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Le Romantisme


L’adjectif romantic vient d’Angleterre et, à l’origine, il caractérise l’émotion que les lecteurs des romans médiévaux éprouvent.
En Allemagne, l’adjectif romantisch désigne les œuvres qui s’inspirent de la chevalerie, du christianisme, du Moyen Age et qui privilégient une dimension sentimentale et fantastique. Dans ce sens, le mouvement du Sturm und Drang l’oppose à l’objectif classique et c’est dans cette acception (signification) que l’adjectif romantique pénètre en France au début du 19e siècle.
Le Romantisme est un mouvement de négation du Classicisme, de réhabilitation du Moyen Age, de retour aux origines de sa propre identité nationale, d’affirmation du moi.
A l’optimisme du Siècle de Lumières on oppose le pessimisme; pour le héro romantique destiné au malheur, le bonheur est impossible. A la raison des philosophes du 18me siècle on oppose l’imagination et les vibrations de la sensibilité. L’imagination est un moyen pour échapper à l’angoisse du temps, pour accéder au monde invisible, à un univers imaginaire, pour faire face à la banalité du réel.
Tout ce qui emporte l’homme hors de ses limites – c’est-à-dire le rêve, la passion, même la folie – est préféré au sens de l’équilibre, de l’harmonie et de la mesure propres au Classicisme.
En France le Romantisme s’affirme surtout comme une réaction violente contre le Classicisme: les écrivains romantiques refusent les règles, les modèles et les genres de l’esthétique classique.
Contre le principe d’imitation, le poète romantique doit au contraire exprimer l’originalité de sa subjectivité. La liberté dans l’art c’est le principe fondamental revendiqué par les romantiques. Les règles de la versifications ne sont plus respectées, les genres sont mélangés, le comique et le tragique ne sont pas non plus dans la vie.
Victor Hugo écrit que la poésie, comme le théâtre, se mettra à faire comme la nature : à mêler dans se création – sans pourtant les confondre – l’hombre à la lumière, le grotesque au sublime.

Différences entre écrivains classiques et romantiques


Les écrivains classiques s’inspirent de l’antiquité grecque et latine et de la mythologie ; les écrivains romantiques, au contraire, s’inspirent du Moyen Age, national et chrétien. Le Moyen Age est donc la période historique la plus aimée de ces auteurs qui cherchent le mystère et l’obscurité des cathédrales et les passions violentes d’un temps qu’ils idéalisent et transforment pour créer une mythologie qu’ils opposent souvent à celle des Grecques ou des Romans.
Les romantiques renient l’antiquité pour redécouvrir la véritable identité du monde occidental qui plonge ses racines dans le Moyen Age chrétien. Le Moyen Age, méprisé par le 18me siècle qui l’a considéré comme une longue période des barbaries et des ténèbres, inspire particulièrement les romantiques.
Les cathédrales gothiques, les chansons de geste (ex. Chanson de Roland), l’art de troubadours, mais aussi Dante et la tradition italienne sont des sources d’inspiration.
Il faut ajouter que Chateaubriand, avec son œuvre « Le Génie du Christianisme », a beaucoup contribué à la redécouverte de l’art gothique, de la chevalerie des écrivains chrétiens.
Les écrivains classique fondent la littérature impersonnelle : ils étudient l’homme en général dans ce qu’il a de commun dans tous les temps et dans tous les lieux. Ils n’expriment jamais leur façon de penser ou de sentir et, surtout, ils ne se prennent jamais comme sujet de leurs ouvrages.
Les écrivains romantiques, au contraire, fondent la littérature personnelle parce qu’ils parlent de leurs sentiments et de leurs émotions qu’ils exposent souvent dans des œuvre autobiographiques ou qu’ils prêtent aux héros de leurs ouvrages. Avec le Romantisme entre en scène l’individu avec ses particularités propres, son égoïsme, ses idées, ses tourments, son intimité véritable. Le « moi » est analysé dans ses plus lointaines profondeurs psychologiques et dans ses manifestations les plus intimes.
Les écrivains classiques réclament la séparation des genres, notamment de la comédie et de la tragédie.
Les écrivains romantiques, au contraire, affirment la nécessité du mélange du comique et du tragique car dans la nature les choses sont mêlées et vouloir distinguer la comédie et la tragédie c’est trahir le réel. Le mélange des genres donne naissance au théâtre à un genre nouveau : le drame romantique qui veut être le plus proche possible de la complexité de la nature humaine.
Les écrivains classiques réclament l’application étroite des règles des trois unités de temps, de lieu et d’action qui avait été formulés par Aristote.
Les écrivains romantiques refusent ces idées par désir de liberté et parce qu’elle empêche la peinture de la réalité.
Les écrivains classiques soutiennent qu’il faut supprimer tous ce qui pourrait choquer le public; il faut donc éliminer le spectacle violent ou indécent.
Les romantiques, au contraire, soutiennent que la vie doit être peinte telle qu’elle est : mélange de bonté et de violence, de beauté et de laideur. Il faut secouer le public et le plonger dans un milieu vrai ou vraisemblable.
Pour les classiques, la nature reste un simple décor dans lequel l’homme conduit son existence.
Le Romantisme, au contraire, montre un grand intérêt pour la nature et, en particulier, pour les paysages exotiques. Le romantique exprime le désir de faire participer la nature à leurs état d’âme, de parler avec elle, de chercher en elle une consolation difficile à trouver chez les hommes.

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