Video appunto: Flaubert, Gustave - Vita e pensiero

Gustave Flaubert



Gustave Flaubert nait à Rouen dans une famille bourgeoise et il passe son adolescence à lire les ouvrages choisis par la génération romantique, de Cervantes à Shakespeare. En effet, il commence sa production littéraire avec des petits textes romantiques mais aussi autobiographiques.

A cause de sa santé faible, il devra préférer la tranquillité provinciale à la vie frénétique parisienne. Cette solitude relative le portera à entretenir une riche correspondance avec ses amis, qui seront indispensables pour lui.
Il voyage, avec son ami Maxime Du Camp, au Moyen-Orient, en Grèce et en Italie. Après ces voyages, Flaubert se dédie à la rédaction de Madame Bovary, roman publié la même année de Les Fleurs du mal de Baudelaire en 1857 qui a un grand succès. Il publie aussi des autres romans, comme Salammbô, roman historique, et L’Education sentimentale, qui ni la critique ni les lecteurs n’ont su apprécier.
Il meurt à 59 ans, laissant une œuvre inachevée et très regrettée par les romanciers Zola et Maupassant, qui voyaient en lui un maître, titré Bouvard et Pécuchet.

Pensée de Gustave Flaubert



Gustave Flaubert fonde ses romans sur de faits vrais, sur la documentation et sur descriptions minutieuses et la voix objective du narrateur. Madame Bovary a souvent été considéré comme l’expression la plus accomplie du réalisme, bien que l’auteur ait rejeté son rapport direct avec ce mouvement.
Flaubert a une conception de l’activité littéraire, on peut dire, poétique. Sa pensé est proche à celle des parnassiens et des adeptes de “l’Art pour l’Art” dans sa quête d’une forme précise. Il pense que l’écrivain doit explorer tous les secrets de la langue et la perfection de la structure.
Pour lui être écrivain est une sorte de nécessité existentielle et la littérature est sa nature même. Flaubert-meme dit “Je suis un homme-plume".
Il faut souligner la modernité de Flaubert : il est le premier à employer la focalisation interne et le discours indirect libre. Ces deux éléments constitueront le style des romanciers du siècle suivant. Flaubert préfère une vision “de l’intérieur” des personnages à la vision du narrateur “d’en haut” balzacienne. Il évite aussi les intrusions de Stendhal, qui commente les faits et les actions des personnages, et cherche l’impersonnalité, très chère aux parnassiens.
Faubert affirme aussi le rôle qui attribue au métier de l’écrivain : se faire entendre sans se montrer. Il essaie de disparaitre derrière ses personnages : “Madame Bovary, c’est moi.”
Il moque la “stupidité bourgeoise” à travers ses caricatures, qui sont le reflet d’une triste comédie que représente l’ineptie de la société entière. [/size]