Genius 24061 punti

Georges Bernanos: thèmes et idées politiques


Son activité de romancier et de polémiste occupe dans la première partie du XX siècle, surtout après la Première guerre mondiale et jusqu’en 1948, date de sa mort. Son nom est surtout lié au Journal d’un curé de campagne où le protagoniste fixe ses efforts, ses déceptions, ses angoisses ; il y définit aussi le plus grand obstacle qu’il rencontre dans l’accomplissement de sa mission, c’est-à-dire l’incompréhension des hommes qui ne sont capables de vivre qu’ à la surface d’eux-mêmes.

Le premier thème est le conflit entre Dieu et Satan, entre le bien et le mal, entré le salut et le pêché et la damnation. C’est le thème de son premier roman, «Sous le Soleil de Satan» (1926) qui oppose la jeune fille Mouchette, vouée au pêché et donc à Satan, à l’abée Donissan qui cherche, par tous les moyens, de l’arracher au mal.
Le deuxième thème est celui de l’enfance. Pour Bernanos l’enfance n’est pas seulement une période de l’existence humaine, c’est surtout un état d’âme qui devrait persister dans le cɶur de l’homme, dans la conviction que l’enfance ne s’efface jamais. Tous les personnages de ses romans, un jour ou l’autre, se tournent vers leurs enfance surtout s’il s’agit de personnages «positifs»
Le troisième thème est celui de la pauvreté, au sens évangélique du terme et qui se rapproche beaucoup de l’enfance. La pauvreté n’a pas seulement une signification matérielle, liée au manque de tout ce qui est nécessaire pour vivre. C’est surtout une vertu qui exprime une qualité intérieure. C'est l'habitude d'être détaché des choses matérielles en leur donnant une valeur relative et en en faisant usage d'une manière appropriée aux fins de l'homme.
Le quatrième thème, c’est l’espérance. Le véritable héros de Bernanos est celui qui, malgré tout, continue à espérer et il ne cède pas à la tentation du désespoir, car le désespoir ce serait un échec.
L’univers des romans de Bernanos est constitué de deux types de protagonistes: les saints et les malheureux. Le premiers, ce sont ceux qui sont restés fidèles à l’enfance et donc ils ont gardé l’innocence alors que les seconds l’ont perdue et ils se placent à côté de Satan. Le prêtre, étant le personnage le plus proche de la sainteté, est toujours le personnage principale, même dans «Un crime», un roman policier dont l’héroïne se travesti en curé. Le prêtre le plus connu est le narrateur du «Journal d’un curé de campagne» (1936). Sa vie est une souffrance continuelle. En effet, non seulement il souffre pour son cancer à l’estomac, mais aussi pour les pêchés de ses paroissiens, ils soient des notables ou des riches, peu importe. Cette forme d’ héroïsme est présent aussi dans «Dialogues des Carmélites» (1948), une pièce de théâtre où l’écrivain met en scène l’histoire de seize religieuses, réfugiées dans un couvent pour échapper à la peur, mais qui, tout en étant condamnées à l’échafaud par le révolutionnaires, à la dernière minute trouvent la force de se libérer de la peur.
Bernanos n’est ni de droite, ni de gauche. Au début il a milité dans l’Action Française et il s’est engagé à fond dans la défense de la foi catholique et il a été même partisan du général Franco, Cependant dans «Les grands cimetière sous la lune» il condamne les excès de la révolution du franquisme, pour ensuite s’engager dans la lutte contre l’antisémitisme et dans la résistance. Pendant toute sa vie, Bernanos a aimé la justice et la droiture, ce qui le porte à dénoncer, l’exploitation des morts de la résistance par ceux qui sont restés en vie. Cette recherche de la justice, on la retrouve dans tous ses romans où il n’ hésite pas à exprimer ses jugements.
Hai bisogno di aiuto in Letteratura Francese?
Trova il tuo insegnante su Skuola.net | Ripetizioni
Registrati via email