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Analyse du discours

Appunti di lingua e traduzione francese sull'analyse du discours basati su appunti personali del publisher presi alle lezioni della prof. Santone dell’università degli Studi di Roma Tre - Uniroma3, facoltà di Lettere e filosofia. Scarica il file in formato PDF!

Esame di Lingua e traduzione francese docente Prof. L. Santone

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D’un point de vue méthodologique, l’analyse conversationnelle a besoin de

l’élaboration de divers systèmes de transcription, plus ou moins précis. Il s’agit

d’une démarche « inductive » qui traite des données et qui refuse les

catégorisations préliminaires.

COOPERATION

Chaque participant doit contribuer à l’interaction, il doit donc répondre aux

attentes de son ou ses interlocuteurs en fonction de la finalité de l’échange et

du moment. Il y a un certain nombre de « MAXIMES CONVERSATIONNELLES » :

« Maxime de qualité » (être véridique),

 « Maxime de relation » (être pertinent),

 « Maxime de quantité » (être aussi informatif qu’il est requis),

 « Maxime de Manière » (être clair).

Ces maximes peuvent avoir deux interprétations : on peut y voir une sorte de

condition a priori de toute communication verbale, ou bien comme beaucoup

d’analystes du discours, une sorte de code des bonnes manières. Il n’y a pas

toujours une harmonie parfaite entre les participants parce qu’il peut y avoir

des tensions. Même dans une interaction la plus polémique, il doit exister un

minimum de coopération, une volonté commune de respecter certaines règles.

On peut dire que plusieurs textes religieux, littéraires ou philosophiques

semblent transgresser les principes de coopération, par exemple, en étant

« obscures » : il arrive parfois que le texte jugé obscur dans un premier temps,

une fois interprété, respecte le principe de coopération.

LE CORPUS

Dans les sciences humaines ou sociales, un corpus est un recueil de données

verbales ou non-verbales (Corpus de graffitis du métro parisien, corpus

d’assiettes fabriquées dans telle ou telle région, corpus de pierres taillées

paléolithiques) que l’on veut étudier. En analyse du discours, la constitution du

corpus est essentielle car on dispose rarement de données exhaustives et il

faut tirer des conclusions qui portent sur un ensemble plus vaste à partir d’un

ensemble partiel de données. En fait on recherche la représentativité du

corpus. Il y a des corpus attestés (prouvés), indépendants de l’analyste, ou des

corpus suscités par l’analyste lui-même pour les besoins de sa recherche

(entretiens, questionnaires, dispositifs, expérimentaux de production de

parole). En matière de corpus, ce qui passe en réalité :

1) Les disciplines qui étudient le discours ont des points vues différents sur

leur objet.

2) A un moment donné et dans un lieu déterminé, certains types de

phénomènes discursifs sont particulièrement visibles et d’autres ignorés.

Par exemple, l’Ecole française d’analyse du discours se préoccupe surtout

des discours politiques, mais pas des discours religieux ou publicitaires.

3) Le corpus est construit en fonction des objectifs de la recherche, il n’est

pas nécessaire de tout étudier dans un ensemble de texte, mais il faut

définir des entrées (par le lexique, la syntaxe, l’énonciation….) en tenant

en compte des propriétés linguistiques du corpus : le rendement de

certaines analyses peut être très faible.

La difficulté majeure est le risque de circularité. En effet, l’analyste peut

construire un corpus qui a pour conséquence de valider ce qu’il pensait avant

de commencer la recherche. Par exemple c’est ce qu’on reproche à la méthode

HARRISSIENNE : on construisait un corpus homogène autour de certains

substantifs que l’on pensait être représentatifs de l’ensemble de la formation

discursive étudiée.

La seconde difficulté est la CLOTURE (du corpus). On considère que le sens

n’est pas dans un corpus homogène mais dans la relation entre interdiscours et

intradiscours. Le plus difficile est de constituer un corpus hétérogène avec des

types et des genres de discours variés. Effectivement les logiciels et les bases

de données informatiques offrent des possibilités énormes. Avec un logiciel

adapté le travail de chercheur est facilité. En plus, le chercheur peut modifier le

corpus à tout moment. On passe donc d’une conception statique du corpus,

considéré comme un terrain stable sur lequel se développe l’étude à une

conception dynamique, dans laquelle le corpus peut être reconfiguré au cours

de la recherche.

COTEXTE

Le cotexte s’oppose au CONTEXTE comme l’environnement textuel immédiat

d’une unité discursive à son environnement non verbal (CONTEXTE). La

difficulté est de distinguer ce qui relève du textuel ou pas. Certains chercheurs

intègrent des éléments comme les gestes, les expressions du visage…. Il y a le

COTEXTE VERBAL et le COTEXTE NON-VERBAL. La différence entre

environnement verbal et non verbal dépend de la publicité et du

développement des nouvelles technologies, qui associent image et parole. La

notion de texte a une double dimension :

1) Iconique

2) Verbale

DEFIGEMENT : PHRASEOLOGIE

DESTINATAIRE : ALLOCUTAIRE

DIALOGAL/DIALOGIQUE

Le terme DIALOGIQUE est un terme ambigu comme INTERACTIF ou

INTERACTIONEL.

Certains chercheurs ne font pas de différence entre DIALOGAL et DIALOGIQUE,

mais la plupart des analystes les opposent.

Le terme DIALOGAL s’applique aux interactions conversationnelles et

DIALOGIQUE s’applique aux discours qui n’attendent pas de réponse (textes

écrits, cours magistraux…), mais qui mettent en scène plusieurs voix, qui sont

polyphoniques.

DIALOGISME VS MONOLOGISME

Le terme dialogisme, dans l’analyse du discours, a une valeur instable. En effet,

il est largement polysémique. Le Dialogisme constitue une sorte de thèse

d’ordre philosophique sur la nature du langage.

On dit que même les énoncés MONOLOGAUX sont dialogiques (une personne

qui fait un monologue et qui n’a pas d’interactions avec d’autres). (Exemple

page 43, ADAM).

Chaque énoncé est un fragment de communication verbale : toute énonciation,

même sous forme écrite, est une réponse à quelque chose et est construite

comme telle. Elle est un maillon de la chaine des actes de parole. Il y a une

différence entre un DIALOGISME CONSTITUTIF, que l’analyste peut restituer, et

un DIALOGISME MONTRE’ où la présence de discours est marqué

explicitement : c’est le cas en particulier avec les différentes formes de

discours rapporté.

Il y a deux grandes formes de dialogisme montré. D’une part, les relations

interdiscursives qui se lient avec d’autre discours, d’autre part, les relations de

dialogue avec un allocutaire, réel ou imaginaire.

On distingue dialogisme INTERTEXTUEL et dialogisme INTERACTIONNEL. Il y a

des marques linguistiques très fortes, comme celles du discours direct. Par

contre il y a des marques linguistiques moins visibles comme les relatives

appositives, par exemple.

DIALOGUE

Le dialogue est l’opposé du monologue. Le dialogue est toute forme

d’échanges entre deux personnes. On parle aussi des dialogues pour le

théâtre, la philosophie, les échanges utilisés par un animateur…. Le dialogue a

une valeur éthique.

DISCOURS

Le discours est un mode du langage. Le terme DISCOURS a des valeurs

différentes :

DISCOURS Vs PHRASES, le discours est une succession de phrases. En 1952 on

 parlait de « grammaire du discours ». Aujourd’hui on parle de texte et de

linguistique textuelle.

DISCOURS VS ENONCE’. Entre énoncé et discours il y a deux points de vue

 différents. Enoncé : structuration « en langue » du texte. Discours :

Etude linguistique des conditions de production de textes.

DISCOURS vs LANGUE : la langue est un système de valeurs virtuelles, qui

 s’oppose au discours. Cette distinction est très employée en lexicologie. La

néologie lexicale (création de mots nouveaux ou de nouveaux sens d’un mot)

relève du discours. La langue est un système partagé par les membres d’une

communauté linguistique qui s’oppose au discours. Il s’agit :

D’un positionnement dans un champ discursif (le discours communiste, le

 discours surréaliste, etc….)

D’un Type de Discours plus ou moins large (le discours journalistique, le

 discours administratif, le discours romanesque, etc…)

De productions d’une catégorie de locuteurs (le discours des infirmières, le

 discours de mères de famille, etc….)

D’une fonction ou d’un registre du langage (le discours polémique, le

 discours prescriptif, etc…)

DISCOURS vs TEXTE. Le discours est conçu comme l’association d’un texte et de

 son contexte.

DISCOURS vs RECIT (histoire). Il y a une différence entre linguistique du discours

 et linguistique de la langue. Il existe un certain nombre d’idées forces :

Le discours suppose une organisation transphrastique : multiples genres

 de discours.

Le discours est orienté. Il se développe dans le temps en fonction d’une

 fin. Il peut dévier, revenir à sa direction initiale, changer de direction….

On utilise souvent des marqueurs d’anticipation (on va voir que….) ou

des retours en arrière (ou plutôt….), tous cela constitue un véritable

guidage de la parole.

Le discours est une forme d’action. Les actes de langage élémentaires

 s’intègrent, dans des activités langagières dans genre de discours

déterminé (un tract, une consultation médicale, un journal télévisé….).

Le discours est interactif. Il est utilisé évidemment dans la conversation

 entre deux locuteurs. Toute énonciation, même sans la présence d’un

destinataire, est prise dans une interactivité constitutive. Elle est un

échange, explicite ou implicite, avec d’autres locuteurs virtuels ou réels.

Elle suppose toujours la présence d’une autre énonciation à laquelle

s’adresse le locuteur et par rapport à laquelle il construit son discours. La

conversation est la manifestation la plus importante de l’interactivité

fondamentale du discours.

Le discours est contextualisé. Le discours définit son contexte et peut le

 modifier en cours d’énonciation.

Le discours comporte divers ordres de normes. Il est soumis à des normes

 sociales générales. Il obéit aux normes de l’activité verbale mais aussi

aux normes spécifiques de chaque genre de discours et aux normes de

chaque acte de langage. Toute énonciation doit justifier sa présentation.

Le discours est pris dans un interdiscours. Chaque genre de discours,

 chaque texte a sa manière de gérer les relations interdiscursives. Le fait

de cataloguer un discours dans un genre implique qu’on le met en

relation avec un ensemble d’autres productions verbales.

DISCOURS RAPPORTE’

Dans une énonciation, le discours rapporté traite des différents modes de

représentation et des propos attribués à des sources distinctes de l’énonciateur. Il y a

une distinction entre discours direct, discours indirect et discours indirect libre (on dit

aussi style direct, indirect et indirect libre). On parle ici de la mise entre guillemets,

l’italique, la modalisation par renvoi à un autre discours, les multiples formes

d’allusion à des discours antérieurs.

ETHOS

La notion d’Ethos vient de la Rhétorique d’Aristote. L’orateur donne de lui une image à

travers sa façon de parler, à travers les intonations, les gestes, l’allure générale. On ne

dit pas qu’on est honnête mais on le montre. L’éthos est comme une présentation de

soi ou une « gestion de l’identité ». L’éthos est une construction faite par le

destinataire à partir des indications données par l’énonciation. En fait, c’est le locuteur

qui est impliqué, le personnage qui parle et non pas l’individu considéré

indépendamment de son énonciation. Tout discours, oral ou écrit, suppose un éthos :

la personne se fait une idée sur base la représentation du corps. La parole participe à

un comportement (manière de se déplacer, de s’habiller, d’entrer en relation avec

autrui,…). Le destinataire perçoit donc un « caractère », un ensemble de traits

psychologiques (jovial, sévère, sympathique,…) et une « corporalité » (ensemble de

traits physiques et vestimentaires). Les différences entre les genres de discours ou

entre les positionnements d’un champ discursif ne sont pas une affaire de contenu

mais d’éthos : par exemple le discours politique implique un éthos professoral,…

L’éthos entre en interaction avec les représentations du locuteur antérieures à

l’énonciation : éthos préalable. Quand l’éthos se base sur les normes d’interaction

dans une culture bien définie on parle d’éthos collectif.

FACE (POSITIVE VS NEGATIVE)

La notion de « face » est le comportement des participants. Ils sont obligés de

« sauver leur face ».

Il y a 2 faces dans chaque participant d’une interaction :

- La face négative, le « territoire » de chacun. Elle traite plusieurs domaines : le

corps (les vêtements, les poches, les sacs à main,…), les biens proches

(conjoint, voiture, verre dans lequel on boit,…), les espaces privés (autour de

son corps, chez soi,…), les informations intimes, sa propre parole,…

- La face positive : l’image favorable que l’on donne de soi.

GENRE DE DISCOURS

La notion de genre de discours est très présente dans l’analyse du discours. Les

critères concernés sont variés : secteur d’activité sociale, thématique, règles de

composition, présence de tels ou tels traits linguistiques,… A l’époque de l’Antiquité

grecque, Aristote a élaboré deux différences théoriques : rhétorique et poétique. En

rhétorique, on distingue 3 grands genres (épidictique, délibératif, judiciaire), c’est-à-

dire que l’orateur peut prendre la parole. En poétique, on parle de dramatique,

épique,…

Le « genre de discours » ou « genre de texte » est une catégorie de nature

situationnelle qui désigne des dispositifs de communication tels que : fait divers,

éditorial, consultation médicale, interrogatoire policier, petites annonces, conférence

universitaire, rapport de stage,…

Il faut savoir interpréter le genre de discours. En effet, on ne peut pas interpréter un

énoncé si on ne sait pas à quel genre il se rapporte. En écoutant les paroles, au tout

début d’un discours, on peut comprendre le genre, le volume, la structure. On peut

dire en somme que nous sommes sensibles au tout discursif.

Les genres de discours changent aussi en fonction de ce qui se passe dans le domaine

social. Par exemple, sous la Révolution française, la démocratie politique a obligé les

hommes politiques à inviter un discours particulier, adapté à la vie parlementaire. De

même, l’apparition d’Internet a développé de nouveaux genres de discours : chats,

forums, courriels,…

Il y a des normes qui conditionnent l’attente des destinataires, elles portent sur :

- Les statuts et les rôles des partenaires de l’activité verbale

- Ses circonstances : le moment et le lieu

- Le médium et les modes de diffusion

- Les thèmes qui peuvent être introduits

- La longueur, le mode d’organisation du texte

- Les ressources linguistiques mobilisées (constructions syntaxiques, lexique,…)

Il y a eu d’importants changements avec l’arrivée des nouvelles technologies.

Effectivement, l’épopée est inséparable de la récitation orale, l’apparition du

microphone a modifié le dispositif du sermon, le téléphone a transformé la définition

de la conversation, idem pour le chat ou le sms (médiologie).

Les genres de discours ont des positionnements différents. Par exemple, le genre de

sermon d’un prêtre intégriste ne sera pas le même genre que celui d’un prêtre

progressiste.

Les interactions conversationnelles sont difficilement divisibles en genres bien

distincts. Dans les activités verbales non conversationnelles (genres institués), la


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DETTAGLI
Corso di laurea: Corso di laurea in lingue e culture straniere
SSD:
A.A.: 2018-2019

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher giammarcos1 di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Lingua e traduzione francese e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università Roma Tre - Uniroma3 o del prof Santone Laura.

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