La déchéance de Gervaise


L’extrait appartient au dernier chapitre du roman :Gervaise, restée seule est revenue rue de la Goutte-D’Or, et ici, l’auteur évoque sa fin terrible. Elle avait du mal à survivre et sa morte est arrivée un peu à la fois, pas sur deux pieds, comme une bougie qui s’éteint ; est chassée de sa chambre parce qu’elle ne peut pas payer le loyer, mais pour ne pas la laisser dans la rue, monsieur Marescot lui donne la niche où vivait le père Bru, un pauvre vieux mort peu avant. La décadence de sa collocation sociale est représentée par son transfert du sixième étage au sous-sol. Gervaise a « le ventre vide », expression utilisée aussi par Primo Levi dans « Si c'est un homme » et qui a deux interprétations possibles : elle est presque un cadavre, qui a dans son corps seulement les organes vitaux, mais elle est aussi stérile comme une grenouille d’hiver. Avant de parler de la morte de Gervaise, il dénonce les conditions de vie des ouvrières de l’époque ; en réalité, l’auteur ne parle pas du moment de sa morte, il nous dit seulement que un matin les habitantes de l’auberge, en sentant mauvais dans le couloir, se sont rappelés qu’ils ne l’avait pas vue depuis quelques jours et ils la retrouve pourrie. Ils appellent le croque-mort, pour « l’emballer », terme qui nous donne l’idée qu’ils la considèrent ordures. Tandis qu’il prépare la bière, Bazouge est pris d’une tendresse parce qu’il avait un béguin pour elle quand il était jeune : il est la seule personne qui montre du respect pour elle, pour cette raison à la fin il lui dit « Fais dodo, ma belle », formule utilisée avec les enfants.
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