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Stendhal


La vie


Stendhal, pseudonyme dérivant d’une petite ville allemande, s’appelle en réalité Henry Beyle.
Il naît en 1783 en France, à Grenoble, où il passe une enfance triste.
Il se déplace à Paris pour participer au concours de l’École Polytechnique, mais il s’engage plutôt dans l’armée de Napoléon.
À la suite de ce dernier, en 1800, il découvre l’Italie et il en reste si fasciné qu’il cherche à y séjourner le plus souvent possible en tant que diplomate.

C’est pour lui le pays de la beauté, du plaisir de vivre et de l’amour.
En 1814, en effet, il se réfugie à Milan, où il fréquente plusieurs artistes, lit beaucoup et s’essaie à l’écriture.
Mais en 1821 il est obligé de rentrer en France, à Paris, où il fréquente les cercles littéraires en pleine fermentation romantique et il se dédie à la rédaction de ses ouvrages les plus célèbres.
En 1831 il repart pour l’Italie, mais il revient enfin à Paris où il meurt d’apoplexie en 1842.


Son œuvre
Stendhal ouvre la voie au Réalisme même si ses thèmes sont encore plutôt romantiques.
Selon lui le roman doit refléter la société et donc pour l’écrire il faut se documenter et s’inspirer de petits faits de chronique.
Il utilise un style incisif et dépouille qui correspond à cette recherche de vérité objective et il adopte une focalisation interne, en racontant les événements à travers les regards de ses personnages.
Ses héros sont peints d’après nature et lui ressemblent beaucoup.
Ils conjuguent le désir de grandeur avec celui de bonheur, mais ils sont victimes de cruels dilemmes et ne trouvent jamais leur place dans le monde.
Ils sont sensibles, passionnés, ambitieux et parfois hypocrites et sans scrupules.
À travers ses héros Stendhal définit une nouvelle conception de vivre, connue comme « beylisme », qui met en relief tous les valeurs dans lesquels il croit : l’importance de l’amour, l’exaltation des passions, le refus du vulgaire, la recherche du bonheur et la quête du moi, connue comme « égotisme ».
Dans ses œuvres, en effet, Stendhal parle toujours de soi, exhibe ses sentiments, décrit ses états d’âme et transpose la plupart de ses expériences.

Rome, Naples et Florence (1817) est une sorte de journal que l’auteur écrit lors de ses premiers voyages en Italie, où transparaît toute son admiration pour le Bel Paese.

De l’Amour (1822) est un traité théorique qui distingue quatre types d’amour (l’amour passion, l’amour goût, l’amour physique et l’amour de vanité) et qui décrit les états successifs par lesquels passe l’amoureux.
Il analyse le processus de « cristallisation », véritable loi psychologique, qui consiste dans l’idéalisation de la personne aimée.

Racine et Shakespeare (1823) est un essai théorique qui compare le Romantisme et le Classicisme.
En défendant l'idée d’une littérature moderne, l’auteur fait l'apologie du théâtre romantique et refuse les règles classiques des trois unités pour donner plus de plaisir au spectateur.

Armance (1827) est le premier roman de l’auteur qui passe presque inaperçu.

Le Rouge et le Noir (1830) est l’un des chefs-d’œuvre de l’auteur qui raconte d’un garçon d’origines pauvres qui ne parvient pas à se faire une place dans la société et qui vit douloureusement l’inégalité des classes sociales.
Le titre du roman fait référence à l’indécision entre le Rouge, qui représente la carrière des armes (très utile sous l’Empire), et le Noir, qui représente la carrière ecclésiastique (plus rentable sous la Restauration).

La Chartreuse de Parme (1839) est un autre chef-d’œuvre de l’auteur qui s’inspire d’un fait de chronique italienne du XVIe siècle et décrit le mécanismes d’un état policier où tout est soumis au bon vouloir du prince.

Souvenirs d’égotisme et La Vie d’Henry Brulard (parution posthume) sont des ouvrages autobiographiques qui restent inachevées.

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