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Lingua e linguistica francese – corso avanzato magistrale 2019/2020 riassunti sintassi

Syntaxe

La question de l’existence (ou de la non-existence) de la classe des verbes pronominaux

est plus compliquée de ce qu’on pourrait penser. Normalement, on identifie 4 cas : réfléchi

(l’objet du verbe est au même temps le sujet, ex : Jean se défend bien), réciproque (action

à la fois accomplie et reçue par chacun des acteurs de l'action : Ils s’embrassent) ;

moyen/passif (la forme sémantique va vers le passif, ex : Le blé se vend cher cette année)

ou lexical (l’élément pronominal n’a plus de sens précis, ex : Ils s’assoient)

Est-ce que la voix (active ou passive) pronominale est une voix autonome ? Quand on

décrit le système verbal français, faut-il dire qu’il y a des constructions actives, passives et

pronominales ou bien peut-on simplement dire que la forme pronominale est un cas

particulier du verbe ?

Première interprétation : les verbes pronominaux ne sont que des verbes actifs qui se

conjuguent avec être.

Il y a seulement deux types de constructions : voix active et passive ; les pronominaux font

partie de la voix active et n’existent pas en tant que classe. Comme l’affirme Lauwers, le

tour pronominal n’est qu’un schéma de construction.

A ce point, un problème se pose : pourquoi alors certains pronominaux n’ont pas une

contrepartie sans pronom (s’abstenir, *abstenir) comme (se) défendre ? dans le cadre de

cette théorie, ces verbes sont classés comme bizarreries.

On retrouve cette interprétation déjà dans la première grammaire française écrite pour

des Français : la grammaire de Meigret du XVI siècle (Le tretté de la grammère françoise

1550). « La signification se doit dire active là où l’ayant réciproque l’action à soi. » Je peux

dire : J’aime ou bien Je m’aime, le verbe reste aimer.

Certaines grammairiens divisent les verbes réfléchis et réciproques, ce qui est inutile selon

Bescherelle.

Le problème d’interpréter des verbes qui sont toujours forcément pronominaux a amené

des linguistes à affiner les notions de diathèse (active, moyenne ou passive) et vois. La

diathèse est une catégorie grammaticale qui décrit la relation l’action et les participants

identifiés par les arguments (sujet, objet, etc.) Ex de Lazare du latin : occidit (il meurt)

occiditur (il est tué). Aspect sémantique, le type de scène qui se déroule change selon le

point de vue. La voix est la modification du verbe, uniquement le verbe qui a une forme

différente. Se repentir peut avoir une voix pronominale, après il faut voir et distinguer si

c’est un verbe qui indique réciprocité ou réflexivité.

Si on accepte la définition de Lazard, le réfléchi n’est pas une diathèse. Au niveau du sens,

il dit que rien ne change (Jean se défend). Les actants sont les mêmes, sauf qu’il y en a un

qui se superpose.

Deuxième interprétation : les pronominaux, qui se caractérisent par la présence de se et

par l’auxiliaire être, forment une classe à part, une troisième voix 1

Cela résulte assez clair dans le cas de s’assoir, mais il est plus difficile de le dire dans le cas

de verbes comme défendre est se défendre. La présence de se est beaucoup plus

saisissante qu’on pense.

Cette idée remonte à la Grammaire de Palsgrave (L’éclaircissement de langue française),

première grammaire du français, écrite en anglais : trois sortes de verbes : actifs, passifs et

moyens. La forme est passive mais la diathèse est active.

De Palsgrave on passe à Dangeau, à Benveniste et à Guillaume (idée des verbes

déponents).

Dangeau est le premier après Palsgrave qui consacre un chapitre aux pronominaux, il

affirme que la présence des pronoms réfléchis crée des verbes pronominaux, qui peuvent

être divisés en 4 classes : les Identiques, les Reciproques, les Neutrisez et les Passivez.

Reste le problème de la forme qui ressemble à la forme active et qui a maintenant un sens

différent.

Généralement on considère que les réfléchis sont les moins marqués et que les

réciproques sont dérivés (La grammaire Larousse dérive les réciproques des réfléchis,

Lauwers).

Réciproques > Actifs (transitifs) ; Neutres et passifs > Non actifs (intransitifs neutres)

Chose bizarre, les grammairiens anciens, grecs et latins, n’avaient pas toujours conscience

d’un système triparti, d’où la question : la diathèse est-elle un élément essentiel du verbe

ou pas ?

Troisième interprétation : ce n’est pas une voix mais une conjugaison.

Les verbes pronominaux ont leur conjugaison (c’est un découpage assez arbitraire. Par

exemple, selon des grammairiens, on peut aussi parler de conjugaison négative ou de

conjugaison impersonnelle aussi).

Depuis Dangeau : modèle biparti/quadriparti : réfléchi et réciproque, où se a du sens et

neutre et passif, où il ne l’a pas.

Il y a des constructions pronominales (réflexives et réciproques) plus productives et

prototypiques, c’est pourquoi on les considère les moins marquées, celles de base, elles

entretiennent un rapport avec les verbes pronominaux. On a des structures pronominales

plus fossilisées, qui, en quelque sorte sont moins productives, qui n’ont pas un rapport

avec les autres verbes et qui ont un statut lexical, ex. : se repentir.

Mais je peux faire référence à d’autres choses, pas forcément au contenu seulement.

Exemple :

Pour le verbe s’imaginer, est-ce que vraiment la présence de ce pronom entraîne un

changement de sens ? Pas évident.

Grevisse : verbes non réfléchis (on définit de manière négative comme -réfléchi). Quel est

le sens ? 2

La grammaire traditionnelle les définit comme neutres (s’étioler, se repentir, etc.),

ensemble indécomposable de verbes intransitifs. Le pronom ne fait qu’emphatiser le

sujet, celle-ci serait la seule implication sémantique.

Givón tente de définir les comportements verbaux à partir de la sémantique, du contenu. Il

appelle les verbes pronominaux : de-transitive voice, forme qui n’est plus transitive.

Creissel parle de : réfléchi, réciproque et autres opérations de type moyen.

Givón parle de la scène (Prototype transitive event) la plus simple à la base de laquelle se

produisent d’autres scènes, voire actant > élément qui subit l’effet ; patient > effet.

En plus, comme il y a des parallélismes forts entre réflexifs et réciproques, il les traite

ensemble.

Il essaie de définir sémantiquement les passifs : le sujet et l’objet sont co-référents.

Creissel : une entité interagit avec elle-même.

Jean s’est défendu ; Jean = défenseur et Jean = défendu ; Jean a défendu Jean >

coréférence

Dans certaines langues cette opération dans laquelle le patient devient l’agent

(coréférence) est indiquée par des pronoms qui sont consacrés justement à marquer la

réflexivité :

She cuts her > transitive active (prototypique), deux acteurs MAIS She cuts herself >

réflexive, donc un seul acteur.

Givón remarque que cette classe, qu’on a fait dériver d’une structure transitive, souvent

est engendrée d’une structure intransitive (réflexive clauses need not be transitive), mais

ces structures peuvent ne pas être transitifs.

She cut herself

She talks to herself (Elle se parle), du coup pas forcément transitive

Si on prend un verbe transitif, il n’est pas sur qu’il puisse devenir pronominal intransitif.

Atypical transitives : only verbs that can take the same semantic participant type as both

subject and object can be reflexivized.

? She cooked herself

? Elle s’est cuite

On ne peut les accepter que sous forme de métaphores ; on a du mal à les interpréter d’un

point de vue sémantique. Donc, il n’est pas vrai que tous les verbes transitifs peuvent

devenir pronominaux, c’est peu acceptable comme dans l’exemple précédent.

Réciprocité : Creissel : deux entités interagissent de manière variable

Les invités se sont salués (actifs et passifs au même temps) A fait l’action sur B et B sur A

Les phrases réciproques ne sont pas transitives.

Relations égalitaires entre individus ou entre groupes

They voted for each other Ils se sont votes MAIS They cooked each other ? Ils se sont cuits ?

Du coup ce n’est pas une catégorie de verbes homogène. Il faut voir le type d’action mise

en place.

Une propriété commune 3

Quand le sujet n’est pas humain, on a besoin d’un verbe statif intransitif. Ces deux

maisons se resemblent (verbe d’état, statif). Il faut que ce soit un sujet animé pour que

l’action puisse retourner sur le sujet même.

Givón soutient qu’il est exagéré de dire qu’un verbe pronominal n’est qu’un verbe actif

transformé. Il y a certes une transitivité mais elle est inférieure par rapport à la

transitivité classique (Paul mange un pomme).

Mi-chemin : diathèse moyenne, au milieu, ni vraiment transitif ni vraiment intransitifs,

on ne peut pas les ranger d’un côté ou de l’autre.

On se concentrera sur deux aspects :

1 les réfléchis, considérés comme les pronominaux prototypiques. Est-ce qu’on peut parler

d’une classe de verbes qui ont un sémantisme réfléchi ? ça dépend des verbes : il y en a

certains qui peuvent tolérer une forme réfléchie et d’autres qui ne la tolèrent pas, les

réponses sont variées.

2 la fonction du pronom. Si un verbe est pronominal, c’est parce qu’il est toujours côtoyé

par un pronom. Mais est-ce que c’est vraiment un pronom et est-ce qu’il a vraiment un

sens de parler de verbes pronominaux du fait qu’il y a un pronom réflexif ? La réponse de

Creissel est autre. Il a une autre fonction bien qu’il en ait la forme.

Aspects syntaxiques

C’è n’est que l’objet qui peut devenir pronom, jamais le sujet, ça vaut pour toutes les

langues. Par exemple : Elle se défend *Se défend elle ; Mary loves herself *Herself loves

Mary

Comme l’affirme Creissel, dans certaines langues, notamment les langues romanes,

l’opération de réflexivisation se fait moyennant un pronom. Par exemple : Maria parla di

Ce qui n’est pas le cas en français, par exemple : Jean parle toujours de lui peut

s’interpréter dans deux manières : 1) Jean ; 2) une autre personne, cela crée des

ambiguïtés. En français on peut désambiguïser grâce à même, par exemple : Paul parle

toujours de lui-même mais lui-même peut être employé comme sujet aussi. Paul dit qu’il

parle toujours mais lui-même parle tout le temps.

Est-ce qu’il s’agit de pronoms spécialisés ? Moi-même n’est pas en lui-même réfléchi. C’est

la structure de la phrase qui permet de comprendre si c’est un réfléchi ou pas. En italien

cela ne se passe pas.

Fausse réflexivisation?

D’autres cas sont ambigus, par exemple : Jean s’est blessé, qui a deux interprétations : 1

Jean a blessé lui-même ou 2 Quelqu’un a blessé Jean (emploi décausatif = du point de vue

de l’élément sur lequel on opère, presque un passif, ce n’est pas sa faute).

Moyennant ce genre d’exemples, Creissel affirme qu’il existe des cas précis (du genre Jean

se défend) et d’autres très ambigus (Jean s’est blessé). On ne peut pas déduire de la

construction pronominale si elle est réflexive, passive réciproque, etc. de manière 4

mathématique. Il y a un certain nombre de facteur : type de verbe, d’action, sujet et objet,

etc. Il n’y a pas de correspondance directe entre forme et contenu.

Parfois des actions réfléchies sont simplement des constructions intransitives (Paul

washes, Paul se lave).

Creissel : problème de délimitation du réfléchi

La réflexivisation dépend du type de verbe, donc. Quand on apprend une langue, on part

rarement du sens du verbe (exemple : cours entier sur le verbe blesser), on commence

plutôt de la construction, comme si n’importe quel verbe peut être passif, etc. cependant,

le modèle lexical est en train de devenir de plus en plus dominant.

Problème de la valence : on peut utiliser des verbes transitifs comme intransitifs : Je

mange ; T’inquiète, j’assure. Donc, quel est l’intérêt de parler de structures transitives et

intransitives si chaque verbe se comporte de manière différente ? Il faut apprendre que tel

verbe a un tel nombre de possibilités, un autre en a d’autres, etc. L’apprentissage n’est pas

général et il se fait au cas par cas.

Est-ce que /sǝ/ est un pronom ? Un pronom est un élément qui renvoie à un autre

élément qui est avant ou après, à la place du nom.

1. Thèse pronominale

Se exprime quelque chose de non connu parce que le pronom est vide et il faut qu’on

comprenne à qui le pronom se réfère, grâce au contexte de la phrase. Dans Jean se défend,

se renvoie à Jean.

2. hypothèse de Creissel

Se est dépourvu de sens pronominal, c’est un marqueur qu’on ajoute à un verbe, qui

change sa valence.

A. Défendre est un verbe bivalent (avec deux arguments, sujet et objet, je ne peux pas dire

« Je défends ») ;

Se défendre → l’ajout de se avec une valeur neutre permet de passer de transitif à

intransitif, un argument.

B. Si /se/ est un pronom et non un marqueur alors pourquoi : La porte s’ouvre ?

Ce n’est pas la porte ouvre mais plutôt le fait de le faire devenir passif. Cet ingrédient

oblige le verbe à changer mais ne lui assigne pas forcément une sémantique précise. Ce

n’est pas parce qu’on lui ajoute le se que le verbe devient réflexif.

C. S’il y a se il y a toujours l’auxiliaire être.

J’ai ouvert la porte MAIS La porte s’est ouverte. Si SE était un pronom, pourquoi avoir

l’obligation de changer la nature du verbe en choisissant l’auxiliaire être et pas avoir ? Ça

n’aurait pas de sens.

3. D’autres chercheurs ont proposé des solutions analogues.

Un linguiste Roumaine dit que le se marque l’incorporation d’un argument dans le

prédicat. Le se opère une transformation par rapport à un sens de base et nous donne un

sens deuxième. 5

Jean défend les Italiens ; Jean se défend (le se fait fusionner le défenseur et le défendu).

Ce type d’explication ne marche pas toujours, elle marche très bien si on a le verbe à la

forme transitive et qu’on le transforme. Dans le cas des pronominaux lexicales ça ne

marche pas

En tout cas, si l’on accepte l’hypothèse de l’incorporation ou du se marqueur, cela a pour

conséquence que le se est dépourvu d’agent et qu’agent et patient sont la même chose.

4. Genusiene parle de processus de récession

Il se lave, la forme pronominale renvoie toujours à une structure active, simplement on a

récession de l’objet qui

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Scienze antichità, filologico-letterarie e storico-artistiche L-LIN/04 Lingua e traduzione - lingua francese

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher Cate2909 di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di lingua e linguistica francese - corso avanzato e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università Università degli Studi di Roma La Sapienza o del prof Floquet Oreste.
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