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La Belle Époque


Entre 1890 et 1914, la France connaît une période de très grande prospérité. Sa situation économique est florissante, favorisée par le protectionnisme douanier, elle se développe et atteint un niveau très élevé. Dans le secteur de la métallurgie, par exemple, la France est dépassée seulement par les États-Unis et dans le domaine de la production automobile elle occupe le premier rang (Peugeot, Renault, Michelin, l’inventeur di pneu).
L’économie est en pleine mutation. L’agriculture se modernise car les campagnes surpeuplées à la suite de l’accroissement démographique (basse de mortalité) doivent aussi nourrir les citadins. L’industrie progresse grâce à l’application technologique des nouvelles inventions, telles la machine à vapeur. Les échanges se multiplient grâce au chemin de fer et les banques jouent un rôle de plus en plus important ; l’usage du billet de banque se répand.
La richesse des Français est remarquable. Les capitaux français sont surabondants et souvent ils sont placés à l’étranger (Russie et Grande-Bretagne), ce qui justifie l’expression « la France banquier de l’Europe ». La monnaie française est d’une stabilité indiscutable, à tel point que, lorsque de la crise de 1907, la Banque de France prête de l’or aux Banques de New York et de Londres. Le capitalisme triomphant et le formidables progrès technique (machine à écrire, bicyclette, éclairage électrique, phonographe, automobile et enfin début de l’avion) favorisent chez la classe bourgeoise dominante le luxe et la course aux plaisirs.
Les dures conséquences de la défaite de 1870 ne sont plus qu’un souvenir et l’aristocratie ainsi que la bourgeoisie ne pensent qu’à conduire une vie de société extrêmement brillante. C’est la période appelée « Belle Époque », synonyme de richesse, de joie de vivre, de vie facile et heureuse (mythe du Moulin Rouge, des Folies Bergères, du french can-can). Paris attire touristes fortune et souverains.
La Belle Époque, annoncée par la construction de la Toue Eiffel en 1889, voit sa complète réalisation en 1990 dans l’Exposition Universelle de Paris qui fait de la capitale française le centre du monde entier. Tous les pays étrangers y participent, des pavillon coloniaux sont prévus, on y expose des machines et des produits manufacturés. On fait le bilan du passé et des promesses pour le futur. La même année, dans la capitale embellie, on assiste à l’inauguration de la première ligne de métro et la nuit, l’électricité règne sur la ville qui désormais est appelée « ville lumière ». Les artistes du monde entier, attirés par la réputation de l’école impressioniste (Manet, Degas, Monet, Renoir) se ressemblent à Paris, On y voit alors naître de nouvelles écoles artistiques telles que le cubisme (Picasso) et le fauvisme (Matisse) ainsi que toute une floraison de talents individuels hors de toute école : Van Gogh, Gauguin, Toulouse-Lautrec.
Cependant, derrière cette façade éblouissante, décrite par Marcel Proust dans son roman A la recherche du temps perdu, il y a quelque chose qui ne va pas.
La Belle Époque qui voit naître un monde nouveau est pleine de contradictions et de tensions. En même temps, elle voit l’apogée du capitalisme et de la libre entreprise et la naissance de la contestation organisée. L’écart est encore énorme entre la haute société parisienne, brillante, snob, fastueuse, les grand bourgeois thésauriseurs et traditionnaliste et les petits paysans vivant de peu de chose, comme sous l’Ancien Régime et le prolétariat urbain surexploité.
L’instabilité du gouvernement, élément caractéristique de cette période, dénonce la faiblesse des institutions démocratiques.
Des crises passagères frappent de temps en temps certains secteurs de la productivité, ce qui provoque des agitations souvent réprimées dans le sang. On demande le salaire minimum, la journée de huit heures (prévue seulement pour les femmes et les enfants), les droits syndicaux pour les fonctionnaires, ce qui paraissait alors, inconciliable avec l’autorité de l’ Etat. Cependant la législation évolue : limitation du travail des enfants (13 ans minimum) e des femmes (11 heures par jour maximum), institution du repos obligatoire (1907), loi sur les retraites ouvrières (1010)
L’Église reste forte. Après la tourmente Révolutionnaire, l’Église catholique se reconstitue. De 11801 a 19801, elle est sous le régime du Concordat, qui fait du clergé un corps de l’ État : les prêtre sont des fonctionnaires, payés par le pouvoir et l’Église contrôle l’enseignement. Mais l’anticléricalisme progresse et en 1905 les radicaux votent la loi de la séparation de l’Église et de l’État ce qui diminue le pouvoir de l’Église catholique,
Dans les affaires et la vie politique, les Juifs jouent un rôle important, mais l’antisémitisme éclate avec l’affaire Dreyfus.
En politique extérieure, les « revanchards » pensent déjà à laver la honte de 1870 et à récupérer l’Alsace-Lorraine et soutiennent une politique d’armement, tandis que les catholiques intransigeants commencent à dénoncer les faiblesses morales de la France bourgeoise. Les ambitions coloniales de la France et de l’Allemagne sur le Maroc s’affrontent et c’est la guerre (crises du Maroc).
En définitive, la Belle Époque est une période ambigüe : la façade brillante dissimule de sombres réalités : conditions de travail inhumaines, misère des ouvriers, augmentation du coût de la vie. Cette ambiguïté va trouver son dénouement en 1914, lorsque la Grande Guerre fera sombrer dans l’horreur sanglante ce monde charmant, mais miné de l’intérieur.
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