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Nausée et absurdité du monde


D’après Sartre, la nausée est la sensation physique qu’on épreuve quand on prend conscience de l’absurdité du monde. Il s’agit aussi d’une dégoût moral qu’on ressent par rapport à la réalité et aux autres existences. Ce ce que le protagoniste du roman “La Nausée” éprouve quand il voit que les personnes vivent leurs vies d’une manière médiocre et conventionnelle non seulement pendant la semaine, mais aussi dans leur temps libre, le dimanche, en conduisant une existence sans intérêt qui détermine une essence sans aucun sens.
C’est alors que le protagoniste se rend compte que la vie de l’homme est absurde et que rien ne peut être fait pour changer cette condition. De plus, on se rend compte que, différemment des arbres ou des animaux, on n’a pas toujours raison d’être; si notre essence est déterminée par ce qu’on fait, et donc largement par le travail, le dimanche, quand on ne travaille pas, on comprend parfaitement l’absurdité de la condition humaine. Au contraire, l’arbre est toujours arbre parce que son action est uniquement celle qui définit son essence et, de façon semblable, l’essence de l’animal est toujours en accord avec l’existence, qui est déterminée par son instinct.

Comparez l’existentialisme de Camus à l’existentialisme de Sartre


Sartre et Camus partent de la même réflexion sur l’absurdité de l’existence humaine ; néanmoins ils arrivent à deux conclusions complètement opposées, Sartre après avoir expérimenté la nausée comprend que “l’enfer c’est les autres”, c’est-à-dire que les autres agissent comme des miroirs déformants de nous-mêmes en nous imposant une dimension de jugement insupportables. D’après Camus au contraire les autres peuvent nous sauver ; c’est seulement grâce à l’engagement collectif que l’individu arrive à donner une apparence de rationalité à son existence. L’existentialisme de Sartre est donc, même s’il était un fervide communiste, bien inséré dans une optique capitaliste où c’est l’individualisme à régner ; Camus se fait au contraire porteur d’un message plus humaniste, fondé sur la fraternité et sur la solidarité. De plus, pour Sartre l’engagement politique est le seul but de la littérature ; chez Camus
L’engagement n’est pas explicitement politique mais plutôt social et moral. En effet on reprochera à Camus de ne pas avoir eu des positions politiques nettes et de ne pas avoir eu un engagement politique suffisant, par rapport à Sartre, qui avait mis son engagement et son existentialisme au service d’un clair positon communiste.
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