Analyse du sonnet de J. Du Bellay
Las ! Où est maintenant..., J. Du Bellay, présente un aspect très moderne. L'auteur utilise un accent familier et personnel pour mieux exprimer ses propres conditions et ses sentiments pendant la période italienne, c’est-à-dire, l’exil. Il commence à douter de lui-même, montrant la décadence de son âme orgueilleuse et poétique.
Satire et critique
Ce poème présente une forte satire, qui lui sert à critiquer la cour des Papes à Rome, mais il y a aussi des allusions implicites à son pays, qu’il utilise pour le critiquer. En général, la Pléiade se centrait sur le seul rôle de la poésie, alors que ce poème décrit la politique et la religion, qui ont eu des échos sur la littérature (de même Ronsard fera cela).
Structure et rimes
C’est un sonnet, structuré en deux quatrains et deux tercets, où le premier reprend le titre de l’œuvre (c’est une caractéristique du sonnet classique). La structure des rimes des quatrains est précise (ABBA), tandis que celle des tercets est plus irrégulière (CCD – EED); les rimes des quatrains sont embrassées et riches. Il y a une alternance entre rimes féminines (AA) et masculines (BB); les rimes des tercets sont masculines et riches ; il faut souligner la présence de deux rimes internes (vs. 7-8, liberté-danser); les vers sont endécasyllabes mais il y a aussi des alexandrins (dodécasyllabes).
Cette œuvre présente des caractéristiques particulières et diverses, qui contrastent avec le sonnet italien. Ce sonnet constitue une véritable réflexion sur le style du poète, qui utilise ce je poétique, poème comme un miroir; il y a le mais qui se révèle seulement aux vers 9 et 10. En outre, il y a une non-personne, expliquée à travers une synecdoque éternelle : la poésie.
Personnification et métapoésie
Pour la décrire, l’auteur utilise des expressions différentes comme mépris de Fortune (v. 1), cœur vainqueur honnête désir (v. 2), d’immortalité flammes (v. 3), plaisirs Muses divine ardeur (v. 4, 5, 6), et (v. 13); tous ces éléments personnifiés évoquent la poésie Pléiade, détachée de la cour et qui était plus libre; c’est un texte métapoétique.
Cette réflexion constitue une grande comparaison entre le passé poétique de Du Bellay et son présent.
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