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• « Je suis, a-t-il dit lui-même, bourbonien par honneur, monarchiste par raison, républicain

par goût et par caractère. »

Ses détracteurs lui ont reproché un style ampoulé et une vanité excessive qui éclateraient dans ses

Mémoires d'Outre-tombe.

On observe dans ses Mémoires d'outre-tombe une dualité entre le Chateaubriand personnel qui

exalte ses sentiments avec un lyrisme romantique et le Chateaubriand public qui établit une

chronique de mémorialiste de son époque, qui a vu l'avènement de la démocratie à laquelle il

s'opposait. On remarque que tout au long de son œuvre les deux personnages se regroupent en un

seul, ils s'associent ainsi et l'on remarque que toute la vie politique de Chateaubriand fut influencée

par ses sentiments personnels et sa solitude qui s'est transformée en une paranoïa et une peur à

l'encontre d'un éventuel complot qu'il croyait formulé contre lui depuis qu'il fut éloigné à plusieurs

reprises du pouvoir monarchique.

René (Chateaubriand) :

René, héros romantique de Chateaubriand, incarne après la revolution française et la chute de

l'empire le mal du siecle. En effet, toute la jeunesse va se voir dans ce heros tourmenté, agité et

melancolique.

René c'est d'abord le chant du mal de vivre, de l'inconfort adolescent à la frontière entre ce qui n'est

plus et ce qui n'est pas encore; c'est surtout le personnage central d'une œuvre, héros aux deux sens

du terme, jeune homme sensible et lucide dont la grandeur est fondée sur le tragique de la servitude.

On passe du héros tel qu'il devrait être au héros tel qu'il est; du héros dont l'âge importe peu, à

l'héroïsme d'un jeune héros incarnant l'impuissance et la grandeur qui marquent le tragique.

Essayez de voir René par le regard des contemporains:hanté par la mort, bousculé par les

soubresauts de l'histoire. Pour eux c'est le héros moderne, celui dans lequel ils reconnaissent l'infini

de leurs aspirations et l'inutilité de leurs actions.

C'est un jeune homme qui, appuyé par les femmes, critique une société prosaïque avec d'autant plus

de facilité qu'il est riche et peut donc ignorer la nécessité du travail.

Le jeune homme est donc essentiellement disponible à tout car libéré de la nécessité de choisir, de

sacrifier, d'écarter. En un sens il est plein de rêves dans un monde vide de rêves et rien ne bride son

imagination, l'extension de son moi qui abonde en critiques des valeurs, des préjugés et de la plate

condition sociale.

La tâche de René se réduit donc à exister, à se supporter dans l'épreuve de soi qu'est l'existence,

avec une prise de parole qui exprime et se contente d'exprimer avant de mourir. Comprenons que

René ne fait rien parce que, il le sait, le "faire" est condamné à l'échec.

René est malade de ne pouvoir incarner ses rêves: comme Julien Sorel de Stendhal, Meursault et

Clamence de Camus, René est seul sur la terre et il proteste, et il souffre, de ne pouvoir conserver

l'enfance qu'il a perdue.

René rêve d'éternité, d'une impossible conservation du passé, d'un temps retrouvé, ce qui le plonge

dans le vague des passions, dans ce mal du siècle né d'une aspiration à l'éternité que la réalité

contredit sans cesse (relire le début du chapitre 9 dans le Génie du christianisme. René devait suivre

ce chapitre).

René marque donc la mort et la naissance du héros: La disparition du chevalier solitaire, oisif et

l'apparition du sentiment de l'existence comme fondement d'un projet impossible, la contemplation

de soi: être soi même, rouler pour soi sans perdre l'humanité, vivre dans la marge tout en restant

dans le texte.

Conclusion: autant dire que René exprime magnifiquement le désir de l'individu, l'affirmation de

soi: ne pas mourir

Analyse de l'œuvre :

Par son talent comme par ses excès, Chateaubriand peut être considéré comme le père du

romantisme en France. Ses descriptions de la nature et son analyse des sentiments du moi en ont

ainsi fait un modèle pour la génération des écrivains romantiques. Il a, le premier, formulé le

« vague des passions » qui deviendra un lieu commun du romantisme :

• «On habite, avec un cœur plein dans un monde vide ; et sans avoir usé de rien, on est

désabusé de tout.» (Le Génie du Christianisme, 1802)

Sa pensée et son action politiques semblent offrir de nombreuses contradictions; il se voulait être à

la fois l'ami de la royauté légitime et de la liberté, défendant alternativement celle des deux qui lui

semblait être en péril :

• « Je suis, a-t-il dit lui-même, bourbonien par honneur, monarchiste par raison, républicain

par goût et par caractère. »

Ses détracteurs lui ont reproché un style ampoulé et une vanité excessive qui éclateraient dans ses

Mémoires d'Outre-tombe.

On observe dans ses Mémoires d'outre-tombe une dualité entre le Chateaubriand personnel qui

exalte ses sentiments avec un lyrisme romantique et le Chateaubriand public qui établit une

chronique de mémorialiste de son époque, qui a vu l'avènement de la démocratie à laquelle il

s'opposait. On remarque que tout au long de son œuvre les deux personnages se regroupent en un

seul, ils s'associent ainsi et l'on remarque que toute la vie politique de Chateaubriand fut influencée

par ses sentiments personnels et sa solitude qui s'est transformée en une paranoïa et une peur à

l'encontre d'un éventuel complot qu'il croyait formulé contre lui depuis qu'il fut éloigné à plusieurs

reprises du pouvoir monarchique.

ROMANTCISME : e

Le romantisme est un courant littéraire d'Europe occidentale apparu au cours du XVIII siècle en

e

Grande-Bretagne et en Allemagne, puis au XIX siècle en France, en Italie et en Espagne. Il se

développe en France sous la Restauration et la monarchie de Juillet, par réaction contre la régularité

classique jugée trop rigide et le rationalisme philosophique des siècles antérieurs.

Le romantisme s'esquisse par la revendication des poètes du « je » et du « moi », qui veulent faire

connaître leurs expériences personnelles et faire cesser cet aspect fictif attribué aux poèmes et aux

romans. Le romantisme se caractérise par une volonté d'explorer toutes les possibilités de l'art afin

d'exprimer les extases et les tourments du cœur et de l'âme : il est ainsi une réaction du sentiment

contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l'évasion et le ravissement dans le

rêve, le morbide et le sublime, l'exotisme et le passé. Idéal ou cauchemar d'une sensibilité

passionnée et mélancolique, ses valeurs esthétiques et morales, ses idées et thématiques nouvelles

ne tardèrent pas à influencer d'autres domaines, en particulier la peinture et la musique.

Que faut-il entendre par le mot romantisme ?

S'il est un nom qui, depuis quelque deux cents ans, a fait du bruit dans l'histoire des littératures

européennes et autour duquel se sont déchaînées des polémiques passionnées, c'est celui du

romantisme, nom de guerre intellectuelle, dont l'imprécision souvent recherchée a servi de prétexte

de querelle : symbole de la plus belle expansion de l'âme humaine pour les uns, il fut pour les autres

un symbole d'impuissance, d'égarement et de corruption.

Définition du romantisme

On a donné, en France, le nom de romantisme au grand courant littéraire qui a commencé aux

environs de 1820 et s'est poursuivi jusqu'à vers 1850, pendant la Restauration et la Monarchie de

Juillet. Ce nom désigne un art où l'imagination et la sensibilité prédominent sur toute autre faculté

de l'esprit. Plus généralement, il évoque des formules diamétralement opposées à celle de l'art dit

e e

classique des XVII et XVIII siècles.

Mais ce sens très précis, le mot romantisme ne l'a pris qu'assez tard. En effet, la crise romantique de

la littérature française n'est qu'un des aspects tardifs d'un mouvement bien plus général, qui s'est fait

sentir dans le reste de l'Europe comme en France : l'Angleterre, l'Allemagne, la Russie ont eu leurs

romantiques, et le nom de Hugo évoque ceux de Byron, de Gœthe et de Pouchkine. L'art n'est pas

moins concerné que la littérature : Delacroix, David d'Angers, Berlioz, Wagner seront les alliés des

novateurs.

D'autre part, les origines de ce mouvement sont très antérieures à 1820. Le mot même existait bien

auparavant. Dès 1737, on lit dans une lettre de l'abbé Le Blanc au président Bouhier : « M. Pape a

tâché de donner à son jardin ce goût que les Anglais appellent romantic et nous pittoresque. » Il va

de soi qu'à cette date le mot romantique avait une signification autre que celle qu'on lui a donné

plus tard. Il est passé, avant d'en arriver là, par diverses acceptions dont il est essentiel de rappeler

l'histoire.

Premier sens (étymologique)

Dans son sens le plus vaste, le mot romantisme signifie conception de la vie spéciale au « roman »,

conception dont nous trouvons l'expression dans les récits épiques des peuples romans. Les

populations romanes ayant développé les premières le génie du Moyen Âge, elles ont donné leur

nom à ce génie. Or celui-ci est commun à tous les peuples de l'Europe septentrionale et occidentale,

et procède d'un événement dont les conséquences furent immenses, l'avènement du christianisme.

Friedrich : Arbre au clair de lune (1824, Wallraf-Richartz-Museum, Cologne). Les romantiques

cherchent dans la nature un reflet de leurs sentiments intimes.

Le romantisme ainsi compris est donc une mentalité d'inspiration chrétienne et nord-occidentale,

par opposition à la mentalité antique et classique, d'inspiration païenne et d'origine gréco-latine. De

cette mentalité est sorti un art cherchant à représenter l'infini, se portant volontiers vers

l'inaccessible, le merveilleux, le fantastique, le mystérieux, tandis que l'art antique recherchait la

raison, le calme, la simplicité, la noblesse, la clarté. Ce romantisme serait spécialement l'esprit

moyenâgeux, avec ses sentiments profondément religieux, son enthousiasme pour une société

chevaleresque, son amour du miraculeux ; il se soucierait plutôt de foi, de sentiment et de fantaisie

que de critique, de raison, de mesure ; il serait en un mot l'expression de tendances absolument

opposées à celles des anciens, raisonnables, moralistes et païens.

Qu'on examine en effet le vieux poème germanique des Nibelungen, notre Chanson de Roland, le

Romancero espagnol, la Divine Comédie de Dante, et l'on ne manquera pas d'y trouver, malgré la

variété des cadres, des sujets, des pensées, un certain nombre de caractères communs à opposer à

d'autres caractères communs de la poésie antique.

La fatalité (l'anankè grecque ou le fatum latin) a disparu du monde ; l'homme est libre ; il ne dépend

plus que de sa volonté et de la grâce divine, qui peut lui faire défaut, mais non le contraindre. La

divinité désormais agit dans les cœurs, bien plus qu'elle n'intervient dans l'ordre physique des

événements.

L'homme devient une âme ; le corps perd son importance. La souffrance physique n'est plus un sujet

de tragédie : Philoctète, Prométhée font place aux damnés de Dante, qui souffrent dans une chair

indestructible et mystique. L'amour se dépouille si bien des sens qu'il devient parfois chimérique :

c'est l'union et l'aspiration mutuelle de deux âmes à travers le temps, à travers l'espace, à travers la

mort.

La nature extérieure change d'aspect : elle est, comme l'homme, plus troublée, plus inquiète ; il y

voit un reflet de son âme ; il la peuple, non plus de divinités occupées chacune de leur petit

domaine, mais de puissances amies ou malfaisantes, de génies bons ou mauvais, fées, elfes, sylphes,

gnomes, etc., personnifications variées du bon et du mauvais principe qui se disputent le monde.

Ainsi, partout l'âme au lieu des sens, donnant aux choses leur prix, et partout des agents libres,

substitués à la fatalité : tel est le grand sens de cette révolution intellectuelle issue du christianisme

et du génie des peuples celto-romans et germaniques.

e e

La Renaissance des XV et XVI siècles modifia un peu partout ce développement naturel, mais

beaucoup moins profondément dans le reste de l'Europe qu'en France. En effet, pas plus que Dante,

qui pourtant avait pris Virgile pour maître et pour guide dans le voyage imaginaire de la Divine

Comédie, Shakespeare, italien presque autant qu'anglo-saxon, n'est tombé dans l'imitation servile

e

des modèles antiques. Ce n'est que plus tard, au XVIII siècle, quand la littérature française sera

devenue classique et rayonnera sur toute l'Europe, que les littératures étrangères sortiront de la voie

du romantisme pur où la France, comme les autres peuples, s'était engagée au Moyen Âge, mais

qu'à la différence des autres peuples elle avait complètement quitté à la Renaissance.

Deuxième sens (sens adopté par l'histoire littéraire)

Fragonard (1732-1806) : L'Inspiration (Musée du Louvre). L'inspiration et l'enthousiasme

s'opposent nettement, chez les romantiques, à la réflexion et à la sérénité des classiques.

e

L'imitation méthodique des littératures anciennes, inaugurée en France au XVI siècle, atteignit son

e

apogée au XVII siècle, et l'on peut dire que nos écrivains créèrent alors une littérature qui est

devenue la nôtre propre bien plus que notre littérature du Moyen Âge qu'ils avaient oubliée et

e

reniée. À leur tour, les autres nations imitèrent la littérature française du XVII siècle et, par cette

imitation de seconde main, ne firent qu'énerver leur génie pendant une période plus ou moins

longue. La littérature française était devenue, au regard des autres littératures modernes, une

nouvelle littérature classique ou, si l'on veut, la continuation de l'Antiquité classique. C'est que

l'esprit français est le seul dans l'Europe moderne pour qui l'esprit antique ne soit pas étranger : pour

lui, l'imitation des modèles grecs et romains n'était pas servilité ou mode, c'était une sorte de

tradition de famille retrouvée.

Mais le jour arriva où cette nouvelle littérature classique devint un joug pour la plupart des nations

de l'Europe. Formé sur les modèles antiques, mais bien plus encore sur certaines règles empruntées

ou que l'on croyait empruntées à l'Antiquité, elle se prit peu à peu pour un type de perfection qui

devait être immuable. Or, l'immobilité répugne à la nature humaine, et particulièrement à la

littérature, miroir d'idées en perpétuel changement. Ajoutons que chaque nation a son génie propre,

qui s'accommode malaisément de formes empruntées à des nations étrangères et, malgré son

caractère d'universalité, la nouvelle littérature classique façonnée par le génie français portait si bien

le cachet propre de notre esprit, qu'elle devenait une gêne pour le libre développement d'un génie

national chez les peuples étrangers qui l'avaient prise un moment pour modèle. e

Aussi n'est-il pas étonnant que l'influence rayonnante de la littérature française au XVIII siècle ait

provoqué une réaction, et c'est cette réaction que l'on appelle proprement le romantisme. Le

mouvement partit d'Allemagne, où pourtant notre littérature régnait dans la plupart des cours, et

passa de là en Angleterre. Il fut très marqué dans ces deux pays et eut une influence très importante

sur notre propre réaction.

Le romantisme français

Si le romantisme fut en Allemagne un retour aux fonds primitif et indigène, en France, ce fut au

contraire une réaction contre la littérature nationale. Les littératures anglaise et allemande ne

s'étaient asservies que momentanément à la discipline du classicisme, sous l'influence prédominante

de notre grand siècle ; et ce qu'on appelle proprement romantisme outre-Manche et outre-Rhin c'est

la période littéraire où le génie septentrional, reprenant conscience de lui-même, répudie l'imitation

française. En France, au contraire, pays de culture et de tradition gréco-latines, la littérature était

classique depuis la Renaissance, et l'on appelle romantiques les écrivains qui, au début du

e

XIX siècle, se sont affranchis des règles de pensée, de composition et de style établies par les

auteurs classiques.

Pas plus qu'en Allemagne, cette révolution ne s'est accomplie d'un seul coup en France. À cause de

son caractère de rupture avec la tradition nationale, et non avec des habitudes passagères,

d'importation étrangère, elle a été plus tardive et a eu plus de peine à se réaliser. Commencée en

e

réalité vers 1750, elle n'a atteint son terme qu'un siècle plus tard. Préparée au XVIII siècle ,

contenue et même refoulée pendant la Révolution et l'Empire, elle n'est arrivée à maturité que sous

la Restauration et son triomphe ne s'est affirmé vers 1830 qu'après des luttes ardentes et

passionnées.

Première Période : Le Préromantisme (1750-1800)

Querelle des Anciens et des Modernes — Les drames de Diderot

Denis Diderot par Louis-Michel van Loo (1767). (Musée du Louvre). e

La révolte contre l'imitation de l'Antiquité avait commencé dès le XVIII siècle par la Querelle des

Anciens et des Modernes. Perrault, La Motte, Fontenelle, avaient porté de rudes coups à la tragédie

classique. Mais le véritable démolisseur des règles sur lesquelles elle reposait c'est Diderot. Il

s'insurge contre les prescriptions d'Aristote et d'Horace et contre les modèles classiques. Nos

tragédies sont, à ses yeux, artificielles et fausses, contraires à la nature et à la vérité. Les sujets

empruntés à la vie des grands, au lieu de l'être à la vie bourgeoise, sont sans intérêt pour nous.

L'action est invraisemblable, car la peinture des crimes énormes et des mœurs barbares est hors de

saison dans un siècle doux et civilisé. Enfin, le langage est ampoulé et déclamatoire, les costumes

ridicules, la décoration absolument nulle. Le poète dramatique devra donc prendre ses sujets dans la

vie domestique; il créera la tragédie bourgeoise qui ne différera de la comédie sérieuse que par une

issue tragique, qui sera fondée non plus sur les caractères mais les conditions, et qui mettra en scène

non pas l'avare, le vaniteux ou l'hypocrite, mais le marchand, le juge, le financier, le père de famille.

Ce changement en entraînait d'autres : la prose substituée aux vers comme étant un langage plus

naturel, une plus grande variété dans le costume et le décor, plus de mouvement et de pathétique

dans l'action. Mais Diderot confondait trop souvent la nature avec son réalisme puéril; sous prétexte

de morale, il donnait un sermon dialogue au lieu d'une action; enfin sa sensibilité toujours en

effusion le jetait dans un genre larmoyant et ridicule. Le double échec du Père de famille (1757) et

du Fils naturel (1758) fut la condamnation de ces théories et le signal de la mort pour ces réformes.

Il faudra, pour amener en France une réaction radicale contre le Classicisme, d'autres influences

plus fortes et plus profondes. Il faudra une transformation complète des façons de penser et de se

e

sentir, qui n'était encore qu'en germe au milieu du XVIII siècle. e

La forêt de Fontainebleau, Jean-Baptiste-Camille Corot (1830). Les rêveurs du XVIII siècle

aimaient se promener dans la nature. C'est dans cette forêt que Musset puisa l'inspiration de

Souvenir, l'un de ses plus beau poèmes. (National Gallery of Art, Washington, DC).

La transformation des idées et des mœurs

Avant de connaître la Clarisse Harlowe de l'Anglais Richardson et le Werther de l'Allemand

e

Gœthe, on avait écrit en France, au XVIII siècle, des romans, pour la plupart fort médiocres et bien

vite oubliés, mais qui témoignent que vivre et peindre la vie ce n'était pas seulement comme le

e

XVII siècle avait semblé le croire, analyser et raisonner; c'était aussi « écouter la voix du cœur »,

« goûter les délices du sentiment », éprouver « la sensibilité d'un cœur aussi violent que tendre»,

chérir « le poison des passions qui dévorent », ou leur « triste douleurs qui ont leur charme », se

laisser prendre à « la sombre mélancolie d'un séjour sauvage », se livrer aux « attraits du

désespoir », et même «chercher le tragique repos du néant ». Le Sidney de Gresset (1745), comme

le Cleveland de l'abbé Prévost ou son Doyen de Killerine (1735), promènent au long de leur

aventureuse destinée d'incurables maladies de l'âme sans raison ni remède, un fond secret de

mélancolie et d'inquiétude, un « besoin dévorant », une «absence d'un bien inconnu», un vide, une

désespérance qui les traîne de l'ennui à la mélancolie et à la lassitude de vivre.


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Corso di laurea: Corso di laurea in lettere (BRESCIA - MILANO)
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