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Appunti (in francese) George Perec, Oulipo e W ou le souvenir d'enfance - Letteratura francese

Appunti (in francese) della vita e delle opere di George Perec; caratteristiche principali OuLiPo; analisi di W ou le souvenir d'enfance. Appunti basati su appunti personali del publisher presi alle lezioni della prof. Brignoli dell’università degli Studi Libera Università di Lingue e Comunicazione - Iulm. Scarica il file in formato PDF!

Esame di Letteratura francese docente Prof. L. Brignoli

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- Rénovation de contraintes linguistiques phonétiques (rimes hétérosexuelles) : Corporelle –

Surnaturel c’est une rime, mais corporelle est un mot féminin tandis que surnaturel est un

mot masculin ; pour cette raison on l’appelle rime hétérosexuelle ;

- Rénovation de contraintes linguistiques alphabétiques lipogramme – La Disparition de

George Perec : il a écrit ce roman de 300 pages sans utiliser la lettre e ;

- Réécriture de poèmes célèbres : Luca Chiti réécriture de l’Infini de Leopardi.

• Synthoulipisme : qui consiste en l’invention et l’expérimentation de contraintes littéraires nouvelles,

avec éventuellement un exemple de texte pour chacun proposition ;

W E LE SOUVENIR D’ENFANCE (1975) *

C’est l’histoire fictive qui se déroule dans une ile utopique qui s’appelle W, quelque part dans la Terre de feu

(entre le Chili et l’Argentine) – chapitres impairs, italique - se superpose le récit autobiographique où sont

relatés des souvenirs d’enfance de l’auteur – chapitres pairs, romain. Ces deux textes alternés qui ne

semblent pas avoir de rapports particuliers entre eux, cohabitent ensemble au long de l’œuvre et à la fin, le

lien entre les chapitres devient explicite.

Le récit d’aventure : un narrateur qui s’appelle Gaspard Winkler annonce l’intention de raconter son voyage

à W, au cours duquel il a été témoin d’événements dont il ne relève pas encore la nature. Après avoir

longtemps hésité à entreprend le récit de son voyage, le narrateur est persuadé finalement que les

événements dont il a été témoin, devraient être mis en lumière. La mission pour laquelle il doit se rendre sur

l’ile est quelle de chercher un enfant, son homonyme, qu’un certain docteur Otto Apfelstahl* lui impose. Cet

enfant, sourd-muet, est disparu avec sa mère Cecilia au cours d’un voyage maritime. Le texte ne dit pas si le

narrateur mène à cette mission, puisque le dernier chapitre en italique s’achève sur l’incertitude.

Dans la deuxième partie du texte fictionnel, ce narrateur semble disparaitre à son tour comme son

homonyme, donc il n’est plus identifiable en tant que personnage. Le texte prend une autre allure : une voix

narrative anonyme qui décrive l’ile et la population qui y vit. Sur W, société fondée sur le sport, on pratique

différents compétitions, ressemblants aux jeux olympiques. Elle est divisée en 4 villages signés par les points

cardinaux (W, nord W…). Il y décrit les scènes horribles et sanglantes des compétitions, les cruautés des

épreuves de sélection (les vaincus sont exclus des fêtes ou cérémonies, les athlètes victorieux sont privés de

repas du soir) plus la description progresse, plus on observe la dénonciation de ce régime. La soumission

aux mauvais traitements physiques et aux humiliations, l’obligation pour les vaincus de participer aux défilées

et à des parodies d’éprouves est clairement une allégorie de la société nazie.

Cette partie fictive avait été publiée pour une certaine période en feuilleton, donc périodiquement dans la

revue La Quinzaine littéraire (1969 – 1970).

Le récit autobiographique : dans le récit l’auteur tente à partir de quelques photos jaunies, de souvenirs

lacunaires et douteux, de restituer la trame de sa petite enfance. La défaillance de sa mémoire dépourvue

de repères tangibles, il ressent le besoin de se confronter à son enfance assassinée par « Histoire avec sa

grande Hache » et recourt aux mémoires des autres, de ses proches, à leurs témoignages. Il pense que cette

quête lui permettrait de dévoiler les secrets de cette période oubliée.

Il commence par une phrase paradoxale : « Je n’ai pas de souvenirs d’enfance ». En évoquant ses parents,

Perec affirme : « l’écriture est le souvenir de leur mort et l’affirmation de ma vie ».

Les trois points de suspension : la transition entre la première et la seconde partie s’effectue par

l’intermédiaire de trois points de suspension aposiopèse : rupture du discours pour permettre au lecteur

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de le compléter (le lecteur doit toujours participer à l’élaboration du texte) ; cela corresponde à un vide, à

un silence, à une perte, associant la figure de la mère au manque, la fin d’une époque.

Le titre : le titre est double. Le W a la couleur jeune : W est le nom de l’ile située dans la terre de feu et c’est

aussi l’initial du nom du personnage qui raconte la première partie du récit. Dans le chapitre 15 il explique

l’origine de W en commençant toute une réflexion sur le X (lettre qui représente l’inconnu – en

mathématique) en la rapportant avec la lettre V :

[…] point de départ enfin d’une géométrie fantasmatique dont la V dédoublé constitue la figure de base et

dont les enchevêtrements multiples tracent les symboles majeurs de mon enfance : deux V accolés par leurs

pointes dessinent un X ; en prolongeant les branches du X par des segments égaux et perpendiculaires, on

obtient une croix gammée (svastica) elle-même facilement décomposable par une rotation de 90° d’un des

segments sur son coude inférieur en sigle SS ; la superposition de deux V tête-bêche aboutit à une figure

dont il suffit de réunir horizontalement les branches pour obtenir une étoile juive. 

Il part avec la croix gammée, si on la tourne, elle devient une x, qui ressemble deux SS, donc deux XX on a

une W vers le haut et un W vers le bas. La couleur jeune a été utilisé donc pour symboliser l’étoile juive ;

Pourquoi « ou » entre W et les souvenirs d’enfance ? : il y a opposition et identification dans le même

temps les souvenirs d’enfance sont une série de récits qui s’alternent à la fiction du récit sur l’ile de W ;

Dédicace : « pour E » : si on ne veut pas expliquer le nom de la personne, on peut mettre l’initiale et le point,

mais ici il n’y a pas de point, on a simplement la lettre. La E est la lettre qui a disparu dans La Disparition, mais

E est homophone d’eux eux se réfère à ceux qui ont disparu à cause du nazisme, dont ses parents ;

L’épigraphe : la première phrase de l’épigraphe est tournée vers un passé obscur « cette brume insensée où

s’agitent des ombres – / tandis que la deuxième est tournée vers le futur « est-ce donc là mon avenir ? ».

Cette phrase est tirée par Queneau dans l’œuvre intitulée Chêne et Chien, un long poème en alexandrine

qu’il a défini roman en vers et qui de fait est l’autobiographie de Queneau, même s’il ne le disait pas. Si Perec

met cette épigraphie est pour désigner son œuvre comme une autobiographie, sans le dire directement ;

Le choix typographique : le récit autobiographique en caractères romains est le texte principal, parce qu’il

correspond à l’intention fondamentale de l’auteur ; le texte d’aventure en italique est plus romanesque que

le récit d’enfance.

Analyse des passages :

• 

« Longtemps j’ai cherché les traces de mon histoire […] » vraiment il est parti pour chercher les

traces de l’histoire du garçon disparu, mais il nous donne cette information comme s’il s’agissait

d’une sorte de lapsus. En effet, nous savons qu’il est en train de parler de son histoire personnelle ;

• 

« Une autre histoire, la Grande, l’Histoire avec sa grande hache […] » il considère l’Histoire comme

une personne avec une grande hache (scure) qui prive les personnes de leurs propres destins : les

camps de concentration et la guerre ont privé beaucoup de personnes de leurs vies, mais aussi

l’auteur, qui a été privé par ses parents ;

• 

« La Terre de Feu […] » feu dans le sens italien de fu (colui che è stato). C’est à la fois : taire deux

 

feus lieu de la mort des parents ; terre d’eux feus le lieu du deuil enfin possible ;

• 

« Il était six heures juste lorsque je passai la porte-tambour […] » Gaspard va au rendez-vous avec

Otto. Il y a beaucoup de détails qui ont simplement la fonction de construire ce qu’on appelle les

faits de réel. Dans un roman normal, il y a des passages qui n’ont d’autres significations que de

construire une ambiance, un personnage, approfondir le tableau ; dans ce cas-là, pourtant, c’est un

peu plus différent. Chaque élément qu’on trouve dans la partie fictive, n’est pas là par hasard : il y a

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DETTAGLI
Corso di laurea: Corso di laurea in Interpretariato e comunicazione
SSD:

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher lazzerimartina9 di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Letteratura francese e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università Libera Università di Lingue e Comunicazione - Iulm o del prof Brignoli Laura.

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