bien sûr, le fait que l'anglais a perdu presque toutes les distinctions declensional a signifié que le système

d'attribution de genre serait en tout cas changé.

Ce qui est généralement mal compris est que le changement vers un système d’attribution sémantique

pendant le Moyen anglais avait déjà commencé avant la perte des distinctions declensional.

Il est clair que l'anglais est passé d’avoir un système d’assignation morphologique à un système

sémantique.

Le Hollandais est à un stade antérieur dans un développement semblable. Ailleurs dans l’Allemagne

 aussi, la perte des distinctions morphologiques mène au changement de genre. Il est intéressant de noter

que comme l'attribution morphologique s'affaiblit, donc des nouvelles règles d'attribution sémantiques

surgissent. Dans plusieurs langues Germaniques et des dialectes, la distinction massive de compte prend

un rôle comme un critère pour l'attribution sémantique. Par exemple, 'la bière' 0/danoise est normalement

neutre, mais est de genre commun quand utilisé comme un nom de compte : en 0I ' une bière '.

Un autre changement de l’assignation morphologique à celle sémantique donne un résultat divers dans

 l'iranien Est (Pamir), la langue Yazgulyam (qui a 1,500-2,000 des locuteurs dans le Tadjikistan, l'URSS).

Deux de genres indo-européens y survivent: le féminin est utilisé pour des noms dénotant des humains

féminin et les animaux, tandis que le masculin est utilisé pour des noms dénotant des mâles et les

inanimées.

Comme en anglais, le genre se trouve seulement dans des pronoms.

Le changement peut arriver dans une direction différente, d'un système morphologique à un système

 phonologique. On a discuté qu'un tel changement peut être démontré dans Rendille, une langue Est

Cushitic, parlé par environ 15,000 personnes nomades au Kenya du nord.

Le Rendille a un système d’assignation phonologique, semblable à celui de Qafar, où la position de l'accent

est un facteur de détermination.

On peut dire que :

1- les noms masculins ont typiquement l'accent sur la pénultième syllabe

2- les mots féminins ont l'accent final.

Oomen affirme qu'à un stade antérieur tous les noms avaient l'accent pénultième. Un suffixe *-(e) t,a été

ajouté à beaucoup de noms avec l'effet de les rendre féminins, par exemple, *méel+et 'l'endroit' ('la place').

Puisque la règle était celle de l'accent pénultième, l'accent a changé pour donner *meél-et. La finale “t” a été

par la suite perdue: la “e” est conservé dans le nominatif, mais pas en forme d'absolutive du nom, qui est

meél.

Cette hypothèse, supportée par la preuve dans le Rendille et des données comparatives d'autres langues

Cushitic, suggère que:

1- à un stade antérieur le genre puisse être prévu de la présence ou l'absence d'un suffixe particulier

2- la perte du suffixe a laissé sa marque sur des noms par la position de l'accent.

Le Rendille n'a plus fixé la position d'accent qui est ainsi où il était avant la perte du suffixe e la perte du

suffixe a laissé une trace dans les noms avec la présence de l’accent.

Ainsi un système d’attribution morphologique est devenu phonologique.

Des systèmes sémantiques peuvent être affaiblis par les effets de chevaux de Troie. Si un affaiblissement

 suffisant arrive, pour qu'une grande proportion des noms ne soit pas couverte selon une règle

sémantique, donc un autre type de règle d'attribution va couvrir le résidu sémantique et donc nous aurons

un changement du système d'attribution (les règles sémantiques ne seront pas totalement remplacées,

puisque les systèmes de genre ont toujours un cœur sémantique).

Ceci peut être arrivé pendant l'histoire de langues Bantoues.

On croit largement que les genres ou les classes de nom de Bantou ont été une fois systématiquement

motivés en termes sémantiques et la signification d'un nom déterminait tant son genre que sa morphologie.

Dans les langues Bantoues modernes, ceci n'est plus le cas.

Le genre de beaucoup de noms ne peut pas être prévu de leur signification, mais il peut être prévu de leur

morphologie.

Cela apparaît probable, alors, qu'un système sémantique peut changer à un morphologique. Nous avons

 aussi vu la preuve qu'un système morphologique peut changer à un sémantique ou à un phonologique.

Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour :

1- établir si un système sémantique peut se développer dans un phonologique, ou vice versa,

2- établir si un système phonologique peut se déplacer vers un morphologique.

On considère un exemple fascinant, celui du Wolof, qui appartient à la branche Atlantique D'ouest de

 Niger-Congo et qui a plus de 600,000 locuteurs dans le Sénégal et la Gambie.

Le Wolof a huit genres, avec l'attribution dépendant en partie sur des facteurs sémantiques (des termes de

parenté, des arbres contre des fruits, grands contre petit) et en partie sur des facteurs phonologiques (la

consonne initiale). Irvine

En travaillant dans le Sénégal, dans un village près de Tivaouane, a constaté que les locuteurs de rang

plus haut, particulièrement vers le haut des hommes mobiles, d'âge moyen, changent le genre de quelques

noms et ont la tendance à assigner au plus commun des noms de genres qui ont précédemment appartenu à

d'autres genres et sont en effet conservés dans ces genres par d'autres locuteurs.

Une telle utilisation représente une erreur au moins partiellement consciente.

Pour le comprendre, il est nécessaire de savoir que leur société est stratifiée et que la contrainte montre la

noblesse: un noble ne se distingue pas par la conversation fluide mais tout à fait le contraire parce que s'il

doit faire un discours il embauche un spécialiste de discours modeste.

La pratique de faire des erreurs dans l'attribution de genre, en déplaçant des noms dans le genre le plus

commun, mènerait à une réduction du système de genre, comme de plus en plus de noms ont joint le genre

de résidu.

Mais d'autres locuteurs ont la tendance à déplacer des noms du genre le plus commun, parfois à un genre qui

contient des noms sémantiquement semblables, ou au genre indiqué par la consonne initiale. Nous trouvons

ainsi des tendances contradictoires opérant en même temps.

L'accord du genre est important pour deux raisons principales:

1- c'est la manière dans laquelle le genre se réalise dans la langue en usage

2- il fournit les bases pour définir le genre et pour établir les numéros des gendres dans une langue date.

• Il y n'a pas une définition universellement acceptée de "accord": selon Steele le terme se réfère à quelques

covariances systématiques entre une propriété formelle ou sémantique d'un élément et la propriété formelle

d'un autre (es. les adjectifs peuvent prendre une indication formelle du numéro et du genre du substantif

auquel il se rapportent).

ELEMENTI CHE MOSTRANO L’ACCORDO DEL GENERE

Entre les différents éléments d'accord on trouve:

Adjectifs

1- (particulièrement commun) en de nombreuses positions syntaxiques, par exemple l’adjectif

prédicatif ou démonstratif. Les substantifs sont habituellement accompagnés d'une particule qui :

- les indique,

- les décrive (noun marker),

- fait l'accord avec le substantif

- donne des renseignements sur l'endroit (ici, là, visible ou moins).

Articles définis et indéfinis

2- (dans les langues qui les ont): par exemple le Français a "le/un jour" qui est

en opposition avec "la/une nuit", et ici, comme dans beaucoup d'autres langues, aussi l'article indéfini

fonctionne comme le numéral "un" et il accorde dans le genre aussi dans cette fonction (visible même dans le

Chichewa - langue bantou - dans lequel les numéraux d'un à cinq font tout l'accord dans le genre).

En restant dans les langues Bantou, on remarque le "morphème associatif", utilisé pour exprimer la

possession, en sens large. Les possessifs marquent souvent l'accord de genre, par exemple en Swahili (kisu

ch-à: Hamisi's knife, où "à" c'est le morphème associatif et il fait l'accord), mais le morphème peut être

combiné en structures plus complexes (par exemples dans la langue Shona où l'accord est fait avec deux

substantifs).

En ce qui concerne les constructions possessives, l'accord peut aller en plus directions: il est commun que le

nom 'possédé' soit en accord avec le possessif (es. dans la langue Abkhaz), pendant qu'on trouve moins

communément que le possessif soit d'accord avec le groupe nominal 'possédé' (es. langue Chamalal).

participe:

3- Un autre type de modifier de l'accord dans les syntagmes nominaux est le quelques langues ont

une série de participes formée par les verbes, mais qui sont morphologiquement semblables aux adjectifs et

qui montrent l'accord de genre (russe).

Verbes.

4- En Swahili et dans les langues Bantou, différemment du Russe et des langues indo-européens, les

indicateurs de l'accord se trouvent avant de la racine.

Le swahili peut faire l'accord soit avec le complément objet qu'avec le sujet.

• Soit dans le Russe que dans les langues bantoues, on trouve même l’accord adjectival que celui verbal. Ceci

Universal 31", langue qui a l'accord du verbe dans le

est conforme au "Greenberg's c’est-à-dire qu'une

genre avec sujet ou objet, il aura l'accord de l'adjectif aussi avec son substantif.

Il en suit que, pas trop communément, l'accord du verbe dans le genre sera moins diffus que ce de l'adjectif.

Une idée de sa fréquence est visible du sondage de Bybee de 50 langues, où l'accord de genre dans le verbe

est présent dans 16 %.

pronoms

5- Aussi les changent fréquemment dans la forme selon le genre. On considère les pronoms relatifs

et on remarque que ceci arrive dans les syntagmes nominaux, mais en termes d'accord il arrive entre le

prédicat verbal et le pronom personnel. Le pronom personnel diffère fréquemment selon le genre.

appositions

6- Aussi les (prépositions et postpositions) peuvent faire l'accord avec leur syntagme nominal

(es. l'akbhaz qui a 3 gendres - masculin, féminin et neutre), mais c'est un phénomène rare.

compléments

7- Il y a des cas où aussi les font l'accord (es. dans le West Flemish, un dialecte parlé dans le

West Flanders).

La forme du complément change selon le genre du pronom sujet, qui serait normalement omis, à moins

qu'accentué. l'accord du genre arrive seulement quand le sujet

Cependant, pendant que l'accord du numéro est général,

est pronominal, par exemple il peut arriver avec un syntagme nominal avec un nom comme tête.

Une analyse alternative traiterait les marqueurs de genre sur les compléments comme clitiques, mais il y a

problèmes d'analyse car le West Flemish a les clitiques avec une distribution différente par rapport à celle

des marqueurs des compléments. Le cas n'est pas clair parfaitement, mais il est au moins plausible qu'il y ait

un accord de genre.

Dans le cas de l'Arcs (langue ergative), les verbes intransitifs font l'accord avec le sujet et de plus, avec

 les verbes de perception et émotion, le syntagme nominal qui dénote l'expérimentateur est au datif. Le

pronom s'accorde avec le syntagme nominal qui contrôle l'accord avec le verbe.

LA MORFOLOGIA DELL'ACCORDO DEL GENERE

• Les indicateurs d'accord sont:

- avant de la racine dans les langues Bantou

- après la racine dans les langues indo-européennes et dans le Russe.

• Pendant que quelques langues traitent le phénomène de la même façon, pour des autres il est différent: dans

le Babanki (bantou, parlé dans le nord-ouest du Cameroon), l'accord peut se présenter comme un préfixe ou

en même temps comme un préfixe et un suffixe: les numéraux prennent seulement un préfixe pendant que les

adjectifs soit suffixes que préfixes.

• Dans le Ymas les verbes ont des indicateurs de genre préétablis, pendant que pour les adjectifs des suffixes.

infixes,

• Autre forme de l'accord de genre est l'accord par les c’est-à-dire à travers des marqueurs mis à

l'intérieur du mot (dans la langue Archi le "r" signale le singulier de II genre).

Quelques-uns croient que ce sont des infixes, pendant qu'autres parlent de “racine composée”.

• Le Marind semble indiquer l'accord de genre par formes d'apophonie.

Le Marind a 4 gendres et les substantifs sont assignés respectivement selon ces critères:

- genre I pour les humain mâles;

- genre II pour les filles humaines et animales,

- genre III pour les plantes et les arbres,

- genre IV pour le reste du résidu sémantique

(système semblable au Dyirbal, où cependant les animaux sont trouvés dans le même genre des humain

mâles).

Les indicateurs de genre (vocaux infixées) sont:

- 'e' pour le genre I,

- 'u' pour le genre II,

- 'a' pour le genre III,

- 'i’ pour le genre IV.

Le genre peut être indiqué aussi par des infixes, non seulement préfixes et suffixes.

Cette caractéristique se trouve en différentes langues Pamir, mais elle est resserrée à quelques adjectifs et aux

verbes intransitifs au passé.

CONCORDANZA ALLITTERATIVA

C'est un type particulier d'accorde du genre qu'on peut trouver par exemple dans la langue Swahili.

On doit séparer deux caractéristiques de ce type d'accorde du genre:

1- le substantif inclut dans soi une forme qui est identique à l'indicateur du genre et qui indique de façon

claire le genre du substantif

2- le même indicateur du genre est utilisé pour des autres différents accords

Quand le genre d'un nom est clair de sa forme, on parle de genre "ouvert", tandis que si il ne donne pas

 des indications clairs du genre, on peut parler de genre "couvert"

Dans le Qafar la forme de presque chaque nom révèle son genre, pendant qu'en Français il y a plus

 d’exceptions, donc les règles sont plus complexes.

Dans le Russe et dans le Swahili, la forme d'un nom indique son genre en général, mais il y a de toute

 façon beaucoup de cas où l'indicateur morphologique est réfuté par un facteur sémantique; cela montre

que dans ces cas le genre n'est pas complètement "ouvert".

Dans le Marindi par contre, le genre est partiellement "ouvert". pour

Malgré cela, si une langue a un genre évident il n'y a nécessairement pas une concordance allitérative;

avoir un système allitératif, l'indicateur sur le substantif doit être le même utilisé pour l'accord.

Dans le Qafar, la position de l'accent du nom révèle fréquemment son genre, mais celui-ci n'est pas le

 marqueur de l'accord trouvé sur les verbes, donc on ne peut pas parler d'accord allitératif.

Dans le Swahili le préfixe du substantif ne s'accorde pas avec les marqueurs d'accord, donc le système

 n'est pas complètement allitératif.

Cependant l'accord allitératif n'est pas une caractéristique qu'une langue possède ou non, mais il est

 plutôt un pôle d'un escalier le long de lequel les langues peuvent être mesurées. Une langue avec un

consistant accord allitératif devrait être de genre complètement "ouvert", et avec le système formel qui

distingue des noms identiques aux marqueurs de genre pour tous les accords possibles.

Aucune langue n'a un accord totalement allitérative, mais beaucoup de langues Bantou montrent ce type

d'accord dans un degré haut.

En particulier, de nombreux systèmes de concordance allitérative sont dans le groupe niger-congo, (par

 exemple l'Amo, parlé dans le centre la Nigeria) et puis on a le Russe. Mais aussi dans les cas les plus

extrêmes les langues ont toujours un degré de similarité entre les formes (et ils montrent donc une

moindre concordance allitérative).

KHINALUG

Le khinalug est une langue pas écrite du groupe Lezgian avec environ 1000 parlants en Azerbaydzhan.

Elle présente les mêmes 4 gendres du Marind.

L'accord du genre se trouve ici:

pronoms démonstratifs

1- sur les adjectifs

2- sur les (quand utilisés sans un nom)

quelques verbes

3- sur (typiquement nominaux ou adverbiaux).

Il y a peu de verbes simples car la plus grande partie se compose :

 1- d'un élément premier, typiquement nominal ou adverbiale

2- d'une seconde partie, la partie conjuguée, qu'il peut leur présenter aussi indépendamment.

Il y a différents types d'indicateurs d'accord et dans le singulier les indicateurs I et IV sont identiques

 (forme zéro, qui sert aussi pour le pluriel des gendres III et IV). La forme plurielle pour les gendres I et

II est la même du singulier pour le genre III.

• Les substantifs distinguent le singulier et le pluriel: il y a donc soit des bases formelles que sémantiques

pour séparer singulier et pluriel.

SYNCRÉTISME l'identité de deux ou plus formes morphosyntaxiques)

• cas de (c’est-à-dire du même

lessème: car le genre I et II peuvent être distingués au singulier, on s'y attendrait deux formes différentes au

pluriel, mais ils sont de fait identique.

• Dans le Khinalug les marqueurs de genre ont des différents allomorphes, qui ont l'apparence déterminée par

des complexes liens phonotaxiques. Le morphème "z" peut apparaître comme "z", "s", "ts" ou "zi", pendant

que "b" peut apparaître comme "b", "p", "bi" etc.

3 types de marqueurs du genre.

Il y a donc Pour faire des accordes de genre approprié, le natif parlant

 a besoin de renseignements de différent type:

l'entrée lexicale du verbe doit inclure des informations,

1 - comme par exemple si il ait une place pour

l'accord ou non. Il n'est pas prévisible que quelques verbes, une minorité, ne prennent pas un préfixe

marqueur de genre

sélectionner un système approprié de marqueurs

2 - il faut un petit numéro de verbes en quelques formes

3- le troisième type de marqueurs est resserré à

morphologiques (et il se trouve seulement avant d'une voyelle).

Sauf que dans ces cas exceptionnels, le type 1 est utilisé avant d'une consonne et le type 2 avant d'une

voyelle.

En quelques cas, au parlant pourrait servir de marquer le genre plusieurs d'une fois dans le même verbe.

Cependant les trois types de marqueurs sont semblables puisque ils ont les mêmes syncrétismes ou identité

de forme: en tous les types, les formes pour le singulier I, singulier IV et pluriel III-IV est identique, ainsi le

singulier III et pluriel I-II.

On peut considérer un autre type de marqueurs, qui sont semblables aux formes du pronom "du"

 démonstratif (this), à leur origine. Ils diffèrent des marqueurs précédents pour 3 raisons:

1 - ils sont réguliers: ils peuvent être utilisés avec un verbe quelconque et ils ne sont pas des sujets du

même ensemble de variations allomorphiques comme les autres marqueurs

2 - ils ne sont pas simplement des marqueurs de genre: ils indiquent aussi le temps verbal (présent ou

futur)

3 - leur système de syncrétisme diffère de ce de tous les autres marqueurs.

En commune aux autres marqueurs:

- ils ont seulement deux formes plurielles, une pour le genre I et II, noms qui dénotent les rationnels, et un

pour le genre III-IV, pas rationnels. En le singulier les gendres II et III ont la même forme pendant que I et

IV diffèrent.

La fonction de formation du temps de ces marqueurs n'interfère pas avec l'usage des autres marqueurs: un

verbe peut ainsi montrer 3 marqueurs d'avisé au même temps.

Pendant que dans l'indo européen l'auxiliaire s'accorde en personne et numéro et le participe en genre

 en Khinalug on trouve genre et numéro répétés à travers la forme verbale.

et numéro,

Les indicateurs pronominaux de genre/numéro sont une invention dans cette langue et cela est

suggéré par:

1- leur régularité comparée aux autres formes

2- elle est confirmée par le fait qu'aucun développement semblable n'ait été trouvé dans ses langues

semblables du sous-groupe Lezgian. Le développement représente un renforcement du système du

genre.

Les vieux marqueurs ne distinguent pas le genre I du genre IV en le singulier, ils n'ont pas des

 allomorphes et la forme le plus liste est celle du genre II singulier.

Les nouvelles formes signifient que les gendres sont bien marqués en beaucoup d'exemples.

Le Khinalug montre donc que:

1 - l'accord du genre peut être complexe, avec une forme utilisée soit selon le verbe que du temps et de la

forme prise en considération

2 - il illustre le renouvellement de l'accord du genre à travers l'usage d'une forme originairement pronominale

I LIMITI DELL'ACCORDO DEL GENERE

On affirme souvent que les membres d'une classe spéciale de mots fassent l'accord de genre, mais cette

affirmation est trompeuse car il est possible que tous les membres d'une classe (es. adjectifs) fassent l'accord,

mais il pourrait être aussi qu'ils ne le fassent pas en toutes les circonstances, ou que pas tous les membres

fassent l'accord.

1- LE RESTRIZIONI SINTATTICHE

Les adjectifs allemands montrent l'accord avec le substantif auquel ils se réfèrent (es. warmer tee-MASC - /

warme Milch-FEM - / warmes Wasser) mais malgré ceci l'adjectif reste dans le prédicat, et il est invariable:

der Tee ist warm, die Milch ist warm, das Wasser ist warm.

Les adjectifs allemands montrent donc l'accord seulement dans ce type de configuration syntaxique.

En de différentes langues allemandes il y a des interactions entre des différents modificatéurs/indicatéurs

d'un substantif unique et un exemple peut être ce du Suédois, qui distingue le genre commun du genre neutre

à l'intérieur d'un groupe nominal (on parle de 'genre commun', quand il est utilisé pour les langues

scandinaves, et il indique simplement le nom d'un genre qui combine les genre masculin et féminin; mais

cela ne signifie pas que les noms impliqués soient de genre double).

es. 1, en, (a), gron (green) farg (colour); 2 ett, (a), gront (green) hus (house).

soit l'article que l'adjectif montrent l'accord dans le genre.

Ici,

Cependant si le groupe nominal est défini, la situation change. En prenant par exemple "den (the) gron-à,

green - DEF, farg-en (colour-DEF)": nous avons ici un indicateur de détermination sur le substantif (en) qui

marque aussi le genre.

En outre, s'il y a un adjectif présent, comme ici, il apparaît aussi un article défini (den) qui fait aussi l'accord.

L'adjectif en soi prend sa désinence définie (à), mais il ne change pas avec le genre.

Les groupes nominaux définis montrent donc l'accord dans le genre, mais pas sur l'adjectif.

Dans le cas de l'adjectif, il dépendra de la détermination de la phrase s'il montre l'accord ou pas.

Dans l'Arabe classique l'ordre des mots est, par contre, un facteur déterminant: dans les phrases avec un

verbe au début, l'accord dans le genre est optionnel.

Il en suit qu’il pourrait dépendre soit de l'ordre des mots qui du détermination: cela montre que les éléments

qui sont morphologiquement capables de montrer l'accord de genre peuvent être resserrés en le faire en

milieux syntaxiques spécifiques.

2- INTERAZIONE CON IL TEMPO

L'accord dépend aussi de l'interaction avec le verbe, par exemple en russe les verbes font généralement

l'accord avec le sujet, mais ceci est vrai seulement aux temps au passé et au conditionnel, pendant que dans

les autres temps les verbes s'accordent en personne et numéro mais pas avec le genre.

3- INTERAZIONE CON LA PERSONA

En prenant par exemple le Serbo-croate, l'auxiliaire s'accorde en personne et numéro avec le sujet, mais il ne

dépend pas par contre du genre du sujet. Les verbes finis s'accordent en personne et numéro, pendant que les

participes et les adjectifs en genre et numéro (personne ne s'accorde avec personne et genre) et celle-ci est

une situation commune.

On peut trouver une différente relation entre genre et personne dans les arcs dans lesquels il y n'a pas des

formes distinctes pour l'accord, donc les accords qui se trouvent avec la première et seconde personne

peuvent être trouvés avec la troisième aussi.

• Il y a une liaison évidente entre l'accord en personne et les pronoms personnels; beaucoup de langues ont de

différentes formes de pronoms, qui dépendent du genre du référent, donc, le Russe a 'on' par exemple (he) it,

pour le genre masculin, 'ona' (she) it, pour le féminin et 'ono' (it) pour le neutre.

En opposition, la première personne 'ja', moi, et la second personne 'ty' ont une forme seule, mais malgré ceci

les formes qui les accompagnent veulent l'accord: es. ja cital, (I read, MASC); ja cital-à, (I read, FEM).

À la second personne le genre dépend du sexe du destinataire et une analyse possible est que le pronom est à

la 2 personne singulière, mais il n'indique pas le genre: le verbe indique le genre féminin et le numéro

singulier, mais il ne change pas pour la personne.

L'unification des deux donne les valeurs de la second personne, singulier, féminine, et il y n'a pas la nécessité

de spécifier 2 pronoms séparés (un genre masculin et un féminin). Il y n'a pas nécessairement une

directionalité ou asymétrie de l'accord (ASYMÉTRIE: un nom a un genre et sa forme ne peut pas

typiquement être modifiée pour s'accorder à celle d'un verbe, pendant que le verbe a formes alternatives pour

s'accorder à un sujet. En outre en beaucoup d'exemples la caractéristique du genre du nom est justifiée, car

corrélationnelle sémantiquement avec un classement d'objets dans le monde réel, pendant que les marqueurs

du genre dans les verbes sont secondaires).

La rupture entre la 3 personne (avec des formes séparées du pronom) et les autres deux (sans) est

 relativement commun.

Dans le cas des langues africain-Asiatiques, elles ont des formes de genre séparées non seulement à

 la troisième personne (avec l'exception qui distingue genre masculin et féminin, comme dans le

Shilha, Arabe ou Hébraïque).

Dans l'Espagnol, dans le pluriel on trouve des formes séparées pour tous les gens (la première

 incluse).

On présume souvent que les distinctions de genre dans la première personne dépendent du sexe du

 parlant et que celles-là dans la seconde personne sur ce du destinataire, mais il n'est pas toujours

comme ça (es. dans le Diuxi Mixtec, une langue du Mexique, la forme du pronom de second

personne dépend, entre les autres choses, aussi du sexe du parlant).

La forme à utiliser dépend du sexe du parlant, l'âge du destinataire (adulte ou enfant) et le type de relation

entre eux. Le sexe du destinataire n'est pas un facteur direct de choix dans la première personne, mais dans la

troisième les deux sexes du parlant et du référente sont considérables.

Les deux types de parlants ont une division tripartite quand ils se réfèrent aux humains: pour les mâles il y a

mâle/fille/madame, pour les filles homme/enfant/madame. Greenberg si une langue a

En ce qui concerne l'interaction du personne et du genre, affirme que: «

 des distinctions de genre dans la première personne, il a toujours des distinctions de genre en

la 2 ou 3 personne, ou en les deux. »

Il s'impose donc qu’on ne devrait pas trouver des langues où les pronoms qui distinguent le genre sont dans

la première personne.

Bien que ceci soit confirmé par nombreuses preuves, il semble que ce soit une tendance plutôt qu'un

universel.

L'explication fonctionnelle au fait qui la différenciation du genre soit dans la troisième personne est que la

plus grande partie des formes de troisième personne ont une grande possibilité d'être référentiallément

ambigus, car la première et la seconde sont définies par contre en termes de parlant et destinataire.

4- INTERAZIONE CON IL NUMERO

Le numéro est la catégorie la plus lié au genre. En prenant l'exemple du Russe: nov-ye (new-PLUR)

magazines, nov-ye knigi (new books) : malgré les substantifs soient de deux gendres différents, l'accord se

présente égal.

L'accord du genre en russe est resserré au numéro singulier.

Cependant, en autres cas la relation est plus complexe, par exemple dans le Khinalug: ici, pendant

 qu'il y a l'accord soit au pluriel qu’au singulier, il y a moins de distinctions de genre dans le pluriel,

parce que dans le pluriel les formes du genre I et II sont toujours identiques, et également les formes

du genre III et IV sont identiques.

5- INTERAZIONE CON IL CASO

Étant donné que le Russe ne distingue pas le genre dans le pluriel, on prend en considération les formes

singulières, et on voit que les trois gendres sont clairement distingués dans le nominatif, en autres déterminés

cas seulement le féminin.

CLASSE MORFOLOGICA

Les éléments qui font l'accord peuvent être de différents types avec de variables possibilités d'accord. Le

latin a par exemple 3 gendres: en prenant "buono”, le nominatif singulier se forme bon-us (masc), bon-à, fem

et bon-um (neut).

Les adjectifs qui appartiennent à cette classe morphologique se distinguent dans les différents gendres mais

d’autres adjectifs, par exemple ceux de 3° déclinaison, montrent de différentes possibilités, comme aussi

'acer' distingue les 3 gendres.

Cependant des adjectifs comme 'facilis' ne montrent aucune distinction entre le genre masculin et le

 féminin.

'vigil' et adjectifs semblables ne montrent pas signes d'accord au nominatif singulier, cependant d’autres

formes distinguent le neutre des autres gendres.

On voit qu'en latin dans les formes du cas nominatif le numéro de distinctions change en accord avec

 le type de déclinaison, pendant qu'en Russe il y n'a pas d’éléments d'accord qui permettent de

distinguer masculin du neutre dans le génitif, datif, instrumental ou locatif.

VINCOLI FONOLOGICI

Il n'est pas rare que les conditions phonologiques produisent une situation dans laquel le genre n'est pas

différencié. Dans le Français parlé à Paris par exemple, beaucoup d'adjectifs ne peuvent pas distinguer le

genre: 'un mot vrai-ø' MASC, 'un histoires vrai-et' FEM.

Malgré ils soient différents orthographiquement, la prononciation est la même [vrɛ]; des autres

 adjectifs au contraire, distingues le genre ( 'un mot court' MASC, 'un histoires courte' FEM).

Le “e” n’est pas realisée, mais elle a l’effet de préserver la consonne sous-jacente. Malgré ceci il ne produit

aucun effet après une voyelle pas nasale, comme dans le cas de 'vrai.'

Il y a des exceptions lexicales mais principalement c'est l'adjectif qui termine en consonne ou nasale

 vocale qui peut marquer le genre dans le Français parlé.

RESTRIZIONI LESSICALI

Les restrictions lexicales impliquent une situation moins régulière que les précédentes. Il y a des cas où

meme dans une catégorie lexicale quelques éléments montrent accord et autres non, et la distribution ne peut

pas être expliquée en termes de classes morphologiques ou règles phonologiques.

Il se vérifie souvent, mais pas toujours, que les numéraux fassent l'accord d'une façon générale (par exemple

en russe le numéral " odin ", ou " uno " s'accorde en genre et en subgenre de l'animé).

Dans le Ket, il y a par exemple 3 gendres, et dans l'usage prédicatif le numéral 1 distingue tous les 3 gendres:

de 2 à 5 il distingue le neutre du genre masculin et féminin, pendant que les numéros les plus hauts ne font

pas de distinction. Dans ces cas on remarque comme la distribution ne soit pas casuelle.

Pour les numéros cardinaux simples, si leur valeur est arithmétique, alors la possibilité d'accord

 Il y a une tendance commune pour les numéraux les plus bas d’ être plus comme des

descend.

adjectifs, et pour les numéraux hauts plus comme des noms, donc ils ne s'accordent pas dans le

genre. complémentaire à la généralisation syntaxique

Cette tendance morphologique est selon laquel dans les

numéraux cardinaux simples, toute différence dans leur comportement syntaxique sera en termes de leur

devenir plus (rapprochement) comme des noms.

Hurford

Mais comme montre, le comportement morphologique des numéraux ne correspond pas

 toujours à cette régularité syntactique: es. en Chechen, Ingush et Tsova-Tush le numéral' 4' est le

seul qui fait l'accord; de l'autre côté, dans la langue Kyrz c’est normal que les numéraux fassent

l'accord, mais 'mille' est un prêt du Persan et ensuite il ne le fait pas.

PERDITA DELL’ACCORDO : CLASSIFICATORI

Les classificateurs sont de différents types, et on connaisse bien les numéraux. Dans une langue avec les

classificateurs numéraux, les syntagmes nominaux qui inclurent un numéral et un nom inclut normalement

un troisième élément, le classificateur, comme dans le syntagme anglais « forty head of cattle »

Quelques langues ont des classificateurs qui ne sont pas resserrés aux seuls syntagmes numéraux mais qui

sont présents librement dans les syntagmes nominaux ordinaires, comme dans la langue australienne Yidiny.

Les classificateurs sont des éléments indépendants, sélectionnés selon des critères sémantiques, et leur

sélection est basée sur de principes qui reprennent pour quelques aspects les roles d'assignation du genre.

Cependant les classificateurs et le système du genre tendent à se trouver en langues de différents

 types morphologiques :

1- Les langues du type isolant n'ont ni le système d'accords ni ce du genre, mais ils ont des

classificateurs (ligneu en Est et Sud-est asiatique).

2- Les langues du type fusive, comme beaucoup des langues Indo européens, ont souvent le

système des gendres.

Les langues agglutinantes sont entre ces deux types: quelques-unes ont systèmes de classificateurs,

 autres ce des gendres et autres personne de deux heures.

L’OTTENIMENTO E LA PERDITA DELL’ACCORDO DEL GENERE

Gìvon pronoms anaphoriques.

Selon les indicateurs d'accord sur les verbes se développent de

1- Les langues qui utilisent l'anaphore zéro à la place de pronoms anaphoriques ne développent pas d'accord

verbal;

2- étant donné que le syntagme nominal a typiquement plus de traite distintifs qui favorisent la tématisation

plutôt qu'autres syntagmes, il est plus aisément tématisé, l'accord du sujet est donc une précondition pour

l'accord avec les autres sujets.

Givon affirme que :

1- l'accord et la pronominalisation sont fondamentalement le même phénomène: es. Swahili 'kikopo (cup) ki-

ils-vunjika (AGG-broke), l'indicateur KI est cru un résultat d'un ancien pronom.

2- la preuve des pronoms qui deviennent marqueurs de l'accord du sujet puisse être trouvée dans les dialectes

Anglais et Français et dans les Pidgins et Créole (et aussi dans les langues Bantou).

3- les indicateurs retiennent leurs vieilles fonctions anaphoriques et on peut le voir quand il y n'a pas un

sujet: 'ki (it) ils (past) vunjika, break'. En outre, le complément objet peut être tématisé 'the cup, I broke it', ici

le 'ki' fonctionne comme un indicateur de complément objet et cela signifie qui s'est développé.

Il y a de différentes preuves à confirmer les théories de Givon sur l'accord du verbe mais les pronoms

anaphoriques pourraient ne pas être la source seule de marqueurs d'accord.

Greenberg par contre:

1- il discute sur comme les articles qui font l'accord puissent se lever des démonstratifs, qu'ils

pourraient être la source de pronoms anaphoriques. Ensuite, l'article le/la définis en français dérivent

du 'ille' latin (that). Si les articles vont se coller au substantif d'une façon permanente, alors la forme

du substantif indiquera clairement le genre, et on aurait un cas de genre “ouvert”; on croit que les

préfixes des langues bantou soient nés ainsi.

2- il affirme qu'expressions comme 'the good one' puissent être origine d'accords pour autres éléments

syntagmatiques. Si ces indicateurs sont utilisés ridondandement (même quand le substantif est

présent) alors l'accord s'élargit aux adjectifs en toutes les positions syntaxiques, aussi l'usage

attributif

L'origine des marqueurs d'accord est claire: en beaucoup de cas le marqueur d'accord est identique à

 ce sur le nom, dont l’origine est un nom séparé, mais en quelques cas le marqueur d'accord diffère de

ce du nom (genre III) ou parfois, comme dans le genre VII et VIII, le marqueur d'accord change en

accord à l'objectif considéré.

Cependant, il y a des cas où le schéma est peu clair, par exemple dans le schéma de l'accord

 développée par les pronoms clitiques: pendant que le verbe est la place la plus plausible pour

l'attaque permanente du genre, il y a des autres postes possible.

Dans le West Flemish les clitiques sont attachés aux complementisateurs. l'accord des têtes du

Un autre type d'accord pour lequel une source pronominale a été suggérée est

 possessif avec le possesseur.

Keenan

Selon ils auraient fait naître le type d'accord des prépositions et postpositions avec le nom:

 1- les appositions peuvent naître des constructions possessives un syntagme comme " behind » peut

être donc exprimé aussi comme "at the back of it".

Si la langue en question a aussi l'accord des têtes du possessif avec le possesseur, alors l'accord de telles

prépositions peut être " at-back-his of-John : at-back-MASC of-John.

Cependant on ne sait pas la manière dans laquel les systèmes de verbes pas basés sur un argument ou un

 sujet naissent: dans les systèmes d'accord ergatif, le verbe peut s'accorder avec le nom dans le cas

assolutif.

Givon soutient que les systèmes de ce type dérivent du réanalyse des constructions passives dans les

 systèmes nominatif-accusatif, et ceci est plausible car on a été établi que les constructions ergatifs

peuvent dériver des passifs, mais ils peuvent eux-mêmes leur développer en constructions nominatif-

accusatives.

Abstraction fait de leur source originaire, ces systèmes peuvent se renouveler si mêmes sans aucun

rappel à la réanalyse: le Khinalug a un ensemble d'anciens marqueurs d'accord et un nouvel ensemble de

marqueurs d'accord, qui sont de la même façon basés sur le pronom démonstratif, et ils se comportent de

la même façon des vieux marqueurs.

En ce qui concerne la naissance de l'accord intérieur, dans des langues comme le Khinalug le

 développement est encore évident dans l’attachement de plus qu'une racine dans un mot unique en

laissant en demi le marqueur d'accord mais les altérations de la voyale intèrne, comme en Marind, sont

plus complexes.

On remarque comme la perte du " e muet" en français signifie que dans la langue parlée quelques

 adjectifs s'accordent en genre pendant qu'autre non.

Cependant la position n'est pas toujours si simple, par exemple dans le Caucasus il y a une grande

 diversité entre des langues connexes au numéro d'adjectifs qui marquent l'accord.

En outre, des types différents de signaleurs d'accord perdent l'accord en différents temps: en beaucoup de

langues Cross River les numéraux et les adjectifs perdent en premier lieu l'accord, pendant qu'il est

maintenu en verbes et pronoms.

Les pronoms maintiennent habituellement l'accord, mais les modificateurs attributifs sont en train de

 perdre l'accord de genre.

Priest analyse l'accord du genre dans les langues Indo Européenne et il montre comme il soit mieux

 préservé dans les pronoms et moins dans les adjectifs.

L'accord est le moyen avec lequel le genre se réalise, et il montre une grande variété formelle et d'éléments

qui le permettent. Cependant, il peut présenter des restrictions de type différent: syntaxiques,

morphologiques, phonologiques et lexicaux. L'accord est un prérequis pour un système de gendres.

ENSEIGNEMENT CENTRÉ SUR LA FORME ET ACQUISITION DU GENRE GRAMMATICAL

EN FRANÇAIS L2

On analyse comment :

1- le contexte de la recherche

2- l’âge des participants rétroaction corrective.

interagissent pour influer de manière différenciée sur les effets des divers types de

Les deux études examinent les effets de l’enseignement centré sur la forme dispensé en tandem avec divers

types de rétroaction corrective relative à l’acquisition du genre grammatical par des apprenants en classe de

français langue seconde : 5e

1- la première étude mettait en présence 179 élèves de année du primaire, répartis en huit classes

d’immersion française

2- la deuxième se penchait sur 25 étudiants universitaires de premier cycle dans deux classes de

français de niveau intermédiaire dans une université anglophone

Dans les deux études, les enseignants dispensaient un enseignement centré sur la forme conçu pour

attirer l’attention sur des terminaisons de mots prédisant de manière fiable le genre grammatical et

fournissaient deux formes différentes de rétroaction (reformulations ou incitations).

Les analyses des résultats obtenus au pré-test, au post-test immédiat et au post-test différé ont montré :

1- une amélioration significative, dans les deux études, chez les apprenants exposés à l’enseignement

centré sur la forme

2- les enfants en immersion française ont tiré davantage profit des incitations que des reformulations

3- dans l’étude menée en laboratoire, les apprenants adultes de niveau universitaire ont bénéficié tout

autant des incitations que des reformulations.

ENSEIGNEMENT CENTRÉ SUR LA FORME traits langagiers-cibles

Les techniques pédagogiques centrées sur la forme attirent l’attention sur des que les

apprenants n’utiliseraient pas autrement ou même ne remarqueraient pas dans un contexte d’apprentissage

orienté sur la communication.

On considère que les options pédagogiques centrées sur la forme, contrairement à un enseignement plus

traditionnel des langues, sont plus efficaces lorsqu’elles sont appliquées dans des contextes

communicationnels dans le but d’assurer que les apprenants seront capable de transférer ce qu’ils ont appris

en classe à l’interaction communicative hors du cadre scolaire.

1- Ellis (2001) a qualifié l’enseignement centré sur la forme comme « un ensemble d’options

pédagogiques fondées sur des considérations psycholinguistiques »

2- Lyster (2007) a élaboré un cadre théorique d’options pédagogiques centrées sur la forme incluant—

au-delà des activités de perception et de conscientisation—des activités favorisant la pratique de la

langue ainsi que la rétroaction corrective.

La pratique de la langue implique de « s’engager dans une activité dans le but d’améliorer sa performance »

et comprend à la fois des activités de communication et de production dirigée.

Les fondements théoriques de la pratique sont enracinés dans diverses versions de la théorie cognitive, qui

pose que l’acquisition d’une compétence est le résultat d’une transition graduelle, par la pratique dans des

contextes signifiants, d’une utilisation laborieuse des règles à leur recours automatique.

Segalowitz

Selon (2000), la pratique doit être:

 1- extensive et répétée

2- de nature véritablement communicative

Concevoir des activités de pratique langagière qui soient à la fois dirigées (exiger l’utilisation de formes-

cibles spécifiques), et menées à des fins communicationnelles, constitue un défi pédagogique qui peut être

relevé par une rétroaction corrective systématique dans le cours de l’interaction communicative.

RÉTROACTION CORRECTIVE

On peut définir la rétroaction corrective simplement comme:

1- un ensemble de « réactions à des énoncés d’apprenants comportant une erreur » (Ellis, 2006, p. 28)

2- un« phénomène complexe ayant plusieurs fonctions » (Chaudron, 1988, p. 152).

Ses rôles composites dans l’enseignement d’une langue seconde continuent à attirer l’attention des

chercheurs et des praticiens intéressés à savoir de quelles manières elle peut être efficacement intégrée dans

les interactions en classe afin de favoriser l’apprentissage de la langue seconde.

Lyster et Ranta (1997) ont recensé six types de rétroaction que les enseignants peuvent utiliser :

1- reformulation : reformulation par l’enseignant d’une partie ou de la totalité de l’énoncé de l’apprenant,

moins l’erreur

2- correction explicite: fournit également la forme correcte mais, contrairement à la reformulation, «indique

clairement que l’énoncé de l’apprenant était incorrect»

3- demande de clarification

4- répétition de l’erreur

5- incitation

6- indice métalinguistique.

La demande de clarification, la répétition de l’erreur, l’incitation et l’indice métalinguistique n’énoncent pas

la forme correcte mais fournissent plutôt des indices pour enjoindre les apprenants à récupérer ces formes de

leurs connaissances acquises. Ces quatre types de rétroaction ont été regroupés sous la rubrique de la

négociation de la forme, laquelle se caractérise par le fait d’amener les élèves, sans leur fournir la bonne

réponse, à se corriger eux-mêmes.

reformulation

La est de beaucoup la forme de rétroaction la plus fréquemment utilisée dans une large

 gamme de situations en classe, et les raisons expliquant son omniprésence sont nombreuses:

Loewen Philp

1- et (2006) la considèrent « pédagogiquement expéditive »

Lyster

2- (1998a) a constaté qu’elle sert d’importantes fonctions discursives qui aident à échafauder

l’interaction de manière à faire progresser les leçons surtout dans les situations où les formes-cibles

dépassent les compétences des apprenants

Long

3- (1996) a soutenu que les reformulations favorisent l’acquisition de la langue seconde parce

qu’elles procurent aux apprenants une source primaire de preuves négatives. Il a affirmé que, parce que

les reformulations préservent la signification voulue de l’énoncé de l’apprenant, elles libèrent des

ressources cognitives qui autrement seraient mobilisées à des fins de traitement sémantique. Ainsi,

puisque la constance de la signification est maintenue, les reformulations ont le potentiel de permettre

aux apprenants de se concentrer sur la forme et de remarquer les erreurs dans leur production

4- d’autres ont avancé, toutefois, que cela n’est le cas que dans le cadre d’un enseignement centré sur la

forme où l’accent mis sur la précision habitue les apprenants à remarquer la fonction corrective des

reformulations. Sinon, les reformulations peuvent engendrer de l’ambiguïté linguistique, attribuable en

partie à leurs fréquentes occurrences dans des confirmations, vérifications de confirmation ou

expansions, lesquelles visent toutes à confirmer ou à infirmer la justesse du message de l’apprenant.

Seedhouse

5- (1997) a constaté que la préférence des enseignants pour la rétroaction corrective implicite

confère aux erreurs un caractère problématique et embarrassant, ce qui contredit le message pédagogique

selon lequel « il est acceptable de faire des erreurs linguistiques ». Il a plaidé en faveur d’une rétroaction

corrective plus directe et manifeste de sorte que « la pédagogie et l’interaction œuvrent alors en tandem

».

6- D’autres chercheurs plaident également contre le recours excessif aux reformulations et en faveur d’une

plus grande utilisation des incitations en raison des occasions qu’elles donnent aux apprenants l’occasion

de pratiquer les formes-cibles émergentes dans des contextes d’interaction. Alors que l’efficacité

potentielle des reformulations est associée aux caractéristiques de l’input susceptibles de permettre aux

apprenants d’inférer des preuves négatives, l’efficacité possible des incitations est reliée au processus

d’autocorrection qu’elles déclenchent. En effet, par une autocorrection en réaction à des preuves

négatives, les apprenants profitent non seulement d’une pratique en contexte mais aussi de la profondeur

de traitement que requiert la récupération et la production.

Les effets généraux de la rétroaction corrective sur le développement de l’interlangue ont été confirmés

 par trois études récentes ayant adopté une approche méta-analytique pour faire la synthèse des constats

tirés d’un grand nombre de recherches primaires:

1- la méta-analyse de 15 études sur la rétroaction orale et écrite effectuée par Russell et Spada (2006) a

révélé les effets importants de la rétroaction corrective tant dans le mode oral que dans le mode écrit

2- la méta- analyse de Mackey et Goo (2007) de 28 études interactives, dont 20 portant sur la

rétroaction orale, a montré un effet moyen de la rétroaction corrective sur les résultats des post-tests

immédiats et un effet important sur ceux des post-tests différés

3- la méta-analyse de Lyster et Saito (2010) de 15 études menées en salle de classe, elle a signalé des

effets allant de moyens à importants de la rétroaction corrective dans le cadre de l’interaction

enseignant- apprenant. Toutefois, plusieurs questions demeurent sans réponse quant à l’efficacité de

types précis de rétroaction corrective.

GENRE GRAMMATICAL

On tient souvent pour acquis que la relation entre un nom et son genre est purement arbitraire, sauf bien sûr

quand le nom désigne un référent animé, auquel cas le sexe du référent correspond au genre du nom.

Il existe de nombreux éléments prouvant que le genre des noms, qu’ils soient animés ou inanimés, est

déterminé en grande partie par des règles et fondée sur des propriétés structurelles des mots.

Tucker et al. (1977) ont montré que le genre grammatical comporte un sous-système déterminé par des

règles et au sein duquel il existe une « relation systématique entre les traits distinctifs de la terminaison d’un

nom et son genre grammatical». Lyster

Les terminaisons des noms dans l’analyse de constituaient des représentations orthographiques de

 rimes, lesquelles consistent soit d’un son voyelle dans le cas des terminaisons vocaliques, soit d’un

ensemble voyelle-plus-consonne dans le cas des terminaisons consonantiques.

Il a classé les terminaisons des noms comme étant des marqueurs fiables du masculin ou du féminin, ou

encore ambigus quant au genre, en considérant comme élément prédicteur fiable du genre grammatical la

terminaison d’un nom qui marquait le genre d’au moins 90 pour cent de tous les noms du corpus ayant cette

même terminaison.

Les résultats ont montré que :

1- 80% de tous les noms du corpus ont une terminaison qui en prédit le genre

2- seulement 20% ont une terminaison ambiguë.

Les deux études présentées ici visaient à évaluer les effets de l’enseignement centré sur la forme et des divers

types de rétroaction sur l’aptitude des apprenants de langue seconde à avoir accès à ces structures

associatives. Les deux études ont ciblé des ensembles similaires de terminaisons féminines (-ie, -ine, -eine/-

aine, -tion/-sion, -té, -se, -ence/-ance, -ette, -ure, -che) et de terminaisons masculines (-in, -an/-ent, -age, -o/-

ot, -eau, -eu).

ÉTUDE 1

La première étude visait à mettre à l’épreuve la prédiction voulant que les élèves en immersion, à qui serait

dispensé un enseignement centré sur la forme (ECF) et une rétroaction corrective pertinents, améliorent leur

attribution du genre grammatical. L’étude abordait trois questions de recherche :

1. Est-ce que l’ECF améliorera l’aptitude des élèves en immersion française à attribuer correctement le genre

grammatical ?

2. Est-ce que l’ECF est plus efficace lorsqu’il y a rétroaction qu’en l’absence de rétroaction ?

3. Quel type de rétroaction est plus efficace dans le cadre d’un ECF, reformulation ou incitation ?

MÉTHODE

1- Participants.

Quatre enseignants francophones (trois femmes et un homme) et leurs huit classes d’élèves âgés de 10 à 11

ans d’un programme d’immersion française précoce (N = 179) ont participé à l’étude. Les élèves étaient tous

5e e

dans des classes de année de trois écoles d’une même commission scolaire de l’île de Montréal. En 5

année, 60 pour cent de leur journée scolaire se déroulait en français, alors que la proportion avait été de 60

4e ère 3e

pour cent en année, 85 pour cent de la 1 à la année, et 100 pour cent à la maternelle.

Chacun des quatre enseignants avait deux classes, qui formaient un groupe ou une condition. Trois groupes

(les groupes expérimentaux) ont suivi un ECF sur le genre grammatical pendant environ huit à dix heures sur

une période de cinq semaines au cours des mois de février et de mars, tandis que le quatrième groupe (le

groupe témoin) a suivi son enseignement habituel sans ECF particulier. Parmi les trois groupes

expérimentaux auxquels était dispensé un ECF, deux ont reçu chacun un type particulier de rétroaction.

Un groupe, appelé groupe ECF- reformulation, a reçu en plus d’un ECF, des reformulations consécutives aux

erreurs de genre grammatical de ses participants tandis que l’autre groupe, appelé groupe ECF-incitation, a

reçu des incitations en réaction aux erreurs de genre de ses participants, en plus de l’ECF. Le troisième

groupe expérimental, appelé groupe EFC-seul, a reçu un enseignement centré sur la forme mais aucun type

particulier de rétroaction. Des pré-tests ont été administrés aux élèves des huit classes en janvier, suivis de

post-tests immédiats en mars (post-test 1) et de post-tests différés en mai (post-test 2).

2- Traitement pédagogique.

Les activités pédagogiques centrées sur la forme étaient enchâssées dans le matériel du programme ‘régulier’

des élèves, lequel intégrait arts langagiers, histoire et sciences naturelles dans des dossiers mensuels. Pour

accompagner le dossier du mois de février, l’équipe de recherche avait créé un cahier de l’élève contenant

des versions simplifiées des textes présentés dans le matériel du programme régulier, où étaient enchâssées

des activités de perception visant à attirer l’attention des élèves sur la terminaison des noms comme indice

prédicteur de leur genre grammatical.

La terminaison des noms-cibles avait été mise en caractères gras et on avait demandé aux élèves d’inscrire

devant chaque nom l’article défini ou indéfini manquant. Ensuite, les élèves devaient classer les noms-cibles

en fonction de leur terminaison et indiquer si les noms avec ces terminaisons étaient masculins ou féminins.

Ce processus fut répété avec des textes portant sur la fondation des villes de Québec, Montréal et Trois-

Rivières, et une fois encore dans le cadre d’un exercice Vrai ou Faux concernant ces trois événements

historiques. On distribua ensuite aux élèves une liste de nouveaux noms, qui ne se trouvaient dans aucun des

exercices antérieurs, leur demandant d’indiquer le genre grammatical de chacun en l’accompagnant de

l’article approprié sur la base de ce qu’ils avaient remarqué au cours des exercices effectués précédemment,

et de suggérer des règles pour la détermination du genre de ces noms. D’autres exercices similaires

suivirent ; il y avait donc une répétition inhérente à ces activités toutes reliées qu’elles étaient avec la matière

au programme. De plus, on a fait écouter aux élèves des chansons et des comptines pour attirer leur attention

sur la terminaison des mots et son rôle dans l’attribution du genre. On a fourni aux enseignants un grand

nombre de devinettes, mettant en vedette les mots-cibles, pouvant être utilisés pendant toute l’unité comme

activité destinée à la classe entière ou en petits groupes. Par exemple, la devinette « Je divise la propriété de

deux voisins. Que suis-je ? » appelait comme réponse « une clôture », qui devait s’accompagner du

déterminant approprié pour être acceptée.

Au cours de la période de cinq semaines de traitement centré sur la forme, chacun des trois enseignants des

groupes expérimentaux fut observé par l’un des deux chercheurs pendant dix heures en moyenne. Les

observations en classe ont confirmé que les trois enseignants avaient consacré un même nombre d’heures à

l’unité d’enseignement, allant de près de huit heures dans le cas du groupe ECF-incitation, jusqu’à huit

heures et demie pour le groupe EFC-seul et à dix heures dans le cas du groupe ECF-reformulation.

3- Mesures.

Quatre tests ont été utilisés pour évaluer l’aptitude des élèves à attribuer le genre grammatical : deux tests de

production écrite et deux de production orale.

Tests de production écrite.

4-

Les tests de production écrite comportaient un test à choix binaire et un test lacunaire. Les tests ont été

administrés à des classes intactes par une chercheuse et un temps suffisant a été accordé aux élèves pour

terminer les deux (le temps nécessaire n’a jamais excédé 45 minutes). Chaque test écrit se déclinait en deux

versions, une version A et une version B. Alors que les éléments lexicaux n’étaient pas les mêmes dans les

deux versions, les terminaisons-cibles étaient constantes : par exemple, les mots château et piscine que l’on

trouvait dans la version A avaient été remplacés par bureau et machine dans la version B. La moitié des

élèves, sélectionnés de façon aléatoire, ont effectué les tests dans l’ordre ABA au cours des trois sessions

tandis que l’autre moitié les faisait dans l’ordre BAB, ce qui permettait de réduire les effets de test-retest.

L’analyse de variance menée sur les résultats du pré-test pour chaque test a montré l’absence de différences

entre les versions A et B tant au test à choix binaire qu’au test lacunaire.

Test à choix binaire.

Dans chacune des formes du test à choix binaire, il y avait 48 éléments, chacun composé d’un nom (p. ex.

fraise, fromage, peinture) précédé d’un article au féminin ou au masculin et accompagné d’une illustration

servant de référent au nom. Les élèves devaient encercler l’article indiquant le bon genre. On a utilisé la

formule de Kuder-Richardson pour mesurer la fiabilité des tests sur la base des résultats aux pré-tests. Un

coefficient de fidélité élevé de 0,86 a été obtenu.

Test lacunaire.

Ce test comportait deux tâches distinctes. La première consistait en un exercice de closure conçu comme

activité de lecture où les élèves devaient attribuer le genre grammatical à des noms-cibles enchâssés dans un

texte cohérent. Dans la version A, les élèves lisaient un texte sur les différentes activités possibles en

vacances ; dans la version B, ils avaient à lire deux courts textes : l’un portant sur le fonctionnement du cœur

et l’autre sur la violence à la télévision. Les deux textes contenaient 30 noms-cibles précédés des formes de

l’article défini ou indéfini au féminin et au masculin. Les élèves devaient, là encore, encercler l’article

approprié.

La seconde tâche du test lacunaire consistait à rédiger une recette sous la forme d’un court texte. Une liste de

23 aliments (p. ex. 1 piment, 1 tomate, 1 aubergine) a été remise aux élèves qui devaient alors choisir 10

ingrédients qu’ils utiliseraient pour faire soit une pizza (version A) soit une potion magique (version B). La

consigne leur demandait d’écrire leur recette avec des articles définis au singulier et sans utiliser le chiffre «

1 » qui se trouvait devant chaque ingrédient sur la liste.

Faisant encore ici appel à la formule de Kuder-Richardson pour mesurer la fiabilité du test en fonction des

résultats au pré-test, l’exercice de closure à 30 éléments effectué sur le test lacunaire a donné un coefficient

de fidélité de 0,90. La tâche de production écrite comportant 10 éléments ne se prêtait pas à cette vérification

statistique en raison de la nature quelque peu plus créative de la tâche et du fait que les choix lexicaux que

les élèves devaient faire étaient moins contraints.

Tests de production orale.

5-

Les deux tests de production orale, tous deux adaptés de ceux de Harley (1998), comportaient un test

d’identification d’objets et un test de description d’illustrations. Chaque test a été administré à un sous-

échantillon formé de 60 élèves choisis au hasard (15 par groupe) à trois reprises. Contrairement aux tâches

de production écrite, il n’y avait qu’une seule version de chacune des mesures des tâches de production orale.

Ainsi, les participants du sous-échantillon ont effectué trois fois la même tâche de production orale. Chacun

des participants sortait de la classe et était testé individuellement par une chercheuse qui administrait le test

sous la forme d’une entrevue dans une petite pièce et enregistrait leur interaction.

Dans une étude pilote antérieure recourant aux deux tests de production orale, l’intervieweur était intervenu

le moins possible ; or, à la fin, les chercheurs ont dû faire face à une quantité de données impossibles à

transcrire. Comme l’avait documenté Harley (1998), les élèves en immersion ont élaboré une stratégie

d’utilisation de formes hybrides qui ressemblent phonétiquement à la combinaison de un et une ou de le et la.

Cette stratégie allège quelque peu le fardeau qui pèse sur l’apprenant de la L2 d’avoir à marquer

correctement le genre grammatical aussi fréquemment. Les données recueillies à l’occasion des tests pilotes

a entraîné des heures de discussion entre les membres de l’équipe de recherche pour savoir si les élèves

avaient dit un ou une ou une forme hybride. Aussi, aux fins de la présente étude, l’intervieweuse a demandé

aux élèves de clarifier leurs réponses si elle était incertaine de la forme, masculine ou féminine, qui avait été

utilisée.

Une équipe de trois locuteurs francophones natifs et d’un locuteur quasi natif ont transcrit l’intégralité de

l’interaction entre chaque élève et l’intervieweuse. Par la suite, chaque équipe a codé les données orales

selon la précision en cotant la première occurrence d’un élément cible (ou l’autocorrection auto-initiée

immédiate) par l’apprenant dans le but de capturer le plus possible leur production spontanée et réduire au

minimum les effets du rôle de l’intervieweuse dans l’interaction. L’accord entre les évaluateurs (fiabilité des

évaluations) était élevé pour les tâches tant de production écrite qu’orale : 98 pour cent d’accord pour le test

d’identification d’objets et 92 pour cent pour celui de description d’illustrations.

Test d’identification d’objets.

Dans le cadre du test d’identification d’objets, l’intervieweuse montrait à l’élève deux illustrations d’un

même objet. Par exemple, alors que l’intervieweuse montrait les illustrations de deux radeaux, elle nommait

les objets en question, Ce sont deux radeaux, couvrait ensuite une des illustrations, montrait l’autre et

demandait Qu’est-ce que c’est ? comme moyen de créer un contexte forçant l’utilisation de l’article du bon

genre, au singulier, dans la bonne réponse, C’est un radeau. Après avoir fait un essai préliminaire avec

l’élève afin d’assurer une bonne compréhension de la tâche, l’intervieweuse présentait 20 éléments de cette

sorte. Test de description d’illustrations.

Pour ce test, l’intervieweuse montrait une illustration en couleur, de 20 po sur 32 po,

d’une scène agricole imaginaire sur laquelle on pouvait voir une vache sautant par- dessus la lune, une tortue

reposant sur un radeau, un lapin mangeant une carotte géante dans un jardin, un serpent jouant de la

trompette et une gamme d’autres scènes inhabituelles afin de piquer la curiosité de l’élève et l’amener à

s’exprimer en utilisant un minimum de 25 mots- cibles.

6- Résultats

Nous présentons ici un résumé des analyses statistiques sur la base des trois questions de recherche. Dans la

première question, on se demandait si l’ECF améliorait l’aptitude des élèves en immersion française à

attribuer correctement le genre grammatical. L’analyse de la variance de chacune des quatre mesures a révélé

de manière cohérente des effets significatifs par rapport au temps et aux groupes ainsi que des interactions

significatives entre temps et groupe.

Les comparaisons post hoc ont montré que les trois groupes expérimentaux affichaient un rendement

supérieur à celui du groupe témoin pour ce qui est du post-test du test du texte lacunaire, et à celui du

deuxième post-test pour les tests de choix binaire, d’identification d’objets et de description d’illustrations.

Bien que les effets de l’enseignement aient été significatifs dans le cas des trois groupes expérimentaux pour

seulement une mesure au moment du post-test immédiat, le rendement de ces trois groupes a été largement

supérieur à celui du groupe témoin quant aux trois autres mesures au moment du post- test différé qui a été

administré deux mois après les leçons.

Ces résultats permettent de répondre sans équivoque par l’affirmative à la première question, à savoir que

l’ECF a amélioré l’aptitude des élèves à attribuer correctement le genre grammatical. Le groupe témoin n’a

fait aucun progrès significatif pour aucune des mesures au fil du temps, ce qui confirme que, en l’absence

d’un enseignement conçu pour attirer l’attention sur les cooccurrences de l’attribution du genre et d’une

terminaison particulière des noms, les élèves du groupe témoin étaient incapables d’inférer simplement les

structures à partir de l’input et ainsi d’améliorer leur aptitude à attribuer le genre grammatical avec précision.

Dans la deuxième question on se demandait si l’ECF était plus efficace quand il y avait rétroaction qu’en

l’absence de rétroaction. Les résultats des tests ne soutiennent pas une réponse affirmative sans équivoque

quant à l’efficacité de la rétroaction en général car la réponse à cette question varie selon le type de

rétroaction et les modalités de la tâche. En ce qui concerne les tâches de production écrite, les élèves à qui

des incitations avaient été fournies ont affiché un meilleur rendement que ceux ayant bénéficié de

reformulations et dont le rendement était similaire à celui des élèves n’ayant reçu aucune rétroaction. Pour

les tâches de production orale, les trois groupes expérimentaux affichaient un rendement similaire quel que

soit l’état de la rétroaction.

Enfin, dans la troisième question, on se demandait quel type de rétroaction était plus efficace dans le cadre

d’un ECF, des reformulations ou des incitations. Les comparaisons post hoc ont révélé que le groupe ECF-

incitation se démarquait comme le seul groupe dont le rendement était de beaucoup supérieur au groupe

témoin, et ce, sur la totalité des huit mesures. Le rendement du groupe ECF-reformulation était supérieur à

celui du groupe témoin pour cinq des huit mesures tandis que le groupe ECF-seul dépassait le groupe témoin

dans le cas de quatre mesures sur huit. Ainsi, l’ECF avec reformulations n’a été que marginalement plus

efficace que l’ECF sans rétroaction.

Le rendement supérieur du groupe ECF-incitation s’est avéré le plus manifeste au chapitre des tâches de

production écrite. Sa performance aux tâches de production orale était bonne mais ne se démarquait pas des

autres groupes expérimentaux dans la même mesure que celle manifestée aux tâches de production écrite. Le

groupe ECF-incitation a été le seul à afficher un rendement de beaucoup supérieur au groupe témoin dans les

deux tâches de production orale du post-test immédiat mais sa performance était similaire à celles des

groupes ECF- reformulation et ECF-seul pour ce qui est du post-test différé dans lequel les trois groupes ont

largement devancé le groupe témoin.

7- Discussion

Pris dans leur ensemble, les résultats aux tâches de production tant écrite qu’orale montrent que l’ECF

améliore l’aptitude des élèves à attribuer correctement le genre grammatical. Les résultats, tout

particulièrement aux tâches de production écrite et, dans une moindre mesure, aux tâches de production

orale, suggèrent que l’ECF est encore plus efficace lorsque dispensé de concert avec une rétroaction sous la

forme d’incitations. Les résultats aux tâches de production orale ont clairement montré l’effet de l’ECF mais

ne se distinguent pas quant aux formes de rétroaction dans la même mesure que les résultats aux tâches de

production écrite. Il se pourrait donc que les incitations n’aient qu’un effet marginal sur les compétences de

production orale et qu’elles améliorent plutôt la conscience métalinguistique des élèves et leur aptitude à

s’appuyer sur leurs représentations déclaratives axées sur des règles pour des tâches où ils ont suffisamment

de temps pour contrôler leur performance.

Toutefois, on pourrait plutôt affirmer que la performance globalement similaire des trois groupes

expérimentaux aux tâches de production orale, à l’opposé des différences manifestes dans les tâches de

production écrite, résultait d’un important effet de tâche qui a mené le sous- échantillon de 60 élèves à avoir

un rendement commun tout au long de cette étude. Du fait de leur sélection aléatoire comme membres d’un

sous-échantillon, retirés individuellement des salles de classe à trois reprises pour la réalisation de leurs

tâches de production orale en compagnie de l’intervieweuse, ces 60 élèves ont reçu une plus grande attention

individualisée que les autres participants à cette étude.

Chaque session avec l’intervieweuse d’une durée moyenne de 30 minutes, était, à dessein, administrée avec

rigueur et d’une manière identique à tous. Contrairement à celles de production écrite, les tâches de

production orale ne comportaient qu’une seule version ; aussi les élèves étaient-ils exposés trois fois à la

même routine.

De plus, comme nous l’avons mentionné plus haut, dans le but de contrer la stratégie bien connue des élèves

à utiliser un article hybride, d’une part, et d’assurer la collecte de données susceptibles d’être transcrites,

d’autre part, l’intervieweuse a systématiquement incité les élèves à articuler le plus clairement possible les

déterminants variables en genre. Il semble bien que ces participants, indépendamment du type de rétroaction

qui leur était fourni en classe, aient grandement profité de ces trois sessions intensives de test, parce que les

occasions d’interagir seul à seul avec une locutrice quasi native du français leur ont fourni une précieuse

pratique orale impossible à égaler en classe.

Bien que les participants du groupe témoin aient aussi eu à interagir avec l’intervieweuse durant les sessions

de test de production orale, ils n’ont pas bénéficié d’un enseignement centré sur la forme et, par conséquent,

n’ont pas eu les mêmes occasions d’élaborer des représentations axées sur des règles du genre grammatical

sur lesquelles s’appuyer dans le cours de leurs tâches de production orale. Le fait que leur rendement ait été

nettement inférieur à celui des élèves exposés à l’ECF met en lumière l’efficacité de l’option donnant aux

apprenants de L2 des occasions d’acquérir des représentations déclaratives du genre grammatical axées sur

des règles par le truchement d’activités de conscientisation et de pratique dans le contexte de l’enseignement

d’une matière.

ÉTUDE 2

La première étude a révélé que les effets des incitations sont plus importants que ceux des reformulations

mais uniquement dans le cas de la production écrite et non pas, contrairement à ce qui avait été prévu, pour

les tâches de production orale. Ces résultats avaient été attribués à un effet de tâche par laquelle les sous-

échantillons des élèves recevant un ECF qui participaient aux tests de production orale bénéficiaient

invariablement de l’interaction seul à seul avec l’intervieweuse et de la rétroaction qu’elle donnait. La

deuxième étude a donc été mise en œuvre avec l’objectif de mieux contrôler les occurrences de rétroaction

au cours des sessions d’enseignement et de veiller à son absence au cours des sessions de test. À ces fins,

nous avons adopté un design innovateur qui nous a permis de mener l’étude aussi bien dans la salle de classe

qu’à l’extérieur. Un enseignement centré sur la forme a été dispensé dans deux classes par la même

enseignante de manière que tous les étudiants-participants bénéficient d’un même enseignement de la forme-

cible. La rétroaction était alors donnée à l’extérieur de la classe dans le cadre d’un laboratoire. En plus de

réguler l’apport de rétroaction, le contexte de laboratoire nous permettait de contrôler (et de mesurer) la

quantité de correction de la part de l’apprenant sous la forme d’extrants modifiés par suite de la rétroaction.

Notre question de recherche était la suivante :

Dans le contexte d’une interaction dyadique avec un chercheur, est-ce que des apprenants adultes de français

langue seconde améliorent davantage la justesse de leur attribution du genre grammatical avec des incitations

qu’avec des reformulations ?

MÉTHODE

1- Participants.

Vingt-cinq étudiants universitaires de premier cycle, dont l’âge moyen était de 21 ans, ont participé à l’étude.

Ils étaient inscrits à l’une des deux parties d’un cours optionnel de français langue seconde de niveau

intermédiaire. Les deux parties de ce cours de 13 semaines (3 heures par semaine) étaient données par la

même enseignante locutrice native de français qui enseignait alors le français langue seconde depuis 26 ans à

l’université où la recherche fut menée.

2- Traitement pédagogique en classe.

Le traitement en classe comportait une unité d’enseignement centré sur la forme élaborée par l’équipe de

recherche et dispensée en classe par l’enseignante pendant environ trois heures échelonnées sur une période

de deux semaines. Plus précisément, un cahier d’exercices de 17 pages fut utilisé pour mettre en relief des

terminaisons typiquement féminines et masculines dans le contexte d’une unité thématique centrée sur deux

films québécois, « La grandeséduction » (Pouliot, 2003) et « L’Odyssée d’Alice Tremblay ». Des synopsis de

chaque film, distribués sur Internet à des fins promotionnelles, furent utilisés de même que des critiques

rédigées et publiées par des internautes. Ces textes fournissaient le contexte pour un ensemble d’exercices de

conscientisation que les étudiants faisaient en groupes de deux, et qui étaient destinés à attirer leur attention

sur les terminaisons de noms qui prédisent le genre grammatical.

Dans le premier groupe de textes, qui portait sur « La grande séduction », les déterminants et les

terminaisons des noms-cibles étaient mis en caractères gras afin d’attirer l’attention des étudiants sur la

relation entre la terminaison des noms et l’attribution du genre dans le cours de leur lecture des textes et de

leur discussion. Voici un exemple:

une

Critique no 3 : Il y a excellente performance de la part de Raymond Bouchard en particulier.

 une un une

C’est superbe production et excellent scénario. Quoi dire de plus ? C’est excellente

comédie ! 9/10

On distribuait ensuite aux étudiants une liste de 15 terminaisons-cibles et on leur demandait de regrouper les

noms ayant ces terminaisons qui figuraient dans les textes qu’ils avaient lus et de dire quel genre, féminin ou

masculin, était prédit par ces terminaisons. Dans des exercices subséquents, trois terminaisons (age, eau,

tion) étaient ciblées et on demandait aux étudiants d’identifier, le plus rapidement possible, dix noms ayant

chaque terminaison, puis de sélectionner l’une ou l’autre des deux autres terminaisons-cibles et d’identifier

dix noms ayant chaque terminaison, puis, enfin, d’identifier le genre de 60 noms qui ne figuraient dans aucun

des textes précédents. Des exercices tels que ceux-là étaient corrigés dans le cadre d’une activité commune

en classe.

Dans le groupe de textes suivant, portant sur « L’odyssée d’Alice Tremblay » et les critiques moins positives

que le film avait suscitées, les terminaisons des noms-cibles étaient toujours en caractères gras mais des

espaces laissées en blanc précédaient les noms-cibles, laissant ainsi aux étudiants le soin d’y ajouter les

déterminants appropriés. Voici un exemple : ______

Critique no 14 : Je m’attendais à beaucoup plus, j’ai été un peu déçu. divertissement pour

 _____ _____

une petite soirée ennuyeuse, mais j’aurais préféré casino ou même bingo ! 6/10

Les exercices accompagnant ces textes mettaient l’accent sur les différences entre les adjectifs masculins et

féminins, attirant l’attention sur le fait que plusieurs terminaisons de noms que l’on pouvait identifier comme

étant typiquement masculines ou féminines étaient également présentes parmi les adjectifs (p. ex. :

⇒ ⇒

cruel/cruelle le sel/la pelle ; sain/saine le pain/la laine).

3- Rétroaction en laboratoire.

Afin d’assurer qu’il n’y avait pas de différences significatives entre les groupes d’entrée de jeu, les étudiants

ont été assignés soit au groupe avec reformulation (n = 14) soit au groupe avec incitation (n = 11) sur la base

des résultats aux pré-tests tirés des tests informatisés à choix binaire (voir ci-après). La distribution inégale

des participants au sein de chaque groupe résulte du départ d’étudiants survenu avant le post-test différé bien

après la répartition dans les groupes. Chacun des 25 participants a pris part à deux sessions de rétroaction de

30 minutes tenues à une semaine d’intervalle. Durant la réalisation des tâches, le chercheur énonçait soit des

incitations soit des reformulations, selon le type de traitement, par suite d’erreurs de genre grammatical de la

part de l’apprenant. Les incitations comportaient des demandes de clarification suivies, au besoin, d’une

répétition de l’erreur. Avant d’amorcer l’étude, les chercheurs avaient participé à une session de pratique

guidée d’une heure avec des volontaires étudiants ; des lignes directrices fournissant des réponses préétablies

leur avaient également été communiquées.

Tâches de production orale.

4-

Il y avait deux versions (A et B) pour chaque tâche de production orale ; aussi les étudiants ont-ils passé de la

version A à B ou de la version B à A tout au long de l’étude. La même activité d’identification d’objets que

celle administrée dans le cadre de la première étude fut modifiée pour inclure 38 éléments sous chaque forme

pour utilisation dans la deuxième étude. Une tâche de description similaire d’illustrations fut utilisée de

nouveau mais cette fois avec des illustrations plus appropriées à des participants adultes. L’une d’entre elles

montrait une scène de rue comportant des mots-cibles tels que pâtisserie, bicyclette, vélo, poubelle, échelle,

cadeau, peinture, pharmacie, poussette, magasin, tandis qu’une autre présentait une scène de restaurant avec

des mots-cibles tels que assiette, farine, confiture, fraise, fromage, vin, fourchette, cuisine, baguette, potage.

Chaque illustration était accompagnée de vignettes conçues pour piquer la curiosité des étudiants et obtenir

un minimum de 25 mots-cibles. De plus, 150 devinettes avaient été créées – 75 dans la version A et 75 dans

la version B. À l’occasion de chaque session de rétroaction, le chercheur et le participant élucidaient cinq

groupes de 15 devinettes. Pour chacun de ces groupes, on remettait au participant une carte sur laquelle

figuraient 18 noms sans aucun déterminant, parmi lesquels on devait choisir les réponses aux devinettes

présentées par le chercheur ; chaque nom donné en réponse devait être précédé du déterminant approprié. Par

exemple, la bonne réponse à la devinette « Je suis un vaisseau sanguin dans lequel circule le sang qui

revient au cœur » était « une veine ». Les devinettes étaient relativement simples de façon à compenser leur

grand nombre, lequel était nécessaire pour donner aux apprenants plusieurs occasions d’énoncer des noms et

des déterminants et aux chercheurs de fournir de la rétroaction.

5- Mesures.

Le design de cette étude expérimentale comportait trois sessions de tests : des pré-tests une semaine avant le

début de l’enseignement expérimental, des post-tests immédiats administrés quatre semaines plus tard

(immédiatement après la dernière session de rétroaction), et des post- tests différés administrés trois

semaines après les post-tests immédiats. Chaque session de test comportait deux mesures de production orale

et un test à choix binaire informatisé. Chaque test se déclinait en deux versions faisant en sorte que les

participants alternaient de version d’une session à l’autre.

Tests de production orale.

6-

Les mesures de production orale comportaient les versions A et B des tâches d’identification d’objets et de

description d’illustrations qui avaient été utilisées lors des sessions expérimentales dans le but d’obtenir les

noms-cibles et créer des occasions de fournir de la rétroaction. Toutefois, au cours des sessions de test,

aucune rétroaction portant sur la justesse n’était donnée. Des enregistrements audionumériques de

l’interaction orale entre le chercheur et les étudiants participants ont été réalisés au cours des sessions de test

et ensuite transcrits et codés selon la précision par des locuteurs natifs ou quasi natifs du français. Les

données orales ont été notées deux fois, dans leur totalité, en vue de mesurer l’homogénéité des évaluations,

laquelle était de 99 pour cent à chacune des occasions de test dans le cas de la tâche d’identification d’objets

et de 98 pour cent dans celui de la tâche de description d’illustrations.

Tests de choix binaire et de temps de réponse.

7-

À l’aide du langage de programmation C+, nous avons élaboré un test informatisé à choix binaire qui servait

de mesure de la précision et comportait également une mesure du temps de réponse afin d’évaluer l’aisance à

communiquer. Administré par le truchement d’un ordinateur bloc-notes Toshiba Protégé 3500 à écran tactile,

ce test a été adapté de la version sur support papier qui avait été utilisée dans le cadre de la première étude.

Dans la présente étude, le test à choix binaire comportait 80 éléments lexicaux qui s’affichaient un par un à

l’écran. Sous chaque élément lexical étaient affichées les formes masculine et féminine de l’article indéfini

(un, une), chacune dans une case à cocher de manière à ce que les participants puissent choisir l’une ou

l’autre en touchant tout simplement l’écran.

8- Questionnaire de fin d’étude.

À la fin de la dernière session de test, on a demandé aux participants de remplir un bref questionnaire portant

sur six éléments pour savoir s’ils avaient eu conscience de la rétroaction reçue et, dans l’affirmative, s’ils en

avaient remarqué les types. On leur a également demandé de dire à quel point la présence de la rétroaction

avait été facile ou difficile à remarquer, de commenter son utilité et d’indiquer s’ils auraient préféré ne pas en

recevoir.

9- Résultats

L’analyse de variance des mesures répétées a donné des résultats identiques pour l’ensemble des quatre

mesures. Les apprenants des deux groupes, quel que soit le type de rétroaction, ont réalisé d’importants

progrès au fil du temps, améliorant leur rendement entre le pré-test et le post-test immédiat, amélioration qui

s’est maintenue comme l’ont révélé les résultats au post-test différé. Leurs progrès significatifs dans le temps

ont mené à une grande ampleur des effets comme l’attestent des valeurs d allant de 1,27, pour ce qui est de

l’écart entre le pré-test et le post-test différé dans le cas de la tâche de description d’illustrations, à 2,90 en ce

qui a trait à l’écart entre le pré-test et le post-test immédiat dans le cas du test à choix binaire. Que les deux

groupes aient réalisé des progrès similaires, quel qu’ait été le type de rétroaction reçu, était un constat

imprévu, différent des résultats dégagés de la première étude.

Le questionnaire final concernant les préférences en matière de rétroaction a été rempli par 21 des 25

participants. Tous les participants, sauf un seul, se rappelaient avoir reçu de la rétroaction ; parmi ceux-là,

tous ont affirmé que la rétroaction était facile à cerner et qu’elle s’était avérée utile. Même si le questionnaire

donnait des exemples clairs d’une reformulation et d’une incitation, plusieurs estimaient avoir reçu une

combinaison des deux types.


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DESCRIZIONE APPUNTO

Riassunto completo e dettagliato, tradotto in francese, basato su rielaborazione personale, integrazione appunti e slides, studio autonomo dei testi:
1- “Mille ans de langue française”, Rey A. (2007)
2- “Gender”, Corbett G. (Cambridge, Cambridge University Press, 1991)
3- “Les origines du genre grammatical” in “Langage”, Violi P.
4- “Féminin, masculin: la langue et le genre” in “Langues et cité”,
5- “Enseignement centré sur la forme et acquisition du genre grammatical en français L2”,
6- Lyster R. - “Connexionisme et attribution du genre en français: modèle d’acquistion ou de classification?” Rodrigues P., Boivin R.
7- “La cause et son expression en français”, Nazarenko A. (2000)

esame di Linguistica Francese II, professoressa Di Pietro, università degli Studi La Sapienza - Uniroma1.


DETTAGLI
Corso di laurea: Corso di laurea in lingue, culture, letterature, traduzione
SSD:
A.A.: 2018-2019

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher giorgia2808 di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Linguistica francese II e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università La Sapienza - Uniroma1 o del prof Di Pietro Alessia.

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