Descartes et la méthode
Descartes rappelle d’avoir été frappé, pendant ses études de jeunesse, par trois sciences : la logique, la géométrie et les mathématiques. Ces sciences lui serviront pour son projet de restructuration du savoir, les ayant tout d’abord dépurées de certains défauts.
Pour ce qui concerne la logique, Descartes affirme qu’elle nous sert pour expliquer ce que nous connaissons déjà ou pour parler de façon brillante de sujets que nous ne connaissons pas. Donc il n’est pas facile de séparer dans la logique les préceptes utiles de préceptes inutiles. Même la géométrie et l’algèbre sont critiquées pour leur caractère abstrait et pour d’autres défauts spécifiques.
La méthode de Descartes
Descartes élabore une méthode qui compte peu de règles comme pour un État le peu de lois permet une meilleure réglementation:
- Évidence: Refus de préjugés
- Analyse: Décomposer en unités simples
- Synthèse: Du plus simple au plus complexe
- Révision
Cette méthode a une inspiration mathématique-géométrique comme les raisonnements rigoureux des géomètres que Descartes pense appliquer à toutes les connaissances humaines.
Traité des passions de l’âme (1649)
Le cerveau est relié aux organes des sens, aux muscles et au cœur par les nerfs tuyaux où circulent les « esprits animaux », parties du sang rendues très subtiles par la chaleur du cœur.
Les mouvements excités dans les organes des sens entraînent dans les nerfs qui vont au cerveau un courant d’esprits animaux qui prennent spontanément leur cours selon leur forme et leur dimension vers certains muscles plutôt que vers d’autres et meuvent nos membres. Mais l’homme est aussi doué d’une âme en relation avec le corps par l’intermédiaire de la glande pinéale qui, placée au milieu du cerveau, est extrêmement sensible. Tout afflux des esprits animaux consécutif à une impression de sens extérieur détermine un mouvement de la glande qui se transmet fidèlement à l’âme et lui donne la perception de la sensation.
À son tour, l’âme douée de volonté peut, en agissant sur la glande, commander le déplacement des esprits animaux vers tel ou tel muscle et combattre les mouvements en provoquant l’automatisme.