Analyse - Vision, J. Du Bellay
Songe et vision les antiquités
Ce sonnet fait partie d’un petit recueil qui a suivi de Rome ; ce petit recueil de 15 sonnets montre une série de visions, songes, cauchemars, symbolisant, encore une fois, la grandeur et, en même temps, la décadence en songe de Rome, qui lui apparaît. La description de Rome se base sur un ensemble d’images qui se développent comme dans un rêve.
Structure du sonnet
La structure générale reflète celle du sonnet, c’est-à-dire, qu’il y a deux quatrains et deux tercets de vers endécasyllabes. Même si ce texte présente la structure du sonnet, le premier vers ne reprend pas le titre de l’œuvre, plutôt celui d’œuvre italienne, de Virgile ; l’œuvre virgilienne a traité l’origine de la ville de Rome, et Du Bellay veut traiter l’origine de Rome, en effet il en parlera.
Les rimes des quatrains sont embrassées (ABBA), riches et il y a une alternance entre les rimes masculines et celles féminines ; les rimes des tercets sont irrégulières (CDC – EDE), masculines et féminines, et riches.
Personnages et thèmes
Ce poème voit un je poétique et une non – personne ; le je coïncide avec l’auteur, car il veut faire allusion à ces journées romaines ; la non – personne coïncide avec tous les caractères qui ont fait l’histoire de Rome (la louve capitoline, les jumeaux et les barbares).
L’histoire se déroule et développe à Rome, pendant plusieurs périodes ; le sonnet reprend la naissance de Rome du 753 av. J. – C. et la chute de l’empire romain en 476 ap. J. – C., à cause des invasions germaniques. La fin du poème se plonge dans la contemporanéité du poète, en montrant ses désillusions et sa peine.
Analyse du premier quatrain
Le premier quatrain raconte la légende de Romulus et Rémus ; il raconte cette histoire comme si elle fût une expérience personnelle, vécue, en effet, il utilise l’expression je vis pour souligner qu’il a vu la grandeur de Rome, coïncidant avec son origine ; le passé simple évoque le souvenir ; en outre cette expression représente une anaphore présente dans tout le poème (v. 1, v. 2, v. 5, v. 9 et v. 12).
Aux vers 1-2 et 2-3, il y a des enjambements qui donnent musicalité au sonnet ; l’adverbe mignardement rappelle le mot du sonnet ronsardien et qui décrit une action faite joliment, celle de deux personnages.
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