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Intro à la période baroque

Contexte historique

La période baroque comprend la fin du 16ème siècle jusqu’aux sacre du roi Louis XIV. Ce sont toujours de dates conventionnelles.

Du point de vue historique :

Il y a le règne d’Henri IV (1589-1610); il fait partie de la famille de Valois, très intéressée à la culture, tandis que le Bourbon (la dynastie qu’il y avait avant) était plus liée à l’expérience de la guerre. Henri IV a pacifié son pays, après la guerre de religion. En 1598, Henri IV promulgue l’Édit de Nantes, qui donne aux citoyens la liberté de culte, très libéral.

En 1600, Henri IV se marie avec Marie de Médicis, qui apporte la culture italienne en France. Grâce à la politique économique amenée par le roi, on a une amélioration des conditions économiques, mais malgré ça, le roi sera assassiné par un fou (1610), qui s’appelait Ravaillac.

Après sa mort, on a la régence de Marie de Médicis (parce que le fils était trop petit), mais elle était mal vue par la cour et la noblesse qui a réagi très fermement (protestant, elle était catholique et accompagnée par des personnages cocasses). Les nobles étaient très importants à ce moment-là, parce qu'ils étaient liés à des territoires et chaque famille avait son château et son armée. L'armée française était composée de l’ensemble des armées familiales.

Les grandes familles se révoltent contre Marie de Médicis: ils organisent un coup d’État. Le chef était le Prince de Condé, qui veut reporter au pouvoir le fils Louis XIII.

Politique intérieure et conflits sociaux

Arrivée de Richelieu, qui devient premier ministre, qui voulait enlever le pouvoir politique aux grandes familles: il lutte contre les protestants, la noblesse et le pouvoir des Habsbourg. À l’intérieur du pays, il y avait des révoltes paysannes à cause des impôts; le système de règlement personnel des duels a été enlevé par Richelieu: c'est une réforme très mal vue.

Il s’agit d’une nouvelle vision de l’État, celle de la monarchie absolue : centralisation du pouvoir et ne pas favoriser ni les grandes familles ni les corps intermédiaires. Aussi, le parlement perd son pouvoir, car Richelieu ne le convoque plus. Naissent aussi les fonctionnaires: une nouvelle classe sociale.

Après la mort de Louis XIII, il y a une nouvelle régence : Anne d’Autriche devient régente et elle nomme Mazarin comme premier ministre; il gardera le pouvoir pour une vingtaine d’années et continuera les politiques de Richelieu.

Les grandes familles s’organisent dans la Fronde (1648-1653); ce qui rend la régence d’Anne d’Autriche une période très troublée: guerre en Espagne et régence parce que le futur Louis XIV était encore mineur, c’est pour cela qu'on a des oppositions (parlementaires, aristocratiques et populaires).

Louis XIV prend le pouvoir et décide de gouverner seul (avec Mazarin): il établit son palais au Louvre.

La vie sociale

Les classes plus basses étaient plus pauvres; d’un côté, il y a la volonté de transformer la France en une grande puissance: pour faire cela, il y a des moments de guerre intérieure (Fronde) et extérieure; les rivalités partisanes étaient à l’ordre du jour et les politiques économiques étaient faibles. Le monde était en train de changer parce que le pouvoir européen se développe aussi dans les colonies et donc, les horizons s’élargissent.

Les méthodes de l’agriculture étaient encore archaïques et médiévales; les paysans subissent les famines ou bien le mauvais temps; les circonstances favorables étaient à ceux qui possédaient l’argent (ils pouvaient investir dans les bateaux), pas à ceux qui avaient beaucoup de territoires, comme avant.

La finance devient de plus en plus importante: les grandes commerçants imposent des monopoles au commerce intérieur et extérieur; ils favorisent aussi les manufactures et l’industrie. Encouragement des offices: on a des compétences et donc on devient fonctionnaire ou on les vend à ceux qui ont l’argent et qui “donnent des problèmes”: ils éliminent de cette façon la Fronde.

C’est une société très inquiète: très riche et très pauvre (il n’y a pas de demi-mesure) + naissance de la bourgeoisie, une nouvelle classe sociale qui va acquérir beaucoup de pouvoir.

La vie culturelle

La vie culturelle se développe à Paris et les lieux dévolus au développement de la culture sont :

  • Le palais royal, qui a été établi au Louvre, pour qu’il puisse accueillir la noblesse (le contrôle des grandes familles).
  • Chaque seigneur de France a un ou plusieurs châteaux qui sont embellis et deviennent les magnifiques palais qu’on connaît aujourd’hui : les châteaux de la Loire.
  • Les maisons et les palais à Paris; il y avait une cour spacieuse pour accueillir des carrosses, salles basses et hautes, galerie où organiser les bals et les soirées, où se déroulait la vie artistique et intellectuelle. Cette ensemble d’activités culturelles est inventé par les nobles, qui, après la centralisation du pouvoir et l’imposition d’une dichotomie entre roi et noblesse, devaient s’engager : ils se rencontrent dans les salons, ils jouent aux jeux des tables ou bien à lire, etc.
  • Aménagement de jardins: on ne se préoccupe pas seulement des demeures, mais aussi de l’extérieur; les pratiques italiennes sont les plus renommées, parce qu’elles ont une attention particulière à la beauté.
  • Les fêtes royales étaient l’occasion pour le roi de se montrer avec toute sa richesse et aussi de garder autour de lui les grands (distraitre les grands des affaires de l’État, qui étaient affidées aux fonctionnaires). Pendant ces fêtes, on organisait des ballets et des comédies-ballets; en plus, tout un ensemble de personnes travaillaient pour l’aspect artistique et culturel du pouvoir en produisant pièces de théâtre, ouvrages littéraires, architecture, vêtement.
  • Il s’agit d’une période de grand enrichissement de la culture française: du point de vue de la culture, on nomme George de La Tour, Claude Lorrain, Nicolas Poussin et Charles Le Brun; ensuite, les musiciens Jean-Baptiste Lully, d’origine italienne, qui a beaucoup travaillé avec Molière, et Philippe Quinault.
  • Un des grands plaisirs de la renaissance était la conversation; ils regroupaient des gens qui parlaient et développaient des discussions sur différents sujets, qui pouvaient être culturellement notés, mais aussi légers: le sujet le plus fréquent était l’amour. Normalement, les reines étrangères amenaient à la cour de France des pratiques culturelles et quotidiennes très raffinées.
  • En cette période, on assiste aussi à la naissance des Académies, qui étaient des groupes de personnes qui pratiquaient la même profession et donc ces personnes se regroupaient et développaient des moyens de partage de leurs compétences, des idées et des pratiques.
  • Aussi, les salons sont créés en cette période-là: les plus importants étaient l’Hôtel de Rambouillet, où Catherine de Vivonne réunissait les plus grands écrivains de l’époque (Malherbe, Boisrobert, Balzac et Voiture) et le salon de Mademoiselle de Scudéry, une bourgeoise, qui a donné naissance à un lieu de promotion de la figure féminine. En plus, on travaillait à l’écriture de poèmes, mais toujours très naturelles; enfin, ils ont créé une méthode d’analyse des replis les plus secrets du cœur humain (comment on réagit quand on tombe amoureuse). Il s’agissait de maisons particulières où les femmes réunissaient leur groupe d’amies, normalement une fois par semaine, et discutaient.
  • L’idéal de l’honnête homme est théorisé à ce moment-là et il s’agit d’une formule toute faite qui désigne un modèle de conduite, qui s’affirme pendant la période baroque: il devait posséder des vertus morales et des qualités de l’âme et de l’esprit (la dignité, l’honneur et la religiosité), mais aussi des qualités mondaines, en particulier il devait savoir bien converser et s’habiller d’une façon soignée (bien mis, mais il ne faut pas exagérer) et adéquate. À l’époque, donc, homme de bien était synonyme d’honnête homme.
  • La production littéraire fait son apparition en cette période-là; le public était aristocrate ou bourgeois, c’est-à-dire qu’on ne peut pas encore parler de grand public, parce que ceux qui s’intéressaient à la littérature étaient les mêmes qui avaient le temps de la faire. Une situation un peu différente est celle du théâtre, parce que le public était plus varié: les farces, par exemple, pouvaient être composées aussi par des laquais (gens d’armes) et d’autres personnes appartenant aux classes inférieures. Le monde des lettres est composé par des aristocrates qui cherchent à vivre de leur écriture, parce qu’à ce moment-là les écrivains avaient une fortune personnelle et pouvaient se permettre de ne pas travailler. En plus, à partir du XVIIe siècle, l’écrivain devient un véritable métier. De l’autre côté, ils ne gagnaient pas de la vente de leurs livres, mais ils devaient chercher un protecteur, patron, ou bien un mécène (roi, prélat, prince) qui les encourageait en leur donnant des bourses; donc, les écrivains devaient écrire pour leur mécène et pour leur public à la même fois. Le monde de la culture était très restreint et se faire connaître était très difficile (très souvent dans le salon). Le statut de l’écrivain ne concerne pas seulement son rôle mais aussi sa place dans la société: avant tout, il n’était pas libre, parce qu’il devait être protégé et donc rendre compte à son public et aux salons, avec leurs codes tacites. La politesse, imposée dans la cour, devait être respectée aussi dans les ouvrages, par conséquent il ne pouvait pas critiquer la société de façon sincère; les thèmes étaient choisis par le public tout comme la forme, qui était figée. Ce seront seulement les libertins (mouvement intellectuel de poètes qui veulent être libres de s’exprimer et de se comporter) de la génération suivante qui vont inventer des œuvres à double fond: d’une côté libre penseur et de l’autre côté ils cherchaient les faveurs des puissants. Les cercles et les académies (celle française est fondée par Richelieu en 1635, pour répondre à un désir de contrôle sur les travaux des sociétés qui étaient indépendantes et trop libres) sont fermés et on ne peut pas les changer. Le conformisme était total sous le pouvoir absolu: du côté de la politique, littéraire et aussi linguistique.

Le théâtre

Au début du XVIIe siècle (époque baroque), on a différents genres :

  • Le peuple : Sur le parvis des églises était représenté des spectacles sur la vie des saintes et de Jésus ou encore des spectacles moins sacrés.
  • Le théâtre haut, écrit, était divisé en trois genres; on commence à finaliser une classification des genres, en fixant des règles :
    • La pastorale: genre de cour qui parlait des bergeries italiennes et espagnoles; la thématique principale est l’amour courtois et l’auteur le plus important est Hardy.
    • Tragi-comédie: genre moderne parce qu’il était le fruit d’un mélange entre deux genres anciens; on affronte des sujets non-historiques (vie de tous les jours dans les différentes classes sociales); le dénouement (fin) n’est ni heureux ni malheureux.
    • Tragédie irrégulière: les sujets sont la vie des saints, très souvent, romans, histoires tragiques ou d’actualité; aussi, la violence et les cas limites de la société sont représentés en ces spectacles.

Vers les années 30, la volonté de développement et de renouvellement se stabilise, parce que aussi les cours et les nobles s’intéressent au théâtre et fréquentent les salles: les troupes (hôtel de Bourgogne et du Marais sont les plus renommées) commencent à être installées dans une salle figée; la condition du comédien est encore précaire, mais ils commencent à être un métier: ils vivaient de théâtre; de l’autre côté, ils n’avaient pas certains droits (comme celui d’être enterrés dans les cimetières). Les écrivains du théâtre avant n’étaient pas considérés comme de véritables artistes, mais avec la croissance de la demande dans les cours, les grandes comédiens et tragédiens comme Molière, Corneille et Racine deviennent célèbres.

Catherine de Médicis fait arriver les comédiens italiens: ils apportent la “commedia dell’arte”: il s’agit d’un théâtre d’acteurs parce que l’accent est mis sur l’improvisation (ils avaient seulement un canevas à suivre), le geste stylistique (personnages qui ont des rôles figés), les quiproquos (malentendu) et les déguisements; personnages aux caractères figés (Arlequin qui devient Sganarelle dans Molière), langage cru (gros mots), préoccupations quotidiennes et matérielles, humanité populaire. Importance de la farce: genre de scènes qui est basé sur les éléments qu’on vient d’énumérer.

Dans les années 30, on cherche à rendre le théâtre régulier: on voulait tout simplement contrôler et censurer ces textes mis en scène et donc, on devait commencer à écrire vraiment des œuvres écrites, puisque les académiciens puissent les lire. On revient sur la tragédie et la comédie et on établit des règles pour classifier les “poèmes dramatiques” comme les appellent Corneille: l’œuvre dramatique doit être à l’image du monde des hommes auxquels elle s’adresse (situation vraisemblable). La médiocrité est un thème essentiel, il ne faudrait pas exagérer avec les styles ou les caractéristiques des personnages.

Le rire est à la base de la comédie et donc on cherche à développer des situations sympathiques, mais en même temps, on a aussi l’introduction des émotions et de l’éloquence: l’ambition de ceux qui écrivent une comédie est de faire une pièce construite, pas une simple et vulgaire farce. La comédie française se développe surtout à partir d’un intrigue.

Tartuffe: Molière a dû la changer plusieurs fois avant de la mettre en scène, parce que le comité de lecture de l’Académie l’avait refusée.

Période classique

L’époque classique correspond à une vingtaine d’années du règne de Louis XIV, plus précisément à partir de 1660 jusqu’à 1680. En réalité, le règne de Louis XIV est beaucoup plus long: de 1643 à 1715, mais la première partie du règne s’est déroulée sous la régence d’Anne d’Autriche; ce sera seulement en 1651 que Louis XIV opère une sorte de coup d’État, en déposant sa mère; il prend donc le pouvoir à côté du cardinal Mazarin.

Les écrivains à l’époque, comme dans la période baroque, étaient un groupe réduit de personnes qui travaillaient pour un groupe également restreint de public, mais ils acquièrent un statut: leur rôle devient de plus en plus important, surtout pendant le règne de Louis XIV, parce que les écrivains accompagnaient le roi.

Du point de vue politique, Louis XIV concrétise la théorie du pouvoir absolu, en centralisant complètement le pouvoir entre ses mains: il faut penser que après quelques années, il ne va plus se servir du premier ministre. Jusqu’aux années 80, le règne bénéficie d’une période de paix où le pays peut se développer du point de vue économique et social; de l’autre côté, vu qu’il n’y a pas de guerres, le souverain fait appel à des civils plutôt qu’à l’aristocratie: ce sujet nous introduit à un concept fondamental, celui du rapport entre pouvoir et noblesse.

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Scienze antichità, filologico-letterarie e storico-artistiche L-LIN/03 Letteratura francese

I contenuti di questa pagina costituiscono rielaborazioni personali del Publisher camillaporcella4 di informazioni apprese con la frequenza delle lezioni di Letteratura e cultura francese I e studio autonomo di eventuali libri di riferimento in preparazione dell'esame finale o della tesi. Non devono intendersi come materiale ufficiale dell'università Università degli studi di Genova o del prof Bricco Elisa.
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