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L’ode Mignonne, allons voir si la rose… et le sonnet Comme on voit sur la branche… ont en commun l’image de la rose qui, dans les deux cas, est une allusion à la splendeur fugitive de la jeunesse, destinée à s’assombrir durant la vieillesse ou que la mort fera disparaître prématurément. Ce symbole n’a pas été inventé par Ronsard, qui se limite à donner sa variante personnelle d’un motif datant de la basse Antiquité.

Un obscur poète latin, probablement du IIe siècle ap. J.-C., auteur de Pervigilium Veneris («La longue veillée de Vénus»), a décrit le premier les roses humides de rosée, écloses à la lueur de l’étoile du matin; il les a comparées à la brièveté de la vie humaine.

Si l’allégorie du Moyen Âge a permis de réinterpréter le thème de

la rose de façon plus abstraite et intellectuelle (cf. p. 43), les
poètes de la Renaissance italienne se rattachent, eux, directement
au style imagé et à la sensualité de leurs confrères latins. Angelo
Poliziano, en particulier, redonne, dans les vers splendides de la
ballade «I’ mi trovai, fanciulle, un bel mattino», l’exhortation à
profiter pleinement de la joie et des plaisirs de la jeunesse, que
symbolise la beauté des roses: «Quando la rosa ogni sua foglia
spande / Quando è più bella, quando è più gradita / Allora è buona
a metterla in grillande [ghirlande] / Prima che sua bellezza sia fuggita;
/ Sicché, fanciulle, mentre è piú fiorita, / Cogliàn la bella rosa
del giardino».

La langue des auteurs de la Pléiade ne pose pas de gros problèmes de compréhension au lecteur moderne; toutefois,il existe encore de remarquables différences avec le français actuel, notamment en matière d’orthographe et de ponctuation. Relevez les particularités du français de l’époque.

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