Le subjonctif
Quand on utilise l’indicatif, on actualise l’action, on indique, on montre les faits dans un moment donné. C’est le locuteur qui place les faits dans le monde de la réalité, de la réalisation.
Quand on utilise le subjonctif, on interprète, on apprécie la réalité. C’est donc le mode de la subjectivité. Le locuteur laisse aux autres la possibilité de penser ou de ne pas penser comme lui. C’est pourquoi le subjonctif, mode de la subjectivité, n’a pas besoin de tous les temps que l’on trouve à l’indicatif. Il montre l’action en train de s’accomplir ou accomplie et c’est le contexte qui lui donne sa valeur temporelle.
Utilisation du subjonctif
Le subjonctif s’utilise essentiellement dans la proposition subordonnée. On le trouve, mais très rarement, en proposition indépendante, souvent dans des phrases exclamatives exprimant un souhait, un ordre, un désir…
- Ex: Que le meilleur gagne!
- Ex: Qu’il vienne!
- Ex: Pourvu qu’il fasse beau!
Subjonctif dans la proposition subordonnée
On le trouve :
Dans la proposition subordonnée complétive
Après les verbes personnels ou impersonnels qui insistent sur l’idée du doute: c’est-à-dire après les verbes d’opinion, de croyance, de déclaration qui, utilisés à la forme négative ou interrogative, introduisent l’idée d’un doute.
- Ex: Je ne pense pas qu’on puisse répondre à toutes les questions.
- Ex: Il est douteux qu’on apprenne un jour la vérité sur ses événements.
Après les verbes personnels ou impersonnels qui expriment la volonté, le désir, l’ordre, le souhait ou le sentiment:
- Ex: Le jeune homme était mécontent qu’on l’ait critiqué devant son amie.
- Ex: Il est préférable que tu prennes tes propres clés.
Dans la proposition subordonnée relative
Quand l’antécédent est indéterminé ou précédé d’un indéfini:
- Ex: Je cherche quelqu’un, un employé qui veuille bien me renseigner.