Analyse – Contre les pétrarquistes, J. Du Bellay
Les Divers Jeux Rustiques, ce texte n’est qu’un extrait de l’œuvre satyrique qui concerne un travail satirique commencé en 1553, qui a permis à Du Bellay de s’éloigner des pétrarquistes. Il voulait se détacher des disciples de Pétrarque, et non pas de l’auteur italien, pour changer sa manière d’écrire et pour dénoncer les néo-pétrarquistes pour avoir créé une poésie artificielle et exagérée.
En tout cas, ce texte se présente comme un poème long, un texte en vers présentant une certaine sonorité; ce poème se divise en 6 strophes possédant 8 vers chacune. Le schéma des rimes est assez régulier, car il y a toujours la même succession (AAABCCCB); ce sont des rimes riches, masculines (AAA et CCC) et féminines (B-B).
Structure du poème
La première strophe commence par une expression qui présente ce que l’auteur désire; il veut se détacher des pétrarquistes. Sur la base de ce mot, il crée un néologisme poétique, c’est-à-dire, un nouveau verbe. L’auteur utilise directement le pronom personnel de première personne.
L’adverbe "franchement" (v. 2) permet de comprendre que la poésie pétrarquiste a perdu son essence de vérité pour devenir artificielle et pour montrer une femme non plus vraie. Du Bellay se montre sincère et il veut parler d’amour de façon naturelle, sans aucun masque (v. 3, "déguiser"). Au vers 2, il a dû changer l’ordre de la phrase pour obtenir une rime.
Aux vers 4 et 5, il y a un enjambement qui fait comprendre qu’il y a eu un schisme entre la véritable poésie de Pétrarque et celle des pétrarquistes. Le mot "amitié" substitue le mot "amour", qui sert à dévaloriser les techniques artificielles des autres poètes, qui abandonnent le thème de l’amour de plus en plus; en outre, le mot "amitié" acquiert un sens archaïque.
Les "yeux" (v. 7) sont une synecdoque qui rappelle le corps, mais qui se lie aux larmes des poètes (v. 8). Ce mot sert à faire une critique envers les pétrarquistes; Labé et Scève avaient déjà parlé des "yeux".
La seconde strophe
La seconde strophe commence par une anaphore (vs. 1-2-3, "ce n’est") et par un oxymore (v. 1, "froides chaleurs") évoquant une certaine passion déjà présente.
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