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Flaubert (1821-1880)

La vie de Gustave Flaubert n’a été dédiée que à l’écriture. Il connaît adolescent Victor Hugo pendant qu’il est à Paris pour étudier droit. Mais déjà à 22 ans il est atteint par une crise épileptique qui donnera lieu à une maladie nerveuse qui l’oblige à se retirer dans sa propriété de Groisset, en Normandie où il restera presque tout le temps jusqu’à sa mort à l’exception de quelques voyages à Paris où à l’étranger.
Il vit avec sa sœur et sa mère et établit des relations suivies de correspondance avec des amis écrivains, activité qui nous donne la possibilité de connaître ses idées sur l’écriture, le roman et lui-même. L’intensité de sa labeur d’écriture (un « bœuf de labour » comme il se définit)s’exprime à travers peu de livres très célèbres, notamment Mme Bovary (1857), Salambô (1862), L’éducation sentimentale (1869). Trois contes (1877) qui obtiendront des résultats très différents, le procès pour immoralité de Mme Bovary , le succès de public pour Salambô, l’incompréhension pour l’Education sentimentale .

A sa mort imprévue il est en train d’écrire son roman le plus cruel envers les possibilités de l’homme tel comme il le voit, Bouvard et Pécuchet roman sur la bêtise qui lui apparaît comme l’aboutissement logique de l’impossibilité de la part de l’homme de s’élever au dessus de sa condition.
Sa vision du monde et de l’homme est donc profondément négative et pessimiste. Sa vocation à l’écriture est quasiment mystique il corrige beaucoup, il utilise son « guéloir » pour expérimenter l’harmonie sonore des phrases.
Il a envers la prose une relation pareille à celle des poètes et il recherche le beau à travers le soin de son style, la perfection de la structure et la logique interne du récit. En cela il se rapproche des parnassiens et du culte de l’art pour l’art.
Flaubert inaugure le roman moderne en créant avec ses personnages des anti héros qui font de l’échec de leurs idéaux et de leurs projets l’unique conclusion de leur vie et encore en utilisant des techniques littéraires comme la focalisation interne et le discours indirect libre qui font disparaître le narrateur à l’intérieur des personnages. En effet il reste toujours à l’extérieur de l’action et se limite à montrer, sans aucun commentaire, les actions et les mots telles qu’elles sont.
Vénéré comme maître par des écrivains comme Zola et Maupassant il refusera toujours la définition de réaliste.

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