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Lettres philosophiques

Voltaire a toujours su mettre à profit l’adversité: il supporte mal les coups de bâton du chevalier de Rohan, proteste mais finit par obtenir d’être exilé en Angleterre, le pays le plus à la mode à l’époque. À son arrivée, il découvre un pays moderne, une monarchie parlementaire qui s’appuie sur une bourgeoisie prospère, une société qui sait apprécier les gens de lettres.

À travers l’exaltation de l’Angleterre, Voltaire dénonce les préjugés, l’intolérance et les retards de la société française.
Rédigés en anglais, ces témoignages de l’exil ont d’abord été publiés à Londres (Letters Concerning the English Nation, 1733), avant d’être traduits et enrichis par de nouvelles réflexions. La version définitive des Lettres philosophiques, parue clandestinement et sans autorisation, est immédiatement condamnée par le Parlement qui juge dangereuses ces vingt-six lettres où sont abordés tous les grands thèmes chers au siècle des Lumières: l’éloge du progrès et de la prospérité, la vulgarisation scientifique, la propagation des idées matérialistes, l’optimisme qui dérive de la confiance en l’homme et surtout la défense de la liberté politique et religieuse.

Les gens de ton pays font trop de compliments

C’est en examinant les mœurs des quakers, des anglicans, des presbytériens que Voltaire formule, dans les Lettres philosophiques, sa propre conception religieuse. L’éloge des quakers n’est ici que le prétexte pour plaider en faveur de la tolérance. Selon cette secte fondée au XVIIe siècle par l’Anglais George Fox, l’Esprit Saint s’adresse directement à la conscience du croyant, sans intermédiaire, sans liturgie ni clergé. Cette religion sans rite, sans superstition ni hiérarchie, séduit Voltaire qui y décèle une spiritualité plus profonde par rapport à celle des catholiques français.
Plutôt que d’aborder immédiatement la description et la discussion de la culture
et des institutions anglaises – ce qu’il fera d’ailleurs dans des Lettres postérieures –, l’auteur préfère raconter sa visite chez un quaker, le concret valant toujours mieux que l’abstrait. C’est donc le quaker même qui expose la doctrine, mettant ainsi en évidence, par contraste, la rigidité française en matière de religion.

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