15.02
corso monografico
Il corso si propone di presentare, attraverso la lettura critica e la traduzione di brani tratti dalle
opere in programma, la scrittura femminile e il genere autobiografico nelle letterature di
espressione francese, con particolare attenzione alla problematica della filiation.
parte generale
Una parte del corso evocherà alcuni nodi problematici relativi alla nascita e allo sviluppo delle
letterature francofone in ambito africano, antillese, magrebino e quebecchese, anche
attraverso l’analisi di brani e di opere chiave.
La filiation est un concept qui a commencé à être utilisé par la critique français à partir des
années 90/2000 parce que la critique se rend compte que la littérature de l’époque thématise
ce concept de filiation. C’est-à-dire des textes souvent autobiographiques qui s’interroger sur
ses propres racines et origines (familiale ou sur l’héritage littéraire). À partir des années 90 il y
a un repli sur soi par rapport à l’époque précédente. Il faut donc considérer le mot affiliation
avec ce double sens : recherche des origines et quête des œuvres qui en ont influencé
l’écriture.
Sous l’étiquette de la littérature francophone on retrouve des réalités très différentes du point
de vue de la langue et de l’histoire. Il faut considérer l’histoire de la colonisation française
(Algérie 1 colonie) et le français comme langue de colonisation (au contraire par exemple de la
Suisse, du Québec et de la Belgique où le français est la langue maternelle).
Le roman est un texte narratif mais c’est une définition suspecte. Roman renvoi au XIXe siècle,
au roman réaliste, Balzac, Flaubert. En 1924, André Breton critique dans Le Manifeste du
surréalisme, le concept de roman. La définition de roman est donc rejetée par les auteurs qui
s’arrogent le droit de raconter une histoire qui ne se basent pas sur les principes des grands
romans réalistes. On utilise plutôt le terme récit ou bien, comme dans le cas d’Annie Ernaux.
On ne rejet pas le roman mais sa connexion au réalisme. La littérature du XXe siècle ne veut
pas être l’imitation de la nature. Ce n’est pas un refus de la réalité, mais c’est un rapport bien
plus complexe. La littérature est une expression personnelle qui entretient des rapports avec la
réalité, comportant une réflexion.
La naissance de la Négritude à Paris - années 20-30
Annie Ernaux s’impose sur la littérature contemporaine française. La Place, 1983, est
fondamental pour comprendre la manière dont ces auteurs se pose par rapport au récit. Le
personnage central est le père et la narration commence avec la mort du père. De la mort du
père elle retrace sa morte avec un style blanc, neutre. Elle fait finalement l’histoire de son
père, de soi et de la société dans laquelle son père a vécu. Elle ne parle d’auto-socio
biographie, elle fait une histoire personnelle et de la société française de l’époque. C’est
Les Confessions.
Rousseau qu’inaugure l’autobiographie contemporaine avec L’autobiographie
est un récit en prose qu’un individu fait de sa propre naissance au moment où il écrit. C’est le
« je » qui parle. L’identification du « je » du narrateur avec le je de l’auteur passa à travers
l’usage du même nome (comme expliqué par Lejeune, le pacte avec le lecteur). C’est un récit
intérieur et il y a cette volonté de transparence.
er
3 caractéristiques de l’autobiographie : 1 personne du singulier, regard rétrospectif et volonté
de transparence.
Annie Ernaux fait donc une révolution. Son histoire est filtrée par l’histoire du père. Elle refuse
aussi l’introspection et la volonté de transparence en restant neutre et détachée. La conception
du moi change aussi. Rousseau en avait une idée romantique, un individu génial qui se
distingue des autres, comme poète phare. Il y a donc une idée d’unicité et de supériorité, qui
se détache de la société. Dans le choix d’Annie, il y a l’idée d’un moi qui vit dans une
ère
connexion avec la société de son temps. Elle est la 1 à inaugurer ce changement capital qui
bouleverse l’idée d’autobiographie. L’individu est conçu comme issu d’une histoire familiale, de
filiation et il est marqué par la société dans lequel il vit.
Pareil, Louisa Dupré raconte l’histoire de sa mère à partir d’un album de photo, et elle raconte
aussi l’histoire du Québec. Confiteor Confessions
Monique Bosco le titre de son œuvre renvoi au de Saint Augustin et de
Rousseau mais c’est une confession singulière. Elle est une écrivaine juive qui a dû s’enfuir de
l’Autriche pour fuir des Nazis.
Françoise De Luca est une autre écrivaine migrante (nom italien), qui a émigré avant en
Ving-quatre mille baisers
France, puis en Québec. est un recueil de nouvelles dans lesquelles il
y a un personnage très autobiographique qui raconte cette immigration.
Impala
Carole David est une écrivaine italo-québécoise. est une sorte de policier qui se passe
à Montréal où Little Italy de Montréal est très présente.
ESAME : deve riflettere ma di solito chiede di presentare une tesina che sarà anche una
presentazione a lezione. 20% tesina + esposizione + leggere il testo in programme e tradurre e
da lì fa delle domande. + 1 domanda in générale + 1 domanda sulla critica 20/25 minuti
Per chi ha sei crediti, toglie un libro
Combe, Les littératures francophones,
Dominique Paris, P.U.F., 2010.
Francesca Neri, “Multiculturalismo, studi postcoloniali e decolonizzazione”, in A. Gnisci (a cura
Introduzione alla letteratura comparata,
di), Milano, Bruno Mondadori, 1999, pp. 250-294.
Eveline Ledoux-Beaugrand,
Imaginaires de la filiation. Héritage et mélancolie dans la littérature contemporaine des femme
s, Montréal, XYZ, 2013.
17.02
Littérature francophone
Quand on parle de littérature francophone il faut considérer forcément des enjeux historiques,
parce que cela tient à l’histoire de la colonisation. C’est pour cela que l’on ne peut pas parler
de littérature francophone sans parle de littérature française. Les deux sont liées. Il y a aussi
des enjeux économiques (entre le pays colonisateur et celui colonisé) et aussi l’imposition
d’une langue (et en effet le mot francophonie veut focaliser l’attention sur le fait que les payes
qui en fait partie partage la même langue).
Cela est différent par rapport à la littérature anglophone. Quand on parle de littérature
anglophone, on parle plutôt de littérature post-coloniale. Cette différence d’appellation tient à
une différence idéologique. Francophone met l’accent sur le partage d’une même langue (cela
ne veut pas dire qu’il n’y a pas des récits qui critiquent la France), post-coloniale met l’accent
sur le fait que ce sont des littératures qui sont sorties de l’expérience des colonies.
Généralement la littérature post-coloniale s’oppose à la culture du pays colonisateur (un
The empire writes back).
premier récit
Le concept de Négritude et de littérature francophone se développent à parti des années 20/50
à Paris, grâce à l’encontre entre intellectuels européens et artistes des colonies.
Un élément fondamental pour l’histoire de la littérature francophone ce fut la période des
avant-gardes à Paris. Pendant ces années, il y eut un partage d’expérience formelle et
esthétique et de valeurs communs entre les intellectuels français et ceux des colonies. Les
avant-gardes créent un nouveau langage poétique et une nouvelle idéologie (qui n’est pas
toutefois exempte des contradictions).
Jusqu’à la fin du XIXe, début XXe, l’attitude des européens par rapports aux colonisés, souvent
de peau noire ou matte, était de mépris. Les colonisés étaient considérés comme des êtres
inférieurs et la colonisation était selon les Français un moyen de civilisation.
1er expositions coloniales et universelles où l’on présenter aux publics des métropoles
occidentales des échantillons de divers peuples non-occidentaux, ce que l’on appelait les « zoo
humains ».
e
2 exemple on étudiait la conformation des os (période positiviste, études sur la
physiognomonie de Cesare Lombroso) et des crains on est arrivé à dire qu’ils étaient plus petits
par rapport aux européens. Cela prouvait que ces peuples étaient moins développés, moins
intelligents. C’est à cette époque-là qui nait la théorie des races. Théorie qui a été refusé
aujourd’hui grâces à des études ADN : Luigi Luca Cavalli-Sforza (1922-2018) a prouvé qu’il n’y
a aucune population qui est pure, que l’histoire de l’humanité s’est faite à travers le métissage.
Pour la plupart il y avait cette idée d’inférieure. Cependant chez quelques artistes/peintres on
retrouve un attrait vers ces populations qui paraissent être porteuses de valeurs différentes par
rapport à la violence, exploitation, aliénation qui étaient présents dans la société européenne.
(Nave Moe Fonte miracolosa
Gauguin 1894) a bâti son succès sur une fuite exotique (à Tahiti).
La peinture de Gauguin est imprégnée de valeurs primitivistes qui proviennent de l’art de
l’Océanie. Pour les peintres romantiques l’exotisme/l’Orient était une source de nouveautés en
terme que thématique. Chez Gauguin il y a une immersion profonde dans cette culture. Il
refuse le mimétisme, les couleurs ne sont pas les couleurs de la nature, il veut renverser la
manière de regarder la réalité, il renonce à la perspective.
Les Immémoriaux
Victor Segalen (Brest, 1878 -1919) a écrit un roman qui est considéré par
la critique comme le premier roman où un écrivain français ne porte pas un regard exotique sur
les populations exotiques. C’est un vieux tahitien, Térii, qui raconte l’histoire de la colonisation
des Maoris à travers son regard, parfois simple. Ce choc culturel n’est pas donc d’un point de
vue européen. On commence à considérer que ses populations possèdent une culture autre
mais qu’ils ont des valeurs. Avant, ils étaient considérés au même niveau des animaux, comme
des barbares.
On assiste à une révolution de la manière de représenter la réalité. Un renouveau qui part de
l’art primitif.
Pour l’art est une période décadente : la photographie est un train de naitre, il n’a plus de sens
que l’art soit seulement mimesis de la réalité et la production en série fait perdre l’unicité à
l’objet d’art. On passe à une représentation subjective.
Les demoiselles d'Avignon
Picasso 1907, avec Georges Braque est considéré le fondateur du
cubisme. Ils se servent de masques africains pour renouveler leur manière de représenter la
figure humaine. L’influence de l’art africain peut être remarquée dans Picasso dans sa
décomposition des visages et dans la présence de plusieurs points vus. Ensuite, il utilisera des
matériaux hétérogènes et le collage.
Jacques Lipchitz (1891 – 1973 à Capri), né en Lituanie, naturalisé français, puis américain,
était un sculpteur qui basé ses sculptures sur les statuettes africaines.
Aussi Amedeo Modigliani, Alberto Giacometti (sculpteur) mettent en premier plan l’art tribal. Ils
considèrent que l’art primitif ne prend pas en considération les canons esthétiques de l’art
européen. De ce type d’art, ils récupèrent un sens de synthèse, la décomposition des plans, la
tridimensionnalité.
L’apport de l’art nègre fut donc en mesure de modifier l’art européen. Le concept de beau est
mis en question. C’est un tournant dans le domaine artistique. L’art n’est plus une mimesis
mais elle représente la vision personnelle de l’artiste à un moment donné.
Le jazz né en Louisiane à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle au sein des
communautés afro-américaines. C’est un exemple de cette duplicité. D’un côté on considère
les noirs comme inferieurs mais ils influencent quand même l’art et la musique.
Il faut se rappeler que cette attitude positive envers ces appartenait à une élite. Comme se voit
dans la pub du chocolat Banania, le noir était fondamentalement considéré au niveau d’un
enfant et la femme noir au pire était regarder comme une bombe sexy. Et au même temps des
avant-gardes le France consolidait son empire colonial.
C’est dans ce contexte qui nait la littérature de la Négritude. Les protagoniste sont : Léopold
Sédar Senghor (Sénégal), Léon- Gontran Damas (Cayenne), Aimé Césaire (Martinique), Guy
Tirolien (Guadeloupe). Ils sont tous noirs et ils proviennent d’anciens colonies. Ils se retrouvent
dans le milieu parisien, ils sont tous boursiers, et ils fondent en 1935 un journal mensuel
l’Étudiant Noir. C’est le premier lieu où ils confinent leurs réflexions. Ils réfléchissent sur ce que
veut dire être noir, sur la marginalisation qu’ils vivent. Cette réflexion revendique un
changement radical. En cela ils rejoignent les surréalistes. La société est pourrie, il faut la
refondée à travers la politique mais aussi en créant des formes artistiques où l’on peut
s’exprimer (ils participent aux essais d’écriture automatique, d’écriture collective).
Entretemps en France, né le surréalisme, fondé par 2 étudiants de médicine, André Breton et
Louis Aragon. Ils témoignent les troubles psychiques causés par la guerre. Ils décident de créer
un mouvement politique et littéraire qui soit en mesure de changer les bases d’une société qui
a amené à une guerre mondiale. Ils considèrent que si le rationalisme a amené à la guerre,
alors il faut complètement changer les bases sur lesquelles s’appuient cette société. À travers
quel moyen ?
"Révolution de la poésie par l’exploration du subconscient et la conquête d’un nouveau
langage, reconnaissant dans le rêve et l’écriture automatique les plus sûrs moyens d’accès à
un surréel libéré de toute logique causale et, par là-même, riche d’une véritable poésie et d’un
humour insolite”.
L’inconscient. Ils s’interrogent sur les moments où la rationalité n’est plus en jeu (le rêve, le
monde enfantin, l’amour).
En 1924, André Breton définit dans un premier Manifeste la nature du surréalisme. Ouverte à
l’expérience du rêve, de l’inconscient et du désir, la création poétique doit répondre aux
pulsions fondamentales par l’intermédiaire de "l’écriture automatique", nommée aussi "pensée
parlée" ou "écriture de pensée". Sans souci de logique ni de censure (grammaticale, morale,
esthétique), les phrases "qui cognent à la vitre" s’expriment librement. Le poète se place dans
un abandon volontaire et une totale passivité, il n’est plus "qu’un modeste appareil
enregistreur du phénomène".
22.02
Innovation stylistique et formelle
Paul Éluard adhère au dadaïsme et devient l'un des piliers du surréalisme en ouvrant la voie à
une action artistique politiquement engagée auprès du Parti communiste. Mobilisé en 1914, il
part sur le front comme infirmier militaire avant d’être éloigné des combats en raison d’une
bronchite aiguë. Cette expérience de la guerre et de ses champs de bataille le traumatise et lui
inspire Poèmes pour la Paix (publiés en 1918). En 1918, lorsque la victoire est proclamée, Paul
Éluard allie la pl&eac
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