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Emile Zola "La Curée"

Résumé de La Curée

Chapitre I

Octobre 1862. La belle Renée Saccard et son beau-fils Maxime, confortablement installés dans une calèche, sont de retour d'une promenade au bois de Boulogne, rendez-vous du Tout-Paris mondain. C'est la fin d'une tiède journée d'automne. Les voitures avancent au pas, les regards se croisent, curieux quoique familiers. La jeune femme est toutefois gagnée par une étrange lassitude. Le paysage, «peu à peu enveloppé dans un linceul d'ambre», soudain perçu de façon équivoque et suggestive, fait sourdre en elle une «torpeur délicieuse», dont la tire brutalement le contact involontaire de sa cheville sur la jambe tiède de Maxime.

Mais les voici arrivés à leur hôtel du Parc Monceau, où Aristide Saccard s'apprête à recevoir de nombreux convives. L'hôtel, fastueux, est de construction récente. «C'était une réduction du nouveau Louvre, un des échantillons les plus caractéristiques du style Napoléon III, ce bâtard opulent de tous les styles.» Autour de la table seront réunis de même des «échantillons» de personnalités attachées au pouvoir impérial par leurs fonctions et leurs intérêts. La politique des grands travaux de transformation de la capitale est au centre des conversations. Après un somptueux repas, les convives rassasiés se livrent, dans le grand salon, aux délices de l'après-dîner. Renée, quant à elle, observe jalousement la complicité naissante entre Maxime et la souffreteuse Louise de Mareuil. Sa chair s'éveille au milieu d'un surprenant jardin d'hiver qui jouxte le salon et dans lequel elle vient de se retirer. Son désir, en harmonie avec l'exubérance des plantes exotiques, est difficilement contenu dans les limites de la serre, cette «nef close» où sont célébrées les «noces puissantes de la terre».

Chapitre II

Retour en arrière. Aristide Rougon, fils de Pierre Rougon (voir la Fortune des Rougon), arrive à Paris «dans les premiers jours de 1852», accompagné de sa femme Angèle et de sa fille, la petite Clotilde, âgée de quatre ans. Il est prêt à tout pour parvenir, pour avoir sa part «de la curée chaude dont la ville allait être le théâtre». Il sera aidé par son frère Eugène, qui a pris une part importante au coup d'État, mais qui lui conseille dans un premier temps d'être patient et de changer de nom.

Aristide Rougon devient alors Saccard, employé à l'Hôtel de Ville. De cet observatoire privilégié, il aperçoit les profonds bouleversements qui vont modifier le paysage urbain et les bénéfices considérables qui peuvent être réalisés dans des opérations immobilières de grande envergure. La mort de sa femme vient à point servir ses projets. Il envoie sa fille à Plassans chez son frère Pascal. Grâce à sa sœur Sidonie, personnage trouble et influent, il épouse Renée Béraud Du Châtel, héritière d'une riche mais digne famille bourgeoise. Âgée de dix-neuf ans, la jeune fille a été victime d'un séducteur. Le mariage la sauve du déshonneur. Le couple s'installe rue de Rivoli. Avec le prix de sa complaisance, Saccard se lance dans les affaires. Ses prédictions sur les grands travaux vont se réaliser. Il met à profit sa connaissance des «rouages de l'expropriation» et, à l'aide de ses complices, remporte sa «première victoire». Il se lance alors «dans la spéculation à outrance», tandis que sa femme, «grisée, folle», entame une carrière de mondaine, emplissant «Paris du bruit de ses équipages, de l'éclat de ses diamants, du vertige de sa vie adorable et tapageuse». Seul l'hôtel Béraud Du Châtel, dans l'île Saint-Louis, avec sa solennité grave, ne semble pas devoir être atteint par «ces deux fièvres de l'argent et du plaisir» lancées à l'assaut de la capitale.

Chapitre III

En 1854 (en fait, si on établit une rigoureuse chronologie, ce ne peut être qu'en 1855), Aristide Saccard fait venir à Paris son fils Maxime, âgé de «treize ans et quelques mois». L'adolescent, «un grand galopin fluet, à figure de fille, l'air délicat et effronté», séduit Renée, qui décide de l'initier complaisamment à la vie parisienne. Maxime se révèle un «élève» particulièrement doué, très à l'aise dans le milieu pervers du Tout-Paris mondain.

Pendant ce temps, Saccard triomphe. Il multiplie les spéculations fructueuses, les entreprises les plus hardies, les projets les plus démesurés... et les duperies les plus colossales ! Renée, «jetée dans le monde du second Empire, abandonnée à ses imaginations», est en quête «d'une jouissance unique, exquise» qui fouetterait son âme de femme blasée. Les années passent, Maxime est désormais l'«homme-femme», un «hermaphrodite étrange venu à son heure dans une société qui pourrissait». Son intimité avec Renée grandit, fondée sur le partage des confidences les plus scabreuses. Cependant son père espère réaliser une bonne affaire en lui faisant épouser Louise de Mareuil, «condamnée à mourir jeune» en laissant une grosse fortune. La famille Saccard s'installe (en 1860) dans l'hôtel du parc Monceau, un «palais féerique de parvenu». Le crédit du financier est tel que son frère Eugène, devenu ministre, fait inviter Renée à un bal de la Cour aux Tuileries. L'empereur, ce «rêveur équivoque», daigne même porter attention à la nouvelle venue.

Chapitre IV

Nous nous retrouvons en 1862, au lendemain du dîner donné par Saccard et «dans les derniers jours d'octobre». Renée se fait conduire par son beau-fils au bal de Blanche Muller, actrice et courtisane. Elle n'y trouve pas le dépaysement qu'elle espérait. En revanche, elle se laisse séduire pendant le retour par l'atmosphère chaude et voluptueuse des boulevards et accepte de souper avec Maxime dans un cabinet particulier du café Riche. Ils deviennent amants à la fin du repas.

Saccard connaît de sérieuses difficultés d'argent. Il imagine de se remettre à flot par une spéculation sur des terrains qui appartiennent à son épouse et entreprend de la manipuler. Renée et Maxime s'installent dans leur relation incestueuse et adultère. Ils vivent leurs amours confortablement : dans la luxueuse chambre de Renée, plus farouchement et étrangement dans...

Chapitre V

Une année passe, de divertissements et de plaisirs pour Renée et Maxime, de «trafics compliqués» pour Saccard, qui mûrit son plan, aidé de Larsonneau, l'usurier des temps modernes. Paris s'amuse et étale son luxe. Renée, tenaillée par les soucis d'argent, prisonnière de ses dettes, tente désespérément de trouver une solution. Après avoir repoussé avec horreur une offre odieuse de Sidonie Rougon, elle cède finalement aux désirs de son mari, qui avait fixé «en nature» le prix de sa créance. Elle éprouve cependant un fort sentiment de culpabilité, exacerbée lorsqu'elle assiste, en compagnie de Maxime, à une représentation de Phèdre au Théâtre-Italien : «Comme son drame était mesquin et honteux, à côté de l'épopée antique.» Le déséquilibre psychologique s'accentue. Maxime ignore les rapports qu'elle entretient désormais avec son mari, mais, soupçonnant une liaison, il rompt brutalement. Il découvre toutefois inopinément le piège tendu par Saccard à son épouse, s'empresse de prévenir la jeune femme et, à cette occasion, redevient son amant. Renée refuse la signature dont Saccard a besoin pour mener à bien sa spéculation. Le mari soupçonne l'influence d'un amant, et il charge sa sœur...

Chapitre VI

Il y a un «bal travesti chez les Saccard, le jeudi de la mi-carême». La première scène s'ouvre sur une représentation de Narcisse et de la nymphe Echo. On retrouve réunis autour de ce spectacle tous les personnages du dîner d'octobre 1862, prospères, chéris du pouvoir, malgré les faillites et les prévarications.

Les trois tableaux se succèdent, avec dans les rôles principaux Renée, qui incarne «la douleur du désir inassouvi», et Maxime, qui dégage une «douceur vicieuse définir blonde». Après la représentation, les invités se ruent sur un plantureux buffet et laissent libre cours à leurs appétits débridés. Puis le cotillon fait entrer tous les airs à la mode dans le grand salon. Saccard annonce publiquement le mariage de son fils et de Mlle de Mareuil. Renée, surprise, convoque le jeune homme dans sa chambre, à l'étage. Elle le soumet à un chantage pour l'obliger à fuir avec elle. Pour se procurer de l'argent, elle signe l'acte de cession que son mari a laissé. Celui-ci, averti par sa sœur, surprend le couple et comprend tout. Il réfrène sa colère dès qu'il aperçoit l'acte signé. Son intérêt est plus fort que sa jalousie. Alors que résonnent les airs de valse et que les invités prennent congé, Renée prend conscience de son avilissement et de la fausseté de sa situation.

Chapitre VII

«Trois mois plus tard», nous retrouvons Saccard, accompagné de «quatre autres messieurs», «dans la trouée de démolitions que creusait le futur boulevard de Prince-Eugène». Les notables, dépêchés par le jury des indemnités de l'Hôtel de Ville, forment la commission d'enquête chargée d'estimer la valeur de terrains et des immeubles du grand financier. Charmés de leur promenade parmi les décombres et peu sensibles au sort des ouvriers du bâtiment, ils lui accordent sans peine les trois millions qu'il réclame.

Quant à Renée, qui se livre désormais au jeu et à divers excès, tous ses espoirs sont morts et ses affections taries. C'est «la fin d'une femme». Maxime est devenu veuf - et riche - pendant son voyage de noces. Il mène à Paris «dans un petit hôtel de l'avenue de l'Impératrice», une vie quiète de célibataire. La jeune femme, seule, retrouve tous les «mangeurs de curée» au retour d'une promenade au Bois, qui fait pendant à celle du premier chapitre. L'empereur lui-même apparaît, comme pour «donner un sens à ce défilé triomphal». Accablée, Renée mourra «l'hiver suivant» (1864) «d'une méningite aiguë», en laissant de fortes dettes.

Étude sur La Curée

Le personnage principal en est Aristide Rougon, dit Saccard, qui va faire une rapide fortune en spéculant sur les futurs terrains à bâtir à l'époque des grands travaux menés à Paris par le baron Haussmann. L'action se déroule à Paris. Eugène Rougon, qui a fait carrière en politique grâce à son soutien à Napoléon III, est ministre. Il connaît tous les plans des travaux d'Haussmann et peut donc participer à la curée, dépeçage de Paris par les spéculateurs.

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Scienze antichità, filologico-letterarie e storico-artistiche L-LIN/03 Letteratura francese

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher valeria0186 di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Letteratura francese e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università Università Cattolica del "Sacro Cuore" o del prof Zanola Mariateresa.
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