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«La Nuit, notre déesse, en son trône d’ébène / Siège, sans un rayon, et voici qu’elle étend / Son lourd sceptre de plomb sur le monde endormi. / Le silence est inerte, et l’ombre est insondable! / Rien qui frappe les yeux, ni l’oreille tendue! / Le monde est endormi. C’est le pouls gigantesque / De la vie arrêté, la
Nature au repos: / Redoutable repos, qui annonce sa mort.» (Les Nuits, trad. fr. de Roger Martin)

L’auteur se penche sur la vanité des choses terrestres, anticipant ainsi un des grands thèmes romantiques, à savoir la méditation nocturne sur les tombes et la misère de l’homme face à la nature et à Dieu. Très populaire dans toute l’Europe dès la deuxième moitié du XVIIIe siècle, Night Thoughts a inspiré, avant Musset, l’Italien Alessandro Verri, qui en a repris certains éléments dans les Notti romane datant de 1792, et les Hymnen an die Nacht (1800) de l’Allemand Novalis.

En fait, Young est à l’origine de ce que les Anglais appellent la Graveyard School of Poetry (l’école des cimetières), représentée avant tout par Thomas Gray (1716-1771). Son Élégie écrite dans un cimetière de campagne (1751), un poème de près de 130 vers, devient le modèle pour d’innombrables odes, élégies et autres épîtres – toutes consacrées à la mort, aux urnes funéraires, et aux sépultures – qui déferlent sur l’Europe à la fin du XVIIIe siècle. Parmi ces poèmes, un seul véritable chef-d’œuvre, I Sepolcri de Ugo Foscolo.

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