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V. Hugo: Demain, dès l'aube... Compréhension


Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos , les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Le 3 septembre 1843, la fille de Victor Hugo, Léopoldine, et son mari se noient dans les eaux de la Seine. Chaque année, le poète visite sa tombe et il écrit ce poème quatre ans après cet événement tragique.

Questionnaire

1. A qui s’adresse le poète et que veut-il faire?
2. Comment pourriez-vous partager le poème?
3. Comment le poète évoque-t-il sa fille Léopoldine?
4. Étudier le rythme de la première strophe.
5. Quel est le rapport entre le poète et le monde extérieur?
6. Analysez le rythme de la deuxiéme strophe.
7. Analysez les mots et le rythme des deux derniers vers

Réponses

1) Le poète s’adresse à sa fille qu’il tutoie. Son projet est celui de faire le voyage qui, le lendemain, l’amènera sur la tombe de sa fille en Normandie
2) On peut partager le poème en trois parties, correspondat chacune à une strophe: les préparatifs du voyage, le voyage, l’arrivée sur la tombe et donc la destination. L’envie de voir sa fille rend le départ très urgent. Le départ a lieu le matin de bonne heure et cette hâte est représentée par les deux futurs, placés au début des vers 2 et 3. Le verbe “je partirai” est mis en évidence par le rejet.
3) La fille est impatiente de voir son père, comme si elle était encore en vie
4) Dans la première strophe le rythme est très morcelé car on a deux coupes dans le premier vers, deux dans le deuxième et une dans le troisième. La répétition de la même tournure sintaxique prouve que le poète n’au aucun intérêt pour ce qui l’entoure; il a seulement la volonté d’arriver le plus rapidement possible sur la tombe de Léopoldine.
5) Le poète refuse tout contact avec la nature extérieure par des sembleexpressions négatives: sans, rien, aucun et par des expressions qui marquent le repliement du poète sur lui-même: les yeux fixés, le dos courbé, les mains croisées. Ce refus de l’admiration ou de la simple vue de la nature s’explique par le recueillement intérieur comme s’il voulait établir un lien très étroit entre le monde des vivants et celui des mort sans que rien ne puisse déranger ce contact. D’autre par les coupes des vers 7 et 8 mettent en évidence les adjectifs “seul” et “triste” et donc l’idée de solitude et de tristesse.
6) Les nombreuses coupes de la deuxième strophe semblent évoquer les pas du poète vers sa destination. Il s’agit plutôt d’un voyage intérieur, un voyage de l’âme.
7) Les fleurs très humbles mais très persistantes (le houx et la bruyère) sont le symbole de la vie, tout en étant une offrande funéraire, comme si la nature que jusqu’à maintenant le poète avait ignorée, était déposée sur la tombe. La grande douceur du dernier vers avec les allitération en “b” et “v” et ses assonances en “ou” et “é” représente l’émotion du poète. Même si la nature est peu décrite, elle semble accueillir le corps de la petite fille et le pélerinage semble atténuer la douleu dui poète.
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