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Verlaine, Il pleut dans mon cœur


Il pleure dans mon cœur
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !

Le poème se compose de quatre quatrain chacun de quatre vers, chacun de six pieds. Dans toutes les strophes le premier et le quatrième vers se terminent par le même mot (cœur – pluie – raison – peine) : ce sont des mots très importants pour comprendre le sens général du poème . Le verbe « il pleure » est répété deux fois : au début du premier vers du premier et du troisième quatrain. Les rimes, masculines ou féminine, alternent selon un schéma bien précis, c’est-à-dire mfmm – fmff - mfmm – fmff, ce qui contribue à rendre encore plus musicale la composition poétique.

Le thème du poème est celui de la tristesse qui envahit le cœur, mais le poète ne connaît pas la cause de sa douleur, par conséquent, c’est la « pire peine »
Le verbe « il pleure » est répété deux fois et divise le poème en deux parties symétriques et du point de vue grammaticale il est calcé sur « il pleut ».
Les deux premiers vers établissent une comparaison entre les larmes et la pluie et entre le cœur et la ville. La tristesse d’un jour de pluie a une influence sur le cœur du poète . Pour cela on peur dire que le paysage et l’âme du poète sont en correspondance comme chez les Romantiques. Le mot « langueur » indique une sorte de passivité e d’ennui et même une sorte d’écœurement. Cependant la mélancolie n’est pas tout à fait négative parce que le bruit de la pluie qui tombe est doux et il se transforme en chant. Le poète se demande alors quelle est la cause de cette souffrance. Il n’ya aucune raison (« …nulle trahison », s »ans amour et sans haine ») et cela ne fait qu’accentuer sa douleur. On pourrait affirmer que cet âme nous fait penser au mal du siècle de Chateaubriand ou au spleen de Baudelaire.
Dans le poème, le sonorité ont un rôle fondamentale :
• dans la première strophe on trouve l’allitération pl et une abondance des sons [œ] et [Ø], surtout à la rime.
• dans la strophe suivante dominent les consonnes telles que p, t, d qui imitent le bruit de la pluie.
• dans la troisième strophe, le poète revient aux sonorités de la première auxquelles s’ajoutent des sonorité nasale
• dans la dernière strophe on remarque la présence d’une allitération en s.
En conclusion ont peut dire que dans ce poème, la musique joue un rôle fondamentale, à tel point qu’il semble l’emporté sur le sens. La théorie « de la musique avant toute chose » que le poète exprime dans son Art poétique, ici trouve l’application la plus parfaite. Il faut rappeler que le poème a été mis en musique par Claude Debussy.

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