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FLOQUET I, II e III – Storia della Lingua – in: Rey, A. et alii (2007),

“Mille ans de langue française”, Paris, Perrin.

Langues indo-européennes et pré-indo-européennes

Langues indo-européennes: germanique, romane, slave, celtique, grecque, baltique, albanais,

iranienne, indienne.

Les passages : langues pré-indo-européennes → indo-européennes → grecs, celtiques (langue

gauloise), latine → langues romanes.

Présence indo-européenne à partir du I millénaire a. C. Mais avant?

Le radical *car (pierre) est un radical qui ne se trouve pas dans d’autres langues indo-européennes.

À l’époque pré-romaine, dans la zone géographique de la France actuelle, les Non Indo-Européens

furent les Ibères et Ligures, par contre les Indo-Européens furent les Grecs, les Celtes et les

Germains.

GRECS: situés à Nice ( du nom: Nikaia, dédiée à Nike), Antibes ( → Antipolis, la ville en face de

Nice) et Massalia, à partir du VI siècle a.C. Ils avaient des relations avec les Celtes.

Ils sont importants pour leur influence culturelle sur l’alphabet.

Écoles de Marseille pour les Celtes → Marseille ville tri-langues (celtic, grec et latin).

CELTES (première phase)

À partir du IV siècle a.C. ils sont distribués dans les différentes parties de l’Asie et de l’Europe.

Leur patrimoine culturel commun est basé sur la mythologie, l’idéologie guerrière, une structure

tribale et ils avaient des affinités linguistiques évidents.

CELTES (deuxième phase) → situés à Arras, Amiens, Beauvais.

Poussés par les Germains, il arrive une deuxième vague de Celtes: Belges, Atrébates (Arras),

Ambiens (Amiens), Bellovaques (Beauvais), Rèmes (Reims).

Il est très important de ne pas confondre les Celtes et les Germains: les Germains restent sur le

Rhin.

FRANCS: ils répresentent l’âge de bilinguisme “francico-latino” à partir du IV siècle.

période mérovingienne → Clovis

- période carolingienne → Charlemagne → Concile de Tours (813 d.C.), Serments de

- Strasbourg (842 d.C.), Séquence de Sainte Eulalie (fin du IXe siècle).

Exemples de germanismes: “guerre”, “banner”, “duc”, “seneschal”, “blé”, “échine”.

Les dialectes primitifs

CELTIC (ou gaélique): survivant des langues celtiques, il est mort lentement au cours des siècles

de la domination romaine. Moins de 200 mots dans le lexique du français moderne ont une

étymologie gauloise, comme “char” (wagon), “braies” (pantalons), “ruche”, “mouton”, “bouc”,

“blaireau” (animaux), “sillon”, “glaner” (agriculture), “boue”, “quai” (paysage). Beaucoup de noms

de lieux des villes françaises. En raison de l’expansion de l’Empire Romain, le latin a commencé à

être parlé de plus en plus souvent, et cela explique l’influence limitée et la petite longévité du

gaulois.

On doit faire attention à ne pas confondre le Celtic parlé avant la langue latine et le Breton-celtic

réintroduit dans le V siècle (→ les Celtes de l’Anglaterre sont entraînés par les Saxons et il se

réfugient en Bretagne);

→ il est le substrat, un langage préexistant au latin.

LATIN: avant de l’arrive de César, il commence la romanisation de la Gaule, dans le 120 a.C.

environ, pendant les guerres puniques, lorsque le Sud de la France tombe sous la domination

romaine. Les Romains ont influencé principalement les Celtes du Sud (Eudeni) et moins les Celtes

du Nord (comme les Belges). Cela se passe surtout à cause des facteurs démographiques (la quantité

de Romains est plus élevée dans le sud que dans le nord). Le nord a été longtemps “peu romanisée”

et i lest resté plus indépendant. Alors que la Gaule Narbonnaise est considéré pratiquement partie de

l’Italie, le Nord est considérée comme une véritable province: quelques tribus celtiques restent

isolés (Sequani, Ligoni, Biturgi).

→ par rapport au fait que le Celtic a eu un effet sur le substrat latin, la question est controversée, car

certains mots gaulois ont influencé le latin vulgaire (ex: ripa → riba → rivage : celtique?).

FRANCO (ou FRANCONE/FRANCICO): cette ancienne langue eut une grande influence sur le

vocabulaire de l’ancien français après la conquête de la tribu germanique des Francs des parties de

la Gaule romaine pendant les invasions barbares du IV et V siècle, bien qu’elle commence à

disparaître autour du VIII siècle. Le nom “français” est dérivé du nom de cette tribu. De nombreux

autres peuples germaniques, et compris les Bourguignons et les Visigoths, se trouvaient dans cette

zone à ce moment. Les langues germaniques parlées par les Francs, les Bourguignons et les autres

n’étaient pas langues écrites, et à cette distance est très difficile d’identifier la source spécifique qui

est dérivé d’un mot germanique en français moderne: il s’agit de 650 mots environ. Nous nous

souvenons en particulier de nombreux termes liés au domaine sémantique de la “guerre” (WERRA).

Parmi les plus courantes: “épée” (par SPATHA), “blesser”/“blessure” (BLESSE), ou même

“gagner” (“gagner une bataille”, à partir de WAIDANJAN). Beaucoup de termes abstraits indiquant

les couleurs (“blanc”, BLANK), les qualités morales ou de caractère (“riche”, “hardi”, “laid”) et de

l’administration territoriale (“fief”, FEHU; “ban”, BAN; “marquis”, MARKA) sont d’origine

germanique. Du point de vue morphologique, la langue française a hérités de la Franconie

nombreux suffixes comme -ISK, plus tard évolués dans -OIS, -AIS, comme dans le cas du français

éponyme (“Français”, FRANKISK, “homme libre”), ou encore le péjorative -ARD (“vieillard”,

“bâtard”). On a suggéré que le passé composé et d’autres temps composés utilisés dans la

conjugaison française sont le résultat d’influences germaniques.

Autres mots germaniques dans l’ancien français sont apparus à cause des colonies normandes en

Normandie pendant le X siècle. Les habitants de ces colonies ont parlé le “norreno” et leur présence

a été légitimée et rendue permanente en 911 d.C. avec Rollone de Normandie. Certains termes

marins, comme les quatre points cardinaux, ont aussi été pris par l’ancien anglais à travers les

Normands.

→ le “francone” occidentale et d’autres langues parlées dans cette région représentent le strate

supérieur (super-strat) du latin vulgaire de Gaule.

EN RÉSUMANT:

ÉTAPE 1: les Celtes, les Grecs, les autres populations

ÉTAPE 2: latinisation

ÉTAPE 3 (Moyen-Age): français, occitan, franco-provençal

Étapes de romanisation et latinisation

Latinisation = expansion de la langue latine

Romanisation = expansion de la politique romaine

CIVILISATION = LANGUAGE

→ la latinisation fut différent par rapport à la région de la Gaule (sud - nord).

La Gaule était une région caractérisée par une fragmentation ethnique marquée. Les Romains, par

conséquent, quand ils ont envahi la Gaule (58-51 a.C.) ne se trouvaient en face d’un peuple

uniforme celtique (bien que les Celtes avaient occupé la plupart du territoire), mais aussi trouvaient

les Belges (un peuple mixte de Celtes et Germains) et une pluralité de communautés ethniques

probablement pas indo-européenne: les Ligures, dans le sud-est, et les Ibères dans le sud-ouest.

Donc, des communautés très différentes par rapport au langage et l’organisation sociale. La

situation linguistique de la Gaule pré-romaine, alors, ne peut pas être résumée avec le gaulois.

L’élément celtique était certainement le plus important, mais il y avait encore 4 ou plusieurs

familles de langues dans le meme territoire.

Le Gaulois, politiquement hétérogène, a trouvé moments d’unité sous la pression de l’époque

romaine, en particulier pendant la Campagne des Gaules de Jules César. Le processus de

romanisation et latinisation de la Gaule, les termes avec lesquels on indique l’acculturation,

l’intégration et l’assimilation du peuple gagné par les Romains, comprenait:

-l’adotion des noms romains, le remplacement des vieilles lois tribales avec le droit romain et la

création de droits de propriété, la propagation des institutions typiquement romaine;

-les routes, les villes et les marchés romains;

-l’adotion progressive de la langue latine à travers les écoles et les théâtres pour certaines élites (les

écoles romaines n’étaient pas pour tous, les “druids” du nord poursuivent leur fonction éducative);

-le Christianisme.

La conquête romaine a commencé à partir de la Gaule Narbonnaise dans le 121 a.C. (considérée

comme la prémière étape → Narbonne est devenue capitale en 118 a.C.), puis en Belgique,

Luxembourg, partie de la Suisse, les Pays-Bas et l’Allemagne, et va terminer dans les années 58-51

a.C. avec Jules César (considéré comme le deuxième étape), comme il reconte dans son ouevre “De

Bello Gallico”, la source principale pour la reconstruction des événements. À fournir le prétexte à

César pour entrer avec les armes en Gaule fut la migration des Helvètes (un autre peuple d’origine

celtique) vers la Gaule Narbonne. Nous aurons la pacification complète de la Gaule en 51 a.C. (la

“pax romana”): la région sera divisée en trois parties distinctes: la Gaule Belgique, l’Aquitaine et la

Gaule celtique.

Le terme «Gaule» restera dans l’usage jusqu’à la tardive antiquité et au début du Moyen Age,

lorsque la stabilisation du royaume des Francs conduit à l’affirmation du mot “France”.

EN RÉSUMANT:

ÉTAPE 1: II siècle a.C. → conquête de la Gaule Narbonnaise (Narbonne) pour aider à Marseille

contre la Ligurie → Narbonne devint la capitale en 118 a.C.

ÉTAPE 2: Jules César, 58-51 a.C. → Trois Gaules.

Le rôle du Christianisme

Le christianisme a été certainement un facteur de propagation linguistique et culturelle. Religion

initialement illégale dans l’Empire romain, il sera introduit en Gaule à la fin du I siècle d.C. Une

date à retenir est le 313 d.C., l’année de l’Édit de Milan, avec lequel Constantin a proclamé la

liberté religieuse dans l’Empire.

Dans ce processus d’évolution linguistique, le christianisme a eu un rôle inexacte et son influence

est incalculables, cela pour ce qui concerne le lexique, influencé par des nouveaux concepts et une

nouvelle sensibilité, et aussi pour ce qui concerne le bouleversement des structures sociales.

Exemples d’innovations lexicales découlant du christianisme sont:

→ du grec: ECCLESIA (“église”), MARTYR (“martyr”), APOSTOLICUS (“apostolique”),

DIABOLUS (“diable”);

→ des langues sémitiques: AMEN, OSANNA, MESSIA, ALLELUIA.

Nous trouvons aussi des néologismes: SALUS (santé → salut), DOMINUS (maître → seigneur),

REDEMPTIO (récupérer → racheter).

La propagation du christianisme suppose, en effet, de faire de la Bible qulque chose de familier à

toutes les personnes de différents niveaux et conditions socio-culturelles. Le prosélytisme chrétien

cherchera également à utiliser un style simple (le “sermo humilis”) afin d’être compris par les

masses. Saint Augustin lui-même l’avait recommandé, autour du V siècle.

En 813 d.C. il y a eu le Concile de Tours, instituit par Charlemagne, qui est considéré comme la

naissance officielle des langues romanes. Au cours des travaux du Concile, les évêques ont pris note

de l’autonomie de langues neo-latines, ça veut dire de langues romanes, et ils ont recouru à la

première documentation du terme «romain» (langue “romaine”, d’où le terme «romance» dans le

sens de langue dérivée du latin) pour se référer à la langue couramment parlée en Gaule à l’époque,

par opposition à la langue germanique parlée par les Francs.

À la fin, le Concile a établi que l’homélie sera toujours en latin, tandis que la prédication doit être

faite rigoureusement en RUSTICAM ROMANAM LINGUAM (les langues romanes) et AUT

THIOTISCAM (les langues germaniques), afin que chacun puisse comprendre.

PÉRIODE MÉDIÉVALE: MOITIÉ DU XIX SIÈCLE (850 d.C.), prise de conscience des deux

entités linguistiques:

a) il y a un latin lettré

b) il ya une variété de latin très différente de celui lettré: le “proto-français”

Nous sommes à un moment où nous avons les premiers écrits du proto-français et à une époque où

la langue latine est une langue presque homogène tandis que le français médiéval tend à la

fragmentation. La variété est appelée “patois”.

Le latine lettré continuera toujours à affecter le français comme langue de culture (lexique et

grammaire).

EN RÉSUMANT

Le prestige du langage unifié: LATIN

Variations spontanées: LES DIALECTES FRANÇAIS

variations géographiques → diatopiques

variations sociales → diastratiques

variations du registre → diaphasiques

variations du moyen → diamesiche (oral-écrit)

variations dans le temps → diachroniques

Naissance et développement de dialectes

Les langues romanes développées en France sur la base d’influences primitives (gaulois, latin,

francone/francico) se sont divisés dans un système ramifié de variations régionales. Les linguistes

ramènent chacun de ces idiomes à l’interieur de trois grandes familles distinctes: la langue d’OÏL

(parlée au nord de la Loire, dont le francien de Paris, la vallon de la Belgique et l’anglo-normande),

les langues d’OC (parlées au sud de la Loire, et parmi elles, la plus importante est le Provençal) et

enfin le franco-provençal, largement parlé dans la zone géographique entre la Savoie, la Suisse, la

Vallée d’Aoste et le Piémont occidental.

Les dialectes (parlés et écrits)

Pendant le Moyen Age, il n’existait pas le mot «dialecte»; ils étaient connus comme “patois”;

aujourd’hui ils sont délimitées géographiquement et idéalement avec des lignes dites “isoglosse” →

le Français (ou langue d’oïl) qui à son tour avait ses variétés régionales (lorrain, normand, anglo-

normand, champenois, bourguignon, picard), l’occitan (ou langue d’oc) et le franco-provençal. Ce

régime désigne aussi une différence LANGUE/DIALECTE → le deuxieme désigne infériorité

culturelle, car il n’était pas vehiculé et transmis par le contexte écrit. Ainsi il naît le concept de

«koinè» (mot grec qui fait référence à la langue écrite commune qui a été utilisé dans la Grèce

antique et qui a servi comme “toit” pour les différents dialectes parlés). Une langue de koiné peut

donc être comprise comme une nouvelle variété qui peut être utilisé comme un moyen de

communication entre les partenaires des différentes zones dialectales, comme prise de conscience

commune de la langue.

Les “scripta”

Avec la notion de «scripta» on indique une caractéristique écrite de la tradition de la langue d’une

région particulière, qui tend à la koinisation. En parlant de “scriptae” nous ne parlons pas seulement

de la langue de la littérature, mais aussi des dossiers privés ou publics. Avec une référence

particulière à l’Europe romane médiévale, avec le nom de scripta on désigne le système, différent

d’une région à l’autre, avec lequel il se rend dans l’écriture la langue parlée. Mais attention, les

“scripta”, ou langues écrites régionales, ne sont pas les dia

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Scienze antichità, filologico-letterarie e storico-artistiche L-LIN/04 Lingua e traduzione - lingua francese

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