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Autorité politique

Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c’est la puissance paternelle, mais cette puissance a ses bornes : elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d’une autre origine : ou la force et la violence ; ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un contrat. La puissance qui s’acquiert par la violence, n’est pas qu’une usurpation. Quelquefois l’autorité qui s’établit par la violence change de nature ; c’est lorsqu’elle continue et se maintient du consentement. La puissance qui vient du consentement suppose des conditions qui en rendent l’usage légitime, car l’homme ne doit ni ne peut se donner entièrement et sans réserve à un autre homme ; parce qu’il a un maître au-dessus de tout, à qui seul il appartient tout entier.

Le prince tient de ses sujets mêmes l’autorité qu’il a sur eux ; et cette autorité est bornée par les lois de la nature et de l’état. Le prince ne peut pas disposer de son pouvoir et de ses sujets sans le consentement de la nation.

D’ailleurs le gouvernement, quoique héréditaire dans une famille, et mis entre les mains d’un seul, n’est pas un bien particulier, mais un bien public, qui par conséquent ne peut jamais être enlevé au peuple, à qui seul il appartient essentiellement et en pleine propriété. Ce n’est pas l’état qui appartient au prince, c’est le prince qui appartient à l’état : mais il appartient au prince de gouverner dans l’état, parce que l’état l’a choisi pour cela ; qu’il s’est engagé envers les peuples à l’administration des affaires, et que ceux-ci de leur côté se sont engagés à lui obéir conformément aux lois. La couronne, le gouvernement, et l’autorité publique, sont des biens dont le corps de la nation est propriétaire, et dont les princes sont les usufruitiers, les ministres et les dépositaires.

Les conditions de ce pacte sont différentes dans les différents états. L’observation des lois, la conservation de la liberté et l’amour de la patrie, sont les sources fécondes de toutes grandes choses et de toutes belles actions. Là se trouvent le bonheur des peuples, et la véritable illustration des princes qui les gouvernent. Là l’obéissance est glorieuse, et le commandement auguste. Au contraire, la flatterie, l’intérêt particulier, et l’esprit de servitude sont l’origine de tous les maux qui accablent un état, et de toutes les lâchetés qui le déshonorent.

Encyclopédie

Elle est composée de 17 volumes et 12 planches. Cet mot signifie l’enchaînement de connaissances. Le but d’une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de le transmettre aux hommes qui viendront après nous. Un dictionnaire universel et raisonné des sciences et des arts ne peut être l’ouvrage d’un homme seul. Pour réussir dans cette entreprise, Diderot a été aidé de plus de deux cents collaborateurs, comme Voltaire, Montesquieu et Rousseau, qui a collaboré pour la « musique ». Pour aider Diderot en qualité de directeur, il y a d’Alembert. Beaucoup d’articles sont écrits par Jaucourt. Au-delà de ces spécialistes, choisis pour chaque matière à traiter, il y a les spécialistes pour les planches. Parmi ces collaborateurs, il y a aussi des philosophes avec idées différentes parmi eux.

L’Accademia de la Crusca a employé quarante ans pour rédiger le vocabulaire de la langue italienne, par contre Diderot veut être plus rapide, car « les opinions vieillissent comme les mots », en fait l’Encyclopédie est publiée en 1772, après vingt ans le début des travaux. Avec cette œuvre, ils veulent stimuler le lecteur à comprendre dans quel genre de société il vit et à n’accepter pas passivement les institutions. Cette œuvre a été définie une œuvre bourgeoise. La bourgeoisie commence à ne se sentir plus partie de le Tiers Etat. Aussi les philosophes, c’est-à-dire « les gens de lettre », en fait, faisaient partie de cette classe sociale. L’Encyclopédie est surtout une œuvre commerciale. Il y avait des souscripteurs, parmi lesquels beaucoup de nobles, qui payaient un droit d’inscription. Ils ne pouvaient pas se permettre, après avoir eu le « privilège », de ne publier rien, autrement ils seraient allés en banqueroute, pour ce motif ils devaient faire attention à la « censure ».

Sous Louis XV, ils ne pouvaient pas désavouer ouvertement la société contemporaine, mais selon leur idée, le Roi n’a pas tout le pouvoir, même dans la monarchie héréditaire. Il appartient à la Nation et le prince est celui qui représente les lois.

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Scienze antichità, filologico-letterarie e storico-artistiche L-LIN/04 Lingua e traduzione - lingua francese

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher AngeloNELLAnebbia di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Lingua francese e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università Università degli Studi di Roma La Sapienza o del prof Placella Paola.
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