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Storia della lingua francese - Lingua e letteratura francese

La naissance de la langue française, langue d'oil et langue d'oc, les premiers documents, l'anglo-normand, le moyen français, l'humanisme et la Réforme, le role de François Ier, Marot, du Bellay et la Pléiade, Henri IV, les Essais, Malherbe, Vaugelas, la naissance de l'Académie française et le role de Richelieu, la preciosité et la carte du Tendre... Vedi di più

Esame di Lingua e letteratura francese docente Prof. L. Brignoli

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: fixer la langue, fonder la prééminence du parler sur l’écrit (qui doit reproduire

- Il contribue fortement à

le parlé) et séparer la langue littéraire de la langue vulgaire. Selon lui, un écrivain digne de ce nom

ne peut plus se compromettre à favoriser le mauvais usage. Seuls les genres burlesques, comiques et

satiriques peuvent s’en accommoder.

Les critiques contre Vaugelas :

- Il y avait des lacunes dans le Remarques ;

L’ancienneté de son model

- ;

- Le purisme étroit de ses expressions ;

- Il se contredit dans quelque passage ;

- Il avait des préférences personnelles.

avait patronné l’Académie

Henri III du Palais, qui avait joué un rôle important dans la reconnaissance de

Ronsard comme prince des poètes français. Sous ce règne, comme sous celui de Charles IX précédemment,

et d’autres,

des écrivains se réunissant chez divers lettrés et femmes du monde. Godeau, Habert, Maleville

prirent l’habitude vers 1625, de se livrer à de doctes entretiens sur les belles-lettres chez l’érudit Conrart,

conseiller royal. Le cardinal Richelieu, qui avait déjà autour de lui un cénacle de lettrés, fut informé des

par l’érudit ; il était aussi en relation avec l’Académie florentine de la

réunions chez Conrart Chapelain

admirait cette compagnie italienne et rêvait d’une compagnie semblable en France [L’Académie se

Crusca. Il

développe sur le modèle d’académie italienne : Cosentina (1511), Intronati (1525), Infiammati (1540), Crusca

(1583), Sepolti (1597)] souhaitant constituer, à partir des réunions chez Conrart, auxquelles il participait, une

institution d’État. Richelieu offre à ces lettrés sa protection, et leur demander s’ils ne souhaitaient pas

s’assembler régulièrement et faire corps sous une autorité publique, avec la mission de réglementer la langue

française. Une compagnie fut fondée, qui comprenait à l’origine vingt-sept membres, tint sa première séance

plus tard le nom d’Académie

le 13 mars 1634, et se donna française. Elle était devenue un corps officiel de

l’État monarchique. La mission de l’Académie fut établie par ses statuts, comportant cinquante articles, dont

les principaux sont les articles :

- 24 prescrit aux académiciens de donner des règles certaines à la langue française, de la rendre pure,

éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ;

- 25 il convient de puiser dans les meilleurs auteurs des modèles de dictions et de phrases ;

 stipule qu’il sera composé un dictionnaire

- 26 (a été rédigé en 1694 et les entrées étaient regroupées

par famille étymologiques. Il était très difficile à consulter, donc cette méthode était abandonnée dans

la douzième version et tous les termes sales ou vulgaires ont été éliminés), une grammaire, une

rhétorique et un poétique (des principes de composition des poèmes).

Tous ces articles, fixés par Chapelain dès 1634, répondaient au désir des Richelieu. Mais Vaugelas, chargé du

l’œuvre ne paraitre qu’en 1694.

dictionnaire, meurt en 1650 et

« Le sublime, le médiocre et le bas ou comique »

L’académie française distingue « trois genres d’écrire » : le sublime, le médiocre et les bas ou comique.

Mais la tradition dont elle s’inspire est plutôt celle de l’humanisme français, qui, dans la première moitié du

siècle, avant la Pléiade, avait tracé le programme d’une langue classique.

e

XVI le français classique, que l’Académie française a si puissamment contribué à fixer, s’oppose à la langue

Par-là,

docte du Parlement, où l’on prise une culture érudite néolatine.

Ainsi, l’Académie, par la voix de ses plus illustres spécialistes de la langue, gouvernait la littérature classique

et son mode d’expression, alors qu’elle était déjà, grand corps de la monarchie, peuplée d’autant de dignitaires

de l’État, de l’Église et de l’Armée. L’Académie était et est toujours l’image d’une constante de la vie

autant qu’une

culturelle française : la langue est en France une affaire politique affaire de culture.

14

Avantages pour les écrivains

L’Académie avait aussi un but social, surtout pour les écrivains qui pouvaient :

 

Participer à l’immortalité

- symbolique de la Monarchie (les écrivains les immortels) ils avaient

la possibilité de rejoindre le succès chez les nobles ; en effet, ils avaient un rôle fondamental chez les

cours ;

Fréquenter des dignitaires de la cour, un prestige qu’ils n’avaient jamais eu

- ;

de la profession de l’écrivain la figure des écrivains s’améliorait

- Réhabilitation ;

- Avantages économiques.

Avec le Romantisme les écrivains avaient un statut sacré et les intermédiaires du monde quotidien et ce qu’on

peut voir.

Corneille doit corriger Le Cid

sa fondation, l’Académie était devenue une autorité si importante, que les plus grands la

Peu après

consultaient, et remaniaient leur écriture en fonction de ses remarques : ce fut, notamment, le cas de Bossuet

; l’exemple le plus célèbre est celui de Corneille,

ou de Racine dont le Cid, sur lequel Richelieu souhaitait une

lecture critique, fut commenté par Chapelain. En 1660 Corneille a dû corriger ses textes pour les accorder

avec l’enseignement de Vaugelas. Il se plia donc à la doctrine, sacrifiant parfois de bons vers pour les

remplacer par de mauvais, jugés plus « corrects ».

Les admis :

Pour être admis, il faut écrire un éloge du disparait ; en effet, quand un académique meurt, son successeur

devait avoir l’approbation des femmes des salons :

- Paul Bourget premier romancier admis ;

 admise en 1981, parce qu’elle écrivait comme un homme

- Marguerite Yourcenar ;

- Amin Maalouf Un fauteuil sur la Seine ;

 admis en 2007, même s’il est toujours allé contre la norme.

- Alain Robbe-Grillet

Marc Fumerole était l’académicien le plus grand.

Les exclus célèbres :  parce qu’il écrivait dans une langue classique et il vivait à l’extérieur de la

- Charles Baudelaire

société ;  J’accuse

- Émile Zola : il accusait toutes les institutions des erreurs de la France ; en outre, il était

seulement un romancier et le roman n’avait pas le droit d’entrer dans les œuvres de l’Académie.

Jusqu’à la fin de XIX siècle, aucun romancier est accepté dans l’Académie.

L’épuration est la période de collaboration entre l’Allemande et les exclus.

Aujourd’hui, l’Académie est considérée un group des vieux, pas seulement pour l’âge des académiques, mais

– –

aussi et surtout pour leur pensée.

La préciosité (XVII siècle) :

Le français est la langue d’élite parisienne qui correspondait au 1% de la population. Elle était la langue

littéraire, qui depuis le 17 siècle n’a pas changée beaucoup. Elle a changé la S du pluriel (n'est plus prononcé

mais reste dans la graphie), les nuances / connotations des certaines mots (ennuit- "noia", prima era più forte)

La grammaire et le vocabulaire sont fixés, donc c'est une langue stable (du XVII siècle) qui va devenir la

langue de toute la France. 15 parce qu’il

La préciosité ne pas seulement un phénomène français, y a des exemples équivalent dans tout le

reste de l’Europe :

- En Angleterre avec Lily, auteur du XVI siècle ;

- En Espagne avec Gongora, fondateur du Gongorisme ;

- En Italie avec Gian Battista Marino, fondateur du Marinisme

Ces sont des exemples de poésie précieuse (la recherche du langage, du raffinement des expressions, rares,

ornée). En France la préciosité n'est pas liée à un pote en particulier, mais il y avait une différence au niveau

sociale (société du court pendant le rein de Henry IV - le soldat sont une partie importante, les guerres de

religions terminent à la fin du XVI siècle, tous les nobles étaient engagés dans les batailles). Aujourd'hui on

parle du langage de caserne pour indiquer le langage du soldat, le langage vulgaire.

Au début du XVII siècle, avec Malherbe, on voulait grossir le vocabulaire, aussi lequel des soldats qui ne

combattent plus. On se doive devenir plus délicats, toutes les élites de la société participent à cet effort. Les

femmes qui ont participé à la guerre devaient avoir politesse. Au XVII siècle, les femmes aristocrates

commencent à recevoir les gens des lettres dans leur maisons (Madame de Ramboillet chambre azur,

singulier à l'époque).

La préciosité était considérée de féminisme avant la lettre (le féminisme arrive plus tard, dans le XIV siècle).

Les femmes qui ne peuvent pas choisir leur vit (mariage était combiné) commençaient à réfléchir sur leur

condition, à proposer. Elles discutent dans les salons du mariage et amour en proposant le mariage à l'essai

(ils peuvent changer les couples après une prouve). Les salons étaient le règne des femmes, à l'académie

commence à se produire dans le XVI siècle (1610), les salons continuent pour deux siècles.

Le pouvoir était des hommes, mais il y avait les salons, où les femmes régnaient lorsque que l'Académie sera

formée, le salon décidés les candidatures des poètes de l'Académie.

Les femmes se mettent en lumière, qui voulait se faire remarquer par leur comportement et l'utilisation

précieuse du langage. 

Langage trop raffinés obscure, leur langage n'était pas compréhensible parce qu'ils voulaient raffiner la

cour, donc elles ne veulent pas que leur présence utilisât des mots vulgaires, trop explicits (être en couche

partorire, les mots en "ment" créaient des iperboles utilisé par ces femmes).

Le salon plus à la mode était de Mademoiselle de Scuderie; la mode était des romans fleuves (romans très

longues), de 5000 pages comme le "Grand Cyrus", et "la Clélie", les première romans sur la scène littéraire,

avec des péripétie amaurose, écrits par Mademoiselle du Scuderie.

-"La Clélie", du Scuderie

Elle dessin la carte du Tendre (tenerezza), qui devient un substantif : la carte décrit la naissance de l'amour et

se développement. Il y une ville : Novelle Amitié, avec un homme et une femme, qui va se mettre en place.

Le but est d'arriver dans les autres villes de Tendre. Il y a deux fleuves, reconnaissance et de styme. Si le deux

ont une inclination importante, on arrive à Tendre. L'homme doit faire ces hommages au figure féminin

laquelle acceptera le biegalant, la sincérité de l'amant (amant- qui aime, no qui je couche avec). La femme

doit montrer tous ses virtus pour pouvoir arriver à Tendre sur estime. (C'est une évolution de l'amour

courtoise). Puis on arrive à la mer, la séparation. On pouvait discuter : est que madame X à reçu monsieur Z?

est suffisant montrer de la tendresse?

"Les Précieuses Ridicules", Molière

Il y a une référence à la carte du Tendre. Il met en scène cette comédie dont les protagonistes sont des

précieuses. Molière était le plus grand dramaturge du XVII siècle qui allait à l'étranger, et était un acteur : il

est devenu la troupe du roi. Il a recité pour cette société (les précieuses) et écrivait pour le salon. Le précieuses

16

de campagnes qui sont à Paris sont des provençales, donc ils sont ridicules. Les véritables précieuses ne se

sont senti frappé par la comicité du Molière. Il mit en scène des cousins qui arrivent à Paris de la Provence

avec le père de l'un et l'oncle de l'autre. Ils veulent trouver une marie pour chacun. La pièce s'ouvre avec des

nobles personnages : il y a 2 filles qui n'étaient suffisant ment raffinées. Elles chargent leur valeur respective

d'aller présenter leurs hommages aux filles en disant ils sont des aristocrates, mais les deux filles croient que

les deux valeurs respectent le code de la galanterie, en citant la carte du Tendre. Les deux cousins veulent un

mariage, mais les deux filles veulent un concubinage.

: LA LANGUE DE LA LIBERTE’

5. CHAPITRE

Après avoir été la langue du roi, le français va devenir celle de la Révolution, de la liberté, de la Déclaration

des Droits de l’Homme et du Citoyen, bref celle de la République. Les révolutionnaires ont inventé la notion

de patrie, et il a bien fallu forger des mots nouveaux pour évoquer tous ces nouveaux concepts. Mais par-delà

de la question politique (Révolution) se posait forcément celle de la langue : la République « une et

indivisible » doit-elle imposer la langue de la Révolution à la France entière, ou bien respecter les dialectes

e

régionaux ? Tout au long du XVIII siècle, la langue a été le miroir et le vecteur de cette France en train de se

transformer radicalement, à tel point que l’on peut dire que le français est sorti du siècle des Lumières avec

son visage moderne.

Le prestige du français

Une série d’édits, consécutifs à l’annexion des provinces nouvellement conquises, exigent, à partir de la fine

siècle, l’emploi exclusif du français : édits pour la Flandre, pour l’Alsace,

e e

du XVII siècle et durant le XVIII

pour le Roussillon, pour la Lorraine et pour la Corse. Parallèlement à toutes ces conquêtes, le prestige du

français, depuis la fondation de l’Académie, n’avait cessé de croître.

siècle, à cet égard, peut être considéré comme une période où se prolonge l’idéal

e

Le XVIII classique, que les

écrivains continuent de se donner pour modèle, au moins quant au style et à la structure des phrases. Car en

de termes anciens prennent un sens nouveau à la faveur de l’évolution

ce qui concerne le vocabulaire, bien

des mentalités : des dernières découvertes et des idées nouvelles, largement suspectes au pouvoir royale, un

matérielles que l’idéal classique

grand nombre de mots jusque-là inconnus apparaissent, désignait des réalités

; elles sont liées au développement des techniques, de l’agriculture, du

aurait jugées trop concrètes et basses.

commerce, de l’activité financière, des sciences, de l’industrie, des arts et de la critique d’art, de la pensée

philosophique, politique et économique.

Ces progrès techniques ouvrent d’immenses horizons, non plus à l’imagination mais à la raison. Du même

coup, la philosophie, instrument de cette raison, devient la méthode universelle. Au milieu de ce siècle, elle

et semble en marche vers l’accomplissement du rêve des philosophes

est la nouvelle maîtresse du monde, :

établir le règne de la raison sur l’univers entier. (qu’il théorise la séparation des pouvoir

Montesquieu :

théorie amène à la Révolution française, qui n’est pas une révolution

législative, exécutif, judiciaire. Cette

populaire, mais bourgeoise), Turgot, Voltaire ajoute Candide à son combat philosophique, Rousseau offre

D’Alembert

au monde la pensée nouvelle du Contact Social, et Diderot lancent le programme de

l’Encyclopédie. C’est par la qu’a été véhiculé le concept de révolution. Il est devenu, familier

vocabulaire

aux masses, avant même que les philosophes n’aient agité les esprits. En 1762 le terme n’existe

opposition

pas encore dans son sens politique ; insubordination exprime une attitude peu connue des Français ; ameuter

date de cette époque. Aucun terme n’a encore fixé le but, n’a proclamé

est un terme de chasse ; le mot agitateur

quelques mots sont déjà présents pour marquer qu’on aspire à quelque chose d’inouï

la volonté générale, mais

et de grave.

Que fait le pouvoir pour lutter contre ce changement de mentalité ? Malgré les saisies, les censures, les lettres

dans l’entourage du roi (Madame de

de cachet, les exils en province, la philosophie compte des protecteurs

Pompadour). 17

Du bon usage des dialectes et parlers

Cette brillante carrière de la langue française classique en plein essor ne signifie pas que les langues

très vivaces en cette période où s’achevait le XVIII e

régionales ne fussent pas elles-mêmes siècle. La

Révolution française ne pouvait que s’efforcer de susciter la plus large adhésion populaire : il était de la plus

quasiment pas pénétré les

haute importance que le peuple comprît les lois nouvelles. Or le français n’avait

campagnes ; les paysans répétaient seulement les mots de la Constitution. Il faut donc faire que les nouveautés

politiques soient comprises dans les campagnes. De même que la République cherche sa voie entre un

fédéralisme et la centralisation parisienne, de même sur le pan linguistique la question se pose : faut-il

privilégier les idées révolutionnaires grâce aux dialectes, au risque de sacrifier cette unité nationale naissante

que seule peut assurer l’adhésion de tout le peuple à une seule et même langue ?

Jusqu’en 1793, ce fut un politique de la langue plutôt libérale : la traduction des décrets dans toutes les

langues régionales fut décidée par la Constituante dès juin 1790. Les provinces qui ont sauvé la Révolution

gagné le droit de revendiquer l’usage de leurs langues natales. Puis on commença, afin de répandre la

ont

connaissance du français, à développer les écoles sous une autorité nationale créée dès les premières séances

de l’Assemblée À la suite de ce rapport, est décrétée la création d’un

législative, en octobre 1791. Comité

d’Instruction Publique, composé de 24 membres, et chargé de développer les écoles à travers la France. Plus

Condorcet à l’Assemblée écarte le latin dans l’enseignement des écoles primaires, mettant

tard, le rapport de

fin à l’usage qui régnait jusqu’alors. Cette mesure d’exclusion du latin et d’enseignement du seul français dès

l’enfance visait aussi, en fait, les langues régionales. Elle est conçue comme le seul moyen de contrebalancer

le risque de fédéralisme linguistique que les traductions systématiques des lois en patois peuvent entraîner.

Ainsi, le choix de favoriser la compréhension des idées révolutionnaires contredisait paradoxalement l’esprit

de la Révolution à son étape initiale d’ouverture généreuse.

même

Un enthousiasme pour la nouveauté

La Révolution, dans cette première phase d’affirmation conquérante, est portée par un enthousiasme pour la

dans un double mouvement d’ouverture. Ce

nouveauté : on en trouve un écho linguistique intéressant

mouvement concerne : 

- Les mots nouveaux en 1791, la Société des amateurs de la langue française se donnait pour tâche

de « présenter la liste des mots que nous devons à la Révolution » ; 

l’ordre des mots

- Les inversions de dans la phrase (dont La Marseillaise offre des illustrations) il

s’agit d’un problème aussi politique que stylistique, car les ennemis de l’inversion, partisans de l’ordre

immuable, dit « direct », du sujet, du verbe et du complément, voulaient sauvegarder cette belle

ordonnance de la phrase française comme une reflet de l’ordre monarchique, dont ils étaient aussi les

défenseurs.

Le peuple devient adorateur de sa patrie, sans avoir jamais connu, avant la Révolution, ce mot, et encore moins

son sens. Le mot patrie évoque à lui seul l’appropriation de l’État par le peuple. Au-delà, il implique aussi un

attachement quasi affectif du citoyen à la nation. Le patriotisme devient la nouvelle religion. Son culte se

compose des fédérations, des serments, des baptêmes civiques, des baisers fraternels. Ses symboles sont les

cocardes, le drapeau tricolore, les piques coiffées du bonnet phrygien, les arbres de la liberté. Son dogme est

à l’image d’une table des Dix Commandements, et promet à tous une vie de bonheur.

L’expression de l’âme universelle du pays

Le sort de la Révolution, à présent que le roi ne représente plus ni l’unité du pays, ni son autorité suprême,

tient à la formation d’une âme commune : le français est désormais national. En répandant partout les

cœur, comme en un seul peuple, tous les Français. Tout

nouvelles doctrines, il allait unir en un seul cet

18

ensemble de valeurs et revendications s’exprime en un texte-manifeste rédigé dans la « langue de la liberté,

de l’égalité Déclaration des Droits de l’Homme,

et de la fraternité », la qui est en soi un concentre de

l’esprit des Lumières du XVIII

e siècle. Grace à ce texte fondamental et à travers lui, le français, après avoir

été l’expression du génie classique au XVII siècle, devient l’expression

e e

siècle et durant presque tout le XVIII

de l’âme La langue française, structurée par le travail de l’Académie, se voit soudain

universelle du pays. : on l’appelle la

décerner une distinction nouvelle langue de la liberté. Parler français apparait alors comme

une façon essentielle de se montrer patriote. Entre hommes de la société dominante, ne pas parler français

serait une manière de déroger. De lors, dans le reste de la population, comment ne pas se sentir déclassé quand

on ne le parle pas du tout ?

La Révolution sur la pente abrupte

est encore composée d’une

La France de 1794 mosaïque de dialectes : en Flandre, dans les Basses-Pyrénées,

en Bretagne, l’ignorance du français a pour effet qu’on y voit encore chômer le peuple pour la fête du Roi

(l’exécution de Louis XVI). Les dialectes sont aussi à l’origine d’autres difficultés : certains bataillons doivent

; la garnison de Huningue, par exemple, a été imprudemment formée de deux bataillons, l’un

être séparés

alsacien, l’autre de gens de Seine-et-Oise. Les soldats ne se comprenant pas les uns les autres, il est impossible

bientôt, on utilisera l’amalgame entre soldats de provinces différentes

de les conserver côte à côte. Mais

comme creuset d’apprentissage du français moyen de communication.

Le clivage entre ceux qui parlent français et ceux qui « patoisent » correspond également à un clivage social :

les proclamations des chefs monarchistes sont en français, les lettres du roi aussi, et chez les instruits, qui sont

souvent les plus fervents partisans de la Révolution, le français est mêlé avec le patois. Les gens d’origine

modeste truffent la langue française de formes dialectales, mais la parlent.

Barère, l’intransigeant

C’est dans ce contexte que le député B. Barère, le 27 janvier 1794, dénonce à la tribune de la Convention

montagnarde, au nom de la Comité de salut public, les périls que font courir à la république « les idiomes

anciens, welches, gascons, celtiques, wisigoths, phocéen et orientaux ». Barère dit plus loin : « dans la

démocratie, laisser les citoyens ignorants de la langue nationale, c’est trahir la patrie. Le français deviendra la

étant la langue des peuples. En attendant, comme il a eu l’honneur de servir à la

langue universelle,

Déclaration des Droits de l’Homme, il doit devenir la langue de tous les Français. Chez un peuple libre, la

langue doit être une et la même pour tous. »

À la suite de ce discours, il fut décidé par décret que des instituteurs de langue française seraient nommés

avant le terme de dix jours dans tous les départements où se parlait une des langues régionales dénoncées par

Barère, c’est-à-dire l’alsacien, enfin l’occitan et le corse.

le breton, le basque,

Le rapport de l’abbé Grégoire

L’autre acteur de cet épisode révolutionnaire est le célèbre abbé H. Grégoire, évêque constitutionnel respecté

par tous sa droiture et son austérité. En aout 1790, Grégoire avait procédé à une vaste enquête sur les patois

de France, en envoyant dans toutes les provinces une série de questions relatives au patois et aux mœurs de

». Ce questionnaire concernait le degré d’usage du français, la prononciation du patois,

gens de la campagne

son vocabulaire, sa grammaire, ses variations de village à village, son emploi dans la vie religieuse, etc. Les

réponses que Grégoire reçut à son questionnaire devaient, quatre ans plus tard, lui servir pour rédiger le rapport

qu’il présenta le 28 mai 1794 au Comité d’instruction publique « sur les idiomes et patois répandus dans les

différentes contrées de la république ». 19

À la suite de ce rapport, la Convention chargea le Comité d’instruction publique de faire rédiger une nouvelle

grammaire et un vocabulaire nouveau de la langue française.

La langue française ou la correctionnelle !

Un peu plus tard, le 20 juillet 1794, soit une semaine avant la chute de Robespierre, la Convention entendit

un rapport de Merlin de Douai, qui, citant l’ordonnance de Villers-Cotterêts, soutenait que la république,

garante de la liberté, pouvait bien interdire tout autre idiome que le français. On peut le considérer comme la

seconde grande mesure linguistique de l’histoire du français. Les quatre articles de ce décret stipulaient que

écrit autrement qu’en

désormais, aucun acte, ni même sous seing privé, ne pourrait être français.

Ainsi la Révolution, après avoir initialement favorisé la propagation des idées nouvelles par le biais des

dialectes, revenait, par l’appareil des lois, à une tradition déjà établie, selon laquelle la défense du français en

Les langues régionales apparaissent comme celles de l’ennemi, et la toute-

France est un combat politique.

puissance exercée par la langue française sur les autres langues était conçue comme seule capable de garantir

l’unité et l’intégrité du pays.

6. CHAPITRE : LA LANGUE DE LA DIPLOMATIE

Le français, après avoir connu ses heures de gloire au siècle des Lumières, allait connaitre des heures plus

sombres avec le déclin de la puissance économique et de l’influence diplomatique de la France dans le monde.

Au cours de XVII et du XVIII siècles, le français vient progressivement supplanter le latin. Il y a deux raisons

: d’une part la puissance militaire et politique de la France dans le monde, d’autre part les

principales à cela

qualités intrinsèques de clarté et d’élégance qu’on prête à cette langue.

Le français, langue universelle

Dans son célèbre Rapport du 16 juin 1794 à la Convention, l’abbé Grégoire, voulant montrer combien

l’universalité de la langue française lui vaut de prestige en tant que langue diplomatique, écrit notamment :

[…] ; c’est ce qui lui donne un caractère

Dans sa marche claire et méthodique, la pensée se déroule facilement

de raison, de probité, que les fourbes eux-mêmes trouvent plus propre à les garantir des ruses diplomatiques.

– – ; c’est

Les traités de Nimègue sont ceux qui en 1678 et 1679 sont importants pour la France de Louis XIV

en français, à l’apogée de la puissance de la monarchie, que sont négociés ces traités, qui mettent fin à la

guerre de Hollande, commencée six ans plus tôt. Aussi le traité entre les Turcs et les Russes de 1774 est rédigé

: il s’agit d’un traité essentiel dans l’histoire de la Russie, puisqu’il ouvre à celle-ci l’accès à la

en français

Mer Noir. Ainsi se situe à son point culminant. Dans cette seconde moitié du XVII siècle, l’universalité du

français, utilisé comme langue diplomatique même là où la France n’est pas directement partie prenante.

À plus forte raison le français est-il une langue diplomatique quand la France elle-même est un des pays

traité de Rastatt, conclu entre Louis XIV et l’empereur Charles VI.

signataires, comme on le verra en 1714 au

La France dut alors, pour mettre fin à la guerre de Succession d’Espagne, restituer les places qu’elle tenait sur

haute valeur symbolique, fut qu’on

la rive droite du Rhin. Mais précisément, une compensation culturelle, de

rédigea le traité en français, et non en latin, ce qui était contraire aux exigences de la tradition impériale. En

1718, un traité est conclu entre l’empereur d’Allemagne et les rois de France et d’Angleterre, pour la

de l’Europe.

pacification

Cette consécration du français comme langue diplomatique se confirme vingt-six ans plus tard, lors des

conventions de Vienne, dont la seconde attribue définitivement à la France la Lorraine et le Barrois. Et en

1748, c’est en français qu’est signé le traité d’Aix-la-Chapelle, qui met fin à la guerre de Succession

20

d’Autriche, et au cours duquel Louis XV restitue ses conquêtes continentales afin de préserver son commerce

maritime et colonial face à la concurrence anglaise.

Langue et diplomatie

Pourquoi le français ? Cette langue possède un aspect de rationalité et de rectitude, qui séduit même les êtres

retors, quand ces derniers redoutent les ruses du langage diplomatique.

Aux XVI siècle, les principaux États européens se font représenter pas des ambassades permanentes. La

diplomatie française connait un fort développement au XVII siècle, au point de devenir la plus importante

d’Europe. Son prestige durera jusqu’au XIX siècle : à cette époque, la France est représentée à Londres,

Vienne, Saint-Pétersbourg, Rome, Madrid, Berne et Constantinople.

La complexité des rapports internationaux, et les nouvelles conditions économiques, exigent un dialogue

permanent entre les principaux États. La guerre, néfaste au commerce mondial, n’est plus considérée que

comme l’ultime recours de la diplomatie. Dès le XVIII siècle, les théories sur le libre-échange économique

; l’emploi

apparaissent. On rompt avec des traditions étatiques et protectionnistes. Chaque cour a son protocole

minutieusement réglé que l’attribution des titres ou le nombre des révérences. Il existe

des langues y est aussi

deux langages officiels : celui que les souverains emploient à l’intérieur de l’État

- Le langage interne, ;

dont l’État se sert avec les pays étrangers ou que les étrangers utilisent pour

- Le langage externe,

communiquer avec l’État.

Il y a, en outre, l’opposition de deux langues « : l’une, le latin, est une langue morte

universelles » ; tandis que

l’autre, le français, est vivante. La victoire de la seconde n’était qu’une question de temps. Quelques faits sont

à noter :

L’ambassadeur du pape en France s’adresse en français au roi Louis XV. C’est une exception

- remarquable, car la règle veut que le nonce utilise exclusivement le latin pour parler aux souverains ;

- La chancellerie hollandaise considère le français comme une langue de ses relations extérieures ; elle

écrit en français aux rois d’Angleterre, d’Espagne, de Sardaigne ;

L’Angleterre écrit à l’Empire en latin, mais elle envoie

- au gouvernement russe des « resolutionnes »

en français.

Dès 1750 le français va faire d’énormes progrès, et son utilisation deviendra de plus en plus fréquente.

L’emploi du français de généralise aussi pour les communications verbales. Ces processus et favorisé par le

fait qu’à l’époque, le français est une langue réputée neutre. Sa généralisation est telle qu’en 1775,

l’ambassadeur de Russie, se présentant devant le Sultan, fait sa harangue en français. Ainsi se situe à son point

seconde moitié du XVIII siècle, l’universalité du français, utilisé comme langue

culminant, dans cette

diplomatique à travers les cours d’Europe.

L’irréparable perte du Canada

maquait l’abandon du Canada par la France. Cette perte est immense, irréparable. On ressent

Le traité de 1762

un véritable sentiment de frustration en songeant à ce que la France a perdu, en pensant que les choses auraient

pouvait s’introduire de manière définitive était à

pu se dérouler autrement. Un monde où la langue française

jamais livré à des langues rivales.

L’épopée napoléonienne

Les conquêtes de Napoléon créent un empire aussi immense qu’éphémère. Malgré les coalitions européennes

contre la France, l’empereur vient à bout de ses adversaires continentaux. L’Angleterre fait front à toutes les

tentatives de débarquement français, qui donnent lieu parfois à des projets fort irréalistes. Ainsi, l’extension

21

des mers est essentiellement réservée à l’Angleterre, alors que les colonies françaises s’amenuisent

au-delà

durant cette période. La France vend sans états d’âme la Louisiane aux Etats-Unis en 1803, plutôt que de

garder cette terre difficile à défendre. L’aventure napoléonienne, qui s’achève en 1815 par le congrès de

Vienne, laisse la France dans ses limites antérieures à la Révolution, mais avec un empire colonial diminué.

Les armées impériales avaient trouvé le français solidement implanté dans les classes aisées des pays qu’elles

la langue française perd sa prépondérance. Dès la chute de l’Empire

avaient conquis. Avec la défaite,

remplace le français par l’anglais dans toutes ses affaires diplomatiques. Les

napoléonien, la Grande-Bretagne

ont pour règle de ne se servir d’aucune autre langue que la leur

Etats-Unis dans les relations diplomatiques.

Sur le continent, la situation du français se maintient. Au congrès de Chatillon en 1814, les alliés se parlent en

français. Mémé au congrès de Vienne, le français est de tous les bals, de toutes les représentations. Au traité

et au terme duquel l’Alsace-

de Francfort, signé en mai 1871 pour mettre fin à la guerre franco-allemande,

Lorraine devient officiellement allemande, les Allemands, alors qu’ils sont victorieux, ne songent pas à

discuter le privilège du français d’être la seule langue diplomatique.

durant tout le XIX siècle, n’est plus comme il l’était au XVIII siècle, la

Le français, après 1815, et langue

universelle de l’Europe, en dépit du rayonnement des lettres françaises.

Les circonstances du traité de Versailles

Il ne semble pas que l’on ait pris conscience en France de ce déclin avant que ne se produise l’événement qui

met un terme à la brillante carrière du français dans les relations diplomatiques. Cet événement est le traité de

Versailles, consécutif à la Première Guerre mondiale.

Au début de l’année 1918, la victoire de l’Entente – – était loin d’être acquise.

France, Angleterre et Russie

Au contraire, le sort de la guerre parait, un temps, se trouver entre les mains des empires centraux et la gravité

péril apparait pleinement en mars 1918. C’est alors que d’un commun accord, Français et Anglais, pour

du

faire face à la tournure dramatique qu’ont prise les événements, décident de confier au général Foch le

parvient, non sans difficulté, à freiner l’avance allemande.

commandement en chef de toutes leurs forces. Foch

Il tient tête également à une nouvelle offensive allemande lancée à la fin du mois de mai 1918, contre laquelle

il fait monter en ligne plusieurs divisions américains. Foch passe à l’offensive, qui, de victoire en victoire sur

une armée allemande de plus en plus épuisée tandis que des émeutes en de nombreux points mettent

l’Allemagne au bord de la révolution, conduit le gouvernement de Berlin à solliciter en octobre du président

Wilson, la conclusion de l’armistice. Foch et Wilson

des Etats-Unis, W. : pourquoi retenir surtout ces deux

noms ?

- Ferdinand Foch : vainqueur de la Première Guerre mondiale a son ultime étape, la plus décisive ; il

fut un officier français. quand le sort de la guerre était loin d’être décidé, il avait posé

- Woodrow Wilson : dès janvier 1918,

en quatorze points, dans un célèbre message au Congrès, les bases de ce qu’il tenait pour une paix juste

et durable : réduction des armements, suppression des barrières économiques et des entraves à la

navigation sur mer, fondation d’une Société des Nations garantissant l’indépendance et l’intégrité de

tous les États.

Version française et version anglaise était rédigé en anglais. C’était là une première atteinte à la

Le document des quatorze points de Wilson

primauté diplomatique du français. Mais les choses se précisèrent encre lors de la Conférence de la paix,

réunie en janvier 1919 au Quai d’Orsay en vue de préparer le traité de Versailles. Ici, Wilson et Lloyd George

– –, dont aucun ne parle le français, insistent pour qu’on les écrive en anglais et en

le premier ministre anglais

français. La délégation française, commandée par Clemenceau, y consent, et les représentants américains et

22

britanniques obtiennent que pour tous les actes émanant de la Conférence, les versions anglaise et française

fassent également foi.

Six mois plus tard, le 28 juin 1919 à Versailles, a lieu la cérémonie de signature du traité de paix avec

l’Allemagne. Suivant la nouvelle pratique introduite lors de la conférence de la paix en janvier, chaque

document a été établi en français et en anglais. Ainsi est imposée à la France une première désillusion, d’ordre

culturel, quant au pouvoir dont elle dispose.

Indigné par l’introduction de l’anglais dans les négociations du traité alors que les armes françaises étaient

victorieuses et l’intervention américaine tardive, le marquis de Flers, dans son discours d’octobre 1921

prononcé à la séance publique annuelle des cinq Académies, proteste hautement contre cette étrange

innovation.

Mais nous allons voir que le français n’est ici qu’au début du combat qu’il va devoir mener au XX siècle pour

garder son rang face à l’hégémonie d’une langue de diffusion internationale.

7. CHAPITRE 7 : SUS AU FRANRICAIN !

Si le traité de Versailles mettait fin au privilège diplomatique du français du fait de la présence de deux pays

belligérants anglophones aux cotés de la France, le débarquement allié, en juin 1944, sur les côtes de

Normandie fut l’occasion d’un déferlement de mots anglais en français.

Il importe de savoir que la proportion des anglicismes reste aujourd’hui, dans la langue française, bien

inférieure à ce que croit le public cultivé. L’afflux de mots américains, conséquence de l’intervention

économique et militaire des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, ne faisait que relayer un mouvement

bien antérieur d’introduction de mots anglais.

Le premier conflit mondial avait obligé les Etats-Unis à réexaminer leur isolationnisme. Leur intervention en

1917 vient renforcer le camp franco-britannique. Mais ils ne sont pas touchés sur leur propre sol par les

combats qui ensanglantent l’Europe. Bien au contraire, la production intensive de matériel militaire, qu’ils

leur économie. C’est ainsi qu’à la fin de la guerre et face au vieux monde en ruines,

livrent aux alliés, galvanise

ils apparaissent comme la première puissance mondiale. Les grands mythes américains déferlent alors sur la

planète.

Les premiers emprunts du français à l’anglais

L’emprunt de mots anglais en français et la rivalité de l’anglais et du français comme langues à vocation

internationale sont deux choses distinctes. Les emprunts à l’anglais étaient loin d’être absents en français.

À la même époque, il était encore de bon gout, chez les souverains étrangers, de faire venir à leur cour des

: de 1650 à 1780, l’anglais contient encore beaucoup plus de mots français que le français

écrivains français ; mais le rapport des forces est en train de s’inverser.

ne contient de mots anglais En effet, les mots apparus

d’origine anglaise qui sont introduits dans la langue française durant cette période sont beaucoup :

- Club, non-résistance sont introduits en 1710 ;

- Pickpocket, rosbif sont introduits en 1730 ;

- Paquebot, qui vient de packet-boat « navire transportant des colis » ;

- Redingote, qui vient de riding-coat « vêtement pour chevaucher » ;

– – s’est d’abord écrit mais c’était pour redevenir très rapidement, dès

- Toast emprunté vers 1745 toste,

écrit à l’anglaise.

1750, toast

Dans d’autres cas, la phonétique française résiste plus longtemps :

23

est signalé dès 1678. À l’époque la prononciation était –

- Le mot pudding poudingue, car le suffixe ing

; cette prononciation subsistera jusqu’à la fin du XIX siècle.

était inconnu en français

Les tentatives de protection du français

En 1810, les puristes dénoncent les emprunts clandestins d’allure latine qui viennent en fait de l’anglais,

comme confortable, désappointé, inoffensif, insignifiant. Mais les écrivains, surtout Stendhal, ne répugnent

pas à l’anglomanie.

La fin du XIX siècle, époque d’entente cordiale avec l’Angleterre, est celle de nombreux emprunts, tels que

(1884). Il n’en reste pas moins que le français s’efforce de

mentalité (1877), esthète (1882) ou agnostique

les mots anglais par l’intermédiaire de l’orthographe.

naturaliser

Dès 1911, des puristes éprouvent le besoin de créer une « Société nationale pour la défense du génie français

et la protection de la langue française contre les mots étrangers, les néologismes inutiles et toutes les

». Dès lors, des dizaines d’associations de protection de la langue vont se

transformations qui la menacent l’Office de la langue française ; l’Office

former. Plus tard, en 1937, Dauzat, Thérive et Brunot fondent « »

disparait dans la tourmente de la guerre.

Le 6 juin 1944, 155000 soldats alliés débarquent sur les plages de Normandie. Quelques jours plus tard, le

mur de l’Atlantique » se rompt sous la pression des troupes alliées. L’irrésistible percée vers Paris

fameux « à la capitulation des troupes d’occupation. Les Parisiens fêtent dans l’allégresse la

aboutit, le 25 aout,

libération de la capitale.

Le 8 mai 1945, la guerre qui s’achève laisse apparaitre le décor lunaire des villes européennes transformées

en d’immenses terrains vagues. C’est une Europe libérée, mais dévastée par six années de tragiques

déchirements et de génocides, que se partagent Roosevelt et Staline, ayant négocié l’après-guerre dès la

conférence de Yalta. Elle est désormais divisée en deux blocs aux systèmes idéologiques diamétralement

opposés.

Le plan Marshall et ses conséquences

Pour pallier la faillite de l’Europe occidentale et faire face au péril qu’incarnent à ses yeux les partis

communistes, dont les résultats électoraux sont en progrès constant, l’Amérique lance, dès 1948, le plan

Marshall.

Le plan Marshall, dont la réussite est incontestable pour le redressement économique de l’Europe affaiblie,

accentue le phénomène qui se produit simultanément dans la langue. La préoccupation à moyen terme de la

politique américaine est de redresser le niveau de vie des Européens afin de retrouver rapidement ce marché

potentiel. Les industriels américains, très conscients du fait que leur production cinématographique est le

meilleur ambassadeur de leurs produits de grande consommation, imposent également aux Européens

l’importation d’un énorme quota de films hollywoodiens. La France découvre une nouvelle culture et de

: l’American

nouveaux modes de vie, présentés comme un idéal way of life, avec ses voitures luxueuses, se

sappareils électro-ménagers futuristes, son rock and roll et son Coca-Cola. Au cinéma, on vibre pour les

cowboys, les grands espaces, et tous ces clichés qui font le mythe de la réussite à l’américaine. Ces modèles

culturels vont profondément remodeler socialement, politiquement et psychologiquement les mentalités.

L’internationalisation de l’anglais comme langue du commerce semble favoriser les échanges, et elle est donc

bien vue par la bourgeoisie d’affaires française. Pour la première fois dans l’histoire du français, le combat

pour la langue n’est plus celui de patriotes contre un ennemi, puisqu’au contraire, les relations entre la France

et les Etats-Unis, comme avec la Grande-Bretagne depuis le deuxième tiers du XIX siècle, sont pacifiques, et

dans un système d’alliance.

intégrées 24

La mode de l’anglais

S’il y a guerre économique larvée, les marchands français importateurs de produits américains sont ceux à qui

elle profite. Ceux-ci importent, de fait, dans le sillage de ces produits, un grand nombre de mots américains,

tout comme le font ces autres formes de profit que sont la télévision, la radio et une bonne partie de la presse

écrite. Le rythme des apports de mots étrangers, introduits ou accrédités par les médias, est devenu trop rapide

pour laisser place aux créations lexicales. Celles-ci arrivent, le plus souvent, longtemps après que la familiarité

avec l’objet ou avec la notion à désigner a bien accrédité le terme importé. De plus, le mots anglais sont

souvent courts, et donc moins couteux à produire ; ces derniers aspects ont favorisé, par exemple, boomer,

d’aigus.

CD ou tweeter au lieu de haut-parleur de graves, disque compact ou haut-parleur

La plupart des francophones ne sont pas gênés par l’emploi des anglicismes. Quand, au contraire, ils pratiquent

une analyse des suffixes pour créer des mots nouveaux, ceux qu’ils créent, bien que constitués d’éléments

anglais, procèdent d’une erreur d’interprétation et sont incompréhensibles en anglais. Ils doivent donc être

considérés comme typiquement français. Tel est le cas de dancing, parking, pressing qui désignent en français

des lieux alors qu’en anglais, le suffixe – ne peut s’appliquer qu’à des

ing activités.

Le mot de facture anglaise, existant ou non en anglais, est paré d’un plus grand prestige. C’est pourquoi il sert

à mieux vendre, donnant une allure américaine. Le mot anglais est le support de représentations culturelles

sont étrangères au mot français. Et l’on ne sait pas toujours, quand l’usage a accrédité des

qui séduisent et qui

formations lexicales qui paraissent naturelles, qu’il s’agit, en fait, de simples calques de l’anglo-américain.

Pénétration de l’anglais et seuil de tolérance

De nombreuses tentatives ont été faites pour substituer aux mots américains des mots français considérés

comme tout aussi adéquats aux objets e aux notions à désigner. Quoi qu’il en soit, si l’on peut demeurer ouvert

à l’emprunt lorsque le mot étranger désigne une réalité nouvelle qui ne possède pas de nom dans la langue

d’accueil, en revanche, ce n’est pas figer la langue que de refuser d’admettre que building, drink, challenge,

poster, royalty apportent beaucoup plus que bâtiment, boisson, défi, affiche, redevance.

Cette réserve est particulièrement justifiée lorsque le sens d’un mot emprunté, que le français possède déjà,

est celui du mot anglais, qui chasse ainsi le sens du mot français. C’est là ce qui se produit dans le cas des

« faux amis », qui ne sont plus employés que dans leur sens anglais, comme :

 fait d’approcher

- Approche ;

- Opportunité caractère de ce qui est opportun ;

- Réaliser rendre réel ;

- Presque practically ;

- Se rendre compte to realize.

Sur un lexique français d’environ 60 000 mots, se situe aujourd’hui aux

le nombre des mots anglo-américains

alentours de 1 500, soit 2,5%. Mais, en l’occurrence, la quantité nous indique peu de choses, car la majorité

de ces 1 500 mots anglais sont des mots d’usage courants. Il se vérifie bien que l’histoire du français est celle

d’un combat : en effet, ce sont non seulement les puristes, gardiens vigilants pas nature, mais aussi les milieux

cultivés, qui, tout en reconnaissant cette évidence que l’emprunt fait partie de la vie normale d’une langue,

ont jugé qu’il devait être contenu en deçà d’un seuil de tolérance.

Le pouvoir des multinationales

Pour certains, la langue anglo-américaine semble bien être celle qui convient à notre époque, une époque où

la surconsommation a besoin pour s’exprimer d’un langage réaliste et vendeur, rapide et efficace, sans

fioritures, ni métaphores excessives qui lui font perdre du temps. L’économie de marché ne veut plus connaitre

25

de frontière, et la planète entière devrait passer sous l’influence de sociétés multinationales, dont la puissance

financière rivalise désormais avec les pouvoirs politiques des États.

Les multinationales disposent d’une arme puissante et efficace : un réseau mondial de télécommunications

multimédia, qui permet maitriser l’information et nous transporte dans un espace virtuel où les impératifs de

communication engendrent une simplification à outrance de la langue, au profit d’un code utilitaire et

universel.

8. CHAPITRE : LES LUTTES POUR LES LANGUES RÉGIONALES

La langue est, nous l’avons vu, un instrument essentiel du pouvoir, et les rois avaient tout intérêt à favoriser

l’usage de leur langue maternelle afin d’asseoir leur autorité. Le latin n’était évidemment pas la seule langue

exclue par l’ordonnance de Villers-Cotterêts. Les langues régionales l’étaient tout autant, et même davantage,

car contrairement à lui, elles étaient bien vivantes, et donc conçues comme des rivales potentielles.

Jusqu’à François I, les ordonnances royales les avaient tolérées dans les actes de justice. Mais nous savons

que, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, en 1539, François I affirmait la suprématie du français comme

langue d’État.

La politique linguistique de la France vis-à-vis de ses langues régionales

XV siècle, le français n’avait cessé de progresser dans l’usage écrit

Dès la seconde moitié du ; et les États du

Languedoc, notamment, l’avaient adopté pour correspondre avec la couronne.

La monarchie absolue poursuivra méthodiquement, surtout lors des guerres de conquête, cette politique de

que l’abbé Grégoire considérait les

francisation. La république la poursuivra également : rappelons-nous

patois comme un héritage du despotisme. C’est toute l’ambiguïté de la politique jacobine que de prôner un

principe aussi respectable que l’égalité en droit pour tous les citoyens, et, en même temps, de nier un droit

aussi naturel que le droit à la différence. C’est que la république, unifiée et cohérente, ne connait pas de

communautés ou groupes solidaires, mais seulement des individus égaux entre eux.

Les régimes qui suivent la Révolution reprendront la même politique de primauté du français. Le Consulat

promulgue en l’an XI (1803) un arrêté par lequel l’usage du français dans les actes publics ou privés est étendu

à la Belgique, à la Rhénanie, à l’Italie du Nord, territoires récemment conquis. En 1859, un arrêt de la Cour

de cassation condamne l’usage de l’italien dans les actes publics et privés en Corse. En 1861, dans l’ancien

comté de Nice, cédé à la France en 1860, la politique piémontaise de promotion de l’italien aux dépens du

français avait été remplacée par la politique inverse. Plus tard, une politique de francisation accélérée sera

appliquée en Alsace, redevenue française après la Première Guerre mondiale.

Les langues régionales en France », de manière condescendante, voulant dire qu’elles n’étaient que des

On les a souvent appelées « patois

idiomes populaires des provinces. Si l’on excepte les parlers d’oïl du nord de la France, il existe en France,

encore aujourd’hui, quatre langues dont l’usage s’est conservé. ; elle était parlée avant même l’arrivée

- Le basque est, de toutes les langues de France, la plus ancienne

généralement avant l’arrivée des Indo-européens.

des Gaulois, et plus

en deuxième lieu, est également une langue non romane, d’origine celtique. Le breton

- Le breton,

d’aujourd’hui est le résultat de l’évolution commune du celtique insulaire venu de Grande-Bretagne et

du celtique continental parlé en « Petite-Bretagne » : il subsiste un décalage entre la langue

universitaire, fruit d’une unification partiellement arbitraire, et celle qui est parlée quotidiennement,

dans les campagnes. 26

- Le catalan, en troisième lieu, est essentiellement parlé en Espagne ; du côté français, on ne parle

aujourd’hui cette langue que dans un petit territoire, que l’on appelait autrefois le Roussillon.

Enfin, l’occitan

- qui est distingué en :

▪ qui regroupe le limousin, l’auvergnat et

Occitan du nord, le provençal alpins ;

▪ Occitan du sud, qui comprend le languedocien, le provençal et niçart ;

▪ Occitan du ouest, qui comprend le gascon et son dialecte principal, le béarnais, limités par les

Pyrénées, l’océan et la Garonne jusqu’à Toulouse.

Il existe encore quatre dialectes, qui appartiennent à des groupes linguistiques dont les membres principaux

sont les langues des pays voisins :

L’un est le qui est un dialecte de l’italien ; c’est l’occupation pisane qui a laissé l’empreinte la

- corse,

plus durable sur le parler corse.

L’alsacien, dialecte alémanique, qui est encore utilisé quotidiennement dans l’ensemble de l’Alsace.

-

- Le mosellan, dialecte francique. Le mosellan descend directement de la langue des Francs, celle de

Clovis et de Charlemagne. dialecte d’origine néerlandaise, qui se parle encore à l’extrême nord

- Il faut mentionner le flamand,

du département du Nord, dans l’arrondissement de Dunkerque.

Depuis l’abbé Grégoire, une étrange ambiguïté de la politique républicaine des langues régionales est qu’elles

n’ont jamais été aussi bien étudiées qu’après leur éviction hors de l’usage accepté. L’enquête que fit Grégoire

en 1790 sur les patois montre bien que dans la mesure même où on les pourchasse, on les promeut comme

muséifier, mais assez pour solliciter l’attention des savants. Après

objets scientifiques, certes pour les

l’enquête de Grégoire, on verra d’autres grandes enquêtes, comme celles de Coquebert de Montbret – ministre

de l’Intérieur du Premier Empire, 1806 – – ministre de l’Instruction

ou de Fortoul publique du Second Empire,

– en écho à l’intérêt renaissant des romantiques pour les littératures orales des vieilles provinces. Et en

1852

1864, c’est un autre ministre de l’Instruction publique, Victor Duruy, qui fait procéder à une vaste enquête,

certes pour répandre davantage encore le français, mais avec des résultats scientifiques intéressants pour nous.

– ministre de l’Instruction publique de 1879 à 1883 –

Après lui, Jules Ferry pose les bases durables de

l’enseignement en France, en rendant l’instruction laïque, gratuite et obligatoire.

Jules Ferry, l’école républicaine et le français

Jules Ferry engagea toutes ses forces dans la bataille livrée pour le succès de l’école de la république, guidé

par le souci constant d’égalité entre les citoyens.

Ce principe d’égalité des chances impliquait l’uniformisation nationale des programmes, et imposait donc

l’usage du français comme unique support du savoir. L’enseignement primaire fut ainsi profondément

remanié. Après la loi de juin 1881, la gratuité des écoles primaires fut définitivement établie. La prière et le

la morale et l’instruction civique avec la loi du 28 mars 1882, malgré

catéchisme furent remplacés par

l’opposition de l’Église et des milieux cléricaux. Cet enseignement, du fait même de son inspiration

républicaine, n’octroyait aucune place aux langues régionales.

le fait d’anciens patoisants, qui sont pourtant loin de mépriser leur patois, qui

Cette muséification est même

lui sont attachés, mais lui dénient, en tant que manifestation d’une culture et d’un folklore local, toute dignité

Renan, s’écrie en 1889

littéraire et scientifique. Ainsi, :

se rappeler la chanson en dialecte populaire dont on s’est amusé dans son enfance.

Toute sa vie, on aime

Mais on ne fera jamais de science, de philosophie, d’économie politique en patois.

27

La défense des langues régionales s’organise

Les défenseurs des langues régionales s’organisent et s’efforcent de convaincre. Dès 1870, des spécialistes du

basque et du breton déposent au Corps législatifs une pétition contenant un ensemble d’arguments qui seront

suite, bien qu’étant donné la date, toute proche, de la disparition violente du Second

régulièrement repris par la

Empire, cette pétition passe alors inaperçue. D’autre part, au milieu du siècle, le poète provençal Frédéric

Mistral avait réuni autour de l’instar de la Pléiade de Ronsard. Cette association avait pour but la renaissance

d’une véritable langue occitane commune, et la constitution d’une orthographe aussi fidèle que possible à la

prononciation de la langue dans sa variante provençale.

Dans les années vingt du XX siècle, les monarchistes Léon Daudet et Xavier de Magallon reprendront ces

arguments en faveur de l’occitan. En 1936, le député Trémintin dépose un projet de loi concernant le breton.

En 1941, un secrétaire d’État de Vichy, Jérôme Carcopino, autorise enfin par arrêté des cours facultatifs de

basque, de breton, de flamand et d’occitan, en dehors du temps scolaire.

Le combat en faveur des langues régionales s’intensifie après la guerre. En 1945, sous l’impulsion de l’Institut

d’Études Occitanes, de jeunes instituteurs du Languedoc fondent le Groupe Antonin Perbosc, afin d’introduire

la langue d’oc à l’école. En 1946 est organisé le premier stage de formation provençale au centre éducatif de

Belmont, au cours duquel est créée l’association Lou Prouvençau a l’escolo.

L’Institut d’Études Occitanes et d’autres associations du même type défendant le breton, le basque et le catalan

sont reconnus d’utilité publique.

Le projet Deixonne soulève les passions

Si l’on tolère que certains instituteurs enseignent les langues régionales à l’école, cette pratique reste

totalement illégale. Le Mouvement Républicain Populaire et le Parti Communiste déposent des projets de loi

en faveur de l’enseignement facultatif du breton et du catalan à l’école. En dépit de l’opposition

d’académiciens comme George Duhamel en 1950, reprenant les idées défendues par un autre académicien,

Jacques de Lacretelle, en 1942, le processus s’accélère lorsqu’un député socialiste, M. Deixonne, élargit au

basque et à l’occitan les projets déposés pour le breton et le catalan par des membres du MRP et du PC.

Les discussions les plus vives portent sur l’enseignement primaire. Les adversaires du projet de lor opposent

: d’ordre matériel –

les arguments les plus divers le manque de crédit, ou la nomination des maitres dans leur

région d’origine – d’ordre pédagogique – formation des maitres, variété des parlers à l’intérieur de chaque

langue régionale. Deixonne réplique à ses détracteurs que la cohésion nationale est suffisamment forte

aujourd’hui pour que la France puisse s’orienter sans crainte vers une forme de décentralisation. Il réussit à

faire voter, en janvier 1951, la loi qui porte son nom. L’article III de cette loi marque l’entrée officielle des

langues régionales dans l’enseignement.

– une loi relative à l’éducation – renforce encore à l’école l’enseignement des langues

En 1975, la loi Haby

régionales. Ce n’est qu’à partir de 1981 que la diffusion d’émissions dialectales, confiées à des comédiens ou

à des chanteurs régionaux, se généralise.

de promotion des langues régionales est conduite avec une résolution qu’accroit encore, chez

Cette entreprise

leurs défenseurs, la prise de conscience du pouvoir énorme des médias, et donc de l’importance de l’enjeu.

La Charte européenne sur les langues régionales

des parlers régionaux, la France n’a pas encore ratifié la Charte

En dépit de cette tolérance vis-à-vis

européenne sur les langues régionales ou minoritaires. Ce texte propose, en effet, que l’enseignement soit

assuré, dès le premier cycle, exclusivement dans la langue régionale.

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DESCRIZIONE APPUNTO

La naissance de la langue française, langue d'oil et langue d'oc, les premiers documents, l'anglo-normand, le moyen français, l'humanisme et la Réforme, le role de François Ier, Marot, du Bellay et la Pléiade, Henri IV, les Essais, Malherbe, Vaugelas, la naissance de l'Académie française et le role de Richelieu, la preciosité et la carte du Tendre de M.ll de Scudéry, Molière, le français pendant la Révolution française, Barère et l'abbé Gregoire, la langue de la diplomatie et les traités en français, les emprunts de l'anglais, les langue régionales en France, Ferry et Deixonne, la franchoponie et les organisations, la loi Bas-Lauriol et la loi Toubon


DETTAGLI
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SSD:

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