Concetti Chiave
- Buffon avait des relations tendues avec plusieurs philosophes du XVIIIe siècle, sauf Rousseau qui le vénérait et était estimé en retour.
- Buffon, tout en respectant l'ordre religieux et royal, partageait des idées philosophiques progressistes, prônant la philanthropie et la réforme sociale.
- Il voyait la science comme essentielle au progrès humain, prévoyant un avenir où la civilisation serait libérée du mal grâce à la raison.
- Dans ses écrits, Buffon exalte l'homme capable de transformer et maîtriser la nature, alignant sa vision avec celle des Lumières.
- Malgré des critiques sur son style parfois pompeux, Buffon est reconnu pour son classicisme, alliant ordre, rythme et noblesse dans ses descriptions.
Indice
Les rapports entre Buffon et les philosophes
Les philosophes du XVIII siècle, Rousseau à part, n’ont pas aimé Buffon.D’Alembert l’appelait «le grand phrasier», Condillac l’a attaqué. Voltaire qui disait de l’Histoire naturelle qu’elle n’était pas si naturelle que cela, a eu avec lui de longues polémiques. Les Encyclopédistes lui reprochaient sa prudence et ils déniaient toute valeur scientifique à celui qu’ils affectaient de considérer comme un poète di genre descriptif. En revanche, Rousseau le vénérait et Buffon l’estimait beaucoup, tout en détestant ses déclarations antisociales. Il faut rappeler que Buffon a écrit une lettre bien chaleureuse à Rousseau quand celui- était persécuté.
Il est bien vrai que Buffon aimait l’ordre et il est soucieux d’une tranquillité nécessaire à ses études et pour cela il a toujours été prudent et il s’est montré respectueux de la religion et du régime royal. Il faut ajouter qu’il semble avoir été sincèrement croyant, comme Rousseau, en l’immortalité de l’âme et en la Providence.
Les idées de Buffon correspondent à celles des philosophes
Malgré cela, il a été un «philosophe», au sens que ce terme avait au XVIII siècle. Détaché des préjugés de naissance, il admirait l’activité des grands négociants et il s’affirma partisan de toutes les réformes raisonnables et il montra philanthrope et charitable. Il avait l’amour pour l’humanité et il protesta éloquemment contre l’esclavage, l’abus des guerres et les cruautés di fisc. Il ne se soumettait qu’en apparence à la censure ecclésiastique, quand elle dénonçait la Théorie de la Terre et les Epoques de la nature comme contraires au récit biblique de la Genèse. Il aimait la science par-dessus tout ; dans les lumières de l’esprit il vit la première condition du bonheur des hommes, il avait une grande fois dans l’avenir de l’espèce humaine; Il prédit à l’humanité, pourvu qu’elle le veuille, une ère affranchie du mal grâce au développement de la science et de la raison, par le progrès de la civilisation.
Description de l’homme d’après Buffon
Buffon décrit avec enthousiasme l’homme qui transforme l’univers, qui utilise toutes les ressources de la nature, qui défriche, plante et cultive, qui détruit les animaux nuisibles et qui propage ceux qui ne sont pas, qui traverse les mers, qui ouvres les routes, qui transforme les déserts en régions habitées et fertiles. Par cette apologie de l’homme civilisé, Buffon se situe dans le XVIII siècle des Voltaire et des Encyclopédistes.