Ida Merello - Letteratura francese 2 – 20 febbraio 2019
Programma da 6 crediti
- Letteratura del 1600, 1700, 1800
- Esame: Bricco + Merello
- Degli argomenti seguenti svolti, all’esame non verrà chiesto:
- Il sogno di Francion
- Cyrano de Bergerac
- Le Roman bourgeois di Furetière
Le baroque et le classicisme
Il y a beaucoup de façons pour nommer le 17e siècle qui est appelé le siècle de Louis 14. Il s’agit d’un siècle où la chose plus importante c'est l’âge baroque à géopolitique et non la littérature. On appelle cette ère classique ou baroque.
Notion de «baroque»
Idée empruntée à la peinture et aux arts plastiques. Puis on l’a appliquée aussi à la littérature. En littérature, cette notion signifie le refus de la «ligne droite» (qui dérive de l’influence des arts plastiques, comme la sculpture). Donc en ce qui concerne l’écriture, on voit :
- L’abondance de tiroirs (ex. Princesse de Clèves : histoires contenues dans l’histoire principale)
- Du point de vue du théâtre, il n’y a pas le respect des 3 unités (on a des scènes multiples)
- Abondance des métaphores (on n’a pas une forme directe pour s’exprimer et pour arriver à la signification concrète)
NB: Baroque appliqué à la littérature dans les années 50’ du XXe siècle.
Il est difficile dans les années 50’ du 17e siècle de distinguer baroque et classicisme (il y a des auteurs baroques, mais aussi classiques). Donc cela démontre que dans la littérature rien ne nait d’une façon figée. Maintenant, il s’agit d’une notion en crise.
Notion de «classicisme»
C’est l’époque de Louis 14 (à partir des années 60’ – 1661 – 1685), parce qu’il y a le pouvoir absolu du roi qui détermine la littérature. Donc tous les éléments considérés baroques vont se dissoudre. Louis 14 meurt en 1715, mais la dernière partie de son règne n’est pas si importante comme la première (il devient de plus en plus bigot, et puis il y a aussi les guerres qui rendent pauvre le pays).
Malherbe - Première partie du 17e siècle – Histoire
L’histoire influence la littérature. Le royaume de France était sous la guide de Henri 4, un roi qui en 1598 a promulgué l’Edit de Nantes, par lequel les protestant pouvaient exercer leur confession librement. Il s’agit des «huguenots».
Au début du 17e siècle, il pense à l’unification de la France aussi du point de vue linguistique. Pour lui, la langue est fondamentale pour créer un peuple. Il s’entourne donc des gens qui peuvent l’aider. Parmi eux, il y a un poète, Malherbe.
NB: Au 16e siècle on voit l’influence de la Renaissance italienne, donc en France il y a des italianismes. Malherbe refuse tout ce qui pour lui n’était pas français. Comment le fait-il, comment invente-t-il une grammaire? Il apporte des corrections à des poésies. Il élimine tous les mots non français, et affirme que le français est plus clair de l’italien. En français, pour lui il y a des règles claires. Donc il ne construit pas une véritable grammaire, mais il la base sur les corrections des autres œuvres.
Il y a, en général, une volonté de classicisme (ordre, précision, règles, etc.) MAIS Malherbe ne privilégie pas la «ligne droite» (donc au même temps aussi métaphores).
Henri 4 avait une personnalité particulière : il est plutôt chevalier (brusco). Il s’affirme aussi l’idée de ne pas fréquenter la cour pour ces raisons-là. Donc on crée une opposition entre la cour et les nobles, en particulier les femmes qui commencent à refuser la cour.
Précieusité et salons
Cela amorce le mouvement de la «précieusité»: naissance du salon de madame de Rambouillet, où on fait politique, de la littérature, à la place de la cour. Toutes les femmes considéraient Marie de Médicis une sorcière, car elle utilisait, selon elles, de l’imagination. Ce mouvement utilise une langue précieuse, c’est-à-dire qu’elle évite tous les mots qui semblent nouveaux et on invente des jeux des métaphores. Ex pour parler de «l’amour», elles parlent de feu et flammes. Il s’agit d’une superposition entre précieuse et baroque.
Marie de Médicis et la politique française
1610: la France était très pauvre, Henri 4 épouse donc madame Marie de Médicis pour ne pas payer ses dettes avec Florence et devient de protestant à catholique. En ces années, Marie de Médicis réussit à obtenir la possibilité de devenir reine si Henri 4 mourait. Le jour suivant, le roi est tué par un homme qui s’appelle Ravaillac. Il s’agit d’une énigme historique encore à résoudre.
Après la mort de son mari, elle devient donc reine. Elle est italienne, et les français commencent à éprouver de la haine pour la reine (aussi pour l’énigme de leur roi, et elle a aussi essayé de tuer son fils, Louis 13). Donc il y a une nette séparation entre la cour et les nobles (qu’on voit surtout aux salons).
Cela amène à des solutions du point de vue littéraire: la reine essaie de se soutenir grâce au théâtre. D’une côté le théâtre vue son essor: il cherche à donner une idée meilleure de la cour, et de l’autre côté Henri 4 a cherché à unifier la France aussi du point de vue linguistique.
Cardinal Richelieu et le théâtre
Dans le conseil d’État elle avait nommé le cardinal Richelieu, qui devient premier ministre aussi de Louis 13, son fils. Il comprend que le théâtre a une grande importance pour gagner le consensus du peuple, car tous peuvent comprendre le contenu d’une pièce (Sartre aussi le pense). Richelieu donc en 1635 fonde l’Académie française et aussi le Groupe des Cinq Auteurs. Il choisit 5 auteurs qui doivent écrire des pièces pour honorer le roi. Parmi eux, il y a lui-même. Aussi Corneille faisait partie de de groupe (cela crée de la rivalité entre lui et Richelieu, qui n’était pas homme de théâtre né).
Littérature
Le roman
- Le roman merveilleux, héroïque
- Histoire comique
- Roman pastoral («L’Astrée» d’Honoré d’Urfé)
Au début du siècle, les gens sont peu cultivés et ne savent pas lire. Les seuls qui le savent faire, le font grâce aux prêtres qui enseignent à lire et à écrire. Il y a aussi une différence entre les hommes et les femmes (nobles). Les premiers fréquentent les collèges des jésuites (=culture religieuse), par contre les femmes ont un précepteur (elles doivent savoir lire, écrire, chanter, jouer du piano – car elles devaient entretenir le mari – et elles doivent aussi avoir des notions de littérature).
Donc ces gens, et le peuple un petit peu cultivé grâce aux prêtres, lisaient et écrivaient. En particulier, le peuple écoutait les «chansons des gestes» (les chansons les plus populaires); les nobles lisent par contre des romans, qui ont des personnages nobles ou des personnages célèbres de l’antiquité. Il s’agit des romans très longs et des romans «à tiroirs», donc les romans merveilleux et héroïques (ex. «Ibrahim» de Georges de Scudéry).
Un autre genre romanesque c’est le genre de l’«histoire comique». Au 16e siècle, les histoires comiques au pluriel, dont le style est vulgaire. Au 17e siècle cela change: ces romans deviennent importants du point de vue philosophique : les romans sont bien comiques, mais avec des messages clairs. Les deux sont baroques (ils n’ont pas des lignes droites, mais plutôt beaucoup des histoires, personnages, etc.)
Le théâtre
Baroque, mais qui va vers le classicisme (du point de vue linguistique).
Au 16e siècle
L’Edit du Parlement de Paris de 1548 interdit les Mystères (des processions où on s’arrête et on répète un morceau de l’histoire de Jésus Christ). Il s’agit de théâtre religieux. Puis, on va y introduire aussi des éléments plutôt vulgaires. Donc le parlement de Paris les interdit, ils ne peuvent non plus être joués. Donc on parle de théâtre à partir de 1548.
- A côté des mystères, il y a aussi des formes de théâtre comme les farces, les soties, les moralités qui sont joués dans les tavernes. Les soties = contre le pouvoir; les moralités = contenu religieux, les farces = vulgaires.
Au 17e siècle
Il y a des salles de théâtre comme l’Hôtel de Bourgogne de propriété des Confrères de la Passion. Qui mettait en scène des Mystères, mais classiques. Donc on a des tragédies classiques.
Autres salles de théâtre : théâtre des collèges (comme l’école des jésuites – où il y avait seulement des hommes qui jouaient des tragédies classiques); puis il y a les Jeux de paume (on met en scènes des pièces qui sont des tragicomédies – c’est-à-dire une tragédie qui finit bien - et des pastorales – pièces situées dans un contexte pastoral qui correspond au roman pastoral); enfin il y avait les hôpitaux. Toutes ces salles sont rectangulaires parce qu’il y avait d’habitude de considérer ainsi l’espace de théâtre. Les spectacles commençaient en général dans l’après-midi ; il n’y avait pas des rideaux ; les nobles pouvaient toucher les acteurs aussi pendant les représentations. Puis, face aux acteurs il y avait le parterre, mais pas de chaises et on arrivait déjà à midi à ouvrir le parterre pour prendre de bonnes places (on apportait aussi bien de la nourriture et des boissons pour cette occasion-là). Cela est typique de l’Hôtel de Bourgogne où les acteurs principaux commençaient à jouer leurs pièces.
Les tragédies
Ce sont le niveau plus élevé du théâtre. On doit y célébrer le roi, comme homme capable qui résout toutes sorte de problèmes.
N.B: Cardinal Richelieu (Dans le conseil d’État elle avait nommé le cardinal, qui devient premier ministre aussi de Louis 13, son fils. Il comprend que le théâtre a une grande importance pour gagner le consensus du peuple, car tous peuvent comprendre le contenu d’une pièce (Sartre aussi le pense). Richelieu donc en 1635 fonde l’Académie française et aussi le Groupe des Cinq Auteurs. Il choisit 5 auteurs qui doivent écrire des pièces pour honorer le roi. Parmi eux, il y a lui-même. Aussi Corneille faisait partie de de groupe (cela crée de la rivalité entre lui et Richelieu, qui n’était pas homme de théâtre né).
Corneille et le Cid
Corneille était un homme d’état, il était avocat. Il a toujours aimé le théâtre et il prend partie à cette compagnie sous l’invite de Richelieu. Tout de suite on voit une rivalité entre les deux.
«Le Cid», 1637: Corneille fait jouer paru d’abord dans les histoires espagnoles du moyen âge, et on considérée cette histoire comme véritable. Guillen de Castro reprend cette histoire et puis Corneille aussi le reprend pour la France. Il est joué à Paris et a beaucoup de succès. Richelieu va être jaloux de lui et puis il le déteste car son œuvre ne respecte pas les règles. Donc on voit 2 hommes qui se disputent = le Cid rend fameux Corneille mais il sera aussi interdit et Corneille va critiquer fortement le cardinal.
La querelle du Cid va apporter des décisions très importantes! Richelieu fait la jouer par des autres auteurs pour en gagner le monopole. Donc on met en scène le Cid, qui toutefois est un texte écrit et c’est de cette façon que Richelieu y va chercher des défauts. En effet, c’est après qu’on écrit le texte sous l’examen de l’Académie et on reproche à Corneille le manque de respect des 3 unités (temps, lieu, action) qui en général en France ne sont pas respectées à ce moment-là (il y avait seulement des «œuvres libres», comme les pastorales).
- Unité de lieu = peut être une place, une maison, salon, palais ou une ville
- Unités de temps = 12 heures ou 24
- Unité d’action = ne doit qu’être une, donc il y a une intrigue primaire et on a peu de personnages. Corneille n’a rien respecté!
Puis on lui reproche le manque de «vraisemblance» et de «bienséance».
NB : Le vrai = peut se permettre de n’être pas vraisemblable, donc incroyable (mais la vraisemblance, non).
La vraisemblance= verosimiglianza.
«Bienséance» doit correspondre à la norme et à ce qui se passe d’ordinaire. Pour n’être incroyable, elle doit aussi obéir aux bienséances, car on ne peut pas croire à quelque chose qui n’est pas bienséant.
Les bienséances= être bien élevé, cultivé et respecter tous les principes religieux et moraux.
La vraisemblance tend à correspondre à la bienséance. Vraisemblance et bienséance.
On voit les accuses qu’on fait à Corneille dans le personnage de Chimène, qui tue son père et qui donc n’est pas bienséante et vraisemblable.
«Le Cid» – La pièce
La situation initiale voit Chimène et Don Rodrigue qui sont en train d’attendre leur mariage. Mais Chimène a peur de ce mariage et elle parle avec sa confidente, Elvire.
NB : Les confidentes= typiques du théâtre de ce temps, car elles rendent plus vraisemblable les monologues. Dans le théâtre du 17e siècle, il y a aussi l’usage des personnages muets qui sont importants pour amuser les spectateurs dans les pauses des acteurs – ce surtout typique de la comédie). Chimène craint un grand revers.
Dans une autre chambre, il y a une infante (fille du roi) qui a son tour a une confidente et qui avoue son amour pour Don Rodriguez. Mais elle ne peut pas le dire car c’est ne pas bienséance pour une reine aimer quelqu’un qui ne soit pas un prince.
Scène 3
Le roi a confié au père de Don Rodrigue, Don Diegue, le rôle de précepteur de son fils. Le comte à la fin, donne un soufflet à Don Diègue. A la fin, la situation est bloquée, il n’y a pas de solution.
Résumé de la pièce
La scène se déroule à Séville.
Acte I
Elvire, la gouvernante de Chimène, apprend à celle-ci que le comte (son père) approuve son choix d'épouser Rodrigue (scène 1). Elle tente aussi d'écarter les doutes de Chimène quant à son accès au bonheur. L'Infante de Castille qui est une amie de Chimène a contribué à unir les deux amants, mais elle avoue qu'elle aime Rodrigue, et ce malgré leur différence de rang social (scène 2).
Le comte et don Diègue sont rivaux car le roi vient de nommer don Diègue gouverneur du prince de Castille. Don Diègue veut cesser de se quereller et évoque le mariage de leurs enfants. Une dispute éclate et don Diègue insulte le comte: "Qui n'a pu l'obtenir ne le méritait pas" (scène 3). Don Diègue est hors de lui, il doit se venger (scène 4). Il demande à son fils Rodrigue de le venger en combattant le père de Chimène (scène 5). Le dilemme cornélien apparaît avec la conclusion suivante de Rodrigue: "Courons à la vengeance" (scène 6).
Acte II
Le comte ne regrette pas son geste et ne craint pas la colère du roi (scène 1). Rodrigue retrouve l'offenseur de son père et réussit à le convaincre de se battre avec lui (scène 2). Chimène, en visite chez l'Infante, craint que Rodrigue ne tue son père ou ne soit tué par lui. L'Infante propose d'emprisonner Rodrigue pour éviter l'irréparable. Chimène accepte (scène 3). Hélas, il est trop tard. Un page annonce qu'on a vu le comte et Rodrigue partir ensemble (scène 4). La passion de l'Infante pour Rodrigue se réveille. Tout en pleignant Chimène...
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