Les labyrinthes de Paul
Le protagoniste du conte est Paul, un petit garçon d’environ 10 ans. C’est le jour de Noël et il vient de recevoir des briques en bois comme cadeau. Il décide de construire un labyrinthe avec ses briques en bois, c’est pourquoi il s’enferme dans sa chambre pendant toute la journée et il n’en sort jamais, même pas pour manger. Ses parents le laissent tranquille parce qu’ils pensent que Paul veut jouer avec ses nouveaux jouets comme tous les enfants le jour de Noël et aussi parce qu’ils reçoivent des amis ce jour-là et ils ne veulent pas que Paul pose des questions bizarres et raconte des histoires abracadabrantes comme il faisait toujours.
Mais le soir, le père de Paul l’oblige à sortir pour aller à la table. Après avoir mangé, Paul se brosse les dents, se met le pyjama et il va se coucher. Le lendemain, ses parents passent la tête par la porte de sa chambre pendant que Paul est en train de dormir et ils découvrent un château fait avec des briques en bois. Tout à coup, le château commence à grandir et ils y entrent grâce à un pont-levis. Mais quand ils veulent s’enfuir parce qu’ils voient des hommes armés, le pont-levis se lève.
À ce moment-là, Paul, qui s’était réveillé, demande à ses parents ce qu’ils faisaient mais ils sont très confus. Alors Paul leur explique qu’il a construit un labyrinthe magique qui contient des mondes différents selon l’endroit où on entre. À la fin, Paul propose à ses parents de les emmener au Pôle Nord, dans sa forteresse de solitude, et ils y vont.
La caméra de Mélanie
Mélanie est une fille qui adore le cinéma, elle aime tous les genres de films. Elle voudrait aller au cinéma toute seule le dimanche après-midi mais sa mère lui interdit parce qu'elle pense que Mélanie est trop jeune et de plus elle juge plus utile de l'emmener au théâtre. Quand elle a 16 ans, sa mère lui accorde le droit d’aller au cinéma toute seule, mais elle l’y accompagne 5 minutes avant le début du film et elle va la chercher 5 minutes après la fin.
Mélanie s’assoit toujours à la même place sous la cabine de projection parce qu'elle aime voir la lumière du projecteur sur sa tête. Un jour, elle trouve à ses pieds un sac. Elle l'emmène au projectionniste parce qu'elle pensait que quelqu’un l'avait oublié mais elle découvre que c'est un cadeau de la part du projectionniste pour ceux qui s'assoient souvent sous la cabine de projection.
Dans ce sac, elle trouve une caméra, qu'elle peut essayer pendant une journée et si elle ne la veut pas, elle pourra la rapporter le lendemain; dans le cas contraire, elle la rapportera après un an. Le premier jour, Mélanie filme tout ce qu’elle voit dans la rue et elle montre les photos à sa mère; mais elle ne voit ni le sac ni la caméra.
Mélanie, alors, va dans sa chambre pour regarder attentivement toutes les images et elle se rend compte qu’elle avait filmé des images qu’elle n’avait pas vues ce jour-là mais elle les avait déjà vues dans ses rêves. Donc elle comprend que cette caméra filme ce qu'elle rêve. Pendant un an, elle sort la caméra chaque soir, et le matin note sur un cahier les rêves qu'elle aime le plus.
Au bout d'un an, elle rapporte la caméra au cinéma, et elle la dépose au pied de sa place habituelle, puis elle va s’assoir plus loin pour regarder le film. À ce moment-là, elle voit un garçon qui s’assied au siège sous la cabine de projection et il trouve la caméra. Mélanie sourit.
Ces gens-là
C'est l'histoire de Mardochée, un homme d'Afrique du Nord, un musicien, qui joue du violon en l'appuyant sur les genoux et non pas sur les épaules. Il a une femme et des enfants; il est très connu, il joue dans les fêtes et les mariages. Un soir, pendant qu'il est en train de dîner, on frappe à la porte. C'est un couple richement vêtu, très élégant, et ils lui demandent d’aller jouer chez eux, à leur fête de l'autre côté de la ville.
Mardochée hésite, il est tard, il est fatigué, mais le couple insiste: alors Mardochée prend son violon et sort de sa maison. Il monte dans une carrosse et on lui met un bandeau sur les yeux: les gens dans la carrosse lui disent qu'il ne risque rien mais il ne peut pas savoir où ils vivent.
Quand ils arrivent, ils enlèvent le bandeau et Mardochée découvre une maison blanche, avec une fontaine de laquelle jaillit l'eau la plus pure, et des tables basses pleines de mets les plus fins. Les invités sont tous élégamment vêtus, tout le monde n'attendait que lui, le musicien. Mardochée joue toute la nuit, sans s'arrêter; ses hôtes lui offrent de l'eau, du vin, mais il refuse toujours. Il refuse parce que sa mère lui disait de ne pas accepter de boire ou manger.
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