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Sesta lezione

Il y a des personnes qui veulent conserver la distinction entre madame et mademoiselle et d’autres qui

veulent l’enlever. Mademoiselle : femme dont on veut mettre en évidence un aspect particulièrement

jeune ou pour flatterie.

La conception des femmes à ce propos est très variée : une femme de 30 années peut être flattée d’être

appelée mademoiselle ou au contraire ne pas sentir prise sérieusement. En revanche, elle peut juger

madame comme un signe de maturité ou de vieillissement.

On voit mademoiselle surtout dans la langue écrite, surtout pour ce qui concerne la correspondance

professionnelle, administrative et personnelle, c'est-à-dire dans les formules tant privées que publiques et

officielles.

Plus récemment, on est en 2012, on a eu la dernière circulaire du premier ministre qui a demandé aux

francophones un emploi du mot madame plus privilégié plutôt que mademoiselle, il a recommandé

d’éliminer le plus possible le mot mademoiselle. Il n’est pas interdit de l’employer mais il a invité les

locuteurs à privilégier le mot madame.

En 1967 on a eu la première circulaire qui privilégiait l’emploi du mot madame et qui invitait à le

privilégier au lieu de mademoiselle.

Aujourd’hui la situation n’est pas très différente : le mot mademoiselle est encore très employé dans la

langue française bien qu’il y ait plusieurs circulaires qui invitent à utiliser madame.

Québec

1969 la gazette officielle a proposé de mettre en évidence la présence des femmes dans les rôles politiques

et sociales de la société du Québec.

1986, 1991, 2007 guides et dictionnaires pour ce qui concerne les métiers et le professions au féminin.

Pour ce qui concerne la France 1984 Y. Roudy, ministre des Droits de la femme met en place une

commission de terminologie afin de procéder à une féminisation des emplois des femmes, pour rédiger

une liste de noms des métiers, fonctions, grades, titres de la femme.

1986, date dans laquelle on a eu le journal officiel, la publication de la liste des métiers en France.

La Suisse francophone, processus commencé en 1970. Les premiers résultats ont été obtenus en 1988,

pour ce qui concerne le canton de Genève, première situation dans laquelle se concrétise la féminisation

du français en Suisse avec une loi qui imposait la féminisation des métiers en Suisse, plus tard par rapport

au Canada.

1995 pour ce qui concerne le canton de Fribourg.

1998 circulaire du 6 mars pour que les choses changent vraiment.

La Belgique francophone : situation plus tardive par rapport au Canada et à la France.

1993, première légifération à propos de la féminisation, presque la même situation de la Suisse

francophone. Recommandation par les institutions d’appliquer les règles de féminisation aux métiers,

grades et titres.

1994 publication d’un guide de féminisation.

Bien que le processus ait été plutôt tardif, aujourd’hui la situation est caractérisée par beaucoup de mots

qui concernent les femmes. La langue reflète la société qui a beaucoup changé récemment et la langue

change avec elle.

Conditions favorables au changement :

1 L’égalité entre femmes et hommes est une valeur largement partagée par la société à la fin du XXe

siècle ;

2 la prise de position officielle peut être considérée comme favorable à la féminisation 19

3 l’information du public grâce à la publication de guides et dictionnaires pour le faire rendre compte du

changement et faire adapter son langage à ce changement ;

4 la présence de beaucoup d’initiatives concrètes (comme les 4 associations féministes desquelles on a

parlé pour la France).

Article de Greco → Féminin, masculin, langue et genre

2 exemples : mademoiselle et la question de l’homoparentalité

Homoparentalité est un néologisme introduit en 1996 par l’Association des parents et des futurs parents

gays et lesbiens en 1996. Il désigne l’exercice de la parenté par un couple de même sexe, par une personne

se définissant comme gay ou lesbienne, ou par un couple de lesbiennes ou un couple de gays en régime de

coparentalité.

Comment nommer les (futurs) parents s’il s’agit de deux hommes ou deux femmes ?

Comment faire face à un vocabulaire de la parenté structuré autour de la différenciation des sexes ?

1) l’utilisation du couple linguistique mère maman ou père papa (plus répandue) ;

2) l’utilisation et redéfinition d’un terme comme « marraine » ou « parraine » ou encore « beau-père »

pour désigner le père ou la mère social (vs. Biologique) ;

3) l’utilisation du vocabulaire de la parenté tel qu’il est utilisé dans une autre langue que le français pour

désigner le lien de parenté avec les parents sociaux dans le cas de couples issues de deux cultures /

langues différentes (mère-maman/mamma en italien) ;

4) l’utilisation de néologismes tels que « popu », « mamu » ou autre pour désigner les parents sociaux ;

5) l’assemblage du terme « père »/« mère » au prénom du parent social (« maman Jacqueline », par

exemple) ;

6) l’utilisation du prénom seul.

Débat – on doit dire philosophesse, poétesse, médecine, autrice ou poète, philosophe, médecinm

auteur, ainsi faisant disparaitre la forme seulement féminine ? certains disent que les premières

formestecsont « ridicules », d’autres les préfèrent.

Féminiser tous les mots qui nous conviennent

Article de Lyster (2011) - enseignement centré sur la forme et acquisition du genre grammatical en français

L2

Observation de l’acquisition du genre grammatical en l’analysant du point de vue didactique.

Lyster a conduit son travail en 2011, il avait déjà fait des travails en 2004 et 2009.

Il a observé le rapport du contexte et de l’âge en relation à l’apprentissage. Il a observé une classe de

français L2 de deuxième année, 179 élèves de la 8eme classe, 5 étudiants d’université niveau intermédiaire.

Il s’agit d’un enseignement centré sur la forme. Dans son étude il a observé qu’en distribuant le même

texte en se référant à un groupe d’apprentissage rétroaction, reformulation et incitation, trois différentes

façons de s’approcher au locuteur, il y a des différences de résultat de l’apprentissage pour ce qui concerne

l’âge et le contexte d’apprentissage.

Il a commencé cette étude en faisant référence au groupe d’apprentissage centré sur la forme.

Il a observé qu’il existe de différentes modalités de rétroaction : reformulation, correction explicite,

demande de clarification, répétition de l’erreur, incitation et indice métalinguistique (réflexion sur la langue

qu’on est en train d’apprendre).

1) est-ce que l’ECF améliorera l’aptitude des élèves en immersion française à attribuer le genre

grammatical ?

2) est-ce que l’ECF est plus efficace lorsqu’il y a rétroaction qu’en l’absence de rétroaction ?

3) quel type de rétroaction est plus efficace dans le cadre d’un ECF, reformulation ou incitation ?

1) Il a observé que des étudiants de 10 à 11 ans en immersion française précoce (presque 60% des cours

étaient en français) avaient une très grande sensibilité à l’acquisition de la morphophonologie, ils étaient

capables à mettre l’accent sur des parties du langage qu’on laisse de coté généralement dans les

techniques d’apprentissage traditionnelles. Ils étaient capables à attribuer correctement le genre

grammatical. 20

Ils ont eu une situation d’amélioration, surtout à l’oral, la capacité à saisir le genre grâce au degré de

prédictibilité de la terminaison.

L’ECF permet au locuteur d’obtenir des résultats meilleurs seulement avec le temps, dans une situation

d’immersion linguistique avancée surtout dans la dernière partie de l’année. Ces résultats permettent de

répondre affirmativement à la première question savoir que oui l’ECF a amélioré l’attribution du genre

grammatical, le domaine morphophonologique et pas beaucoup pour ce qui concerne la sémantique.

2) les réponses ne sont pas très claires, elles sont très variables au contraire. En général on a vu que pour

ce qui concerne la production écrite, les élèves ont amélioré leur reformulation et leur capacité

d’attribuer le genre grammatical, pour ce qui concerne la production orale les groupes n’ont pas beaucoup

amélioré, le rendement est similaire quelle que soit la rétroaction.

3) la rétroaction la plus efficace a été celle du groupe de l’enseignement centré sur la forme et fondée sur

l’incitation dans l’attribution du genre, surtout pour ce qui concerne la langue écrite. Cela a apporté des

améliorations.

Le rendement supérieur du groupe ECF-incitation a eu une amélioration surtout pour ce qui concerne la

production écrite. La production orale était bonne mais on n’a pas observé des très grandes différences

parmi les groupes.

Le ECF a été le seul qui s’est différencié par rapport aux autres groupes et cela on l’a observé même dans la

deuxième partie de l’étude de Lyster ou on a 60 élèves à la 5eme année dans trois différentes périodes : au

début, au milieu et à la fin de l’année scolaire. Il a vu plusieurs taches, en particulier une tache de langue

orale. Il a obtenu des résultats sans une amélioration pour ce qui concerne l’oral à travers l’ECF.

Il a distribué le même test au Canada dans une situation d’immersion linguistique et en France et il a

observé qu’il n’y avait pas de grandes différences. Pour ce qui concerne les apprenants de chaque groupe

l’observation était qu’il y avait .. il n’ont pas réussi à obtenir des .. pour l’attribution du genre grammaticale

en français L2.

Les résultats ont amélioré quand les étudiants étaient dans une situation intensive, c'est-à-dire quand ils

étaient face à un locuteur pour pratiquer la langue.

Rapport avec l’âge – les capacités d’attribuer le genre changent selon l’âge du locuteur. Jusqu’à 5-6 ans le

locuteur attribue le genre sans beaucoup de problèmes en se basant sur la sémantique alors qu’après il se

base sur la morphophonologie.

Rétroaction corrective – corriger les erreurs dans les productions orales et écrites. Elle n’obtient pas les

mêmes résultats alors qu’on se trouve avec des locuteurs plus âgés.

En général la façon de s’approcher à une langue change avec l’âge.

19/04/2018

Settima lezione

DERNIER ARTICLE sur le CONNEXIONNISME de Rodrigues « Connexionnisme et attribution du genre en

français, modèles d’acquisition et classification » – le connexionnisme se réfère à une famille de modèles

formels qui s’occupe de l’analyse du rapport entre la mémoire et les capacités d’apprentissage de la

langue maternelle et des langues étrangères pour ce qui concerne les capacités d’apprentissage de

reconnaissance et d’évocation de mémoires. Il y a deux modèles de connexionnisme, ils se sont

développés en Europe pendant les années 1970, ils ont eu un succès très fort dans les années 1980 :

1) modèle connexionniste au sens strict – repartie à sa fois en deux typologies : le connexionnisme qui

s’occupe de l’analyse des unités d’entré et de sortie et celui qui s’occupe des observations des unités

cachées (ces modèles tentent de mimer l’organisation neuronale quand on apprend une langue étrangère);

2) modèle d’appariement global –il s’occupe de l’observation et de la description du stockage

d’informations en mémoire sous la forme de matrices ou de vecteurs composites qui arrivent dans la

mémoire.

Cela se réfère à la répartition de cette étude. En général le connexionnisme, soit considéré au sens strict,

soit au sens global, peut être considéré comme très semblable au béhaviorisme moderne (neuronal, car il

s’agit de l’organisation neuronal de la langue) et contraire au cognitivisme orthodoxe. La caractéristique 21

du connexionnisme des années 1990 est le rapport entre l’apprentissage et la mémoire, comment

s’organise la cognition et l’apprentissage.

Citation de Francisco Varela : « La cognition, loin d’être la représentation d’un monde préformé, est

l’avènement conjoint d’un monde et d’un esprit à partir de diverses actions qu’accomplit ». Le

connexionnisme a eu beaucoup d’importance pour la recherche en psychologie et dans le domaine des

sciences cognitives.

1) rapprocher l’étude scientifique du hardware cérébral de celle du software cognitif, 2) remplacement

du concept de mémoire au centre de l’étude, tandis qu’avant on ne donnait pas beaucoup d’importance à

la mémoire 3) il s’occupe de l’observation de l’apprentissage de la langue étrangère et il simule le

fonctionnement de la mémoire.

Dans les années 1990 : les pères de cette approche qui donne beaucoup d’importance aux sciences

cognitives, neurosciences, psychologie et philosophie de l’esprit sont Putnam et Fodor.

Dans les années 1980, quand le connexionnisme se répand, on partage plus les théories du

computationnalisme. Putnam et Fodor ont commencé à se référer à la théorie de la calculabilité :

fonctionnement de l’apprentissage.

Le computationnalisme : réalisme intentionnel qui parlait de la causalité. Fodor a cherché à s’opposer au

computationnalisme en disant que la caractéristique fondamentale du computationnalisme est qu’on peut

le considérer plus comme une science mathématique, calculabilité, quelque chose qui ne s’occupe pas de

la personne. Deux noyaux théoriques : le formalisme mathématique développé au XXe siècle et la

calculabilité. Le développement des langues étrangères par rapport à une observation neuronal. Avec le

développement des réseaux de neurones artificiels le connexionnisme vient s’opposer aux approches

symboliques et représentationnelles du cognitivisme classique (c’est pour cela qu’on a parlé de

behaviorisme, le comportement et la nature de l’apprenant influencent l’apprentissage de la langue

étrangère) > solution aux difficultés théoriques et pratiques rencontrées par le cognitivisme.

ARTICLE : dans l’attribution d’un genre grammatical dans une langue étrangère on peut prendre des

informations du contexte. Les indications contextuelles peuvent être considérées comme des indications

qui mènent le lecteur à la classification du genre mais ces indications peuvent ne pas suffire et il y a la

nécessité d’autres éléments. C’est très importante la forme phonétique des terminaisons avec le degré de

prédictibilité et la composition morphologique des noms pour l’attribution du genre.

SOKOLIK et SMITH : les indices phonologiques et morphologiques sont suffisants pour l’assignation

correcte du genre par les locuteurs de français. Il y a aussi l’importance de l’habilité du locuteur à

reconnaitre les terminaisons. L’article nous propose 3 expérimentes, proposés dans trois périodes

différents, il s’agit de 600 noms sans article ; il n’y avait pas de signaux de genre mais seulement la

structure des mots de la langue française (pas pseudo mots) ; les mots faisaient partie du lexique des

enfants. Il s’agit d’un texte écrit et pourtant il n’y a pas d’observation de la langue orale. Les mots ont été

encodés à partir de leur forme écrite à l’aide du paradigme lettre/position dans l’alphabet. 600 noms

distribués selon la longueur et caractérisés par le manque d’article et d’adjectif ont été proposés. Ce que

les auteurs ont observé surtout se référant au modèle connexionniste, le modèle connexionniste simple est

capable d’apprendre le genre d’une bonne partie des noms français sans se baser sur les informations

issues du contexte (sans article, adjectif, significat). Le modèle connexionniste est capable d’attribuer le

genre à la plupart des mots et de le faire sans faire référence au contexte ou à la langue maternelle.

Beaucoup de linguistes se sont opposés à cette observation, c'est-à-dire ils ont critiqué l’attribution du

genre par rapport au connexionnisme. Carrol (en 1995) affirme que les conclusions du connexionnisme ne

découlent pas des résultats obtenus : critique selon laquelle les auteurs appellent le traitement perceptif

de niveau inférieur > information lettre + position est une construction abstraite. Selon Carrol, Sokolik et

Smith n’ont pas pris en considération que le système du genre du français est différent (seulement deux

genres) par rapport à d’autres langues, qu’on pourrait avoir des résultats différents en analysant d’autres

langues, donc ils sont très limités.

Selon Desrochers (1989) il y a deux classes d’indices qui peuvent influencer l’identification du genre que

Sokolik et Smith n’ont pas pris en considération, soit les caractéristiques sémantiques (correspondance

claire entre le sexe du référent et le genre du nom) et les caractéristiques structurelles (morphologiques).

Ces aspects sont caractéristiques de la langue française, donc il s’agit d’une étude tout à fait partielle qui 22

laisse de côté la morphologie et la sémantique (bien qu’il y ait des exceptions comme garde, sentinelle et

mannequin).

Tucker, Lambert et Rigault : à partir d’une analyse statistique (1977) des noms qui se trouvent dans le

Petit Larousse de 1959, ils ont démontré qu’il y a une relation entre la terminaison phonétique des noms

et l’attribution du genre grammatical > prééminence de la phonologie. La probabilité qu’un mot qui se

termine en -ion soit masculin est pareille à 80% des cas, très haute. La probabilité que –ilion termine un

mort masculin s’élève à 95%. Le lexique de langue française est guidé par rapport à la morphophonologie.

Surridge est une troisième personne qui s’est occupé de l’analyse des résultats de l’observation

connexionniste par rapport à l’attribution du genre et qui l’a critiqué (en particulier, il a observé

l’attribution du genre par les enfants) : l’étude des terminaisons est importante, mais se réalise seulement

dans les locuteurs plus âgés et pas dans les enfants (dès 10 ans ils usent la morphophonologie). La

morphologie et la sémantique peuvent être considérés comme les éléments les plus importants dans

l’attribution du genre dans la langue française. La terminaison phonétique n’est pas un indice fiable ; « les

locuteurs savent d’une part qu’il existe des règles phonétiques, mais ils savent aussi que d’autres règles

s’appliquent. » Il ne faut pas seulement se baser uniquement sur la terminaison phonétique, mais on doit

aussi avoir recours à leur structure morphosyntaxique.

Lyster et Saito (2010) : on ne peut pas se référer aux terminaisons mais on doit observer les lettres qui se

trouvent avant les terminaisons afin de pouvoir avoir un niveau de prédictibilité plus élevé. L’importance

de la rétroaction active du professeur, reformulation du locuteur dans une étude qui se réalise à l’école

(mots simples, pas composés). Le niveau d’intuition du genre devient plus bas pour ce qui concerne les

mots nouveaux (et non les mots plus répandus dans la langue française).

Expérimentation 2 (résultats très pareils par rapport à l’expérimentation 1) : paradigme

phonème/position > chaque phonème composant le nom est représenté par un vecteur de 35 bits, où le bit

correspondant à la position du phonème dans notre table de conversion est activé. Ils ont procédé de cette

façon pour diminuer la quantité de traits caractérisant les noms, dans le but de les distinguer plus

amplement les uns des autres. Résultats pareils à ceux de la première expérimentation réalisée > classer

près de 100 % des noms commun et 52% des mots pour les mots inconnus, pas très répandus dans la

langue française. La fréquence est très importante pour ce qui concerne l’attribution du genre.

Expérimentation 3 : référence encore une fois au modèle connexionniste ; le réseau a réussi à classer

correctement le 97% des noms appartenant au corpus du texte (mots plus fréquents et simples) > même

taux de réussite que dans les expérimentations précédentes.

20/04/18

Ottava lezione

Evolution de la grammaire française du point de vue historique

La grammaire est l’étude des éléments constitutifs de la langue, des règles qui la caractérisent.

Aristote fonde en 355 une école de Rhétorique. Dans sa Poétique il parle de la création par imitation du

réel (poïesis et mimesis). Il propose une distinction entre morphème et phonème. Le morphème est

l’élément le plus petit et significatif pas autonome dans la langue ; le phonème est l’élément le plus petit

sans signification.

La grammaire atteint son apogée au XVII siècle avec une sensibilisation orthographique. L’Académie fait

paraitre son premier dictionnaire en 1694.

Au XIX siècle on commence à réfléchir sur la langue mais pas seulement sur la grammaire mais aussi sur

l’acquisition de la langue du point de vue pédagogique et didactique. Il s’agit d’une étude synchronique,

on n’avait pas abordé l’étude diachronique. En 1818 Franz Bopp fonde la grammaire comparée, point de

vue diachronique.

Au XX siècle Saussure propose une étude de la langue en synchronie. Il étudie les langues comme

systèmes autonomes de symboles, il a commencé à réfléchir sur la langue de l’individu et langue de la

société ; il s’est basé sur l’opposition société-langue et langue-parole. L’autre personnalité qui a

caractérisé ce siècle est Émile Benveniste qui oppose à la langue le discours, la langue est un ensemble 23

stable de mots, le discours est la langue de l’individu, ses choix, sa façon de parler, son espace de

créativité et sa mise en contexte.

Qu’est-ce que c’est le discours ?

Dans les années ’60-70 on a commencé à réfléchir sur le discours : la langue standard mais aussi dans

certaines situations. A une dimension transphrastique, le discours est l’énoncé considéré du point de vue

du mécanisme discursif qui le conditionne (L. Guespin, 1971).

Quelle grammaire s’occupe de l’analyse du discours

Observer la langue et sa structure. Elle ne s’occupe pas de répondre à la question « comment ? »

La grammaire cherche à analyser le texte à travers l’observation des éléments qui composent la langue en

tant que système de symboles et de signes.

Il y a 3 typologies de grammaires :

1 la grammaire intériorisée : la théorie de l’acquisition de Krashen (distinction entre acquisition, pour la

langue maternelle, et apprentissage quand on étudie une langue) ;

2 la linguistique appliquée à l’apprentissage : les études qui s’occupent d’observer les structures de la

langue ;

3 les modèles métalinguistiques : la grammaire des linguistes.

Les modèles métalinguistiques : grammaire comparée, générative, fonctionnelle, énonciative, universelle,

descriptive.

Chaque grammaire analyse la structure de la langue, donc elle répond à la question « quoi ? » mais d’un

point de vue différent.

La grammaire descriptive (étude descriptive de la langue) comprend :

- La phonétique, la phonologie et la prosodie (étude des sons-phonèmes) ;

- la morphologie (étude des mots-morphèmes) ;

- la syntaxe (étude des phrases-syntagmes) regroupe les principes et les règles de construction des phrases.

Elle étudie la façon dont les mots se combinent pour former des syntagmes (nominaux ou verbaux)

pouvant mener à des propositions (principales, subordonnées, relatives) qui se combinent pour former

des énoncés.

La morphologie est la branche qui s’occupe des parties de la phrase, les éléments de la phrase observés

sont les substantifs, les adjectifs, les verbes, les adverbes, les noms, les pronoms, les articles, les

prépositions, les conjonctions, les présentatifs et les interjections.

Le substantif ou nom désigne une chose ou une personne, son genre est fixe, son nombre peut varier (les

nombres qui peuvent s’utiliser aux deux genres se disent épicènes : un enfant/une enfant ; un concierge,

une concierge). Il est accompagné d’un déterminant ou d’une subordonnée relative → dans ce cas, on parle

d’un syntagme nominal.

L’adjectif peut se trouver à l’intérieur du syntagme nominal. Il y en a trois typologies :

- Adjectif apposé, un adjectif séparé du nom qu’il complète par une virgule. La boite, grande, prenait toute

la place.

- Adjectif attribut, un adjectif qualificatif séparé du mot qu’il complète par un verbe attributif : être,

paraitre, sembler, devenir, avoir l’air, demeurer, passer pour, rester. Baptiste devient méchant.

- Adjectif épithète, un adjectif qualificatif qui n’est pas séparé du mot qu’il complète ni par une virgule ni

par un verbe d’état Maman a acheté des fleurs rouges mais aussi des vertes !

Le verbe

Exprime une action, un état, un devenir et présente un système de formes ; il se conjugue. Il établit les

fonctions fondamentales de la phrase et il est le centre du prédicat (groupe verbal). 24

L’adverbe

Souvent, quand on a un verbe, on a aussi un adverbe. Il est invariable, il ne change pas selon le genre ou le

nombre.

Il précise ou modifie un verbe en donnant une information spécifique par rapport au verbe Il joue sagement

- Il précise ou modifie un verbe Il est très sage

- Il précise ou modifie un autre adverbe Il joue bien sagement

- Il précise ou modifie une proposition Evidemment, il est très sage

Pronom

Il représente les fonctions du nom. On peut avoir :

Un pronom personnel ;

Un possessif ;

Un démonstratif ;

Un relatif ;

Un interrogatif ;

Un indéfini ;

Un numéral.

Article

C’est un déterminant, il accompagne le nom et forme avec lui le syntagme nominal. Qu’est-ce que tu veux ?

Le livre.

Il partage le genre et le nombre du syntagme nominal.

Préposition

Fonction d’introduire le syntagme, on peut avoir des prépositions simples ou composées

La maison de Paul ; Elle vient sans lui

Conjonction

Partie de la phrase invariable mettant en relation deux segments au sein d’un énoncé.

La conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) est un coordonnant, c'est-à-dire, un mot de

liaison qui joint deux segments indépendants de même fonction et, généralement, de même nature : Tu

viendras me voir et nous irons au cinéma.

La conjonction de subordination (quand, comme, si, parce que, bien que) est un subordonnant, c'est-à-dire,

un mot de liaison, introduisant une proposition subordonnée dépendant syntaxiquement de la proposition

dite principale : Tu viendras me voir quand tu voudras.

Présentatif

C’est un mot ou une locution invariable, on les retrouve souvent au début de la phrase :

Voici/voilà

Il y a

C’est

Interjection

Il s’agit d’une structure invariable qui sert à produire un certain effet dans les locuteurs

Aie

Hélas (ahimè)

Brr

Ah

Syntaxe

Il s’agit de l’analyse logique qui nous donne la possibilité de distinguer entre principale et subordonnée. On

ne se réfère pas forcement à l’ordre temporel de la phrase quand on parle de principale et subordonnée. 25

Mais attention ! Le cardinal n’avait pas gagné la porte que les larmes, violemment retenues, débordèrent

(Chateaubriand) = Avant que le cardinal eût gagné la porte, ses larmes…débordèrent.

Qu’est-ce que c’est une phrase ?

- Une unité minimale de communication linguistique à l’intérieur de laquelle il faut conserver un certain

ordre. Mots organisés d’une certaine façon (Grevisse, 1966)

- Unité d’expression (Cohen, 1966)

- On appelle phrase la première séquence quelconque de mots née de la réunion d’une énonciation et d’un

énoncé qui ne laisse en dehors d’elle que le vide ou les mots d’un autre énoncé (Wilmet, 2010)

- Unité d’énonciation fondée sur un propos spécifique

- Unité de communication linguistique par laquelle un locuteur adresse un message à un auditeur

La phrase peut être unique ou multiple. Quand on parle de phrase unique, on peut faire une répartition

entre phrase unique simple ou complexe, cette dernière est divisée entre matrice et sous-phrase

- Unique

Simple

Les lions sont réveillés

Complexe (phrase matrice + phrase en hypotaxe)

Les lions sont réveillés mais ils ne bougent pas

- Multiple

Plusieurs phrases simples

Plusieurs phrases en parataxe

1) Madame Bartolotti se leva et sillonna sa sale de séjour pour se débarrasser de miettes. Phrase complexe

2) Puis elle nettoya l’un après l’autre ses doigts poisseux de miel. Phrase simple

3) Elle se mit alors à converser avec elle-même. Phrase simple

4) « Ma chère enfant, tu vas maintenant aller te laver et t’habiller correctement et puis tu vas aller

travailler ». Phrase complexe

5) « Et que ça saute ! » Phrase simple

6) Madame Bartolotti se disait toujours « ma chère enfant » lorsqu’elle parlait à elle-même. Phrase

complexe

Les limites initiales et finales de la phrase

Mélodique : protase et apodose S’il pleut (P), je ne pourrai pas venir vous voir (A)

Graphique : marques de la ponctuation (ex. quand on voit un point on comprend qu’il s’agit d’une limite de

la phrase) La guerre est une maladie

Syntaxique : ses mots n’assument pas de fonction dans une autre phrase

On appelle phrase la première séquence quelconque de mots née de la réunion d’une énonciation et d’un

énoncé qui ne laisse en dehors d’elle que le vide les mots d’un autre énoncé – la définition de phrase sur le

dictionnaire fait référence à celle de Wilmet.

Qu’est-ce que c’est l’énonciation ?

Michail Bakhtine, Esthétique et théorie du roman, Paris, Gallimard, 1978

Dialogisme et polyphonie

« Parler c’est communiquer et communiquer c’est interagir »

« Le dialogue au sens étroit du terme, ne constitue, bien entendu, qu’une des formes, des plus importantes il

est vrai, de l’interaction verbale. Mais on peut comprendre le mot ‘dialogue’ dans un sens élargi, c’est-à-dire

non seulement comme l’échange à haute voix et impliquant des individus placés face à face, mais tout

échange verbal, de quelque type qu’il soit. Toute énonciation,.. ne comprend qu’une fraction d’un courant

de communication verbale interrompu ».

D’après Bakhtine nous héritons la langue d’autrui et les mots sont marqués des usages d’autrui (parents,

personnes qui nous entourent en général), parler signifie être situé dans une langue commune et n’y avoir

de place que relativement aux mots d’autrui. 26

Michail Bakhtine, La Poétique de Dostoïevski (1929) Paris, Seuil, 1970

La voix

La polyphonie est un dispositif qui se met en place dans toutes les formes de discours produites (plusieurs

voix, plusieurs styles, plusieurs énoncés) → l’unité dont chaque discours témoigne est toujours le résultat de

la fusion de plusieurs voix, plus ou moins intégrées et articulées.

A l’intérieur du discours on peut retrouver la polyphonie : éléments différents qui coexistent dans le même

discours. Dans le même discours on peut retrouver plusieurs styles, énoncés, voix.

Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale, I, Gallimard, Paris 1966

La langue et le discours

« L’énonciation est cette mise en fonctionnement de la langue par un acte individuel d’utilisation »

La pragmatique dépasse la simple description de la structure interne du système langagier pour prendre

en considération à la fois les stratégies d’utilisation du code linguistique ainsi que les connaissances

extralinguistiques liées aux expériences particulières des individus.

« Du seul fait de l’allocution, celui qui parle de lui-même installe l’autre en soi et par là se saisit de lui-

même, se confronte, s’instaure qu’il aspire à être, et finalement s’historise cette histoire incomplète et

falsifiée ».

J. Kristeva reprend l’idée de Bakhtine

Kristeva, « Bakhtine, le mot, le dialogue et le roman », Critique, 1967

Kristeva, « Séméiotiké, recherches pour une sémanalyse », 1969

« Une découverte que Bakhtine est le premier à introduire dans la théorie littéraire : tout texte se construit

comme mosaïque de citations, tout texte est absorption et transformation d’un autre texte. A la place de

la notion d’intersubjectivité (entre le sujet de l’écriture et le destinataire) s’installe celle d’intertextualité, et

le langage poétique se lit, au moins, comme double (..). Le mot (au sens bakhtinien de discours) est mis en

espace : il fonctionne dans trois dimensions (sujet-destinataire-contexte) comme un ensemble d’éléments

ambivalents. La tache de la sémiotique littéraire se.. trouver les formalismes correspondants aux différents

modes de jonction des mots (des séquences) dans l’espace dialogique des textes ».

Sujet, destinateur, contexte .. Afin de permettre au locuteur de parler et d’être compris

« le mot littéraire n’est pas un point (un sens fixe), mais un croisement de surfaces textuelles, un dialogue

de plusieurs écritures : de l’écrivain, du destinataire (ou du personnage), du contexte culturel actuel ou

antérieur ».

1969 – définition de littérature, qui peut être considéré comme croisement de surfaces textuelles, un

dialogue de plusieurs écritures : de l’écrivain, du destinataire (ou du personnage), du contexte culturel

actuel ou antérieur.

L’acte individuel

- il introduit d’abord le locuteur comme paramètre dans les conditions nécessaires à l’énonciation.

L’énonciation est donc un « procès d’appropriation » de la langue par l’individu.

- le locuteur implante par son énonciation l’allocutaire, quel que soit son degré de présence.

- la langue exprime un besoin de référer par le discours et donc d’exprimer un certain rapport au monde :

référence.

- les trois éléments fondamentaux de l’énonciation sont le locuteur (celui qui parle et a produit et

intériorisé l’acte linguistique), l’allocutaire (destinataire de l’énonciation) et la référence (ce que le locuteur

veut transmettre).

Dans quelles situations se réalise l’acte individuel ?

Ses éléments sont :

- indices de personne (je, tu...)

- indices d’ostentation (ici, ce... impliquant un geste, désignant un objet)

- formes temporelles « qui se déterminent par rapport à l’égo, centre de l’énonciation » 27

Ces éléments nécessitent d’une interprétation et d’une référence au contexte.

Quels sont les instruments de l’accomplissement de l’acte individuel ? Pour bien comprendre quel est le

message que le locuteur veut véhiculer :

- fonctions syntaxiques : interrogation, intimation, assertion

- modalités formelles : les modes (exprimant l’attitude de l’énonciateur comme l’attente, le souhait...) ; les

éléments phraséologiques (peut-être, probablement, exprimant l’incertitude, l’indécision du locuteur).

Exemple :

Lundi 5 avril 2008, au pied de l’arc de triomphe, Martin Maillot a dit à Michel Dupont « les Parisiens ont

choisi la république à travers la révolution de 1789 »

Demain : mardi 6 avril

Je : l’énonciateur

-ai : l’énonciateur dans le temps

Ici : au pied de l’arc de Triomphe

1) qui énonce ?

La personne énonciative

2) quand énonce-t-on ?

Le repère énonciatif

3) comment énonce-t-on ?

4) pourquoi énonce-t-on ?

Il pleut (je dis il pleut : acte illocutoire)

Je vous conseille de ne pas sortir (je veux dire que je vous conseille de ne pas sortir : acte perlocutoire)

5 pour qui énonce-t-on ?

Elle est bien mignonne (l’énonciateur s’adresse à la mère, le destinataire -l’interlocuteur visé, mais parle

pour sa fille)

1) qui énonce ?

La personne énonciative

- l’énonciateur Je t’aime Marie (Pierre dit qu’il aime Marie. C’est l’énonciateur)

- le locuteur Je t’aime Marie, c’est vite dit, alors Pierre, épouse-moi ! (Marie est le locuteur, elle se réfère à

une phrase dite par Pierre)

Les deux répondent à la question « qui énonce ? »

Les indicateurs grammaticaux et lexicaux diluent le point de vue de et sur l’énonciateur. La polyphonie et le

discours rapporté.

Lorsque les indicateurs grammaticaux et lexicaux diluent le point de vue de et sur l’énonciateur

- polyscopie par multiplication des points de vue

Marie croit encore que Pierre l’épousera

On a deux points de vue : Marie a un point de vue différent de celui de l’énonciateur

- polyscopie par multiplication des angles de vue

Pierre promena sur la magasin désert un long regard aux mannequins luisaient dans la pénombre (il y a un

angle de vue sur Pierre : promena ; et il y a un angle de vue sur les mannequins : luisaient)

Grammaire fonctionnelle

Chaque fonction du langage dépend de ses rapports avec l’extérieur

D’après Jakobson, l’acte de communication se compose de six éléments : l’émetteur, le destinateur, le

contexte, le canal de transmission, le cadre linguistique et le message, chacun ayant une fonction :

référentielle, émotive, conative, phatique, poétique, métalinguistique qui se réfère à chaque élément qui

se trouve à l’intérieur de la phrase.

26/04/2018

Nona lezione 28

Per quanto riguarda la struttura e la presenza della casualità all’interno della lingua francese, parliamo della

definizione di causa e delle problematiche a essa relative.

Definizione del dizionario di

Cause : évènement antécédent, action qui produit un effet

Causé : être cause de

Causalité : rimanda a quella di cause

Causation : action de causer quelque chose, d’être la cause d’un fait

Effet : ce qui est produit d’une cause, conséquence, résultat

Viene messa in evidenza l’antecedenza temporale rispetto al suo effetto. La causalità nella lingua viene

definita in cinque aspetti fondamentali:

1) la contrainte temporelle, esiste un consenso condiviso per il quale l’aspetto temporale della causalità

viene considerato imprescindibile, ovvero la causa precede il suo effetto;

2) la subjectivité, la causalité est subjective, expression du point de vue du spectateur qui interprète les

faits ;

3) il s’agit d’une relation approximative, non esiste come fenomeno di per sé ma piuttosto come punto di

vista dell’osservatore;

4) contrefactivité, le causal peut se comprendre à partir du contre factuel : si un fait F1 est la cause d’un

fait F2, cette information fait comprendre la dépendance entre les deux faits, le deuxième existe comme

conséquence de F1 ;

5) la généralisation une relation causale renvoie à une relation générale souvent appelée loi causale. La

nozione linguistica di causa e causalità viene riconosciuta in quanto generalizzazione. Quando parliamo di

causa a livello linguistico generalmente rispondiamo a una domanda “quoi?” alla quale ci si appresta a

rispondere tramite l’impiego di particelle e locuzioni, le più importanti in francese sono sicuramente parce

que, puisque e car. In generale, gli elementi tramite i quali si esprime la causalità possono essere catalogati

in quattro categorie fondamentali:

1) les connecteurs causaux ;

2) les tournures syntaxiques de la causalité ;

3) le lexique de la cause ;

4) l’interprétation causale.

La causa, in quanto interpretazione dei fatti, può manifestarsi all’interno di varie relazioni: finali,

temporali, concessive e consecutive sono le quattro tipologie di frasi all’interno delle quali la nozione di

causalità trova esplicitazione. Tuttavia, non sempre i connettori sono espressi. Possiamo trovarci di fronte

a tre situazioni:

- la presenza di connettori causali espliciti;

- la presenza di connettori causali impliciti;

- trova manifestazione attraverso relazioni di altro tipo: temporali, finali, concessive e consecutive.

Tendenzialmente, nei libri di francese L2 causa e conseguenza rientrano nello stesso ambito, ossia spesso

sono nello stesso capitolo. Ci si concentra a livello delle subordonnées, argomento più trattato nello

sviluppo della L2 a livello scolastico.

Je ne peux pas venir parce que je suis malade (cause)

Je suis malade et je ne peux pas venir (consécutive)

Se abbiamo una struttura di causalité in cui si passa da una F1 a una F2, ovvero da una causa a una

conseguenza, ci troviamo di fronte a una consecutiva; se variamo il punto di vista, partiamo da una F2 a

una F1, siamo di fronte a una causale. Il messaggio è lo stesso, ciò che cambia è il punto di vista. Una

caratteristica che varia nell’espressione della causa e in quella della conseguenza è l’ordine all’interno della

frase. Nelle consecutive si conserva l’ordine logico-temporale, per le causali l’ordine può variare:

Parce que je suis malade je ne peux pas venir o Je ne peux pas venir parce que je suis malade

C’est pourquoi, donc, aussi, i sistemi

C’est pourquoi, il suo equivalente è c’est la raison pour laquelle, per esteso c’est la cause de ce que. E un

connettore anaforico : riprende un qualcosa che è stato detto in precedenza, non può trovarsi all’inizio

della frase.

Ils ont parfaitement compris, c’est pourquoi/c’est la raison pour laquelle ils ont refusé. 29

Differente è il discorso per donc e alors

Non differiscono per il significato che veicolano, ma presentano alcune sfumature differenti per quanto

riguarda il registro linguistico in cui vengono impiegati e l’etimologia perché alors è tipico dell’orale, ciò

perché alors nasce come avverbio di tempo (illa ora, à cette heure là, contratto in alors), si manifesta

principalmente a livello orale della lingua dove ha perso il suo impiego, non più temporale ma consecutivo.

Il significato di donc è simile a quello di alors. Per quanto riguarda l’etimologia, essa è ancora molto

discussa e non ben definita. Presenta in sé un valore consecutivo e temporale già attestato nell’XI secolo.

Lo si ritrova attualmente nelle relazioni di causa e conseguenza. Donc è meno marcato a livello orale, è

presente sia all’orale che allo scritto. Il corrispettivo più sostenuto di alors e donc è aussi, che richiede, nel

suo impiego consecutivo, l’inversione del soggetto.

Aussi dit-il

Sistemi correlati

Si que, tellement que, à tel point que, de sorte que, en sorte que, de façon/manière que, tel que

Si tratta di strutture in cui abbiamo la copresenza di un avverbio di intensità o di maniera e un nome.

Alcuni sono tipici dell’orale, altri della lingua scritta. Tra questi tel que funziona come sistema correlato

neutro, principalmente utilizzato allo scritto. Uno sinonimo di equivalente di tellement que può essere si

bien que, che nasce come avverbio di maniera, è evoluto e introduce una coordinata circostanziale di

conseguenza.

Un fenomeno che rientra nella causalità della lingua è quello dell’interferenza e dell’inferenza (il

connettore può trovare impiego in frasi di varia natura). L’elemento prototipico dell’inferenza è

sicuramente il connettore sillogistico donc: connettore che presenta una grande quantità di valori e quindi

di impieghi. Principalmente viene impiegato come elemento conclusivo, ricapitolativo ed espressione di

causalità.

Lo scopo è spesso confuso con la causa. Viene definito dal libro come una causalité finale. È anche esso

espressione della causalità perché la sfumatura che distingue causa e scopo è che la causa è considerata

tale se ha prodotto un effetto che si è realizzato, per quanto riguarda lo scopo, è un effetto raggiunto da un

avvenimento che si trova alla sua base.

La vicinanza tra queste due realtà è testimoniata anche a livello etimologico. Il connettore parce que, in

origine, era par ce que, presenta una sfaccettatura che rimanda alla vicinanza tra scopo e causa.

Attualmente, il connettore principale per l’espressione dello scopo è pour que che, da un punto di vista

etimologico ha conosciuto un’evoluzione: nasce pour ce que, c’est pourquoi e poi è divenuto, nella lingua

corrente, pour que.

Parce que → principale connettore dell’espressione di causa

Pour que → principale connettore dell’espressione di scopo

Talvolta capita di trovare pour quoi, questo quando nel momento in cui si pone una domanda per dire che

ci si sta interrogando circa lo scopo e non la causa. La conclusione a cui giunge il libro è quella che si tratta

di due aspetti che rientrano sotto un unico dominio, causa e scopo sono due facce della stessa medaglia.

Per quanto riguarda l’espressione dello scopo, si distingue lo scopo positivo (quando stiamo esprimendo

ciò che si vuole raggiungere) da quello negativo (ciò che vogliamo evitare).

Lo scopo positivo, quando la frase esplicita quello che è un nostro desiderio, i due connettori principali che

esprimono tale aspetto sono pour e afin. Pour è polisemico, lo si ritrova sia a livello scritto che a livello

orale; afin e afin que è impiegato principalmente a livello scritto e caratterizza un linguaggio più sostenuto

sebbene, a livello di significato, siano intercambiabili. Entrambi sono seguiti da que e entrambi reggono il

congiuntivo

Je vais lui envoyer un message pour qu’il mette fin à cette situation.

Per quanto riguarda lo scopo negativo, i connettori principali che lo esprimono sono pour que ne per lo

scritto e, per l’orale, soprattutto a livello popolare pour pas que, pour pas + infinito del verbo (es. pour pas

manger).

Per esprimere lo scopo, si usa generalmente il congiuntivo. Si usa l’indicativo se si vuole mettere in

evidenza che qualcosa si è effettivamente realizzato, concretizzato e raggiunto. Ciò si verifica anche per

quanto riguarda la concessione logica ad esempio con bien que, malgré, en dépit de, ecc. 30

Generalmente parliamo di concessiva nel momento in cui stiamo descrivendo qualcosa che si pone al

contrario di ciò che ci aspettavamo, si pone contro le nostre aspettative, la causa che lo ha generato pone

dei presupposti diversi rispetto agli effetti che qualcosa genera. Sembra quasi che la concessiva e la

principale siano incompatibili.

La frase ipotetica risulta, in qualche modo, connessa all’espressione della causa. Questo perché se F1 è la

causa di F2, deriva da ciò che si possa vedere in F1 una condizione per la realizzazione di F2 e quindi deriva

da questo che consecutiva, causale e ipotetica possano spesso essere caratterizzate dall’impiego di

connettori intercambiabili.

Espressione della causa tramite car, puisque e parce que

Discorso diretto François vient de dire « je suis arrivé »

Discorso indiretto François vien de dire qu’il est arrivé

Discorso indiretto libero François se disait toujours, il était riche il travaille plus

Per il discorso diretto sono state individuate 6 categorizzazioni all’interno delle quali il discorso diretto può

esplicitarsi nella frase

1) absorber, quella in cui l’enunciatore riporta le stesse espressioni usate dalla persona che sta parlando

Pierre lance un timide bonjour à Marie ;

2) discours direct ébauché, la persona che sta parlando interviene dando un proprio giudizio, esplicitando

una propria opinione rispetto a quanto sta riportando Pierre déclare son amour à Marie. Non abbiamo le

parole che Pierre dice a Marie, ma è stato rielaborato della persona che sta parlando;

3) discours direct sugéré in cui l’énonciateur lascia trasparire la voce del discoureur;

4) discours direct encouragé l’énonciateur esplicita il discorso/la frase pronunciata dal discoureur ma

separatamente rispetto alla principale. Pierre contemple Marie. Je t’aime lascia trasparire le parole

pronunciate dal locutore;

5) discours direct entravé, esempio Pierre a osé dire à Marie qu’il l’aimait, énonciateur e discoureur hanno

punti di vista divergenti;

6) discours direct émancipé in cui discoureur e énonciateur coincidono : Pierre à osé dire à Marie : « Je

t’aime ».

È importante osservare la deissi temporale, espressioni temporali che possono trovarsi all’interno della

frase pronunciata dell’enunciatore, e come questi elementi deittici possono trovare esplicitazioni nelle

modalità descritte di discorso diretto. A livello orale, le due modalità che ci permettono di decodificare la

natura del discorso diretto sono: l’intonation de la phrase et l’ordre des mots (inversion du sujet s’il s’agit

d’une phrase interrogative, par exemple).

Per quanto riguarda l’obiettivo che il locutore si propone nel produrre un enunciato, abbiamo l’atto

illocutorio e l’atto perlocutorio.

Con atto perlocutorio, ci si riferisce a frasi come “je vous déclare mari et femme”, nel pronunciarla si

compie un’azione performativa, una conseguenza pratica di ciò che diciamo, non si tratta semplicemente

di espressione di un pensiero come invece è l’atto illocutorio.

27/04/2018

Decima lezione

Car, parce que et puisque

Car : congiunzione di coordinazione (invariabile) che unisce due frasi tra loro che condividono la stessa

struttura in quanto elemento di coordinazione. Impiego di car prevalentemente posposto, utilizzato

all’orale.

Rientra nella stessa categoria di altre congiunzioni di coordinazione di mais, ou, et, donc, or, ni, car.

Suggerimento per meglio ricordare queste espressioni: Mais où est donc Ornicar (Ornicar = nome proprio)

Parce que e par ce que 31

Il mezzo per comprendere di quale dei due stiamo parlando è capire a quale domanda risponde, se a “par

quoi?” è par ce que, se risponde a “pourquoi?” allora è parce que.

Pourquoi tu es supris? Parce que j’ai vu quelque chose de bizarre.

Differenza principale a livello di significato tra puisque e parce que: puisque è per qualcosa che conosce la

persona con cui stiamo parlando. È meno utilizzata rispetto a parce que e car. È una congiunzione non

più di coordinazione ma di subordinazione.

Je vais me coucher puisque je dois me lever tôt demain (informazione data)

Je vais me coucher parce que je dois me lever tôt demain (informazione nuova)

puisque tu es là, entre boire un café et non parce que tu es là, entre boire un café

cinque tipologie di frasi dove per quanto riguarda la conséquence factuelle abbiamo un enunciato in cui

Relation Énoncé Question Réponse

Conséquence factuelle P1 SI BIEN QUE P2 POURQUOI P2 ? PARCE QUE P1

Inférence P1 PAR CONSEQUENT POURQUOI DIT-ON P2? PARCE QUE P1

P2 POURQUOI P2? (PARCE QUE P1)

POURQUOI P1? (PARCE QUE P2)

But P1 POUR QUE P2 (P2 è POURQUOI P1? POUR P2

realizzabile in quanto P1 PARCE QU’ON VEUT

ne permette la QUE P2 SE REALISE

realizzazione)

Concession logique BIEN QUE P1, NON P2 NORMALEMENT P1

(qualcosa che si è CAUSE P2

verificato nonostante

P1 non generi quel fatto

generalmente)

Condition SI P1, P2 (P2 si verifica POURQUOI NON P2? PARCE QUE NON P1

se si verifica P1)

Per quanto riguarda la domanda alla quale queste strutture rispondono, gran parte rispondono a “Pourquoi

P2?”, spesso si verifica una sovrapposizione tra queste strutture, così come per la risposta “parce que P1” o

comunque perché P1 ha come scopo la realizzazione di P2.

Tempo verbale della principale e nella causale.

Da un punto di vista temporale si osserva un’anteriorità della causa rispetto all’effetto. Affinché la causa

possa generare un effetto, va da sé che questa lo preceda.

Il est devenu historien parce que son père lui avait offert à l’âge de onze ans six volumes d’Alexandre

Dumas.

Il tempo verbale è anteriore per quanto riguarda la causa.

Talvolta è possibile osservare che entrambe le frasi condividono lo stesso tempo verbale, e quindi ci sia una

concomitanza.

Il mène son enquête à sa façon parce qu’il se méfie de l’histoire telle qu’elle est racontée par les historiens.

Dal punto di vista dell’espressione verbale, non è possibile osservare la posteriorità della causa rispetto

all’effetto. Anche se può esserci una concomitanza temporale, è improbabile che si verifichi l’opposto.

Conclusione : une cause ne peut pas être postérieur à son effet. In una parte la causa viene situata prima

rispetto all’effetto, in alcuni casi in concomitanza, ma mai in seguito. La concomitanza si può verificare, ci

sono anche espressioni come au même temps che sottolineano la simultaneità degli avvenimenti descritti

nelle due frasi.

Talvolta si può ritrovare, soprattutto nella lingua parlata e non ufficiale, che tale antecedenza e

concomitanza vengano violate. 32

I connettori di causa sono lo strumento linguistico tramite cui le relazioni logiche trovano manifestazione. Il

più usato è parce que, poi car e puisque (meno diffuso) e la presenza di avverbi e locuzioni avverbiali che

esprimono la causa come en effet, effectivement, par conséquent, c’est pourquoi.

Di queste ultime due è osservabile la struttura anaforica, non possono essere in strutture introduttive ma in

strutture successive.

Parce que è una congiunzione di subordinazione. Presentandosi come

Le parole, le strutture e i connettori che possono essere impiegati per sostituire parce que sono “pour cette

raison que, pour ce motif que, du fait que, à cause de ce que (classico) o ancora par le simple fait que, pour

cette seule raison que ».

A cause de si presenta come un costrutto sostantivo + preposizione de. Risulta esser simile a sous peine de,

en raison de, en vertu de, par suite de.. e sostituibile con du fait que, grâce à, en raison de, sebbene il

contrario non sia sempre applicabile.

C’est bien triste à dire parce que je suis mère de famille et que je vois bien que la coca, c’est comme le

diable. A cause d’elle (par sa faute), les jeunes ne croient plus à rien.

In questo caso si può sostituire con par sa faute

Parce que e à cause de sono connettori attualizzanti, ciò si traduce concretamente nell’impiego

dell’indicativo nelle subordinate da essi introdotte. Si tratta di una causa actuelle e réalisée.

Le prince est ruiné parce que son père a pris de gros risques financiers.

Al contrario di c’est pourquoi, negli enunciati di causa costruiti con parce que e à cause de l’ordine di

presentazione è libero. La causa può essere posposta rispetto al verbo principale o anteposta a questo.

On écoute l’instituteur parce qu’il a fait des études

Parce qu’il a fait des études, on écoute l’instituteur. (parce que e à cause de possono trovarsi anche all’inizio

della frase)

Le tournures lessicali come c’est à cause de..que, c’est parce que..que, si..c’est parce que, si..c’est à cause

de, si..c’est que, c’est + un elemento di congiunzione (que o si a seconda dei casi) permettono di mettere in

evidenza l’elemento causale.

C’est parce que nous voulions faire partager ce sentiment que la préfecture de la Corrèze nous a confié une

opération-pilote de développement local.

Introducteur Valeur Exemple

Parce que Cause inconnue de Fred n’est pas venu à la fête

l’interlocuteur parce que sa voiture était en

panne

Car Utilisation orale et familière L’interdiction des drogues est

justifiée car elles sont mauvaises

pour la santé

Puisque Cause connue de l’interlocuteur Puisque le professeur n’est pas

arrivé, nous devons annuler le

cours

Comme Cause connue de tous Comme il neige, je vais rester

chez moi

Etant donné que La cause est un fait constaté Etant donné que tu as eu le

permis je te prête ma voiture

Sous prétexte que + Cause constatée : le locuteur ne Sous prétexte qu’il est malade, il

proposition/de + substantif le croit pas n’est pas venu

A cause de Cause négative A cause de la manifestation tous

le commerces sont fermés 33

Grâce à Cause positive Grâce à ton aide je vais réussir

mon examen

A force de Cause répétée A force de jouer le même

numéro, Tomas a gagné au loto

Faute de Cause privative Faute d’argent, nous avons

acheté une voiture d’occasion

I connettori si dividono in connettori di causa di coordinazione e di subordinazione. I primi sono i più

diffusi e introducono delle frasi che sono per natura paragonabili, si pongono sullo stesso piano.

La question du financement est importante : tout d’abord parce que les infrastructures scolaires sont

souvent dans un état lamentable ; ensuite, en raison de la nécessité de revaloriser la situation.

Parce que e en raison de, entrambi presenti nello stesso enunciato, si riferiscono a delle strutture

coordinate tra loro.

A livello di contenuti, la differenza di significato tra parce que e puisque è che il primo introduce una

casualité facutelle e il secondo la cause de l’énonciation

Vi è una distinzione visibile anche dal punto di vista etimologico dal momento che parce que si origina da

par ce que e veicola il significato di moyen, mentre puisque ha un’origine differente perché parte

dall’avverbio puis. Si pone non come mezzo ma in un discorso temporale.

Particolarità di puisque: la s è caduta a livello fonetico, dovrebbe non essere pronunciata, ma continuiamo

a farla sentire. Alcuni grammatici si sono interrogati su perché pronunciare la S quando di solito cade.

Risposta: conserva la S dal momento che gli altri connettori di causa presentano il morfema dimostrativo

“ce”, come parce que, jusqu’à ce que. Per affiancarla si è conservata la pronuncia della S.

A differenzia di parce que che si pone come connettore che introduce la causa di un fatto, puisque non

descrive la causa di un fatto quanto piuttosto quella di un enunciato. Puisque è un connettore mobile e

anche esso è considerato come actualisé, descrive un fatto, un qualcosa di realizzato. Ne deriva anche in

questo caso l’impiego dell’indicativo.

La struttura P1 puisque P2 non può essere negata, è certa, actualisée. L’impiego del congiuntivo dopo

puisque è considerato come grave errore e non tollerato dalle grammatiche ufficiali.

Elemento presupposto, conosciuto dal locutore, un fatto dato come conosciuto dal locutore e ciò che è

presupposto non può essere negato né messo in dubbio.

Dal momento che puisque introduce un qualcosa ben conosciuto dal locutore, non può essere utilizzato

come risposta.

Pourquoi est-ce que je ne peux pas sortir ?

Parce que tu es malade. (*puisque)

Parce que c’est comme ça. (*puisque)

Parce que. (*puisque)

La presupposizione può anche avere effetti retorici:

puisque vous savez tout, vous allez pouvoir me dire/dites-moi quelle est la capitale du Cameroun.

Puisque può anche essere introdotto ogni volta che si fa riferimento all’ambiente immediatamente vicino

al locutore:

Puisque je vous vous vois… je tiens à vous dire que…

Parce que = marqueur de casualité factuelle

Puisque : connettore argomentativo, unisce due frasi che non possono essere considerate sullo stesso

livello, introduce una subordinata.

Degli altri connettori che introducono elementi causali certi, come en conclusion, bref, finalement, dal

momento che essi riflettono la struttura del discorso e presentano degli argomenti costituiti da delle

énonciation.

Car

Coordinazione, caratteristico della lingua orale. Posposto rispetto al verbo principale.

Si oppone a puisque e parce que. La struttura P1 car P2 non può esser negata o messa in dubbio. 34

Car e puisque differiscono su un’importante questione sintattica: la proposizione introdotta da car non

può essere anteposta.

Puisque sono travail est fini, il peut partir.

Il peut partir car son travail est fini.

*car son travail est fini, il peut partir.

Car non può combinarsi con un’altra congiunzione di coordinazione: ni mais car, né et car. Se car en effet

è frequente, è accademicamente condannato come pleonastico.

*il peut partir car en effet son travail est fini

Car e puisque non sono sinonimi. Sia per il discorso strutturale, car non è flessibile come puisque, sia dal

punto di vista del significato, con car mettiamo in evidenza il locutore che è come se desse un suo giudizio

rispetto alla causa introdotta da car. Car non è mai tematico, puisque è principalmente tematico.

Sostituire questi due elementi apporta delle variazioni alla frase, come in:

Quelque part du moins, ne vous sentez-vous pas moralement responsable de ce qui s’est passé ? sans

hésitation, M. Cornillau. Con puisque, invece, ci si limita a ricordare una verità conosciuta già da prima.

Car non è mai tematico mentre puisque lo è sempre

L’apporto di presupposizione fornito da puisque può esser sfruttato per fini retorici.

Tu peux me dire quelle est la capitale du Cameroun puisque tu sais tout ! (prendo in giro la persona a cui mi

rivolgo, se avessi usato car sarei stata seria)

Car non è retorico, mentre puisque lo è: vous allez pouvoir me dire/dites-moi quelle est la capitale du

Cameroun car vous savez tout. La saccenza che prima prendevamo in giro con puisque, si prende

seriamente in considerazione l’onniscenza dell’interlocutore.

Comme

Dal latino quomodo (comment) di cui conserva le funzioni di avverbio e di congiunzione di subordinazione.

Come avverbio interrogativo, invece, comme è stato sostituito da comment

L’impiego di struttura causale è solo uno dei tanti impieghi che presenta comme. La caratteristica

principale, in quanto connettore di causa, è la coincidenza tra la causa e l’effetto.

comme de nombreux journalistes se plaignent d’être interdis d’accès au bureau de la délégation, un depute

d’extreme droite, se faisant passer pour un journaliste, a eu l’idee d’une spectaculaire provocation .

Sostituto : au moment où oppure parce que in modo più generico

La subordinata introdotta da comme è sempre anteposta alla principale. Risulterebbe inaccettabile:

* nous avons exprimé une protestation auprès de nos pouvoirs de tutelle. Comme il s’agit quand même un

peu d’une apologue du crime.

Verbo al gerundio

Altra modalità per esprimere la causa sebbene la condizione principale in cui si può trovare è una

condizione di co referenza: il soggetto della principale e della subordinata causale devono coincidere.

En se présentant comme « le plus apte à rassembler les socialistes et leurs partenaires » il a ligué tout le

monde contre lui

Il gerundio a livello causale si presenta come introdotto da en, è invariabile al maschile e al femminile.

Si può impiegarlo nella seconda parte della frase, ma di solito lo si impiega nella prima.

Una struttura del genere (en + gerundio) esprime causa ma può essere utilizzato in strutture temporali, di

maniera, di mezzo e concessione

Infinitif circonstanciels

Altra modalità per poter descrivere la frase causale, sebbene non particolarmente impiegata

Può essere introdotto da preposizioni o locuzioni prepositive. Si ritrova qui il contrasto tra casualità positiva

e negativa.

Pour, in senso causale, si costruisce con l’infinito passato. Lo si ritrova specificatamente dopo il verbo

passivo con connotazione di valore o di giudizio

Un commerçant le ramena par une oreille chez lui afin qu’il soit sérieusement puni pour avoir allumé un

pétard dans un magasin 35

A force de può essere sostituito da parce que: les personnages sont attachants. Elle, faussement froide,

presque raides à force d’enfuir son malheur ; lui plus abandonné, ingénu presque…

= parce qu’elle avait (pris) l’habitude d’enfuir.

Les anglais se moquent des français qui mangent des grenouilles.

Le letture di questa frase possono essere due:

- lettura determinativa: si restringe l’estensione dell’antecedente: gli inglesi prendono in giro i francesi solo

per la percentuale che mangia le lumache, restringe il campo della frase principale

- l’enunciato non serve a identificare il referente dell’antecedente che è già pienamente determinato:

mangiare le lumache è considerato sinonimo di essere francesi

Cause

Può essere impiegato con due accezioni differenti, entrambe frequenti, che si utilizzano e si ritrovano

all’interno dell’espressione della causa

- il senso di processo di attuazione (mettre en cause, défendre une cause, prendre fait et cause);

- mettere in evidenza ciò tramite cui si realizza un avvenimento o un atto.

Tuttavia, questi due impieghi spesso non sono così distanti tra loro e talvolta possono essere sovrapponibili.

Principali sinonimi di cause: origine, raison, responsable, instigateur (più specifici, impiego più ristretto).

Comment expliquer ce brusque accès de faiblesse de la monnaie française ? les causes immédiates sont à

rechercher en dehors de l’héxagone.

Cause può essere sostituito da sinonimi il cui spettro di utilizzo è tuttavia più specifico e meno malleabile

rispetto a quanto si può dire di cause.

Raison

Si riferisce all’azione compiuta dall’uomo, non lo si ritrova in riferimento a una causa espressa per quanto

riguarda gli esseri non umani. Possiamo parlare di cause d’un décès, ma non di raisons

Lo si può ritrovare all’interno di strutture ampiamente utilizzate quali en rasion de, pour cette raison que.

Oppure nella costruzione in cui si ritrova la preposizione pour: pour raison d’insécurité, pour diverses

raisons.

Motif

Motif, motivation e mobile possono essere impiegati come sinonimi di cause.

Si riferiscono a una causa in qualche modo riconducibile all’essere umano, descrivono una causa dal

punto di vista del soggetto che agisce.

Les architectes viennent de trouver un nouveau motif de s’alarmer : l’intention de la nouvelle municipalité

de percer des autoroutes.

Motif è impiegato con maggior frequenza rispetto a mobile, si ritrova all’interno di costruzioni con pour, de

e que.

Differente è il discorso per mobile, il cui impiego è ridotto prevalentemente all’ambito giuridico.

Prétexte

Dubbi rispetto a quanto si sta dicendo: sous prétexte de, sous prétexte que, au prétexte de.

Gli aggettivi causali

Non molto diffusi all’interno della lingua che sia parlata (più) o scritta. Quelli principalmente impiegati in

quanto descrittori di causa sono: responsable (più utilizzato, neutro), coupable, fautif, incitatif

Ciononostante, l’espressione della causa trova maggiore impiego all’interno delle categorie nominali: faute,

raison, etc.

La scelta di ricorrere ad aggettivi causali non è particolarmente diffusa ed è limitata a questi aggettivi,

neutra per responsable e connotata negativamente per fautif e coupable.

Responsable: seguito da de. Sia di una persona sia di cose che si trovano a carico di un determinato

individuo che risulta avere la responsabilità di questa persona o cosa che gli è stata affidata. Viene 36

prevalentemente usato per esseri umani responsabili volontariamente o meno di atti di responsabilità.

L’impiego di responsable in riferimento a cose o esseri inanimati lo traduce una cause suffisante, una causa

che prescinde dai soggetti coinvolti.

La lettura causale dipende dal contesto che la autorizza o la blocca a seconda dei casi.

03/05/2018

Undicesima lezione – Floquet

Chapitre 2 – connecteurs, conjonctions qui introduisent les causales

Parce que, puisque et car

Il a deux différences : de syntaxe et sémantique

Les trois connecteurs n’ont pas le même comportement.

Pourquoi tu viens ? Parce que.. on répond seulement avec parce que. La réponse exclut puisque et car.

Ils donnent à la cause des nuances radicalement différentes.

Grande différence entre parce que et puisque

Car est en train de changer : car1 (original) et car2 (plus comme parce que). L’évolution actuelle de la

langue voit une synonymie entre car et parce que.

Parce que (à cause de)

Je cuisine parce que tu viens (phrase subordonnée) cause factuelle, rien de sous-entendu

Je cuisine à cause de toi (nom)

Les deux sens sont équivalents, mais à cause de introduit un nom.

Parce que est le connecteur prototypique. C’est l’élément le moins marqué, moins bizarre. Il marque la

cause objective, la plus neutre. Avec puisque et car on a un point de vue qui s’ajoute à la notion de cause.

Il y a un synonyme un peu littéraire de parce que : du fait que

Je cuisine du fait que tu viens (cause et effet)

Exemples p. 34

1 Syntaxe

Pourquoi tu viens ?

Parce que…

C’est le seul marqueur qui peut répondre à pourquoi. D’ailleurs il rappelle un usage de l’oral : pourquoi tu

viens ? Parce que. C'est-à-dire, je n’ai rien à y ajouter.

2 Parce que et à cause de sont des connecteurs actualisants

Je cuisine parce que tu viens. C’est un fait, c’est réel, ça va se réaliser, pas subjectif mais très objectif. Il n’y

a pas de raisonnement, les faits parlent.

Exemples :

Pourquoi tu es venu ? Parce que j’en avais envie. Fait accompli.

Le prince est ruiné parce que son père a pris de gros risques financiers. C’est un fait.

Si le prince est ruiné, c’est que son père a pris de gros risques.

Si on veut ajouter des points de vue, on doit ajouter, par exemple, peut être

3 toujours dans la syntaxe, on peut mettre parce que au début ou dans la partie finale de la phrase

Je cuisine parce que tu viens

Donc, d’abord la principale

Parce que tu viens je cuisine (position frontale)

C’est tout à fait mobile. Il y a quand même une différence : la partie finale de la phrase est généralement la

plus importante. On ne peut pas le faire avec car.

Je cuisine car tu viens

Mais je ne peux pas dire

*Car tu viens, je cuisine

Cela prouve que car est une conjonction de coordination et non de subordination, il se trouve toujours

après. 37

C’est parce que tu viens que je cuisine.

La construction C’est…que/qui a la fonction de focaliser, mettre en valeur. C’est moi qui cuisine, on crée un

focus, je mets une emphase sur un élément qui, pour moi, est plus important que les autres. On l’appelle

phrase clivée.

*c’est puisque tu viens…

*c’est car tu viens…

Sont impossibles, on ne les retrouve jamais.

C’est à cause de toi que je cuisine

C’est du fait que…que je cuisine

L’extraction permet de focaliser sur l’élément causal. Cette cause m’importe plus que le reste. En quelque

sorte si je dis :

C’est parce que tu viens (propos) que je cuisine (moins important, thème)

Je mets en évidence que je le fais parce que tu viens.

Une fois compris parce que, il est facile de comprendre puisque et car.

Puisque (puis/que)

→ Puisque tu viens, je cuisine.

Je cuisine, puisque tu viens.

Je peux dire les deux. On dit normalement puisque avant, il y a une notion temporelle qui n’existe pas avec

parce que.

Avec puisque, qui est présupposé, on sait déjà que tu viens. On a déjà discuté, tout le monde le sait.

Quand quelque chose est présupposée, il n’y a pas de débat mais un accord, on a un effet d’anticipation.

Puisque tu viens, je prends acte, et je cuisine.

Puisque : poi/ché, giacché

Puisque introduit un fait donné, connu, ce qui est présupposé ne peut pas être nié ou mis un doute

Ce n’est pas parce que je suis italien que je suis un voleur

Mai on ne peut pas dire

*Ce n’est pas puisque je suis italien que je suis un voleur

Il s’agit d’une cause niée et puisque peut seulement l’affirmer.

Une autre différence syntaxique est la focalisation :

C’est parce que tu viens que je cuisine

*C’est puisque tu viens que je cuisine

Par définition, un élément qui n’est jamais acteur (puisque) ne peut pas être clivé, ce fait ne peut pas être

objet d’attention, c’est un fait banal.

Il présente deux propriétés fondamentales : il introduit une cause présupposée et la cause de

l’énonciation, marqueur argumentatif.

Puisque tu viens je cuisine. Je ne présente pas les choses de manière objective, j’argumente, c’est ma façon

de voir les choses, c’est subjectif.

Parce que tu viens je cuisine. Je présente les choses de manière objective, plus neutre

On peut s’intéresser au contenu de l’énoncé ou le considérer comme un acte d’information : ce que tu dis

ou comment tu le dis.

X parce que Y : un seul acte, les deux moments sont pensés en cohésion, même moment, même bloque,

même structure

Puisque X, Y : on a l’énonciation 1 et l’énonciation 2, deux moments

Car

Je cuisine car tu viens

Puisque tu viens, je cuisine

Différence de syntaxe avec parce que et puisque

*C’est car

On ne peut pas répondre Pourquoi tu viens ? *Car

On ne peut pas l’utiliser en début de phrase : 38

*car tu viens, je cuisines

Car se trouve toujours à droite, est coordonnant, et occupe la position qui est typiquement du propos. Il

donne un peu d’emphase à quelque chose qui est près du présupposé. Puisque reste tout à fait neutre.

Car marque une information importante et puisque une information qui n’est pas très importante.

L’intonation de :

Je cuisine car tu viens

Je cuisine parce que tu viens

est la même.

Car et puisque ne sont pas deux synonymes. Il y a une nuance. Introduite par car, la causale a une nuance

d’intéresse, c’est comme si je soulignais, plus importante. Avec puisque la proposition ne fait que rappeler

la cause.

Puisque : présupposé

Car : ajoute d’intérêt

La proposition introduite par car n’est jamais thématique, on l’appelle rhème. Avec puisque, au contraire,

elle serait toujours thème, moins importante.

L’évolution récente de car montre qu’il se rapproche de plus en plus à parce que.

Domaine géologique, car utilisé comme parce que, dans un texte scientifique on n’a pas l’expression d’un

point de vue mais d’un fait.

Car1 è più vicino a c’est parce que tu viens, car2 a parce que

04/05/2018

Dodicesima lezione

Mille ans de langue française – XVI siècle chapitre 3 et 4.

Langue française de l’époque et langue française moderne. On s’occupe d’observer les effets de la

Renaissance en France sur la langue. Après, on a commencé à parler de français moderne.

Avec le terme Renaissance on se réfère à un phénomène européen mais la France et l’Italie sont les

protagonistes de cette période qui ne se développe pas de la même manière dans toute l’Europe. Le

français moderne a vu le jour dans les premiers trois décennies du XVI siècle, quand il y a eu beaucoup

d’amélioration et de changement dans la langue.

C’est la période qui nous permet de parler de la naissance du français moderne.

er

1539 Ordonnance de Villers-Cotterêts émise par le roi François I prononcez, enregistrez et délivrez aux

parties en langage maternel François. Il s’agit de la première ordonnance officielle qui impose la langue

française, c’est très importante.

1530 collège de France et aussi collège des lecteurs royaux. Date de la première grammaire officielle

connue du français en tant que langue véhiculaire, Lesclaircissement de la langue française, il s’agit d’un

texte en anglais avec un titre en français.

Beaucoup de textes sont publiés dans cette période en langue français, par exemple Pantagruel en 1532 et

Gargantua en 1534.

La dernière publication, en 1549 par Françoise de Du Bellay, premier manifeste pour défendre la langue

française.

Pour la publication d’une grammaire, des textes et un manifeste on peut parler du français comme langue

moderne en France. La langue commence à obtenir sa physionomie, se forge.

On se réfère à un pays très important en Europe car il s’agit du pays le plus peuplé d’Europe (18-20 millions

d’habitants), un carrefour très important du point de vue économique car le système bancaire était très

développé. Donc, la situation économique et politique était très favorable. Dans cette situation très

er

florissante, il y a eu un roi très important qui s’est occupé de la question de la langue, François I .

Il faut se rappeler du lien entre François et l’Italie. Arrivé au trône de France, il a apprécié l’art et la

littérature italienne et il a appelé des intellectuels et des artistes italiens à sa cour (Andrea del Sarto,

Benvenuto Cellini et Léonard de Vinci par exemple). Il avait donné à ces artistes le rôle d’organiser des fêtes

39

de la Cour. Ils ont produit des œuvres qui sont en France maintenant, par exemple des œuvres qui se

er

trouvent aujourd’hui au Louvre grâce à François I qui les a faites arriver en France. Dans la période où ces

er

artistes ont vécu dans la cour de François I .

1530 il a crée la collection des Joyaux de la Couronne

Pierre l’Arétin : personne chargée de faire arriver les œuvres de maitres italiens comme Michel-Ange,

Titien et Raphaël.

Ce roi a eu un rôle très important dans la société française (langue et art).

Il s’est occupé de la littérature aussi. Il a fait arriver les livres, il a donné une grande importance aux

imprimeries, il les a faites améliorer. Il s’est occupé de faire baisser le cout des textes imprimés.

Il a décidé la création d’un grand « cabinet de livres » à Blois. Il a dit qu’il était impossible de vendre à

l’étranger un livre qui ne se trouvait pas dans ce cabinet. Ce cabinet de livres, après devenu la Bibliothèque

Royale, devait avoir tous les livres.

L’humaniste Guillaume Budé avait la mission d’accroitre la collection de la Bibliothèque Royale. Guillaume

Pellicier ambassadeur à Venise avait le rôle de faire reproduire le plus possible les manuscrits vénitiens et

de les faire entrer dans la Bibliothèque Royale.

1530 il a formé le corps de « Lecteurs royaux », abrité dans le « collège royal » (ou « collège des trois

langues »).

Le collège de France, créé en 1530, est devenu une structure active après, il a fallu un siècle pour construire

le bâtiment et concrétiser ce projet, donc au XVII siècle grâce à Marie de Médicis qui a commencé à le faire

fonctionner. Il y avait plusieurs personnalités importantes, par exemple Bathélemy Masson, qui enseigne le

latin, Oronce Fine, géographe et astronome, etc.

A la cour il y avait beaucoup d’imprimeurs, en particulier Josse Bade et Robert Estienne et puis en 1530

Geoffrey Tory est nommé imprimeur du roi. Après la mort de Tory, le rôle d’imprimeur du roi est passé en

1533 à Olivier Mallard, puis en 1544 à Denys Janot. Grâce au graveur et fondeur Claude Garamond,

l’imprimerie royale innove dans une écriture à caractères de type romain plus lisible. Donc, les objectifs

sont simplifier la lecture et la rendre économique.

Il a fait naître la Bibliothèque royale mais il y avait plusieurs bibliothèques privées nées dans cette période,

par exemple celle de Pierre Lizet, 500 livres, André Baudry, 579 livres, etc.

François I s’est occupé de faire arriver des intellectuels, artistes, etc. protégés par le roi comme Rabelais et

Bonaventure des Périers. On n’est pas certain que François puisse avoir écrit des œuvres, tandis que

Marguerite, sa sœur, mariée au roi de Navarre, a écrit plusieurs textes, par exemple l’Heptaméron, publié

posthume. er

Objectifs de François I : que la littérature puisse arriver au peuple et que ce dernier puisse arriver en

contact avec la langue française.

Il y avait une région qui n’a pas apprécié cette politique du roi et qui a résisté et a continué à employer

l’occitan, une langue très prospère dans cette période en France. Là il n’y a eu aucune bibliothèque privée,

etc. il s‘agit du Béarn, les Béarnais se sont refusé d’avoir des contacts avec le roi. Avec Marguerite de

Navarre on a eu des avancements mais ils ont continué à employer l’occitan.

1539 Ordonnance de Villers-Cotterêts, qui a donné naissance à des lois qui se sont occupées de donner

importance au français. Par exemple :

Art 110 - Il a obligé le peuple français et les autorités à utiliser le français comme langue officielle. Langue

claire, qui ne crée pas d’ambiguïtés, qui peut être employée dans la politique et dans la quotidienneté.

Art 111 – on parle de différentes typologies de textes officiels, où on est obligé d’employer le français.

Avant le XVI siècle on a au d’autres ordonnances pour la défense de la langue mais ils n’ont pas eu la

même importance que celle de Villers-Cotterêts.

Ordonnance sur le règlement de la justice en Languedoc de Charles VIII en 1490 préconisait des

dispositions très similaires. Cela ne s’est pas concrétisé dans un emploi réel. Il s’agissait à peu près du 40

même objectif de l’article 110. Une situation très semblable est l’édit de 1510 de Louis XII où on parlait du

français en tant que langue véhiculaire. Il s’agit d’une loi qui n’a pas été actualisée.

Trois règlements qui ont été publiées après l’ordonnance de Villers-Cotterêts

1539 : publication dans laquelle on soulignait que la langue maternelle française est la seule langue qui

doit être employée à l’écrit dans le royaume.

1790 l’Assemblée nationale a commencé à traduire des lois et des décrets du latin au français, mais ce

projet a été abandonné car il était trop couteux.

Décret du 2 thermidor An II (29 juillet 1794) impose le français comme seule langue de toute

l’administration.

Art. 168 de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, il ne s’agit pas d’une ordonnance linguistique mais aussi

juridique : apparition de la légitime défense.

Il y a des donnés qui sont très importants et qui démontrent que la lecture est un tirage très important,

200.000 – 300.000 pour chaque texte, en France 60.000 éditions chaque année. L’effort du roi a donné ses

fruits.

Un texte qui a été publié en France et en général en Europe et qui a causé des critiques est la Bible de

Gutenberg, dans la langue véhiculaire.

L’imprimerie a eu un très grande succès grâce à sa diffusion et à la qualité du papier, avant l’industrie du

papier s’est distribuée en Italie (Fabriano, par exemple) dès le XIII siècle et puis en France et Allemagne dès

le XIV siècle

Sujets à propos desquels on imprime et on utilise le français : médicine, chirurgie, alors qu’avant il y avait

seulement des textes en latin. La raison principale est que la chirurgiens était comme des artisans

(chirurgiens/barbiers même corporation), les chirurgiens doivent employer une langue immédiate,

compréhensible par le peuple. Ils commençaient à limiter leurs connaissances au français, en latin on ne les

comprenait pas.

Falcon écrit le premier commentaire de chirurgie en français.

Un autre chirurgien, qui est très important, est Ambrois Paré, mort à Paris, chirurgien et anatomiste

français, considéré comme une des personnalités plus importantes de la renaissance qui a inventé des

moyens de chirurgie. Il a écrit des textes de chirurgie en français car le latin n’était presque plus connu par

les médecins.

Dans la discipline théorique on continuait à employer le latin.

Le premier emploi du français à l’écrit a été dans les romans qui n’étaient pas très recherchés, qui

s’adressaient au peuple. Après on a commencé à l’employer pour des disciplines plus élevées. En ordre

chronologique :

1 romans moins importants

2 chirurgie

3 textes religieux

Grace à Erasme et Luther on a commencé à employer le français dans le domaine religieux. Ils ont été

condamnés par l’Eglise en tant que réformateurs.

Comparaison entre le soleil et la religion, les deux sont deux biens communs qui doivent être offerts à tout,

on doit rendre la religion accessible à travers une langue véhiculaire. Idée que la religion doit être

compréhensible, le peuple doit être capable de la comprendre et lire les textes qui font référence à la

religion.

La Sorbonne était caractérisée d’un point de vue plutôt conservateur, Luther et Erasme ont été condamnés

à cause de la rupture avec l’Eglise traditionnelle.

1533 le curé de Condé-sur-Sarthe a dit que chaque personne qui lise les livres saints en français doit être

envoyée au bucher (→ al rogo). Pour cela on associe le français au protestantisme, il était mal jugé par

l’Eglise catholique pendant tout le siècle. Cela empêchait à la majeur partie des français de lire les textes

religieux car presque toute la population était rurale (9/10 vivaient dans la société rurale)

Université de Montpellier (où il y avait le prof de chirurgie)

Paris, Montpellier et Rouen, les seules villes ou la population urbanistique était nettement supérieure au

reste de la France. 41

Lettrés, hommes politiques qui se sont occupés de l’emploi de la langue française, qui l’ont défendue au-

delà des politiciens : Charles Bovelles, Jean de Meung, Jacques Dubois.

Charles Bovelles (Normandie), liberté d’emploi : on peut employer le français ou le latin, il n’y a pas une

qui soit meilleure par rapport à l’autre.

Jean de Meung (auteur du Roman de la rose) : il faut écrire en français, il a proposé l’emploi du français en

tant que langue écrite et orale.

Jacques Dubois, dit Sylvius : il a observé les variétés linguistiques en France et il a dit que les deux langues

préférables sont le français et le picard.

Passage du français en tant que langue de communication, car il s’agissait d’une langue véhiculaire

employée à l’oral, devient une langue de culture dans le XVI siècle, il cherche à rejoindre le rôle de langue

de culture. On a cherché à faire ça bien qu’il y ait eu des situations pas favorables, car même dans les

universités il y a eu des initiatives de condamnation des étudiants qui utilisaient le français. 42

11/04/2018

Tredicesima lezione

Situation linguistique XVI XVII siècle dans les régions françaises décrite dans le traité. ème

Ordonnance de Villers-Cotterêts. Emploi du français dans les lois, etc. pendant le XVII on a acté les

propositions qu’il y avait dans l’ordonnance.

On avait besoin d’une langue forte et dynamique qui était capable de décrire les changements de la

France. La présence de l’Italie est très importante dans cette période. Il y a eu plusieurs personnages qui

ont cherché à trouver en France une langue aussi dynamique que l’italien. Jusqu’au XVII siècle la France et

l’Italie étaient les deux sources politiques, religieuses, linguistiques et culturelles les plus importantes en

Europe, maintenant l’Espagne s’y ajoute.

Le médecin de cour, Jean Héroard, (qui s’occupait de la santé du roi) a écrit sur les habitudes, même

privées, du roi Lui XIII. Dès 1601 à 1627 il écrivait sur son journal, un texte très ambitieux et important,

11.000 pages, la vie du roi. Dans ce texte il a parlé même de la langue. Le roi a été exposé à plusieurs

sortes de langages de ceux qui travaillaient à sa cour, par exemple. Ce texte est né en tant que texte de

chirurgie et médecine, sur les problèmes qui ont caractérisé l’enfance du roi. Il s’occupe de la situation

linguistique car le roi se trouve dans une situation de multiculturalité et la langue avec laquelle le roi entrait

en contact avec ces personnes est prise en considération. On peut juger ce texte comme très intéressant.

Pour ce qui concerne la langue, il nous décrit aussi les temps verbaux, les phénomènes qui caractérisaient

le français de l’époque. Il montre que la langue parlée dans la cour était caractérisée par des suffixes très

différents par rapport à ceux d’aujourd’hui. Il décrit une langue très riche en diminutifs. La présence de

noms d’agent, tels que metteur, on tend à la nominalisation. Les pronoms personnels sujet aujourd’hui

sont obligatoires, on doit toujours les employer quand on produit des phrases en français, avant on pouvait

les omettre ; pour ce qui concerne la négation on a seulement pas. On pourrait faire une comparaison avec

la langue parlée aujourd’hui, dans certaines situations elle est très semblable à celle de la cour de Louis XIII.

La négation limitée à pas « faut pas dire » est caractéristique du français oral de nos jours. Langue

caractérisée d’une très grande richesse de temps et de modes verbales et très semblables à aujourd’hui.

Langue poétique du XVII siècle

Dans la littérature Malherbe est très important dans le développement de la langue, surtout pour la poésie.

Il a proposé une langue pure et normalisée, claire et sobre, l’élimination des barbarismes (mots étrangers,

mots très informels), pas une langue compliquée, mais accessible au lecteur. Il n’a pas donné

d’informations sur comment il fallait écrire dans un texte comme « L’Art poétique », mais on peut obtenir

ces informations grâce à ses œuvres et ses annotations.

Malherbe a vécu à la fin du XVI siècle et au début du XVII, dans la dernière partie de sa vie il a été nommé

poète officiel du roi.

Il voulait fondre les auteurs classiques et il fait référence à la langue parlée dans cette période.

Langue de la prose

Simplifier la langue française, enlever les barbarismes. Il décrit la langue de Malherbe à travers un épisode :

avant sa mort, il corrige la femme qui lui donnait des soins.

Vaugelas

Son rôle est celui de grammairien de l’usage. Il a eu une formation académique et importante. Il a été l’un

des premiers personnages de l’Académie Française (institution fondée par Richelieu). Il s’agit d’un

académicien très important qui s’est occupé de l’écriture et de la publication d’un dictionnaire. Il a

commencé des discussions à propos de la langue française et sur ses structures sur le purisme de la langue.

Il s’est occupé aussi de son livre « Remarques sur la langue française, utiles à ceux qui veulent bien parler

et bien écrire publiée en 1647. Dans ce texte il décrit le bon usage du français, l’acceptabilité de la

»

langue. Dans la dernière partie de sa vie il commence à fréquenter d’autres circules, d’autres institutions

très importantes à propos de la discussion sur la langue française (1606-1607, l’Académie florimontane). 43

Pendant la dernière partie de sa vie il a eu des problèmes de santé, donc il s’est un peu détaché des

problèmes linguistiques.

Il n’a pas écrit beaucoup de textes mais ce qu’il a écrit est très important pour la langue française. Il avait

commencé à travailler sur un autre texte « Nouvelles remarques de M. de Vaugelas sur la langue

françoise », mais il n’a pas eu le temps pour le terminer, en fait il s’agit d’un texte inachevé.

Marie de Gournay

Elle a vécu entre le XVI et le XVII siècle. Elle s’est occupée de la publication des textes de Montaigne et

surtout des Essais. Il s’agit d’un personnage qui a eu une formation classique, qui a étudié le latin et le

grec, elle s’est occupée de corriger les citations latines des manuscrits de Montaigne (avec qui elle a un

rapport très étroit) justement grâce à sa connaissance du latin et du grec. Sa formation a été très détaillée

pour ce qui concerne la misogynie, elle vit et pense de façon féministe. Elle a eu un rôle très important

pour ce qui concerne la littérature, elle réfléchit sur le rôle de la femme dans la société française dans

cette période. Elle a traduit des auteurs classiques comme Salluste.

Jean-Louis Guez de Balzac, restaurateur de la langue française

Il s’est occupé de reformer la langue française et de donner des lignes guides à propos de cette langue. Il a

eu une formation religieuse car il a étudié chez les jésuites. Il a eu beaucoup de rôles pour ce qui concerne

la politique et la religion. Ce personnage est très célèbre pour ses lettres. Il a écrit à des personnages variés,

aux politiques de l’époque par exemple, même à Richelieu, et il a été reconnu en tant qu’épistolier. Il a

écrit un pamphlet « Lettres » en 1627. Il a fait partie de l’Académie française et il s’est occupé de reformer

la langue française qui nécessitait, selon lui, d’une amélioration. Il cherche à régler la langue française pour

ce qui concerne la prose, comme Malherbe pour la poésie. Il s’agit d’un texte qui n’est pas très important

du point de vue historique, il y a seulement des conseils pour faire comprendre aux destinataires

comment écrire.

L’Académie Française

Le cardinal de Richelieu a permis à l’Académie de voir le jour en 1634, il était le chef et le protecteur de

l’Académie. Maintenant le chef d’État a ce rôle. C’est une institution importante dans l’histoire française,

elle s’occupe de régler la langue. Il y avait le dictionnaire de l’Académie Française, des personnes y

travaillaient pour le moderniser. 1694 première publication du dictionnaire de l’Académie qui a été un

succès dans la société française de l’époque. Le deuxième avait l’ambition d’être universel, on voulait faire

considérer le français en tant que langue universelle. Il ne s’agit pas d’un dictionnaire publié chaque année

car le travail est très grand et détaillé. La quatrième édition de ce dictionnaire est celle de 1762, très

importante car elle se montre beaucoup plus riche par rapport aux autres. Il y a une description

véritablement universelle du français, on peut même y retrouver des domaines spécialistes de la langue

française.

On a eu plusieurs dictionnaires, mais les principes de l’Académie sont toujours les mêmes : chercher à

respecter le bon usage de la langue française et chercher à trouver la bonne réponse aux questions que

les locuteurs peuvent poser aux académiciens.

Académie Française et Accademia della Crusca en Italie : il s’agit d’organisations semblables.

Montesquieu a fait partie de l’Académie, Voltaire aussi, etc.

17/05/18

Quattordicesima lezione

Evolution de la langue française du point de vue de sa structure et de la littérature. Quand on parle de

littérature du XVII siècle on se réfère en général au genre d’évasion, le burlesque et la préciosité. La France

a vécu des périodes de guerres, très négatives, et on cherche à trouver l’évasion à travers la littérature. Un

ème

des livres les plus importants qui ont été écrits pendant le XVII siècle qui fait référence à ce genre est

« L’Astrée », qui a été publié par un écrivain très jeun, Honoré d’Urfé. Ce texte a lancé une véritable mode,

44

il a fait partir le genre de la littérature d’évasion. L’auteur est né en février 1567, on ne sait pas précisément

le jour mais on considère le 11, plusieurs professeurs, surtout Claude Longeon, ont cherché à étudier sa

biographie et ils se sont même occupés d’attribuer sa date de naissance. Il était le fils d’un noble seigneur, il

a eu une enfance très aisée, il a vécu à Marseille et il a eu une formation religieuse car il a fréquenté l’école

des Jésuites. Il a eu beaucoup de rôles dans la politique et dans la littérature. Il a été lieutenant. Il a eu deux

mariages et il a écrit beaucoup de textes, surtout pour ce genre d’évasion. Il a écrit un poème pastoral vers

1604, La Sireine, en 1603 les Épîtres morales, son chef d’œuvre est l’Astrée. Il s’agit d’un texte inachevé, il

ème

est mort avant de publier la 5 partie.

Il a fondé, avec d’autres personnages comme Vaugelas, une académie très importante en 1606-1607,

l’Académie florimontane, la première société littéraire née dans la région de la Savoie.

Parties publiées par l’auteur : il s’agit de 5000 pages 1607, 1610, 1619 et 1625 sont les quatre dates dans

lesquelles il a publié ces parties du texte. La cinquième partie a été publié par son secrétaire après sa mort.

Ce texte est très grand et articulé. Généralement on pense que son secrétaire, Pierre Boitel, a composé la

ème ème

5 et la 6 partie à partir de 1626, après la mort de l’auteur. Il s’agit d’un texte pastoral, précieux, mais

qui a influencé la littérature et le théâtre de l’époque (Molière après). On peut noter des influences même

aujourd’hui : Céladon, deuxième personnage de L’Astrée, qui faisait des comparaisons entre son aspect

physique et ses objets, est un nom employé aujourd’hui pour se référer à un type de céramique. Il s’agit

d’un texte très important aussi pour ce qui concerne les citations, une citation qui se réfère aux femmes

tirée de ce texte et qui est encore employée aujourd’hui est : « Dieu en créant les femmes, nous les a

proposées en terre pour nous attirer par elles au ciel ».

On décrit une société idéaliste, il n’y a pas de réalisme, on laisse de côté les situations troubleuses de ce

siècle. La littérature devient une façon d’idéaliser la situation française. La dernière période n’avait pas été

heureuse pour la France et on cherchait à l’oublier.

Langue : on commence à employer une langue recherchée, qui soit un peu coupée de la réalité

linguistique du peuple. Le langage se détache de la réalité, on peut le voir même pour le théâtre de

Corneille et de Racine qui utilisent une langue qui ne reflète pas la réalité. On cherche à éliminer les aspects

les plus repoussants et le langage est très artificiel.

A l’intérieur de ce genre d’évasion, la première chose dont on va parler est le burlesque qui est en vogue au

XVII siècle, qui commence avec L’Astrée et il se caractérise par ce langage articulé qui parfois est vulgaire

et qui veut décrire des choses nobles et sérieuses mais en créant des nuances comiques. Il y a un décalage

entre l’intrigue (la noblesse) et la langue, qui peut être jugée comme extravagante et comique. C’est la

façon dans laquelle le burlesque cherche à créer une littérature d’évasion. Quand on parle du burlesque, du

point de vue sémantique, on peut le considérer comme un registre ou un style plutôt qu’un genre

littéraire. On peut parler de burlesque quand il y a cette opposition entre contenu et langue. Le contenu

abordé, sérieux, est tourné en dérision par la langue.

Théâtre → Molière, lui aussi, écrit des textes qui ont été jugés en tant que burlesques. Il a porté le

burlesque au théâtre, ses œuvres évoquent le pathétique et le comique. Le texte de Molière le plus

important de ce genre est L’école des femmes. Dans ce texte on peut retrouver le champ lexical de l’amour

qui prévaut, la noblesse des sentiments, mais il tourne en dérision les sujets abordés dans ce texte même à

travers le langage. A coté de L’Astrée, le premier auteur qui a introduit le burlesque dans ses œuvres est

Molière.

Charles Sorel, lui aussi a écrit des textes qui font partie de ce genre d’évasion. Il a écrit des recueils très

importants comme Nouvelles françaises en 1623, qui peuvent être cataloguées en tant que nouvelles

précieuses. Il s’est inspiré de Cervantès, donc il a pris des caractéristiques de cet auteur espagnol et il a

introduit des choses nouvelles. Il a enlevé la brévité des fabliaux médiévaux ; on n’a pas seulement le rire

dans ses textes, il cherche l’équilibre entre les histoires sérieuses et le comique.

Toujours en 1623 il a publié L’Histoire comique de Francion, dans ce texte aussi on a le comique et la

présence d’un coté sérieux. Ce texte a été enrichi au fur et à mesure qu’il le republiait. On est passé de 7

livres à 11 à 12 en 1633. Il y a le goût de la satire, du comique. La caractéristique qu’on trouve dans ce texte

et qu’on ne trouve pas dans les autres œuvres précieuses est la réflexion sur la langue et l’écriture qu’il 45

faut employer dans un roman burlesque. Il s’agit d’une réflexion qu’on retrouve dans un autre texte, publié

en 1627, Le Berger extravagant, l’opposition linguistique qu’on voit dans ce texte on peut la trouver dans

le sous-titre, Anti-Roman, qui a été ajouté après 6 ans (burlesque). Il s’inspire de l’Astrée et il en fait une

satire. Dans ces textes on retrouve des textes guides pour l’emploi de langue dans des textes burlesques.

« La solitude ou l’amour philosophique de Cléomède » est aussi très important.

Il écrit même La Science universelle.

Dans la deuxième partie de sa vie il reprend à écrire des nouvelles (pas de romans).

Dans Polyandre, roman comique, 1648 (inachevé), il cherche à proposer une description très détaillée de la

vie de Paris, de la société parisienne à travers des personnages typés, qui ont des caractéristiques précises

et qui sont les symboles de certaines typologies de personnes.

Un autre texte d’évasion très important est « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand, l’une des pièces les

plus populaires du théâtre français. Librement inspiré de la vie et de l’œuvre de l’écrivain libertin Savinien

de Cyrano de Bergerac, elle est représentée pour la première fois le 28 décembre 1897 au théâtre de la

Porte-Saint-Martin, à Paris. Il s’agit d’un texte très difficile dans la mise en scène car on a beaucoup de

personnages et de lieux. L’auteur n’avait pas confiance dans ce texte et pensait qu’il serait un échec et il l’a

confié à l’acteur Coquelin. Au contraire, l’œuvre a été un succès pour lequel il a reçu presque 20 minutes

d’appréciation. Il a reçu le titre de la Légion d’Honneur pour son rôle social et il a commencé à mettre en

évidence cette décoration le jour après. Cyrano est un symbole, un personnage typé qui peut paraître dans

certaines parties un peu proches aux symboles de la littérature espagnole, comme par ex. Don Quichotte

ou dans la littérature anglaise Hamlet.

Sorel, et en général ceux qui s’occupent du burlesque dans ce siècle, s’occupent de révéler les mensonges

de la langue française. On cherche à introduire une langue dynamique avec la gestualité, la prosodie, qui

sont caractéristiques de la langue orale.

La phonologie commence à se faire place dans la littérature française, donc on cherche à éviter les syllabes

« sales » et certains mots. On n’emploi plus le mot cloche, cheval, on dit percer au lieu de tuer. On a des

choix du lexique qui sont excessives.

La préciosité se caractérise par l’artificialité de la langue. Il s’agit d’un genre qui s’est développé au XVII

siècle. Parfois on a une coïncidence des écrivains, ex. Molière duquel on a déjà parlé pour le burlesque.

Molière écrit Les Précieuses ridicules, la préciosité est proposée même dans Le misanthrope et

L’atrabilaire amoureux de Jean de La Fontaine

D’autres écrivains se sont approchés de la préciosité.

Racine et d’autres, au contraire, se sont détachés de ce genre et se sont approchés du classicisme.

Exception faite pour certains auteurs, en général on peut dire que la préciosité et le burlesque ont eu

l’influence majeure.

Influence linguistique de ce genre littéraire. On se réfère à l’orthographe et au lexique. Quand on parle du

ème

lexique on doit se référer aux néologismes du XVII siècle.

Du point de vue de l’orthographe, on a une simplification de la façon d’écrire, il y a certains mots dont la

simplification a été acceptée par l’Académie française.

Sur le plan du lexique on peut parler de véritables inventions lexicales qui avant n’existaient pas dans la

langue française. L’emploi de mots basiques était jugé comme « sale » et on les substituait avec des mots

plus nobles et recherchés. On a des périphrases hyperboliques, des métaphores, des techniques d’écriture

qui prouvent une langue artificielle.

Exemples :

Miroir : conseilleur de grâce

Les yeux : les miroirs de l’âme

A la cour on parlait une langue qui n’était pas aussi recherchée car il y avait des soldats, des artistes et des

artisans même étrangers. Là l’usage était plutôt grossier, il y avait des variations phonologiques et

prosodiques très particulières. Afin de s’opposer à cet usage, on doit se rappeler de Catherine de Vivonne

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Corso di laurea: Corso di laurea in mediazione linguistica e interculturale
SSD:
A.A.: 2018-2019

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher daniela2603 di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Lingua francese II e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università La Sapienza - Uniroma1 o del prof Di Pietro Alessia.

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