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Boris Vian - L'évadé


1. Le poème s'ouvre avec une affirmation brève et concise : « Il a dévalé la colline ». De ce vers on peut observer en premier lieu comme l'auteur présente l'image improvise de l'évadé qui s'insère dans la nature. Ensuite, à partir de ce vers commence un jeu de relations entre le pronoms « il » et « ils ». Avec le pronom « il » l'auteur se réfère toujours à l'évadé, de l'autre coté « ils » représente les assassins, ceux qui veulent l'attraper. La répétition des pronoms évoque deux observations : premièrement, les identités des personnages représentés sont annulées, ils ne sont que des moyens pour exprimer respectivement les concepts de liberté et de réclusion. Deuxièmement, l'opposition des deux pronoms se révèle par le sons : ils ont la même prononciation et cela indique comme la distinction entre les deux personnages n'est pas du tout existante en réalité ; en lisant le poème on peut presque pas remarquer la différence entre les deux et cela indique en premier lieu que le rôle d'autorité des surveillants est annulé dès que à l'évadé n'importe que de sa liberté et sa joie de vivre ; en deuxième lieu cela révèle que le bien et le mal n'existent pas, mais tous est subjectif et à travers le poème on voit le monde à travers les yeux d'un criminel qui dévient une personne comme les autres.
2. Les références à la nature sont très nombreux dans le poème, où elle a en fait un rôle centrale, premièrement car elle souligne le contraste entre la prison et ce qu'il y a dehors, le monde magnifique que le prisonnier imaginait et désirait chaque jour. L'élément de la nature, qui dévient selon le poète presque un personnage dans l'image du prisonnier qui s'en fuit, se développe autour d'un symbolisme très précis et classique, une métaphore qui crée une sorte d'identité entre nature et liberté. La nature est en fait ce qui donne au paysage sa beauté, et c'est ce que l'évadé nécessitait de plus, car il ne pouvait pas l'apprécier pendant qu'il était emprisonné. En effet, en plus du pronom « il », la nature est l'autre élément fondamental dans le poème qui est évoqué dans le premier vers à travers le mot « colline ». À partir de ce moment, la nature dévient une présence constante, avec le mot « pierres » au deuxième vers – qui va s'opposer aux « quatre murs » et à la « sirène » aux vers 3 et 4 – et puis dans les strophes suivantes.
3. La répétition du vers « Pourvu qu'ils me laissent du temps » donne au poème un rythme très rapide qui permet au lecteur de se plonger complètement dans le poème : en fait il donne de l'angoisse car les surveillants vont l'attraper, mais aussi l'adrénaline et la joie de vivre que l'évadé épreuve quand il court et sente la nature à travers tous ses sens.
Par ailleurs, on remarque une certaine géométrie dans la composition : en effet, il y a une alternance entre les descriptions et les répétitions du même propos, que l'on prête à l'évadé et qui revient au total 4 fois dans le poème. On peut ainsi dire que les deux premières strophes, dans lesquelles « pourvu qu'ils me laissent le temps » n’apparaît pas, servent d'introduction et les deux dernières de conclusion.

Interprétation

1. Le titre du poème représente un mot-clef dans le motif du poème, où le thème de l'évasion évoque des éléments très importants comme la liberté, la vie, la conscience de soi, etc. De la première strophe on peut comprendre que le protagoniste s'en fuit d'une prison, et il y a l'image physique de la sirène qui sonne et les surveillants qui le suivent. Toutefois, il n'y a pas un contexte explicite dès qu'il n'y a pas de descriptions des lieux et du temps, donc l'auteur veut laisser l'interprétation de cette fuite au lecteur. La fuite se configure comme une métaphore que seulement le lecteur peut déchiffrer en imaginant et en identifiant avec l'évadé. Il est vrai que « les quatre murs » mentionnées au vers 2 indiquent une prison, donc un lieu plutôt précis, mais on peut pas bien savoir l'histoire. Ensuite, on peut imaginer que le poète s'en fuit, à travers le personnage qu'il a créé, des conventions sociales qui le rendent prisonnier, ou de la brutalité de la guerre dont on ne peut pas échapper, ou des problèmes personnels qui restent, même si on cherche à les ignorer, dans notre âme.
2. À travers ce poème l'auteur veut enfin transmettre un message de positivité. Avec des métaphores et des symbolismes, il introduit des éléments qui révèlent des thèmes très importants.
En premier lieu, l'auteur évoque la liberté pendant tout le poème, avec justement la nature, comme on peut remarquer des nombreuses occasions où elle est mentionnée, par exemple aux vers 2 « Ses pas faisaient rouler les pierres », 5 « Il respirait l'odeur des arbres », 10 « Il sautait à travers les herbes ». Ses mouvements très dynamiques expriment de la joie selon la conception typique où le sauter et le courir impliquent énergie et positivité.
En deuxième lieu, il y a justement la joie au dessus de tous, qui est très bien résumée au vers 18 « Il riait de joie, il a bu » et repris au vers 30 « Le temps de rire aux assassins » : l'évadé n'a pas peur des assassins, il n'a pas de temps pour en avoir ou pour s'abattre, donc il rit, il voit la beauté dans un monde de brutalité, il voit la vie ou il y a la mort. Il ne voit que la nature, il ne sent que le parfume de la liberté et il est prêt à sentir cette joie même si pour un très bref temps, même si cela lui coûtera la vie.
Ensuite, un autre thème évoqué est l'amour, qui résume tous les autres. L'évadé semble sacrifier sa vie au nom de sa liberté, qu'il désire pour rejoindre sa femme, donc l'amour est sa liberté. La femme n'est pas mentionnée pendant le poème entier jusqu'au vers 31, et cela indique tout ce que l'évadé a fait avait un but et se conclut enfin avec l'amour pour sa femme ; le poème s'ouvre avec la conquête de sa liberté et se conclut avec l'objectif qu'il voulait poursuivre. Donc, c'est seulement dans le dernier vers qu'on comprend, à travers la désarmante simplicité de ses mots, concises comme le premier vers, que à partir du moment que l'évadé avait l'amour, il avait eu tous, toute sa vie était complète et il aurait été prêt à terminer sa vie. L'auteur écrit donc « Il avait eu le temps de vivre ».

Réflexion personnelle


Le rôle du poète a souvent été l'objet de nombreuses discussions, dès que le poète opère dans la société, interagit avec le lecteur commun, donc il représente une figure importante dans la vie des personnes. Voilà la raison pour laquelle il faut s'interroger sur la signifiance de cette figure.
Souvent les hommes cherchent la solution à leurs douleurs dans la littérature, il cherchent du refuge dans des mots avec lesquels ils puissent s'identifier, pour ne pas se sentir seuls, pour croire dans la magie d'un vers qui semble être écrit seulement pour lui. À ce propos, le rôle du poète dévient fondamental : il faut qu'il prenne une position par rapport au bien et au mal, il doit guider le lecteur afin qu'il puisse trouver une réponse aux grandes questions de l'humanité dans son œuvre.
On va alors comparer le poème de Boris Vian, publié posthume en 1966, et l’œuvre de Charles Baudelaire « Les Fleurs du Mal ».

Pour comparer les œuvres de Vian et de Baudelaire, il faut observer comme différents auteurs de différentes époques ont traité le thème du mal dans le monde pendant le temps, en analysant les éléments appartenant à différentes courants littéraires, pour démontrer comme malgré le contextes sociales et historiques très différents, les grandes questions unissent l'homme à distance de siècles dans la même incertitude, la même peur des grands mystères, donc les œuvres et les pensées des poètes se révèlent similaires.
L’œuvre de Vian se situe dans un contexte historique très particulier : pendant les années 1960, au lendemain de deux guerres totalement dévastatrices, le poète se trouve obligé à faire face à ses fantômes intérieurs pendant qu'une nouvelle époque de bien-être économique commence, où entre les gens une nouvelle esprit d'espoir et optimisme commence à se diffuser. Dans ce contexte, Vian écrit son poème, avec des signes évidents de son passé, mais avec une marque très profonde de son optimiste et force.

De l'autre coté, il y a le père du symbolisme, une courant littéraire pas du tout optimiste mais avec un fort sentiment du rôle du poète, seul déchiffreur des symboles de la réalité. À la base de ce concept se situe l’œuvre de Baudelaire, qui souligne déjà dans le titre son idéal : il unit le mot « mal » avec le « fleurs », qui, selon une conception plutôt romantique, donnent une image de beauté et positivité. À travers cet oxymore, Baudelaire veut exposer un thème à lui très cher : la capacité d'extraire la beauté du mal, pour combattre contre le mal de vivre et l'angoisse typique de l'existence.
Donc on a pu observer comme deux pôles totalement différents de la littérature française se rencontrent dans la conception de tirer le bien du mal, un concept qui poudrait sembler très simple mais qui est en réalité très vaste.

Enfin, on poudrait affirmer que un des rôles du poète est celui de répondre aux grands interrogatifs de l'humanité auxquels l'homme commun n'est pas capable de répondre, même s'ils sont toujours les mêmes, et tous les hommes pendant les siècles ne sont la répétition d'une seule âme humble et naïve.

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