Analyse du texte
Le dictionnaire
Entrée : paix (mot polysémique, car il possède 3 acceptions)
Prononciation : [pD]
Catégorie grammaticale : n. f. (nom féminin)
Date : première fois qu’on trouve le mot dans le dictionnaire -> ex. fin X
Étymologie : pais; lat. pax, pacis
Acception 1
Différent sens du mot : -> ex. rapports entre personnes
Définition : ex. rapports entre personnes qui ne sont pas en conflit, en querelle (axiol. nég.)
Synonyme : ex. conciliation, réconciliation
Marque d’usage : dans quel type de contexte on utilise le mot -> ex. (vivre) en paix ; juge de paix, justice de paix.
Définisseur : mot qui est considéré l’hyperonyme de toute l’explication, soit le mot dans la définition -> ex. rapports
Acception 2
Situation d'une nation : ex. situation d’un nation
Définition : ex. situation d’un État qui n’est pas en guerre (axiol. nég.), rapports entre États qui jouissent de cette situation.
Exemple : message pacifiste -> ex. aimer la paix (pacifique). Militer la paix (pacifiste)
Collocation : comment utiliser le mot de la façon appropriée -> ex. traité de paix ; faire la paix ; la traite des blanches.
Acceptions secondaires (3)
Sens plus intime, spirituel : ex. état d’une personne
Définition : ex. état d’une personne que rien ne vient troubler (axiol. nég.)
Définisseur : ex. état
Expression toute faite (locution) : ex. « la paix soit avec vous ! » ; « le rameau d’olivier, symbole de la paix »
Citation : ex. « tout était paix et silence » (Victor Hugo)
Contraire : antonyme -> ex. conflit, dispute, querelle 2. trouble, violence, guerre, agitation, inquiétude.
Homonyme : même prononciation du mot désigné -> ex. paie, pet
Quelques exemples
- « Se dit d’une race d’hommes… » -> commentaire métalinguistique
- « Blanc (le nom avec une majuscule) » -> remarque métalinguistique (≠ jaune et noir)
- Teint (pour les jaunes), pigmentation (pour les noirs), blancheur (pour les blancs) -> donne une idéologie.
Analyser la situation d'énonciation
- Énonciateur
- Co-énonciateur
- Lieu d’énonciation
- Moment d’énonciation
Trouver les déictiques et dire si le texte est embrayé ou pas
- Déictiques de personne (ex. je, nous, vous…)
- Déictiques spatiaux/de lieu (ex. ici, là-bas…)
- Déictiques temporels (ex. maintenant, aujourd’hui, hier…)
- Temps embrayé (mode indicatif, futur, passé composé, impératif)
- Temps non embrayé (présent générique, présent historique, passé simple, futur historique)
Trouver les différentes modalités
- Axiologique positive (indépendamment du discours, le mot est positif -> ex. intelligent, riche)
- Axiologique négative (indépendamment du discours, le mot est négatif) -> ex. menace, tyrannie (typique du manifeste)
- Axiologique contextuelle (ni positif, ni négatif)
- Déontique (obligation)
- Assertive (présente quelque chose comme vrai -> ex. il est de dénoncer/annoncer…)
- Non assertive (conditionnel passé -> ex. il faudrait, peut-être)
- Interrogative
- Autonomique (introduite aussi par les « » -> ex. qu’on dit, qu’on appelle, il faut savoir…)
Les implicites
- Présupposé : un présupposé est une information implicite qui se déduit d'un mot ou de plusieurs mots présents dans l'énoncé. Ex. : « Les Dix Petits Nègres d'Agatha Christie est un roman policier captivant. » (Cet énoncé présuppose que certains romans policiers ne sont pas captivants.) « Je vous promets de m'expliquer encore une fois. » (Ce propos, tenu par un personnage du roman, Philip Lombard, présuppose qu'il s'est déjà expliqué.) Un présupposé peut servir à manipuler l'interlocuteur, en présentant comme acquise une information qui ne l'est pas. Ce procédé, basé sur la mauvaise foi ou sur une certaine forme de malhonnêteté intellectuelle, se rencontre dans le cadre de l'argumentation. Lorsque le juge Wargrave demande à Emily Brant « Vous vous réservez pour votre défense ? », il pose comme acquis le fait qu'elle est coupable, ce que la jeune femme conteste immédiatement d'ailleurs en répondant : « Il n'est nullement question de me défendre. J'ai toujours agi suivant ma conscience et je n'ai rien à me reprocher ».
- Sous-entendu : le sous-entendu se distingue du présupposé en ce qu'il ne se déduit pas de l'énoncé lui-même mais de la situation d'énonciation. L'ironie en fait un grand usage. Dans ce cas, le locuteur laisse en effet entendre qu'il pense le contraire de ce qu'il dit : deux messages sont délivrés : l'un, explicite, mais faux, l'autre, implicite, mais vrai. Ainsi, lorsqu'Anthony Marston déclare : « Je bois à la santé des assassins », il n'encourage pas le crime, lui qui va en être victime, mais il traduit plutôt, sous couvert d'ironie, sa peur d'être assassiné. Cependant seule la situation d'énonciation permet de percevoir l'ironie du propos. Un énoncé peut contenir un sous-entendu que le locuteur n'avait pas l'intention de transmettre. Ainsi, après avoir découvert sa femme morte dans son lit, Rogers répond au Dr Armstrong qui lui demande si elle a absorbé quelque chose avant de s'
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