Letteratura francese 1 – anno 2015/2016 - lezioni
Introduction: Les lettres Portugaises
Les “lettres Portugaises” sont un roman épistolaire, donc un roman composé des lettres et toute la communication est à travers des lettres. Il y a trois types des lettres:
- Roman à une seule voix: les lettres sont écrites par un seul personnage, il y a un destinataire mais il ne participe pas à une échange. Il n'y a pas des réponses. Peut être une femme qui écrit à un homme, mais il n'est pas présent dans le roman; Roman monodique → mot tiré du vocabulaire de la musique, c'est la forme la plus simple de mélodie. Ex: Jacopo Ortis – lettres
- Roman à deux voix: nous propose l'échange des lettres entre deux personnages qui constituent le roman (genre très rare). Ex. “Lettres de Babet” de Boursault (1669)
- Roman à plusieurs voix: composés des plusieurs échanges de lettres entre différents personnages. Ce sont typiques du 18e siècle, c'est-à-dire le siècle des lumières. Roman polyphonique → mot (encore une fois) tiré de la musique. Ex: “La nouvelle Éloise” de Rousseau
Les “lettres Portugaises” se situent au début du roman épistolaire, dans la période où est né le roman épistolaire proprement dit. Ces types de publications avaient un but didactique. C'était des manuels de correspondences pour comprendre comment écrire des lettres. Dans ces recueils on peut trouver lettres officielles, de famille...avec but didactique; parmi ces lettres on trouvait aussi des lettres d'amour. Le lecteur lisait pour apprendre quelque chose, mais aussi pour plaisir. Les buts de lire ces lettres étaient de les lire comme un roman d'amour, comme si elles soient des lettres authentiques.
Sur l'authenticité des “lettres Portugaises” il y a un débat qui dure encore aujourd'hui. L'éditeur était intéressé à attirer l'intérêt du public, donc ils proposaient les lettres comme authentiques.
Histoire de la publication et du débat
Les “lettres Portugaises” ont été publiées en 1669 par l'éditeur Barbin, très connu à Paris à l'époque. C'est un roman très court: ce sont des lettres écrites par une femme qui était une religieuse qui vivait dans un monastère au Portugal et adressées à un chevalier français qui avait séjourné au Portugal et il avait une liaison avec elle. C'est évidemment une situation scandaleuse; il a quitté le pays et elle ne l'accepte pas.
Les lettres obtiennent tout de suite un grand succès et plus tard on publie aussi des réponses de l'autre (une espèce de sequel). Les lettres sont proposées comme des lettres authentiques, mais en réalité le débat sur cette authenticité commence; il y a très tôt des critiques: sont ces lettres vraies ou fausses?
Au 19e siècle on découvre/on pense avoir découvert la véritable religieuse qui a écrit les lettres: Mariane Alcoforado, une religieuse du couvent de Beja. Des érudits ont trouvé des documents qui affirment l'identité de cette religieuse.
Au 20e siècle ils arrivent à un autre résultat: on trouve dans l'archive de la bibliothèque nationale de Paris un privilège du Roi (pour être publiés les livres doivent avoir le privilège d'être publié). La traduction des lettres est attribuée à Guillerague, même si tout le monde refuse cette attribution: il peut s'agir d'une adaptation, peut-être que Guillerague avait lu ces lettres Portugaises et il les avait adaptées/remaniées.
Les adaptations étaient très en vogue dans ces temps-là: on appelle les “belles infidèles”, des lettres qui sont adaptées pour contenter le goût du public. Un indice qui fait penser à une adaptation des lettres par Guillerague concerne le style d'écriture d'autres lettres de l'auteur: le style de Guillerague se retrouve aussi dans les “lettres Portugaises”. Il manque seulement un témoignage de Guillerague, mais il était un noble et les auteurs publiaient seulement avec un pseudonyme.
Le vicomte de Guillerague
Gabriel Joseph de Lavergne, vicomte de Guillerague est né en 1628 à Bordeaux dans une famille qui appartienne à la noblesse de robe (avocat, magistrats…)/ noblesse d'épée (militaires). Sa famille possède une importante bibliothèque et il reçoit une bonne éducation: il étudie les auteurs classiques et les droits, il se spécialise en droit et devient avocat à Bordeaux. Le parlement dans l'Ancien Régime indique le Tribunal, la court de Justice.
Il passe au service du Prince de Conti et il en devient le secrétaire. Il fait connaissance avec plusieurs personnages, par exemple Molière. En 1666 il s'installe à Paris comme secrétaire. Il commence à s'introduire à Paris dans le meilleur milieu de la capitale. En 1669 publie les “lettres Portugaises”.
“Les valentins” sont des épigrammes, très courts poèmes avec thèmes amoureux entre une femme et un homme. Après la publication il devient secrétaire privé du Roi: il devait s'occuper de la correspondance de Louis 14e et de la correspondance amoureuse aussi. Plus tard Guillerague devient journaliste: il collabore avec la gazette de Renaudot où on écrivait de commerce et d'actualité.
En 1679 il devient ambassadeur de France à Istanbul et il s'installe à Constantinople et doit défendre les intérêts de l'Empire Ottoman. Il meurt en 1685. Nous sont parvenues la plupart des lettres qu'il avait écrites au ministre des affaires étrangères, par exemple.
Lettres Portugaises (1669)
Si tratta di un'opera breve datata 1669, formata da 5 lettere di diversa lunghezza ed è tra le opere brevi più discusse che esistano. È la storia di un amore fisicamente finito ma che, da parte della scrittrice delle lettere, è un sentimento che non vuole finire. Gli eventi narrati sono verosimili, si tratta delle lettere scritte da una donna (della quale non si sa immediatamente il nome) indirizzate ad un uomo di cui invece il nome non si saprà mai ma che, presumibilmente, è stato il suo amante per un periodo di tempo; l'uomo sarebbe di origine francese, un nobile di rango che aveva partecipato alla guerra di indipendenza di Spagna (forse un certo Chamilly – ma non si hanno delle certezze), in cui Francia e Spagna avevano stretto un'alleanza (c'erano contingenti/corpi di spedizione francesi).
L'opera – lettura e analisi
Opera breve composta da 5 lettere in tutto di diversa lunghezza (la lunghezza aumenta dalla prima alla quinta) con un'evoluzione interna. Il testo si apre con “Au Lecteur”, l'avviso al lettore, dall'editore di nome Claude Barbin che pubblicò per la prima volta l'opera a Parigi. È un paragrafo che si trova sempre all'inizio dei romanzi epistolari, in cui l'autore fornisce alcune notizie, presenta l'opera.
Au Lecteur
“Sono riuscito, con molto impegno e fatica, a recuperare una traduzione corretta di 5 lettere portoghesi (quindi ha trovato le lettere già tradotte), che sono state scritte a un nobil' uomo di alto rango (qualité indica in questo caso il rango elevato/mérites invece indica le qualità personali) che prestava servizio militare in Portogallo (siamo negli anni 1667-68-69, in cui il Portogallo è impegnato in una guerra di indipendenza contro la Spagna – riferimento a un fatto di cronaca – è verosimile che un nobil'uomo francese fosse presente in Portogallo durante la guerra insieme a un corpo di spedizione). Ho visto tutti coloro che se ne intendono in fatto di sentimenti lodarle o cercarle con tanta sollecitudine (riferito alle lettere) che ha creduto che gli avrebbe fatto un particolare piacere (alle lettere) pubblicandole (l'editore in questo caso pubblica ciò che incuriosisce, attira l'interesse del pubblico – non solo le lettere portoghesi avranno anche dei seguiti, anche se scritti da altre persone).
Non sa chi sia l'ufficiale francese a cui sono rivolte queste lettere (sembra essere stato identificato come un certo Chamilly, anche non ci sono prove certe) né il nome di colui che ne ha fatto la traduzione ma gli è sembrato che lui non gli avrebbe fatto torto rendendole pubbliche. Difficilmente non sarebbero (eussent = congiuntivo imperfetto usato con funzione di condizionale) state pubblicate senza errori di stampa che le avrebbero deteriorate/rovinate (è difficile che non apparissero ugualmente senza errori di stampa che le avrebbero alterate/rovinate – sottintende che la sua copia è perfetta e stiamo quindi leggendo la copia migliore)”
La préface de l'éditeur se trouve presque toujours au début ou avant au début du roman épistolaire. La vie représente ce qu'on appelle le “paratexte” (à côté du texte); dans ce cas le paratexte est considéré comme faisant partie du texte; c'est l'éditeur qui parle mais on peut supposer qui est l'auteur lui-même qui a écrit ces lignes. Fonctionne de l'avis de l'auteur= est de dire qu'on a trouvé une correspondance de lettres, un certain nombre de lettres et on explique pourquoi on les publie. Fonctionne est celle de souligner l'authenticité des lettres qui constituent l'œuvre. L'auteur fait semblant d'avoir récupéré les traductions des lettres et qui les a rendues publiques. Il possède la traduction, non pas les originaux. Il nous fournit des renseignements: par exemple, il nous dit quelque chose sur le destinataire (il ne dit pas son nom, mais il nous donne des renseignements sur son état/condition – noble qui servait au Portugal, qui a participé à la guerre d'Indépendance en Portugal dans la quelle le roi de France était allié du Portugal). C'est un cas de vraisemblance (vraisemblance). Il fait référence à l'attention du public pour ces lettres et avec cela l'auteur justifie leur publication.
Lettera 1
“Considera, amore mio (1° interpretazioni: vocativo rivolto al destinatario “mio amato” / 2° interpretazione: è una personificazione del sentimento quindi più retorico, parla del proprio sentimento) fino a che punto tu hai mancato di previdenza/non sei stato previdente.
Ah, infelice/sventurato! Sei stato tradito e mi hai tradita con delle vane speranze. Una passione sulla quale avevi fatto tanti progetti di piacere (plaisirs è al plurale come è solito indicare tutti i termini legati al sentimento) ora non ti causa altro che disperazione mortale, che può essere paragonata solo alla crudeltà dell'assenza che la causa. [DOLORE PER UN'ASSENZA / SPERANZE TRADITE]
Come? Quest'assenza, alla quale il mio dolore, per quanta fantasia abbia, non può attribuire un nome abbastanza triste/funesto, mi impedirà dunque per sempre di guardare quegli occhi, nei quali vedevo tanto amore, e che mi facevano conoscere delle emozioni (mouvement = termine tipico che ogni volta può avere sfumature diverse di significato – es. moti dell'animo = mouvements de l'âme) che mi riempivano di gioia, che erano tutto per me/mi bastavano? (suffisaient = l'amore come unica ragione di vita, basta solo l'amore).
Ahimè! I miei occhi (le miens) sono privi dell'unica luce che li anima, non gli resta che le lacrime e io non li ho usati per altro che per piangere senza sosta, dopo aver saputo (apprendre) che eravate alla fine deciso ad un allontanamento che per me è insopportabile e mi farà morire con tempo (è voluto partire, è lui che ha deciso di lasciarla per tornarsene in Francia).
Tuttavia mi sembra di amare in qualche modo un dolore di cui voi siete la sola causa (passa dal “tu” al “voi” + attaccamento morboso al dolore – tema che si svilupperà poi in seguito, dirà molte volte che preferisce soffrire per lui piuttosto che perdere questo sentimento): vi ho dedicato la vita fin dal primo momento in cui vi ho visto, e sento quasi piacere a sacrificarvela (la vita). Mille volte al giorno vi mando i miei sospiri, vi cercano da tutte le parti e non mi riportano per ricompensa di tanta inquietudine/ansia che un avvertimento troppo sincero che mi dà la mia malasorte, che ha la crudeltà di non lasciarmi illudere (se flatter) (tema dell'illusione-auto illusione preferita alla verità si ritroverà in seguito) e tutti i momenti mi dice: smettila, smettila sventurata Marianna (qui c'è il nome della donna) di consumarti invano: e di cercare un amante (amant=amante/innamorato) che non vedrai mai più, che ha attraversato il mare (ha addirittura attraversato il mare con un viaggio così pericoloso pur di sfuggire a Marianna – ha anche un riferimento storico es. Enea che salpa per il mare verso l'Italia, c'è sempre il viaggio in mare, è un riferimento reale e un'allusione letteraria) per sfuggirti che è in Francia circondato dai piaceri, che non pensa neanche un momento solo al tuo dolore e che non vuole in te tutto questo trasporto/passione (sentimentale) e del quale non ti è grato? (inutile soffrire per lui che può fare a meno del tuo amore)
[dopo l'accusa c'è la smentita] → andamento contraddittorio
Ma no, non posso avere un'opinione così ingiusta di voi, e tengo troppo a giustificarvi (significa prendere le difese di qualcuno). Io non voglio credere che voi mi abbiate dimenticata. [siamo ancora all'inizio della separazione, si assisterà ad una perdita progressiva dei contatti tra i due e quindi anche delle speranze di rivederlo un giorno – da illusione a disillusione finale – è partito ma non l'ha lasciata, aveva promesso di scriverle ancora, non l'ha piantata apertamente]
Non sono già abbastanza infelice per dovermi anche torturare con dei sospetti infondati? E perché dovrei sforzarmi di dimenticare tutta la pena che vi siete dato per dimostrare il vostro amore? (fa capire che l'uomo ha messo tutto il suo impegno per sedurre questa Marianna). Sono stata così incantata/ammaliata/stregata da tutto questo impegno/premura che sarei ingrata se non vi amassi con lo stesso slancio che mi dà la mia passione, quando io godevo delle prove della vostra (passione) (la passione/l'impeto erano molto forti in entrambi).
Come è possibile che i ricordi dei momenti così piacevoli siano diventati così crudeli? (il ricordo è oggi doloroso, non consola ma acuisce la disperazione della donna); ed è possibile (faut-il qui non significa “essere necessario”) che questi ricordi, contro la loro natura (perché sono felici) servano solo a tiranneggiare il mio cuore?
[inizia un riferimento all'ultima lettera del suo amante]
Ahimè, la vostra ultima lettera lo ridusse (il mio cuore) a uno stato assurdo (étrange = assurdo): esso (il cuore) ebbe delle emozioni così intense (sensible = parte del lessico amoroso dell'epoca e può avere diverse sfumature di significato) che fece mi sembra uno sforzo per separarsi da me e andarvi a cercare: fui così oppressa (accablé) che rimasi più di tre ore svenuta: mi rifiutai di rinvenire/tornare a una vita che devo perdere per voi: e che non posso conservare per voi, alla fine mio malgrado io rividi la luce/rinvenni (si mostrano sentimenti eccessivi – da un senso di autenticità e spontaneità a queste lettere), mi illudevo di sentire che stavo morendo d'amore, e d'altronde ero felice di non dover più vedere il mio cuore lacerato/strappato dal dolore della vostra assenza. Dopo questi avvenimenti ho avuto molti diversi malesseri: ma potrei mai essere senza male finché non vi vedrò? (secondo alcuni interpreti che credono all'autenticità delle lettere, la donna potrebbe essere rimasta incinta/poteva essere tutto collegato a una gravidanza, anche se non si parlerà mai di gravidanza né di bambini). Li sopporto senza dire nulla/lamentarmi, perché provengono da voi/siete voi che me li causate.
[ACCUSA] Cosa/Ma come? È questa la ricompensa per avervi amato così teneramente?
[SMENTITA] Ma non importa, sono decisa ad adorarvi per tutta la vita, a non vedere mai nessun altro; e vi assicuro che anche voi farete bene a non amare nessun'altra. (il fatto che sia in convento rende inverosimile il fatto che possa aver davvero avuto dei rapporti con un uomo, vista la rigidità delle regole, anche se potrebbe essere comunque possibile – c'erano gli “amici delle monache”). (punto molto importante) Potreste accontentarvi di una passione meno ardente della mia? Potrete certo trovare più bellezza (anche se mi avete detto che io sono m...
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