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Riassunto Autori, testi e generi di Letteratura francese, Le XXe siècle

Riassunto: Auteurs, textes, genres de la littérature française Le XXe siècle
Paul Valery, Guillaume Apollinaire, Raymond Radiguet, Colette, Jean Cocteau, André Breton, Louis Aragon, Louis Aragon, Marcel Proust, André Gide, Paul Claudel, Antoine de Saint-Exupéry, André Malraux, Georges Bernanos, Louis-Ferdinand Céline, Jean-Paul Sartre, Simone... Vedi di più

Esame di Letteratura francese docente Prof. L. Brignoli

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MARCEL PROUST (1871-1982)

• A la recherche du temps perdu - Du côté de chez Swann

- Jardins dans une tasse de thé

- L’amoureux de Gilberte : après l’avoir rencontrée enfant à Combray, le jeune retrouve Gilberte

Swann à Paris. Le narrateur se sent follement amoureux de cette fille aux cheveux rouge et aux

yeux noirs ; il se voudrait chauve pour mieux ressembler au père de la fillette.

• A la recherche du temps perdu – Le Temps retrouvé

- L’art fait renaitre le passé : dans la dernière partie du récit et de sa vie, il découvre que l’art

authentique est capable de faire revivre le passé : l’art consiste à s’insinuer dans les méandres

du temps pour laisser affleurer les nuances de l’expérience vécu.

ANDRE GIDE (1869-1951)

• Né à Paris dans un milieu de la haute bourgeoisie, ses premiers écrits sont orientés vers le

Symbolisme, puisqu’il entre en contact Mallarmé et Valery. Atteint d’une maladie pulmonaire et

homosexuelle, il contracte un mariage blanc avec sa cousine ;

• Il s’engage socialement : il participe au Congrès Mondial pour la Paix, il adhère au parti communiste,

il se rend en URSS. Après une période d’isolement il rompt avec la revue qu’il a lui-même fondée en

1909, la « Nouvelle Revue Française », car le nouveau directeur a collaboré avec les Allemands. Exilé

en Tunisie, reçoit le Prix Nobel.

• 

Les Caves du Vatican : satire des milieux catholiques sa personnalité complexe lui fait douter de

tous les dogmes religieux et politiques : il n’a jamais su choisir entre la foi catholique et le credo

protestant. Amédée se rend à Rome pour libérer le Saint-Père, après des malfaiteurs lui dit que le

pape a été enlevé et remplacé par un sosie. Pendant le chemin, il rencontre un jeune homme,

Lafcadio qu’il le fait précipiter par la portière du compartiment acte gratuit, sans raisons

apparentes ou rationnelles. Il invite le lecteur à réfléchir sur la notion de liberté : une action sans

motif, sans but, mais qu’il considère comme un symbole de sa révolte contre la tyrannie de la

rationalité et de la morale.

- Un crime immotivé : le héros et l’anti-héros Lafcadio se trouvent dans un train. La scène, sans

dialogues, introduit le lecteur dans les pensées de Lafcadio, qui prépare mentalement son acte

gratuit.

• 

Les Faux-Monnayeurs : son seul roman. Il utilise la « mise en abyme » forme complexe du roman

dans le roman, le processus se répète à l’infini. A l’intérieur de chaque récit, un narrateur rédige la

même histoire de roman en construction. Un adolescent quitte sa famille qu’il juge trop bourgeoise

pour s’installer chez un ami. L’oncle de ce dernier est un romancier qui rédige un récit intitulé « Les

Faux-Monnayeurs ». Le personnage devient le secrétaire de l’oncle et le roman et le roman dans le

roman se croisent continuellement.

Gide déforme les traits essentiels du récit traditionnel : il n’y a pas d’ordre chronologique,

multiplication des points de vue, l’intrigue ne possède ni début ni fin.

- Mon roman n’a pas de sujet : Edouard, romancier, explique au héros et à deux amies les

particularités et les nouveautés du roman qu’il rédige, Les Faux-Monnayeurs. Ses amies ne

prennent pas Édouard au sérieux, mais leur opinion réfléchit celle d’un public habitué aux

romans populaires, que voit très importante le sujet et l’histoire. Cette vision banale met en

valeur l’ambition d’Edouard : faire cohabiter la richesse de l’expérience vécu et l’effort pour la

transformer en œuvre d’art, la « styliser ».

UN NOUVEL HUMANISME

PAUL CLAUDEL (1868-1955)

• Deux événements profonds caractérisent sa vie : il découvre Rimbaud qui stimule sa vocation

poétique et la conversion au catholicisme, qui sera à la base de toutes ses créations poétiques et

théâtrales « la religion a apporté dans le Monde non seulement la joie, mais aussi le sens » ; à ses

yeux, Dieu a créé l’univers comme une phrase belle et immense, le devoir du poète est celui de la

déchiffrer ;

• Il voyage beaucoup comme diplomate (Chine, Japon, Italie, Brasil…) et il est élu à l’Académie

française ; peut-être que ses voyages lui inspirent des compositions Cent phrases pour éventail :

inspiré par la forme classique du haiku, il modifie la typographie habituelle pour imiter les beaux

caractères orientaux et lier le plaisir littéraire avec le plaisir esthétique ;

• Le théâtre lui donne la popularité : des drames symbolistes (Tète d’or, La Ville), une pièce mystique,

des tragédies, un drame historique (L’Otage), farce et encore le théâtre bourgeois. Claudel a innové

tant en poésie qu’au théâtre la critique a nommé « vers claudélien » un vers livre, semblable aux

petits paragraphes des Psaumes et d’autres livres de la Bible et qui se plie au rythme naturel de la

respiration du poète/acteur.

• L’œuvre majeure est Le Soulier de satin : l’intrigue se déroule dans quatre journées. Dans le règne

catholique d’Espagne, Rodrigue, vice-roi des Indes, est amoureux de Dona Prouhèze, une femme

mariée. Celle-ci a dû épouser Don Pélage, en dépit de la passion pour Rodrigue. Elle implore Dieu de

sauvegarder sa vertu contre la tentation et confie à une statue de la vierge son soulier de satin. Don

Pélage l’envoie au Maroc pour défendre les côtes africaines des assauts musulmans. Elle a averti

Rodrigue, mais il reçoit le message seulement dix ans plus tard, à son retour de l’Amérique. Don

Pélage étant mort, Dona Prouhèze doit accepter d’épouser Don Camille, avec lequel elle a une fille.

Le temps n’a rien changé le sentiment qui lie Rodrigue et Dona, mais cet amour n’aura aucune

conclusion sur terre : Dona meurt et Rodrigue connaitra l’esclavage.

- Paroles au-delà de la mort : après avoir reçu la lettre, Rodrigue se rend en Maroc pour

rencontrer Prouhèze, désormais mariée à Don Camille. On trouve ici le dialogue final de la

troisième journée, dans lequel elle demande à Don Rodrigue de dire seulement un mot

puisqu’elle peut rester ; mais il baisse la tête et pleure.

ANTOINE DE SAINT-EXUPERY (1900-1944)

• Il développe une vocation pour les avions, il devient pilote de Forces aériennes françaises durant la

Seconde Guerre Mondiale et il disparait en mission ; il possède une deuxième vocation : le besoin

d’écrire. Il réfléchit sur les rapports entre l’homme et la machine, sur les forces de nature qu’il doit

affronter dans son travail, et sur les liens qui se créent entre les êtres humains il est avant tout

une humaniste qu’il raconte ses propres aventures ou qu’il les styles sous forme de conte ; tout

l’œuvre se consacre sur son expérience d’aviateur ;

• L’œuvre la plus connu est Le Petit Prince : histoire d’un personnage qui tombe en panne dans le

désert, rencontre un enfant venu du ciel qui lui raconte son propre monde : ce ne sont pas les chiffres

et l’argent qui comptent, mais la nostalgie d’une rose, qui grandit dans sa minuscule planète, l’amitié

d’un renard et la triste beauté des couchers de soleil. Le Petit Prince finira pour demander à un

serpent de le mordre pour que son amé puisse retourner chez elle.

• Vol de nuit décrit la vie quotidienne des pilotes dans une compagnie de Buenos Aires, place de la

distribution du courrier en Amérique du Sud et vers l’Europe. Le directeur se consacre entièrement

à une tache hautement éthique : il oblige ses pilotes à voler de nuit, tache extrêmement dangereuse

pour accomplir le travail plus vite ; sa sévérité quand à l’application du règlement doit servir à forger

le caractère de ceux qui se sont engagés dans un mission importante pour l’humanité.

- Le problème de l’action : l’avion de Fabien a été pris dans un cyclone ; les contacts radio se sont

interrompus et la base a perdu toute trace du vol. La femme de Fabien téléphone au secrétaire

pour lui demander des informations sur Fabien ; Quand la femme de Fabien viendra le trouver

pour avoir des nouvelles de son mari, il ne lui dira rien et elle comprendra que, pour elle, l'attente

est finie. Rivière pense alors que la vérité de l'amour et la vérité du devoir sont contradictoires

et pourtant aussi valables l'une que l'autre.

ANDRE MALRAUX (1901-1976)

• Il est très engagé politiquement : il adhère au parti communiste, au comité antifasciste et

antisémite, à la guerre civile en Espagne où il commande une escadrille républicaine et tire de cette

expérience un nouveau roman, L’Espoir. Membre actif de la Résistance sous l’Occupation allemande

 Le Temps du mépris est une invitation à résister aux régimes totalitaires qui montent en Europe.

Il est arrêté par la Gestapo ;

• Ses romans représentent une quête de valeurs universelles qui fondent les actions humaines : la

dignité qui peut pousser l’homme à la mort volontaire pour donner un sens à sa vie ; la fraternité

 qui pousse les hommes à s’unir pour aller au-delà de l’égoïsme et combattre ensemble pour le

bien commun ;

• La Condition humaine : le titre, évoque une pensée de Pascal, où « la condition des hommes » est

illustré par un groupe de condamnés à mort. Malraux mette plutôt l’accent sur l’action individuelle

cherchant à modifier le cours de l’histoire.

A Shanghai, pendant un épisode de la révolution chinoise auquel l’auteur a participé en 1927, les

troupes des nationalistes écrasent les révolutionnaires communistes : Kyo est un héros positif qui est

prêt à mourir au nom d’un principe moral, tandis que Tchen, élevé par les Occidentaux dans la foi

chrétienne et l’idéal marxiste, se suicidera après avoir inutilement lancé une bombe contre les

nationalistes, un choix vécu comme une ultime tentative de dérouler le destin. Il brosse le portrait

des vaincus qui s’interrogeant sur le sens de leurs actes.

- Un seul geste : Tchen doit tuer un trafiquant d’armes pour prendre un document qu’il détient.

Seul avec sa victime endormie, il mesure, angoissé, que la justification idéologique n’annule en

rien l’horreur physique de son geste.

C’est le premier romancier qui, dans un style à mi-chemin entre l’épopée et le reportage, a abordé

des grandes questions d’ordre éthique et politique il annonce, en quelque sorte, la littérature

engagée de Sartre et de Camus.

• Après une rencontre avec le général de Gaulle il abandonne la littérature pour se consacrer à la

rédaction de critiques d’art ministre de l’Information et Ministre des Affaires culturelles. Les

œuvres d’art sont considérés comme les instruments les mieux adaptés pour que l’homme prenne

conscience de son propre destin et puisse donc s’en approprier.

GEORGES BERNANOS (1888-1948)

• De foi catholique, Bernanos s’est engagé à dénoncer le mal qu’incarnent des personnages corrompus

par la haine de soi et des autres, l’incapacité de percevoir le divin tout son œuvre est caractérisée

par la quête du divin et d’une vision catholique du réel ;

• Son premier roman, Sous le soleil de Satan est un succès, mais à cause de graves problèmes financiers

il devra rédiger des romans policiers payés à la page ; durant cette période il compose Journal d’un

curé de campagne le roman le plus accessible et le plus émouvant. C’est un journal qu’un jeune

prêtre, affligé par un cancer de l’estomac, tient pour se consoler à l’indifférence de ses

paroissiens plongés dans leur existence matérielle ; il parvient à redonner la foi à une comtesse qui

l’avait perdu après la mort de son enfant.

- La nuit entre en moi : le curé a reçu une lettre anonyme qui l’invite à quitter la paroisse. Le

sentiment d’abandon et de solitude monte en lui au point de devenir une angoisse qui l’éloigne

de Dieu et l’empêche de prier.

VOIX OFF : LOUIS-FERDINAND CELINE (1894-1961)

• Il s’engage dans l’armée, mais il est blessé et réformé. Il passe deux ans en Afrique où il découvre les

horreurs du colonialisme ; médecin, il a l’occasion de voyager beaucoup. Il fait beaucoup parler de

soi : il rédige Mea Culpa, un pamphlet anticommuniste, avant de s’en prendre aux juifs, mais son

délire antisémite semble le rendre suspect même au régime collaborationniste de Vichy et aux nazis

qui ne lui offrent aucune charge officielle ; il s’exile avec sa famille en Allemande. Il a condamné la

guerre et l’exploitation de l’homme par l’homme puis a choisi l’idéologie nazie et devient xénophobe.

• 

Rendu célèbre par ses deux premiers romans, en partie autobiographique Voyage au bout de la

nuit : Ferdinand connait l’absurdité de la guerre avant de se rendre dans les colonies d’Afrique puis

aux Etats-Unis où il partage la condition d’hommes-machines des ouvriers. Plus tard, il est médecin

dans un banlieue et enfin, dans un asile de fous.

- Vivent les fous et les lâches : Lola, une jeune fille naïve et amie américaine de Ferdinand va le

voir à l’hôpital où l’on soigne sa « folie » : l’horreur de la guerre. Les deux ont un dialogue avec

comme sujet la guerre : Ferdinand refuse la guerre ; elle lui reprocher d’être un lâche et que

seulement les fous et les lâches refusent la guerre quand leur Patrie est en danger ; Ferdinand

lui demande s’elle se souvient d’un seul nom de soldat tué pendant les guerres ; ils sont des

personnes anonymes et inconnus par les autres, donc ils sont morts pour rien. Il n’y a que la vie

qui compte.

Céline s’en appelle à trois références qu’il dit fondamentales : Rabelais, pour son refus du réalisme et

l’exubérance de la langue ; Shakespeare, pour sa cohérence dans l’irrationnel ; Dostoïevski, car il sait

exprimer à travers le roman, le mystère de la condition humaine.

• Mort à crédit : rédigé à la première personne par un narrateur, encore une fois Ferdinand, qui est le

même que celui du roman précédent. Il décrit les difficultés de son métier de médecin populaire,

révèle ses problèmes d’insomnie et raconte comment, pour échapper à la tristesse quotidienne, il

s’est mis à écrire. Ferdinand tombe malade et la fièvre a pris la place de la madeleine de Marcel dans

la Recherche : celle-ci le ramène à son enfance, à ses souvenirs ; mais la maladie ne suscite

qu’hallucinations et cauchemars.

- Les souvenirs anciens c’est tenace : le premier souvenir d’enfance évoqué est la visite que,

chaque automne, la famille de Ferdinand rendait à une vielle tante.

• Céline fait un usage de la langue très personnel, par exemple en utilisant l’abréviation populaire

« ça » pour « cela », en utilisant l’argot parisien, les points de suspension irruption de la langue

parlée. L’EXISTENTIALISME

JEAN-PAUL SARTRE (1905-1980)

• Il est lié à Simone de Beauvoir par des idéaux communs et par une complicité intellectuelle qui fera

leur vivre une longue histoire d’amour ;

• Sartre fonde une revue « Les Temps modernes » qui synthétise les trois expériences qu’il juge

fondamentales dans sa vie : la philosophie, la littérature, la politique. Ecrire est une manière d’agir,

l’écrivain doit être le témoin de son temps, participer à la vie politique par ses écrits façon de

s’engager. Quelle est la cause ? La guerre a souligné la nécessité de l’engagement ;

• Sartre applique une nouvelle philosophie de l’existence dans La Nausée : le narrateur est déçu par le

monde auquel il appartient et transforme des désillusions à la nausée. Antoine Roquetin se rend dans

une petite ville pour compléter des recherches historiques qui lui apparaissent très inutiles et qu’il

finira pour abandonner. Il tient un journal – le roman – auquel il confie son malaise, cette difficulté à

accepter non seulement la société, mais aussi la nature ; il s’ennuie, il se plie aux conventions sociales

et ses gestes même lui deviennent étrangers. Il finira pour prendre conscience qu’il existe dans la

mesure où le monde qui l’entoure existe. Il décide d’exercer sa liberté en créant une œuvre d’art, le

livre historique qu’il continuera à rédiger à Paris. 

- Exister : Roquetin en observant la racine d’un marronnier, comprend ce signifie l’existence

avant ces derniers jours, il n’avait pressenti ce que voulait dire exister. Il était comme les autres,

il dit des choses sans sentir qu’elles existent ; même quand il les regarde, elles lui apparaissent

comme un décor ; il les prend dans les mains, tout ça se passait à la surface. Il dit que l’Absurdité

n’est pas une idée dans sa tête, mais un serpent mort à ses pieds.

C’est un passage clé du roman : le moment où l’absurde – la nausée – est dépassé, la prise de

conscience de l’existence dans un monde qui existe, c’est donc un premier pas vers la liberté.

• Dans Les Mots est une autobiographie qui couvre son enfance de 4 à 11 ans et il l’organise en deux

parties : « Lire » (album de souvenirs) et « Écrire ». Sartre raconte la naissance d’une vocation choisie

par un enfant seul qui se réfugie dans la lecture et s’identifie aux héros de la bibliothèque.

- Une autre vérité : à la fin de « Lire » Sartre évoque sa solitude d’enfant exclu des jeux de ses

congénères. Choyé, il se moque gentiment de cette structure familiale qui l’a emprisonné et où

sa mère faisait figure de sœur ainée.

• Après avoir été prisonnier pendant la guerre et avoir participé à la Résistance, il donne sa principale

œuvre philosophique : L’Etre et le Néant, un premier drame, Les Mouches, et un chef-d’œuvre

théâtral, Huis clos.

SIMONE DE BEAUVOIR (1908-1986)

• Elle s’inscrit à l’université pour devenir enseignante, fréquente de jeunes intellectuels comme Sartre

avec lequel elle partage des idées communes (anticonformisme, révolte contre leur milieu de

provenance) ;

• Elle s’engagera à fond en écrivant le premier ouvrage qui parle de la résistance : Le Sang des autres ;

elle s’engagera aussi à décrire la condition féminine avec Le Deuxième Sexe, destiné à devenir la Bible

du féminisme. Sa façon de s’engager est celle de s’inspirer de son expérience personnelle, de sa

condition de femme elle lutte en faveur des questions féminines (contraception, avortement) et

dénonce la marginalisation du troisième âge dans La Vieillesse. Dans Mémoires d’une jeune fille

rangée, elle raconte son enfance. Elle ne cesse de se raconter, de se donner en exemple, pour

opposer à l’image traditionnelle forgée par le monde masculin la femme peut devenir femme en

parvenant à cette indépendance économique et culturelle qui lui permettra de jouer un rôle la

société ;

• L’invitée aborde les rapports, sentimentaux et intellectuels, qui s’instaurent dans un ménage à trois.

Elle raconte la prise de conscience de la liberté individuelle de Françoise, héroïne et narratrice, et

Xavier, l’invitée. C’est pour reconquérir la liberté d’être, que Françoise finira pour tuer sa rivale ;

• La Force de l’âge et La Force des choses parlent de sa soif de vivre, sa peur de la mort, le lien qui l’unit

à Sartre et la valeur qu’elle attribue à l’engagement politique

- C’est l’Espagne : elle a dit, avant d’entreprendre son premier voyage à l’étranger avec Sartre,

dans l’Espagne du Front populaire en 1931, qu’être voyageur a été un de ses désirs. Les deux

sont mus par le même désir de voir raconte autobiographique de leur voyage entre Madrid et

Barcelone.

ALBERT CAMUS (1913-1960)

• 

Le cycle de l’absurde : L’Etranger, Le mythe de Sisyphe en particulier, Sisyphe incarne l’absurde

de la condition humaine : pour vivre, l’homme se doit résigner à accepter l’insignifiance des tâches

quotidiennes. C’est donc parce qu’il sait que ces efforts sont vains que Sisyphe est supérieur aux

dieux qui l’ont condamné (« il faut imaginer une Sisyphe heureux ») ;

• Le cycle de la révolte : L’Homme révolté, La peste : rédigé durant la guerre, reflète sur la situation de

la France coupée en deux (zone occupée/régime de Vichy). Une épidémie s’abat sur une ville

d’Algérie ; un groupe d’individus, guidé par les docteur Rieux, s’efforcera de faire reculer le fléau. Il

s’agit d’un témoignage vécu contre l’opposition nazie, qui met en scène une épidémie imaginaire et

symbolique. Camus s’en prendre à la peste qui se cache au cœur de chaque être humain, à tout ce

qui s’oppose à la vie et que chacun a le devoir moral de combattre. Rieux, le narrateur, révélera à la

fin d’être l’auteur de cette chronique, relate à la troisième personne des faits où il est

personnellement impliqué.

- Chacun la porte en soi, la peste : un soir, Tarrou, le personnage dont l’indifférence rappelle celle

de Meursault, se confie avec Rieux. Il a jadis renoncé à l’action révolutionnaire, il est comme exilé

au sein de la peste. Il soutient que chacun porte la peste en soi, parce que personne au monde

n’en est indemne ; il faut se surveiller sans arrêt pour ne pas être amené. La santé, l’intégrité, la

pureté, c’est un effet de la volonté qui ne doit jamais s’arrêter. L’honnête homme, celui que

n’infecte personne, c’est celui qui a le moins de distraction possible. Il se place du côté des

victimes, il peut donc chercher comment on arrive à la troisième catégorie, la paix.

L’ABSURDE

SAMUEL BECKETT (1906-1989)

• Irlandaise, devient lecteur d’anglais à l’Ecole normale supérieure. Son amitié avec le romancer James

Joyce qu’il traduira en français, favorise sa vocation littéraire. Il s’engage dans la Résistance

française ;

• L’œuvre de Beckett constitue une méditation tragique sur l’absurdité de l’existence et sur le rôle

qu’y joue la langue ; ses personnages sont difficiles à définir, ils ne possèdent aucune caractérisation

et qui incarnent plutôt le désespoir et la solitude de l’homme : les personnages de Murphy et Watt

représentent la condition humaine dont la seule activité est celle d’attendre indéfiniment la mort ;

dans Molloy, Malone meurt et L’Innommable il n’existe aucun dialogue, seule une voix ininterrompue

exprime le déclin de la langue ;

• Il écrit la plupart de ses œuvres en français et ce n’est pas un hasard s’il a choisi d’écrire dans une

langue qui n’est pas la sienne : il s’agit pour lui de l’appauvrir ultérieurement pour mettre à nu le

néant de la pensée ;

• Si une représentation théâtrale consiste à représenter une histoire où des personnages, dans un lieu

et à une époque déterminés, on doit définir les pièces de Beckett comme des pièces anti théâtre : il

annule le temps, l’espace, réduit les personnages à de marionnettes ; par exemple, dans Fin de partie

les acteurs interprètent des morts vivants ; le héros dans La Dernière Bande réécoute la même voix

enregistrée ; mais le succès est immédiat avec la pièce de théâtre En attendant Godot un soir, sur

une route de campagne, deux hommes, Vladimir et Estragon, qu’ils ont l’air de deux clochards, en

attendant un troisième, un certain Godot qui ne viendra pas. L’intrigue se déroule sur l’attente :

« s’appelle-t-il vraiment Godot, celui qu’ils attendent ? Et que lui veulent-ils exactement ? » Ils ne

savent pas répondre. Les deux personnages, condamnés à être présents sur scène, n’ont rien à y

faire ; leurs gestes n’ont aucun but sinon celui de faire passer le temps en se répétant les mêmes

petites histoires. Estragon voudrait s’en aller, mais Vladimir lui rappelle qu’ils ne peuvent pas. Ils sont

tentés par le suicide, mais de nouveaux personnages surviennent : Lucky, tenu en laisse par son

maitre Pozzo. Après leur départ, un jeune homme vient annoncer que Godot viendra surement

demain.

Dans le deuxième acte, les deux hommes sont au rendez-vous. Le couple maitre-esclave refait son

apparition mais le premier est devenu aveugle. Un nouveau messager annonce que Godot ne viendra

pas ce soir, et, encore une fois, Vladimir et Estragon pensent de se pendre mais la corde cesse. Ils

décident de partir. La pièce finit avec : « Alors on y va ? Allons-y », mais ils ne bougent pas.

- Je ne comprends pas : la première tentative de suicide. Il existe plusieurs allusions au fil du texte :

lorsqu’Estragon demande à son compagnon de lui rappeler « d’apporter une corde » le

lendemain et lorsqu’une simple sortie de scène pourrait représenter la mort du personnage.

L’homme de Beckett est incapable de se révolter face à l’absurde : les affirmations ne correspondent

plus aux gestes et la vie dans l’attente est une sombre farce qui n’aboutit à rien, pas même à l’espoir.

Beckett a refusé l’étiquette « théâtre de l’absurde » pour ses pièces et il a aussi refusé

l’interprétation courante qui voudrait voir Dieu – God en anglais – en Godot.

• Beckett a préféré les modèles des nouveaux romanciers à l’Existentialisme des années qui ont suivi

la guerre.

EUGENE IONESCO (1912-1994)

• 

Père roumain et mère française, la famille s’installe à Paris il apprend à lire et à écrire en français.

Il est élu à l’Académie en 1970 ;

• Ionesco dénonce les conventions sociales sur lesquelles se fonde une société qui veut être sans

défauts et impeccable ; les lieux communs de la conversation bourgeoise, des phrases vide destinées

à combler le silence et à masquer la solitude. Comme les pièces de Beckett, celles de Ionesco

rejettent la représentation traditionnelle : c’est difficile de parler de personnages, la chronologie est

abolie, les affirmations ne correspondent pas aux gestes l’action ne peut qu’être circulaire, le

dénouement équivaut au point de départ et donc l’intrigue est réduite à l’essentiel dans Chaises,

nombreux invités viennent assister à la conférence d’un sourd-muet ; dans Amédée ou Comment

s’en débarrasser, le cadavre d’un homme mort quinze ans auparavant continue à pousser dans

l’appartement. 

On assiste à un théâtre plus engagé avec Rhinocéros on trouve des aspects comme la Deuxième

Guerre mondiale et la montée des régimes totalitaires en Europe de l’Est. Une tranquille petite ville

de province est victime d’une épidémie de rhinocérite, une maladie étrange qui transforme les

hommes dans ces animaux. La population se laisse contaminer, passivement, par crainte peut être.

Seul le héros, Béranger, qui incarne l’homme moyen, porteur de valeurs humaines auxquelles

Ionesco, comme Camus dans ses romans, n’a pas renoncé, décide de résister ;

• Le premier succès viendra avec sa première pièce : La Cantatrice chauve, mise en scène au « Théâtre

de la Huchette » il s’inspire à un Assimil (manuel de conversation) pour rédiger cette comédie : le

thème principal sera la superficialité des rapports humaines et l’impossibilité di communiquer. Il

s’agit d’une satire de la petite bourgeoisie universelle.

Un soir, dans la banlieue de Londres, des petits bourgeois, M. et Mme Smith, reçoivent un couple

d’amis, mais ils parlent pour ne rien dire. On a de nouveaux personnages en scène, qu’ils ne

parviennent pas à élever le niveau de cette conversation.

- Le yaourt est excellent pour l’estomac : M. Smith, Anglais, dans son fauteuil et ses pantoufles,

fume sa pipe anglaise et lit un journal anglais, près d’un feu anglais. A côté de lui, dans un autre

fauteuil anglais, Mme Smith, Anglaise, raccommode des chaussettes anglaises. Mme Smith

conduit un dialogue presque inutile et dépourvu de sens sur le repas qu’ils viennent de prendre,

tandis que son époux, qui continue à claquer la langue, entend peut-être, mais n’écoute pas.

AU-DELA DU SURREALISME

JACQUES PREVERT (1900-1977)

• Il fréquente les surréalistes, mais ses rapports avec André Breton se détériorent très vite, et dès

1928, il emprunte une voie personnelle, sans toutefois renoncer aux avant-gardes (il fréquent

Picasso) ou aux autres groupes (Existentialistes).

• Ses œuvres se placent sous le signe de l’éclectisme : il passe de la littérature au cinéma, à la peinture,

au ballet, à la chanson, au théâtre il travaille occasionnellement comme acteur, il trouve des idées

pour des films publicitaires, il travaille à des scénarios, rédige des sketchs et des pièces de théâtre

pour le Groupe Octobre, une troupe proche du parti communiste, il compose des chansons pour le

music-hall ;

• Les thèmes principaux de ses compositions : les enfants, les amoureux, les animaux (les oiseaux),

toutes les créatures capables de représenter la liberté et de renverser les contraintes sociales. Le

poète se batte pour la dignité et se révolte contre tout ce qui lui fait obstacle : la bêtise, l’injustice,

le racisme ou la guerre. Dans Choses et autres il anticipe des thèmes écologiques qui seront très à la

mode ;

• Paroles comprend près d’une centaine de poèmes, montés comme de petits films : il s’agit d’utiliser

un langage très simple et familier, essentiellement oral, qui néglige les élégances de l’écrit. Il utilise

des analogies, des jeux de mots, l’énumération, et surtout il redécouvre un art oublié, celui de

raconter des histoires en utilisant le ton spontané du conteur.

- Barbara : l’auteur a offert une héroïne à un pays qui venait de sortir de la guerre, en racontant

d’une femme à Brest qui court sous la pluie à la rencontre de celui qu’elle aime. Il a créé une

véritable mode avec le style Barbara. Dans la fin la pluie devient pluie de fer, de feu d’acier de

sang, de deuil terrible et désolée. L’INVENTION

FRANCIS PONGE (1899-1988)

• Il fréquente le milieu de la « Nouvelle Revue Française » et a des relations avec les surréalistes. Il

fréquente le milieu des peintres, des artistes, avec lesquels il collabore parfois, Picasso, le cubiste

Braque et Giacometti. Il adhère au parti communiste puis entre dans la Résistance, mais, après la

Libération, il abandonne le communisme et soutient De Gaulle ;

• Il est considéré comme le « poète des objets » : il est avant tout un observateur, il observe le monde

inanimé qui l’entoure. En fait, avant d’écrire, Ponge contemple les choses : un phénomène

atmosphérique, une plante, un animal, un être humain ; il les perçoit dans leur intégrité, dans leur

objectivité qui ne devra pas être faussée par la subjectivité. Son idéal : faire des objets la forme

concrète du langage ; chaque mot, chaque son, chaque signe graphique devra contribuer à forger

l’objeu objet + jeux, qui suppose que le « je se place à l’intérieur même de l’objet. 

En refusant de placer l’homme au centre de son œuvre, devient à la fois classique et moderne

classique parce qu’il s’inspire des écrivains du XVIIe siècle et sa quête du mot approprié (Malherbe) ;

moderne dans la mesure où il ne considère jamais un texte comme parfait, définitif et préfère se

concentrer sur de petits détails concrets plutôt que s’intéresser aux grands sentiments, à la

psychologie ;

• Il s’est rend célèbre avec Les Parti pris des choses : contient des poèmes en prose. Ponge prend le

parti des choses contre les hommes ; prendre son parti de leur existence contre l’idéalisme qui réduit

le monde aux représentations ;

- L’Huitre : c’est une description où les mots sont limités à l’objet qu’ils imitent. L’huitre devient

partie intégrante de la réalité : le premier paragraphe décrit l’huitre close et la façon de l’ouvrir ;

le second, l’intérieur ; le troisième, la parle qu’on y trouve parfois ;

- Le Pain : objet de consommation quotidien, le pain suscite l’admiration du lecteur.

• C’est pour réagir aux interprétations données au Parti pris – qui ont fait de lui « le poète des objets »

- qu’il publie Proemes, à mi-chemin entre la prose et le poème, pour montrer que les textes de son

recueil précédent sont le résultat d’une recherche dans plusieurs directions.

RAYMOND QUENEAU (1903-1976)

• Il s’intéresse de philosophie et de mathématique. Engagé dans beaucoup d’activités : employé de

banque, professeur de français, secrétaire général, il dirige aussi l’Encyclopédie de la Pléiade (étude

aussi sur la place des mathématiques dans la classification des sciences) ;

• En 1960, il fonde une nouvelle association, l’Oulipo, c’est-à-dire l’Ouvroir de Littérature Potentielle :

il réunit de mathématiciens passionnés comme Calvino et Perec ; les oulipiens se proposent

d’inventer de nouvelles structures fondées sur l’analyse combinatoire et sur l’exploitation des

structures préexistantes ;

• On peut dire que les œuvres de Queneau sont un exercice de style : ses textes fait passer le contenu

au second plan. Dans Exercices de style on trouve 99 versions d’un fait divers anodin ; Queneau laisse

e

au lecteur un exercice blanc : en produisant le 100 exercice, il devient lecteur auteur.

- Quelques Exercices de style : du premier exercice au dernier, le point de vue, le registre, la forme

varient, en créant un effet comique. On peut noter les transformations linguistiques que

« Notations », le premier exercice, doit subir pour devenir un simple « récit », un passage en vers

ou sous forme de problèmes géométriques.

Dans Zazie dans le métro, on trouve Zazie, une petite peste de douze ans et qui bombarde les adultes

de questions, qui vient rendre visite à son oncle Gabriel ; elle a qu’une chose en tête : prendre le

métro, qui est fermé à cause d’une grève. En compagnie de son oncle, elle découvre la vie

démentielle que mènent les habitants de la Ville Lumière. Elle reviendra dans sa province natale sans

accomplir son rêve.

- Tu prendras le métro : l’oncle Gabriel et son ami Charles, chauffeur de taxi, ont emmené Zazie

sur la tour Eiffel. Zazie continue à poser de questions à Charles : son grand sujet est la

« sessualité », un thème que les adultes banalisent souvent et qui attise la curiosité des enfants.

A l’origine du succès est aussi la langue parlée dont l’auteur fait grand usage. Il fait la distinction

 

entre un « premier français » latin mal parlé ; un « deuxième français » classique et codifié par

les grammairiens ; un « néo-français » « fonétik », qui l’on parle mais que l’on n’écrit pas.

BORIS VIAN (1920-1959)

• Ingénieur, il écrit et joue de la trompette (issue d’une famille de musiciens). Malgré sa maladie de

cœur, il se partage entre le jazz, la chanson, la littérature et le théâtre, les comédies musicales, les

opéras, les poèmes. Il noue des relations amicales avec Sartre et Queneau ;

• Il contribue à lancer de nouveaux genres culturels : des policiers américains, à la science-fiction,

premières chansons rock ‘n roll. La littérature est pour lui un véritable laboratoire et ses romans sont

dominés par les jeux de langue et les inventions création poétique comme la seule façon

d’exprimer sa vision très personnelle de l’existence ;

• D’abord il rédige, sous un autre pseudonyme, une traduction supposée d’un roman noir américain,

J’irai cracher sur vos tombes : le scandale provoque un procès pour pornographie qui se transforme

en une publicité exceptionnelle ; il « s’engage » et écrit des textes qui feront scandale dont le plus

célèbre est Le Déserteur ; seulement après la mort de l’auteur ses romans seront connus ouvrage

critique Les Vies posthumes de Vian et un dossier.

• L’Ecume des jours est à la fois une histoire tendre et déchirante et une satire des milieux

existentialistes. Dans un Paris onirique où les quartiers changent d’aspects, on trouve deux couples

d’adolescentes et un troisième, Nicolas et Isis. Colin, mi-artiste, possède de l’argent pour se

permettre de ne pas travailler et il aime Chloé, qui souffre d’une terrible maladie. L’ami de Colin,

Chick, rencontre Alise durant une conférence, mais il meurt en tentant de sauver sa bibliothèque des

assauts de la police venue recouvrer des impôts qu’il n’a pas payés. Après l’enterrement de Chloé,

Colin renonce à sa vie.

- Un suicide : un chat et une souris qui parlent de la condition de Colin auquel manque Chloé,

morte après à cause de sa maladie.

LE NOUVEAU ROMAN

NATHALIE SARRAUTE (1902-1999)

• Originaire de Russie, s’installe à Paris et devient avocate, puis laisse sa profession pour se consacrer

à la littérature ;

• Elle écrit des romans, des pièces de théâtre et une autobiographie, Enfance. Sarraute sera l’une des

initiatrices du Nouveau Roman, en fait, son premier livre est un recueil de textes brefs, Tropismes,

considéré comme le premier texte du nouveau roman ; le terme est emprunté à la biologie et

indique la croissance orientée dans l’espace, chez les animaux et les végétaux, sous l’influence d’une

excitation extérieure ; on parle aussi de phototropisme ou de géotropisme. Sarraute l’applique à des

situations quotidiennes et à l’analyse de rapports humains. Les tropismes deviennent des

mouvements indéfinissables qui glissent rapidement aux limites de notre conscience ; ils sont à

l’origine de nos gestes, de nos paroles, des sentiments que nous manifestons, que nous croyons

éprouver et qu’il est impossible de définir.

L’Ere du soupçon recueil des essais qui forment en quelque sort la base du Nouveau Roman. Le récit

ne consiste plus à imiter la réalité ; le personnage et l’intrigue n’auront plus cours. Elle a choisi de se

consacrer à la description de gestes et de conversations banales qui reproduisent des fragmentes

de vie intérieure et les émotions qui en dérivent nouvelles techniques d’écriture.

Les Fruits d’or est un roman qui met en pratique les théories exposées dans l’œuvre précédente.

L’intrigue est concentrée sur le dialogue : les discussions que suscite la parution d’un livre – Les Fruits

d’or – dans un groupe d’intellectuels ; un narrateur impersonnel l’examine et l’auteur en profite

pour se moquer des coteries littéraires et des critiques qui cherchent à impressionner un public

cultivé.

- « Et Les Fruits d’or, vous aimez ça ? » : un groupe de personnes bavardent ; ils reviennent

souvent sur un roman qui vient de paraitre et dont le lecteur ne connaitra jamais l’intrigue. Ce

qui compte ici sont les réactions mentales aux situations extérieures : pensées confuses dans la

tête de la locutrice, flux de mots désordonnés. Le lecteur continue à ignorer qui parle : le rapport

de cause à effet d’une conversation normale a été annulé, l’intrigue n’existe pas.

ALAIN ROBBE-GRILLET (1922-)

• Pour un nouveau roman : ce recueil contient des réflexions théorétiques déjà mises en pratique dans

les romans précédents ces réflexions concernent la destruction du récit : il refuse la linéarité de

l’intrigue et la psychologie des personnages. Si le roman du passé a voulu donner un sens à l’univers

et interpréter l’homme, l’écrivain doit s’en tenir aujourd’hui à la simple réalité qu’il racontera telle

qu’elle apparait, le plus objectivement possible. Robbe-Grillet prend « le parti de choses » comme

Ponge.

• Les Gommes : antiroman avec la structure du roman policier. Dallas enquête sur la mort du

professeur Dupont qui ne réalité n’est que blessé. Le détective finira par tuer accidentellement cet

homme. Il adopte chaque fois un point de vue différent avec le résultat d’annuler la progression

linéaire. ; le temps et l’espace cessent d’organiser ;

• La Jalousie :

- Le bruit du mille-pattes : dans une plantation coloniale, un mari jaloux observe une tache noire

laissée sur le mur par un mille-pattes écrasé ; il voit, il imagine, il se rappelle, il décrit ce micro-

événement, en variant chaque fois quelques détails ; ici, le mille-pattes est devenu gigantesque

et la scène n’est pas dans une salle à manger, mais dans une chambre. Il compare le bruit de la

bête avec celui du peigne dans la longue chevelure et Franck, l’amant suspectée de A., prend sa

serviette et écrase la bête contre le mur, en laissant la tâche.

MICHEL BUTOR (1926-)

• Il se rend au Egypte comme professeur de français et puis à Manchester, et à Salonique, à Berlin, puis

à Genève comme professeur de philosophie ;

• 

Il s’intéresse à toutes les formes d’expressions artistiques sculpture, photographie, peinture,

musique…) et donne aussi des études sur des écrivains célèbres, comme par exemple Baudelaire et

Faulkner ; il renonce à l’étiquette « roman » et juge ses livres difficiles à classer, c’est pourquoi il


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DESCRIZIONE APPUNTO

Riassunto: Auteurs, textes, genres de la littérature française Le XXe siècle
Paul Valery, Guillaume Apollinaire, Raymond Radiguet, Colette, Jean Cocteau, André Breton, Louis Aragon, Louis Aragon, Marcel Proust, André Gide, Paul Claudel, Antoine de Saint-Exupéry, André Malraux, Georges Bernanos, Louis-Ferdinand Céline, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Samuel Beckett, Eugène Ionesco, Jacques Prévert, Francis Ponge, Raymond Queneau, Boris Vian, Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet, Michel Butor, Marguerite Yourcenar, Marguerite Duras, Albert Cohen, Georges Perec, Patrick Modiano, Andrei Makine, Michel Tournier, Daniel Pennac, Michel Tremblay, Léopold Sédar Senghor, Patrick Chamoiseau, Assia Djebar, Georges Simenon, Léo Malet, Didier Daeninckx


DETTAGLI
Corso di laurea: Corso di laurea in Interpretariato e comunicazione
SSD:

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher lazzerimartina9 di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Letteratura francese e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università Libera Università di Lingue e Comunicazione - Iulm o del prof Brignoli Laura.

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