L’Enfer, c’est les autres
L’homme « n’est rien d’autre que ce qu’il se fait »
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I temi esistenzialisti in Attualità Seneca Italiano
L’Angoscia inespressa
I problemi dei L’esistenzialismo Alberto Moravia
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Le fasce di Van Allen Thomas Stearns Eliot
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Tesi di De Felice Søren Kierkegaard
Percorso d’esame
di
Silvestri Maria Marina
Français
L’existentialisme
L’existentialisme est le nom que l’on a donné à un mouvement philosophique et littéraire centré sur le concept d’Existence.
Ce sont des philosophes allemands qui ont commencé à s’interroger sur l’existence humaine pensée en dehors d’un rapport avec le divin.
Parmi ces philosophes il faut citer Søren Kierkegaard, qui, avec les autres, a montré l’homme comme un être en proie à l’angoisse dans la mesure où il est dans l’impossibilité de trouver un principe rationnel à sa vie dans ce monde.
En France, deux grands auteurs, philosophes de formation tous les deux, s’engagent dans cette réflexion, mais l’existentialisme du marxiste Jean-Paul Sartre est fort différent de celui du moraliste agnostique Albert Camus, même si, chez tous deux, l’existentialisme va de pair avec un certain humanisme. En effet Sartre et Camus avaient des tendances en commun et seulement ensuite ils s’éloignent.
Mais l’existentialisme n’est pas seulement un mouvement de pensée, il devient aussi une mode et un style de vie. De l’après-guerre jusqu’aux années 60, autour de Sartre notamment, se retrouvent dans les cafés du quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris des étudiants qui affichent ostensiblement par leurs vêtements noirs leurs convictions politiques et philosophiques, et aiment à se retrouver pour échanger leurs idées, quand ce n’est pas pour danser sur les rythmes arrivés d’Amérique. La vie intellectuelle de la jeunesse se concentre donc sur la « Rive gauche » (sur la rive gauche de la Seine).
La pensée existentialiste
Le climat historique
Tout commence avec la Seconde Guerre mondiale, dont on sort comme d’un cauchemar. En 1943, dans Le Mythe de Sisyphe, Camus écrit : « Il arrive que les décors s’écroulent (...). Les hommes aussi sécrètent de l’inhumain ».
Après le désastre, amplifié par Hiroshima (1945) et par la découverte des champs de concentration, ceux qui ont traversé la tempête prennent la mesure de l’absurdité du monde.
Comme en 1918, le cauchemar engendre une incroyable fureur de vivre. Saint-Germain-des-Prés devient dans les années 45-55 le centre de la vie intellectuelle et de la vie nocturne parisienne. On danse, on s’enivre de jazz, on discute, on veut exister. Le mot existentialisme voit ainsi le jour ; Sartre acceptera l’étiquette, Camus la refusera. Mais l’existentialisme connaît une immense fortune dans le public ; il désigne ce climat historique, philosophique, littéraire de l’après-guerre réunissant tout ce qui se fait de neuf dans les domaines intellectuels.
Une philosophie
À l’origine, le mouvement existentialiste est d’abord philosophique. Sartre, qui en est le flambeau, nourrit sa pensée des philosophes allemands de la fin du siècle (parmi lesquels Kierkegaard), qui s’opposent à une vision de type hégélien où l’homme est compris à l’intérieur d’une totalité et mettent au contraire en lumière la notion d’existence pure et simple, dont le sentiment est précisément pour l’homme source d’angoisse. De fait, l’existentialisme accorde une grande place au tragique et à l’angoisse. Ce sentiment du reste n’est pas neuf (en effet on l’a rencontré au XIXe siècle avec « les Pensées » de Pascal, qui parlait de la destinée de l’homme, infiniment petit par rapport à la Nature. Puis on se souvient du Bovarysme de Flaubert, du Spleen de Baudelaire, poète du Décadentisme. Il faut parler même du romantique Chateaubriand et de son vague des passions).
Avant même que le mot existentialisme ne soit inventé, Sartre dans La Nausée (1938) et dans Le Mur (1939), Camus dans L’Étranger (1942), Le Mythe de Sisyphe (1943) et Caligula (1944) avaient déjà développé les thèmes de l’absurde. Sartre développera ses idées dans son essai L’Être et le Néant (1943).
Un engagement
Avec le choc de la guerre, aussi bien Camus que Sartre ressentent le besoin de dépasser une conception négative de l’existence et de définir une solidarité humaine qui permette de s’opposer au nazisme. L’existentialisme s’oriente vers un certain humanisme, comme Sartre dans le titre même de son essai de 1946, L’Existentialisme est un humanisme, il s’agit d’« une philosophie de l’action, de l’effort, du combat, de la solidarité ». C’est ainsi que réapparaît la problématique de l’écrivain engagé (comme Zola) dans son temps qui ne craint pas de prendre position. Politiquement, les intellectuels sont attirés par le marxisme, et toutes les polémiques tournent autour du communisme et de l’URSS (on est en pleine guerre froide).
Des œuvres comme Les Mains sales de Sartre (1948) ou Les Justes (1949) de Camus, s’interrogent sur les rapports de la politique et de la morale, mais elles aboutissent à deux conclusions opposées.
Là où Sartre affirme la nécessité des compromissions, Camus dénonce les horreurs du crime politique. Sartre et Camus qui s’étaient rejoints dans leur sentiment de l’absurde, ont deux conceptions fort différentes de l’humanisme.
Un échec ?
Bientôt, la question de l’URSS va diviser les intellectuels. Sartre se rapproche de plus en plus du marxisme. Camus dénonce les excès du stalinisme. L’Homme révolté (1951) fait le procès des régimes totalitaires qui érigent le meurtre en raison d’État. La guerre d’Algérie vient encore diviser les deux écrivains. Camus, qui d’un côté défend par principe la liberté des peuples, et de l’autre aime cette Algérie où il est né, est très embarrassé et il refuse de parler ; Sartre au contraire s’élève vigoureusement contre le colonialisme. Sous le choc de l’histoire, et à cause des divergences de ses représentants, le mouvement existentialiste s’éteint peu à peu. Simone de Beauvoir expliquera très bien dans Les Mandarins (1954) l’échec des intellectuels qui ont cru pouvoir intervenir dans l’histoire.
L’existentialisme n’a pas fait de disciples et reste donc lié à cette courte période de l’après-guerre où trois voix célèbres se sont fait entendre, celle de Sartre, de Camus et en moindre mesure de Simone de Beauvoir. Mouvement de révolte, il n’a donc pas eu l’impact sur les consciences qu’a eu le surréalisme après la Première Guerre mondiale, mais il a indéniablement aidé la jeunesse de l’après-guerre à réfléchir. L’Être et le Néant, puis L’Existentialisme est un humanisme ont connu un très grand succès, même si on peut y voir aussi un phénomène de mode parisienne dont Boris Vian, le jeune écrivain ingénieur qui fréquente le milieu de Saint-Germain-des-Prés, se moquera avec légèreté dans L’Écume des jours (1947) où il fait intervenir un personnage philosophe appelé Jean Sol Partre.
L’existentialisme chrétien
L’existentialisme qui apparemment exclut la pensée de Dieu a pourtant trouvé un écho chez les penseurs chrétiens, sur qui Kierkegaard a également exercé une influence importante. On peut donc parler d’existentialisme chrétien. Pour eux l’existence de l’homme se fonde sur l’existence de Dieu et seul en Dieu l’homme trouvera la solution de ses angoisses.
Sartre, le philosophe engagé
Depuis la guerre jusqu’à sa mort, Sartre a été le point de référence des intellectuels, des militants de gauche et des jeunes. Au cœur de la mêlée et des combats du monde, Sartre a su conjuguer philosophie, littérature et engagement. Il a su être donc le chef de file de l’existentialisme.
La vie et les œuvres principales de Jean-Paul Sartre (1905-1980)
Une enfance douillette
Jean-Paul Sartre naît en 1905 dans une famille de la grande bourgeoisie. Après la mort de son père – il n’a que deux ans –, il connaît une enfance douillette entre sa mère, ses grands-parents, et les livres. C’est ce qu’il raconte dans Les Mots (1964) où il essaie d’expliquer l’homme qu’il est devenu par l’enfant qu’il a été.
Étudiant brillant, il obtient l’agrégation de philosophie (un titre d’étude qui s’obtient en France après le doctorat, avec un examen très difficile).
Philosophe et homme de lettres
Après la Libération, Sartre abandonne l’enseignement pour se consacrer exclusivement à ses œuvres philosophiques ou littéraires : « Je fais, je ferai des livres ; cela sert tout de même ». Marqué par la philosophie allemande d’un côté et par le marxisme de l’autre, son « existentialisme » prend forme : L’Être et le Néant date de 1943, L’Existentialisme est un humanisme de 1946, La Critique de la raison dialectique de 1960. Mais ce sont surtout ses œuvres littéraires (essais critiques, récits, théâtre) qui valent à l’écrivain la célébrité. Dans tous ses livres, Sartre pose les problèmes qui l’angoissent : comment échapper à l’absurde de l’existence ? Comment ne pas s’enfermer dans les livres et agir ? Comment rencontrer l’autre ? La Nausée (1938), les cinq nouvelles du Mur sur la guerre d’Espagne (1939) et les trois romans de Chemins de la liberté (1945-1949) mettent en place le problème de l’existence et de l’action. C’est le théâtre – forme qui convient le mieux aux intentions didactiques de l’auteur – qui reflétera l’évolution de sa pensée. Les Mouches (1943) pose la question politique de la Résistance ; Huis Clos (1944), la possibilité d’être dans le monde aux côtés des autres ; Les Mains sales (1948), le problème de la fin et des moyens dans l’action politique.
Homme de lettres et homme de l’action
Dès 1945, dans son essai Qu’est-ce que la littérature ? Sartre s’interroge sur la fonction de l’écrivain, et il conclut qu’écrire doit être un engagement. La littérature peut être un moyen de combat et l’écrivain doit être au cœur du monde. C’est pourquoi Sartre a joué un rôle politique important : il n’a jamais ménagé ses critiques à de Gaulle – ni au Parti communiste du reste – et il a participé ou soutenu les combats de l’extrême gauche. Maintes fois interpellé par les autorités, Sartre n’a jamais été vraiment inquiété : « On n’arrête pas Voltaire », disait de lui le général de Gaulle ! En 1964, il se voit attribuer le Prix Nobel qu’il refuse. Les Mots, recueil autobiographique (1964), conclut en quelque sorte le parcours du philosophe sur le rôle de la littérature dans sa propre vie et le rôle des mots dans son parcours intellectuel.
L’absurdité de l’existence
Qu’est-ce que l’existence ? C’est la question philosophique qui hante tous les écrits de Jean-Paul Sartre et à laquelle l’auteur essaie de donner une réponse. Le sentiment que la vie devient vaine face à la mort instaure chez ses personnages et surtout chez Roquentin, le héros de La Nausée, une impression d’absurde difficile à surmonter.
La Nausée (1938)
La Nausée se présente sous la forme d’un journal intime tenu par Antoine Roquentin, un jeune homme de 33 ans (l’âge de Sartre quand il a écrit le livre). Roquentin poursuit des recherches d’histoire et se rend à Bouville pour consulter des ouvrages à la bibliothèque municipale.
L’atmosphère de la ville inspire d’étranges malaises au narrateur qui découvre bientôt la « nausée », c’est-à-dire un sentiment de dégoût de l’existence. Tout lui semble absurde, d’autant plus absurde que l’existence des choses est une donnée contingente qui précède la pensée. Ses recherches sur le passé lui apparaissent tout d’un coup vaines. De retour à Paris, Roquentin décide d’abandonner l’histoire pour se consacrer à la littérature, car s’il réussit à faire une œuvre d’art en racontant sa vie, il aura trouvé sa propre justification.
Pour la génération des années 40, La Nausée a été le livre de référence, comme René de Chateaubriand pour les jeunes romantiques. Il traduit le mal de vivre de ceux qui ne savent plus quelle signification donner à l’existence. Le héros Roquentin est pris d’une tragique angoisse existentielle : « J’étais de trop pour l’éternité », dit-il ; « J’étais apparu au hasard, j’existais comme une pierre, comme une plante, comme un microbe ». Il en arrive même à douter de lui-même – « À présent quand je dis “je”, ça me semble creux » – et à douter de sa pensée. Parodiant Descartes, Roquentin affirme : « Je ne pense pas, donc je suis une moustache ». Pourtant à la fin, Roquentin croit trouver la solution de l’art comme ultime justification.
Cette démarche ne sera pas exactement celle de Sartre qui, lorsqu’il prendra conscience du poids de la réalité, rejettera l’art égoïste au profit d’un art engagé.
Le rôle de la littérature
Ce texte de La Nausée pose déjà le problème de la littérature sur lequel Sartre n’a pas cessé de s’interroger. Dans La Nausée la littérature semble être la réponse à un malaise individuel face à l’absurdité de l’existence. Mais dès lors que Sartre évolue vers l’engagement individuel dans les luttes collectives, sa conception de la littérature évolue vers une littérature engagée. L’écrivain en effet, en décrivant le monde, l’interprète, et cette interprétation est action dont l’écrivain est pleinement responsable. Il formalisera sa théorie dans son essai paru en 1945 : Qu’est-ce que la littérature ?
L’enfer, c’est les autres
L’existentialisme de Sartre montre que l’homme libre et responsable, « n’est rien d’autre que ce qu’il se fait ». Son existence est donc liée à son action. Mais s’il refuse de s’engager, sa liberté est finie, il n’est plus qu’un objet, condamné à être ce que les autres jugent qu’il est.
Sartre a beaucoup écrit pour le théâtre, car la scène est un lieu privilégié pour incarner la réflexion philosophique et proposer des solutions. Les Mouches (1943), inspirées du mythe d’Oreste, posent le problème de la liberté de l’individu, et de la responsabilité de ses actes. Oreste, poussé par sa sœur, tuera Égisthe, l’amant de sa mère, mais son acte est motivé par l’orgueil personnel : les Mouches n’offrent pas encore de solution politique. Avec Huis Clos (1944), Sartre poursuit sa réflexion sur les actes qui fondent l’existence de l’homme et sur la responsabilité. C’est avec les pièces successives que Sartre pose plus directement les problèmes de l’engagement lié à la politique et à la morale. La fin justifie-t-elle les moyens ? L’individu peut-il agir seulement par idéal ? Ce sont les questions posées dans Les Mains sales (1948).
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Collegamenti interdisciplinari
- Francese: Jean-Paul Sartre (l'Esistenzialismo)
- Latino: Seneca (i temi esistenzialisti)
- Italiano: Alberto Moravia
- Inglese: Thomas Stearns Eliot (the existentialist literature)
- Storia dell’arte: l'Espressionismo (Angoscia su tela)
- Filosofia: Søren Kierkegaard
- Storia: il Fascismo
- Scienze: l’attività nucleare del Sole e le sue influenze sul pianeta Terra
- Fisica: l'attività solare sulla Terra; le fasce di Van Allen; l’esperimento di Thomson
- Attualità: l’angoscia inespressa; i problemi dei giovani