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…spaceger, strade, ragionner, mescoler, leggiadres..

…Il est un peu straque, parce qu’il a battu la strade depuis le matin et qu’il ne pourra donc pas se

rendre dans une case un peu discote…

LA TENDANCE PHONÉTISANTE

→ Louis Meigret, Traité touchant le commun usage de l’escriture francoise, 1542

→ Louis Meigret, Tretté de la grammere françoeze, 1550

mais = mes

teste = tête

LA RICHESSE DE LA LANGUE FRANÇAISE: UN FAIT RECONNU

→ Jean Pillot, Gallicae Linguae Istitutio, 1550

→ Ramus, Gramere, 1562, 1572

XVIIe siècle

1610 : mort Henri IV ;

1715 : mort de Louis XIV.

→ La régence de Marie de Médicis (le règne de Louis XIII et la domination de Richelieu)

→ La régence d’Anne d’Autriche (et le pouvoir de Mazarin)

→ Le règne personnel de Louis XIV (1661-1715)

→ Église catholique contre la Réforme

→ Assassinats politiques Henri III et Henri IV

→ Jeu serré entre France, Espagne et Italie (quant à la synthèse entre héritage de la latinité et

affirmation chrétienne) pour la suprématie européenne du point de vue politique, religieux,

linguistique et culturel

→ Nicolas Pasquier, «le cadavre de la France»

→ Guillaume du Vair, Traité de la constance et consolation ès calamités publiques, 1595

LES PROBLÈMES LINGUISTIQUES

→ 1635, Richelieu crée l’Académie Française

→ Édit de Nantes: volonté centralisatrice

→ Influence de l’Italie et de l’Espagne

LE STATUT DES LANGUES ET DIALECTES RÉGIONAUX: RECUL OU RENAISSANCE?

→ Les troubles politiques ont bloqué la politique linguistique centralisatrice ;

→ Replie sur soi des identités régionales.

LE BASQUE

→ 1593, Henri IV prend une partie de la Navarre ;

→ 1620, Louis XIII cette région est rattachée.

L’OCCITAN

Renaissance de la culture occitane:

→ Argument historique

→ Thèse philologique

→ Esthétique de la langue

César de Nostredame: « le provençal vulgaire a donné loy à toutes les autres langues, et leur a

premierement ouvert et frayé le chemin de bien proser et rythmer »

Pierre de Caseneuve: « La principale gloire de tout ce que je viens de dire en faveur de la langue , et

de la poésie provençale, doit sans doute appartenir à la ville de Toulouse »; le provençal « est le

langage le plus délicat de nostre atge »

Pierre Gouduli: « Enfant de Toulouse, il me plaît de prepétuer sa belle langue »

LE RAPPORT ENTRE LA RENAISSANCE PROVENÇALE ET LE POUVOIR ROYAL

standardisation ou dialectalisation?

Quelle est la langue parlée à la Cour?

LE CLASSICISME

« Le classicisme opère la synthèse, dans des œuvres de toute nature, d’un moment et d’un milieu,

d’une doctrine et d’un goût, d’un ordre et de sa transcendance, des règles et du sublime.

L’harmonie préétablie entre les créateurs et leur public explique l’adhésion enthousi aste à une

esthétique en mouvement.

La complicité, au delà de la théorie de l’imitation entre la nature et la raison, explique les causes de

ce triomphe.

Deux données rendent compte de ce succès : l’unité d’une langue française porteuse d’une

rhétorique sociale telle que l’ont façonnée le poète Malherbe, le grammairien Vaugelas, les

théoriciens de l’« honnête homme », tel Nicolas Faret ; l’unité d’une société courtisane et urbaine,

aristocratique et bourgeoise, qui a conscience d’être et d’exprimer un apogée de la civilisation ».

LE “PROBLÈME” DE LA LANGUE

→ Les puristes avec Malherbe:

Deimier écrit: « Il faut donc se travailler surieusement à écrire si bien qu’il n’y puisse rien avoir à

redire au jugement de la raison »

MALHERBE:

→ Dégasconner la cour ;

→ Combattre l’abus des fictions ;

→ Limiter les expressions étrangères à la mode à la cour.

Les puristes : Théophile de Viau (« Écrire à la moderne »), Jean Louis Guez de Balzac (La querelle

sur Les Lettres, 1624)

→ Les antipuristes avec Mme de Gournay:

« l’innovation et l’augmentation restent necessaires pour nostre François »

MARIE DE GOURNAY: éditrice de Montaigne, « fille d’alliance » de Montaigne. MARIE DE

GOURMAY THÉORICIENNE DE LA LANGUE → Du langage François, La Deffence de la

Poësie et du langage des Poëtes

Les antipuristes : Jean-Pierre Camus, Mathurin Régnier

MALHERBE, Les heureux succès de la Régence, vv. 60-70

« Apollon, a portes ouvertes, Laisse

indifféremment cueillir Les belles

feuilles toujours vertes Qui gardent

les noms de vieillir;

Mais l’art de faire des couronnes

N’est pas su de toutes personnes,

Et trois et quatre seulement,

Au nombre desquels on me range,

Peuvent donner une louange

Qui demeure éternellement ».

BOILEAU, L’Art poétique

« Enfin, Malherbe vint, et le premier en France, Fit

sentir en ses vers une juste cadence.

D’un mot mis en sa place enseigna le pouvoir

Et réduisit la muse aux règles du devoir,

Par ce sage écrivain, la langue révérée

N’offrit plus rien de rude à l’oreille épurée ;

Les stances avec grâce apprirent à tomber,

Et le vers sur le vers n’osa plus enjamber ».

MALHERBE: « Quelque absolu que vous soyez, vous ne sauriez, Sire, ni abolir ni établir un mot, si

l’usage ne l’autorise ».

LA BRUYÈRE: « C’est un métier que de faire un livre, comme de faire une pendule »

RACAN, Mémoires pour la vie de Malherbe: « Toute la gloire que nous pouvons espérer est qu’on

dira que nous avons été deux excellents arrangeurs de syllabes ».

MONTAIGNE À MARIE DE GOURNAY

« J’ai pris plaisir à publier en plusieurs lieux l’espérance que j’ai de Marie de Gournay le Jars, ma

fille d’alliance, et certes aimée de moi beaucoup plus que paternellement et enveloppée en ma

retraite et solitude comme l’une des meilleures parties de mon propre être. Je ne regarde plus

qu’elle au monde. Si l’adolescence peut donner présage, cette âme sera quelque jour capable des

plus belles choses et entre autres de la perfection de cette très sainte amitiée, où nous ne lisons point

que son sexe ait pu monter encore ».

MARIE DE GOURNAY À MONTAIGNE

A Michel, seigneur de Montaigne sur ses « essais »

Ainsi que l'œil d'un astre, ornement de la nuit,

Qui voit du nouveau jour la pressante saillie.

Rallumant tout en soi sa vigueur recueillie

Décoche un vif éclair, puis à chef bas, s’enfuit.

Ainsi la France hélas ! dont jà le bûcher luit

Pour voir d’un haut honneur sa détresse assouvie.

Ranimant à ce coup ses esprits et sa vie,

Comme un dernier chef-d'œuvre entre nous l’a produit.

Toi que, dès l’âge simple où l’on sort de l’Enfance, Loin de ton beau séjour,

loin de ta connaissance, Sous la foi des « Essais » pour père j’ai reçu,

Permets qu’en lettres d’or sur leur carte immortelle Je grave ici ce vers qui

s’éternise en elle : Montaigne écrit ce livre, Apollon l’a conçu.

RONSARD, Errant par les champs de la grâce

Errant par les champs de la Grâce, Qui peint mes vers de ses couleurs, Sus les bords Dirceans

j’amasse Le thresor des plus riches fleurs, Afin qu’en pillant je façonne D’une laborieuse main La

rondeur de ceste couronne Trois fois torce d’un ply Thebain, Pour orner le hault de la gloire Du plus

heureux mignon des Dieux Qui ça bas ramena des cieulx Les filles qu’enfanta Mémoire. Mémoire,

royne d’Eleuthere, Par neuf baisers qu’elle receut De Jupiter, qui la fit mere, En neuf soirs neuf

filles conceut. Mais quand la lune vagabonde Eut courbé douze fois en rond (Pour r’enflammer

l’obscur du monde) La double voute de son front, Elle adonc lassement outrée Dessous Olympe se

coucha Et criant Lucine, accoucha De neuf filles d’une ventrée. En qui respandit le ciel Une voix

sainctement belle, Comblant leur bouche nouvelle Du just d’un attique miel, Et a qui vrayment

aussi Les vers furent en soucy, Les vers dont flattés nous sommes, Affin que leur doulx chanter

Peust doucement enchanter Le soing des Dieux et des hommes.

THÉOPHILE DE VIAU, Le soleil est devenu noir

Un corbeau devant moi croasse,

Une ombre offusque mes regards

Deux belettes et deux renards

Traversent l’endroit où je passe ;

Les pieds faillent à mon cheval,

Mon laquais tombe du haut mal,

J’entends craqueter le tonnerre :

Un esprit se présente à moi ;

J’ois Charon qui m’appelle à soi,

Je vois le centre de la terre.

Ce ruisseau remonte en sa source

Un bœuf gravit sur un clocher ;

Le sang coule de ce rocher ;

Un aspic s’accouple dune ourse ;

Sur le haut d’une vieille tour

Un serpent déchire un vautour ;

Le feu brule dedans la glace ;

Le soleil est devenu noir ;

Je vois la lune qui va choir ;

Cet arbre est sorti de sa place.

L’ACADÉMIE FRANÇAISE

Pellisson, Histoire de l’Académie française, 1653

« Notre langue est plus parfaite déjà que pas une des autres vivantes » (Serizay)

« L’Académie avait reçu une mission dont on mesure mieux aujourd’hui la profonde originalité :

constituer avec sagesse et économie une langue qui ne fût pas celle des spécialistes, des érudits, ni

celle des corporations, qui eût la clarté et l’élégance qu’on accorde au latin, où ne fût pas accentué

l’écart entre langue écrite et langue parlée, qui tînt enfin sa force de son double attachement à

l’usage et à la norme ».

Vaugelas, Les Cahiers du dictionnaire, Dictionnaire, 1694

« La principale fonction de l’Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence

possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de

traiter les arts et les sciences » (article XXIV). À cet effet, « il sera composé un dictionnaire, une

grammaire, une rhétorique et une poétique » (article XXVI), et seront édictées pour l’orthographe

des règles qui s’imposeront à tous (article XLIV).

LA PLACE DE LA GRAMMAIRE AU XVIIE SIÈCLE

→ Jean Nicot, Thresor de langue françaoise tant ancienne que moderne, 1606

→ Maupas, Grammaire, 1607

→ Antoine Oudin, Curiositez françoises pour supplement aux Dictionanire ou recueil de plusieurs

belle proprietez, avec une infinité de Proverbes et Quolibets, pour l’explication de toutes sortes de

Livres, 1640

→ Vaugelas, Remarques sur la langue française. Utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire,

1647

VAUGELAS (1647), Remarques sur la langue françoise, p. 20

Haïr : Ce verbe se conjugue ainsi au présent de l’indicatif, je hais, tu hais, il hait, nous haïssons,

vous haïssez, ils haïssent, en faisant toutes les trois personnes du singulier d’une syllabe, et les trois

du pluriel de trois syllabes. Ce que je dis, parce que plusieurs conjuguent, je haïs, tu haïs, il haït :

faisant haïs et haït, de deux syllabes, et qu’il y en a d’autres, qui font bien encore pis en conjuguant

et prononçant j’haïs, comme si, l’h, en ce verbe n’était pas aspirée, et que, l’e, qui est devant se peut

manger. Au pluriel il faut conjuguer comme nous avons dit, et non pas, nous hayons, vous hayez, ils

hayent, comme font plusieurs, même à la Cour, et très mal.

LES IDÉOLOGIES LINGUISTIQUES

→ Discours sur le différent génie des langues ;

→ Contre l’éloquence ;

→ Pour la défense du théâtre ;

→ Pour le bon usage de la langue.

LES CLIVAGES RÉGIONAUX

Langue et Nation sont intimement liées ;

La centralisation → francisation → aliénation provinciale.

Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1774

→ Le gout pour le jargon ;

→ La fascination pour les mondes clos.

Olivier Chereau, Le Jargon ou Langage de l’argot reformé, comme il est à présent en usage parmy

les bons pauvres

Réflexions sur la variation de la prononciation du timbre “o” et “ou”

Ex:

→ chose VS chouse

→ arroser VS arouser

→ L’usage des femmes savantes

→ Le style précieux

La naissance d’une esthétique mondaine : « la façon de parler de la plus saine partie de la Cour,

conformément à la façon d’écrire de la plus saine partie des autheurs du temp » (Vaugelas).

- Molière, Dom Juan (acte II, scène 1)

- Charles Sorel

- Cyrano, Le Pédant joué

- George dandin

- Scarron, Le roman comique

- Furetière, Le roman bourgeois

- Les Mazarinades

- Les agréables conferences

TÉMOIGNAGES DE L’ORAL

→ La littérature

→ Les documents légaux

→ Les manuels de conversation à l’usage des étrangers

→ Les méthodes d’apprentissage

DU SIÈCLE SAVANT AU SIÈCLE MONDAIN

Après Vaugelas → Port Royal → Lancelot et Arnauld, La grammaire générale et raisonnée

contenant les fondements de l’art de parler expliquez d’une manière claire et naturelle, 1660.

LA GRAMMAIRE DE PORT ROYAL

→ Examen d’une règle de la Langue Françoise : qui est qu’on ne doit pas mettre le Relatif après un

nom sans article (chapitre X) ;

Il a été traité avec violence

Il a été traité avec une violence qui a été tout à fait inhumaine

→ Lien entre le matériel linguistique (des phrases), des concepts philosophiques (concevoir, juger

et raisonner) et une analyse logique ;

→ Les mots sont scindés en deux supracatégories : dans l’une, ils renvoient aux « objets des

pensées » (nom, article, pronom, participe, préposition et adverbe) ; dans l’autre, ils renvoient à « la

forme & la maniere de nos pensées » (verbe, conjonction et interjection)

(Arnauld et Lancelot, 1660, p. 30). * * *

La fin de l’Ancien Régime

Quels sont les usages réels à la fin du XVIII siècle?

La fin de l’Ancien Régime, avant la Révolution de 1789, est une période caracterisée, au niveau

linguistique, par le double usage du français / dialecte et, au niveau philosophique, par le débat sur

la langue (la langue comme problème philosophique se retrouve pendand tout le XVIII siècle, dans

l’Illuminisme et dans la Révolution française). Le latin demeure la langue de culture et dans les

salons et les élites on disserte sur les mérites comparés des langues, l’universalisme, etc. Une bonne

partie de la population ne parle pas le “français”, donc la plupart de la population reste attachée au

patois.

Le Midi est moins développé que le Nord. On appellait “Terra incognita” les parties qui restent

enclavées: le Centre, la Bretagne, Les Pyrénées. Au Nord, ça veut dire autour de Paris, il y a une

situation linguistique plus proche au français (la Bretagne est un cas particulier), tandis que le Sud

présente une culture plus patoisante (on souligne: une culture “régionale”, le conservatisme des

usages, une population défavorisée). En ce qui concerne les différences entre les patois, on peut

dire que les dialectes du Nord se conçoivent comme moins différents du français standard; au Sud il

y a un va-et-vient des usages; le Breton a une étanchéité complète.

On peut certainement affirmer l’intérêt philologique pour les patois (témoigné par les dictionnaires,

les documents, etc); la curiosité pour les dialectes s’insère aussi dans le débat sur les origines du

français. De toute façon, les patois sont de plus en plus cantonnées à des formes anecdotiques et

plaisantes, pour ces raisons:

- insécurité linguistique;

- doute sur les usages;

- incapacité à exprimer des contenus différents.

En outre, le mot “patois” avait toujours une connotation très négative, indiquant une langue

rustique; “dialecte” était un mot plus sérieux, intellectuel.

Les patois - Littérature patoisante - La caricature des patois

Nous avons une quantité appréciable de documents par rapport au XVII siècle, du moment que deux

changements importants se verifient:

1) l’apparition d’une littérature patoisante (là où il n’y en avait pas avant, es. Bretagne);

2) l’intérêt philologique pour les patois (témoigné par les dictionnaires, les documents, etc); on peut

ajouter que la curiosité pour les dialectes s’insère dans le débat sur les origines du français;

Au Nord il ya une littérature stéréotypée et marginales; les thèmes comiques sont exprimés par les

chansons, les contes satiriques, les parodies. François Cottignies parlait de rivalités entre Tourcoing

et Lille, pour expliquer les rivalités ville-campagne. On assiste à la théâtralisation du contact des

langues.

Les patois, de toute façon, sont de plus en plus cantonnées à des formes anecdotiques et plaisantes,

pour ces raisons:

- insécurité linguistique

- doute sur les usages

- incapacité à exprimer des contenus différents

Malgré tout, on peut remaquer la présence de plusieurs oeuvres:

Pierre Chalons: Dictionnaire breton-français

Le Pelletier: Dictionnaire étymologique breton

Bullet: Mémoire de la langue celtique (qui souligne l’origine celtique du français!)

Père Pellas: Dictionnaire provençal et français

Abbé de Sauvages: Dictionnaire languedocien-français

Cambresier: Dictionnaire wallon-français

Littérature patoisante et burlesque exprimait aussi les tendances anti-politiques de cette période et

les revendications contre le pouvoir parisien (qu’on ne pouvait pas exprimer en français).

En Bretagne il y a une littérature moins vivante. Le breton est toujours la langue de la misère.

François-Pascal Karenveyer répresente une exception: il avait appris le breton, car il était noble.

La caricature des patois s’exprimait aussi à travers le “Théâtre poissard”. Le mot “poissard”

indiquait langage du people. L’objectif est de plaire et moins de documenter, plus précisément on rit

du fait que l’oral veut devenir forme écrite.

Beaucoup de ces philologues appartiennent à l’Eglise, en effet l’Eglise avait compris qu’en

s’accrochant au latin elle allait perdre une grande partie de son public. soutien aux langues et

cultures regionals. On assiste aussi au développement d’une littérature religieuse en patois. En

particulier, on souligne l’intérêt pour le Breton et le Provençal. Déjà au XVII siècle, on critiquait les

“gasconnismes”.

GASCON ET PROVENÇAL

Le gascon est une variété de l’occitan; son système vocalique et consonantiques le désigne comme

une langue spécifique. Ses particularités phonologiques s’expliquent par un substrat proto-basque.

Le phénomène du “gasconnisme” a été critiqué dejà au XVII siècle. Dans ce domaine on rappèle

deux œuvres: Desgrouais avec “Gasconismes corrigés” (1766) et Abbé de Sauvages avec son

“Dictionnaire languedocien-français” (contre les fautes). La première est une oeuvre addressée aux

personnes qui ne voulaient pas faire des erreurs, c’est à dire une oeuvre écrite pour éviter de parler

en gascon. L’auteur souligne une opposition entre à/dans (où le gascon utilize à) et une autre

opposition entre chair/viende (où le dialecte préfère le mot chair). En ce qui concerne le provençal,

il est defini par Rivarol comme une forme du patois, avec le picard. Provençal est également un

synonyme de occitan: il vocalise le /-i/ finaux en [w] comme le gascon; il a la diphtongasion des /-ò/

toniques contrairement au gascon; la dinstiction entre /b/ et /v/; la prononciation de /n/ finaux avec

la nasalisation partielle de la voyelle antérieure.

La Corse

Au XVIII siècle La France vient d’ajouter une nouvelle terre et une nouvelle langue: en effet le

corse ne se rattache pas au domaine d’oc, parce que la Corse avait eu une histoire à part. Elle avait

été pendant plusieurs siècles sous la domination de Gênes. La prèmiere révolte est seulement du

1729, et en 1734 il y a la prèmiere version de la constitution corse. Elle visait à donner une

légitimité absolue au Gouvernement de la Nation Corse. On doit rappeler une personalité

importante comme Pasquale Paoli qui s’est occupé de:

-enseignement primaire

-université

-service militaire

La Corse aura sa défaite en 1769 face aux troupes françaises. L’événement va marquer la lente

francisation de l’île et, enfin, le bilinguisme.

Jargons et argot

Au XVII siècle l’argot est appelé “jargon”, mot qui se réfère à un code hermétique pour les non-

initiés (voleurs, bandits). L’argot désigne toujours un registre bas de la langue, un marquage social

qui est l’antithèse du langage formel.

Le goût du bas est typique de la culture aristocratique de l’Ancien Régime (on rappèle Sade avec sa

littérature érotique de subversion). En 1740 le terme fait son apparition dans le “Dictionnaire de

l’Académie” e dans ce siècle on assiste à un nouvel intérêt pour l’argot, ponctué par une série de

dates et événements. En 1721 il y a l’arrestation de Cartouche (un voleur et meurtrier français

leader d’un group qui opérait dans la période de la Régence, après la mort de Louis XIV, et qui était

devenu très populaire). Après, en 1725, Nicolas Ragot écrit “Le Vice puni, ou Cartouche”, un

poème versifié accompagné par un glossaire (issu d’entretiens avec Cartouche). En réalité, on

découvre que le terme est attesté dès le XVII siècle: “Le Jargon de l’argot reformé” (1628).

L’éducation

Au XVII siècle l’enseignement se fait en latin (à caus de la tradition jésuite). Petit à petit on assiste

à l’hostilité face à la présence du latin et du grec. On rappèle l’exemple de Charles Rollin

(professeur au Collège de France) avec son enseignement axé sur le français l’étude des auteurs

français (Racine, Pascal, la grammaire de Port-Royal); le latin était perçu comme une langue

étrangère. On rappèle aussi des grands auteurs comme Voltaire, Abbé Prévost, D’Alembert, qui

ètaient tous contre les soutenances en grec et, enfin, Rousseau. Dans l’Émile il affirme que “le latin

égare l’esprit de l’apprenant qui ne sait plus à quelle réalités se rattachent ces mots étrangers”.

En 1762 la Faculté des Arts de Paris introduit la lecture des classiques français donnant le coup

d’envoi à la lutte contre le latin.

Questions d’orthographe

Dans le XVII siècle la question de l’orthographe n’est pas encore resolue. Il y a deux tendances: la

première, “reformiste”, plus moderne, qui voulait calquer les mots sur leur pronunciation réelle, et

une tendance “conservatrice” qui voulait respecter l’étymologie des formes.

L’orthographe est liée à la syntaxe. L’idée principale est celle de semplifier les rapports

son/grapheme pour fixer des règles. Sur cette question on attend l’opinion de l’Académie, qui a

encore une position conservatrice. En 1718 il y a la séparation entre les voyelles /i/ et /u/ et les

semi-consonnes /j/ et /v/. En 1740 la graphie devient plus moderne; des nombreuses graphies

étymologiques sont abandonnées, il y a une systématisation des accents qui porte à remplacer le “s”

avec l’accent circonflexe et les accents aigu et grave sont généralisés. En plus, au XVIII siècle on

respecte encore l’opposition de durée fini [ i ] – finie [ i: ].

C’est la période de la suppression des consonnes doubles, qui portera à maintenir la plupart de

celles-ci, mais aussi à la suppression des consonnes etymologiques (mais doigt reste tel quel alors

que toigt devient toit). Un graphème qui reste un problème est le /y /; il a été introduit au XVI siècle

pour des finalités ornementales et en 1740 l’Académie lui a conféré le soin de se substituer au son

intervocalique /ii/. Pour autant, le XVIII est le siècle de l’installation de l’orthographe moderne. On

peut parler aussi de distinctions sociales dans la graphie de certains graphèmes: par exemple, /oi/ a

trois réalisations: /we/, /wa/,/e/. En 1750 /we/ est considéré ringard et /wa/ est le plus standard.

Féraud, dans le “Dictionnaire grammatical de la langue française” (1761) relève que les deux

prononciations sont /e/ et /wa/, il ne relève plus /we/.

Puisque croire se prononçait le plus souvent /wa/ et les imparfaits en /e/, les imparfaits passent à

“ai” (“disais”) et l’Académie l’accepte en 1835.

Écriture spontanée (les apprentis lettrés, les peu lettrés, l’écriture autobiographique)

L’écrire et l’accès à l’orthographe répresente un continent qui a évolué: on le retrouve là où il

n’existait auparavant (par exemples dans les boutiques des marchands, les ateliers, les chambre de

bonnes, etc). Ce type d’écriture a des caractéristiques: l’absence de punctuation, l’absence d’alinéa,

les phrases sans bornes, la parataxe, l’orthographe instable. On souligne beaucoup de confusion

entre: demander et dire, que et dont, malgré et à cause, malgré + indicatif, je pour j’ai. En ce qui

concerne l’écriture spontanée de peu lettrés, nous avons l’attestation de la lettre de la femme de

Diderot qui montre l’absence d’une éducation à l’écrit. On sait qu’une norme existe mais on ne la

maitrise pas.

L’écriture spontanée autobiographique montrent 331 folios rédigés sans punctuation et d’autres

problèmes d’ortographe. Ménétra se moque de la littérature contemporaine et des normes qui

servent à régiementer la liberté individuelle. Il souligne l’anarchie et la tension autour de la norme :

on s’en moque car on ne la connaît pas suffisamment.

La Révolution et la langue française

(quelques dates

1789 : prise de la Bastille

1793-1794 : la Terreur

1793 : exécution de Louis XVI

1799 : coup d’État de Napoléon)

On parle d’une décennie fulgurante et novatrice sur le plan politique et social, et sur le plan

linguistique on parle surtout de “indécidabilité” : cela veut dire que les audaces novatrices

coexistent avec de tradition réactivées à rebours de la modernité.

Il s’agit aussi d’une période qui avait beaucoup de contradictions:

- le mouvement anti-latin est à son pic, le latin a perdu son prestige → MAIS → il y a un nouvel

intérêt pour la culture classique, l’intérêt pour la démocratie grecque et la République latine et

surtout le mouvement du “néoclassicisme”;

- lutte contre les modèles culturels de l’Ancien Régime, naissance d’une parole publique (floraison

des discours de contestation, d’avocats etc.) → MAIS → style oratoire hérité des jésuites,

rhétorique savante et non populaire, le peuple reste à l’écart, son langage n’est pas intéressant;

- idées nouvelles → MAIS → langage aristocratique, langage poétique, l’éloquence révolutionnaire

s’inspire de la langue classique;

- des idées nouvelles viennent d’Angleterre (parlementarisme), « anglomanie » (packet-boat >

paquebot, partner > partenaire, budget > budget), voter (anciennement mot religieux) > voter, esprit

public, vertus sociales, majorité, minorité, motion → MAIS → réticences des Révolutionnaires.

On parle aussi de “nationalisme”, exprimé surtout par Robespierre: on rappèle l’oeuvre “Discours

sur le gouvernement anglais” du 1794.


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