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Stendhal – La Chartreuse de Parme –résumé et commentaire


Le protagoniste du roman est Fabrice del Dongo, un jeune homme ardent et romanesque. L’action est située dans le duché de Parme au début du XIX siècle.
Fabrice grandit près de Milan, au château de Grianta et il rêve d’une vie partagée entre l’amour et la gloire. Ebloui par le prestige de Napoléon, pendant les Cent- Jours il voudrait rejoindre l’armée impériale et sa tante, Gina del Dongo, duchesse de Sanseverina, l’aide à réaliser son projet et il assiste donc à la bataille de Waterloo. Fabrice n’ est pas le fils du marquis del Dongo, mais d’un officier français et cette hérédité n’est sans doute étrangère à ses sentiments napoléoniens. Par conséquent, aucune parenté réelle n’unit Fabrice à à Gina qui éprouve une vive passion pour le jeune homme.
Après beaucoup de péripéties, il regagne Milan, mais, le fait d’avoir été à la suite de Napoléon le rend suspect : il est soupçonné de libéralisme et traqué par le prince de Parme.
Fabrice est sauvé par sa tante ; elle use de son influence sur le comte Mosca, premier ministre du prince de Parme pour obtenir de ce dernier la promesse de pousser le jeune homme vers la carrière ecclésiastique. Donc, Fabrice va faire ses études à Naples et, de retour à Parme, il obtient la protection de l’archevêque. Cependant sa vie n’est pas tout à fait celle d’un futur prélat. Attaqué par un comédien, Fabrice le tue. Tout en état en état de légitime défense, il doit prendre la fuite car les ennemis de Mosca désirent sa perte, dans le véritable but de frapper le comte. Apprenant que son neveu a été condamné en contumace, la Sanseverina demande une audience au prince de Parme. Pour faire annuler la condamnation, elle dispose d’un moyen très puissant et efficace : comme elle est la femme la plus spirituelle et la plus aimable de la cour de Parme, elle lui annonce sa décision de quitter la ville. Le prince est atterré car à cause du départ de la femme, il serait condamné à l’ennui et se couvrirait aussi de ridicule. C’est pour cela qu’il donne l’ordre que le jeune ne soit plus inquiété par la justice. Cependant, le prince ne tient pas sa parole, attire Fabrice dans un piège et il se contente de réduire sa peine à douze ans de prison ; Fabrice est donc arrêté et emprisonné à la tour Farnèse.
Par la fenêtre de la prison, Fabrice aperçoit la fille du gouverneur de la tour, Clélia Conti, et il en devient amoureux ; c’est donc en prison qu’il va retrouver son bonheur. La Sanseverina, aidée aussi par Clélia qui pour ce faire a trahi son père, favorise son évasion ; pourtant, il plonge dans un état de mélancolie car en recouvrant la liberté, il a perdu le bonheur et d’autre par il ne voudrait pas parler à sa tante de l’origine de sa tristesse. Entre temps, Clélia jure de ne jamais plus revoir Fabrice et elle se marie avec un vieux marquis. Par vengeance, la Sanseverina fait empoisonner le prince de Parme, dont elle séduit le successeur. Sous le nouveau règne, Fabrice est encore une fois en danger, mais il est sauvé par sa tante une seconde fois. S’étant trop compromise pour sauver son neveu, elle doit quitter Parme et fini par se marier avec le comte Mosca. Bien que Clélia ait fait le vœux de ne plus revoir son amant, devenu entre-temps un prédicateur en vogue, les deux jeunes gens se retrouvent, car l’amour gagne toujour; mais un fils, né de leur union, meurt et Clélia ne lui survit pas. Fabrice renonce au monde et il se retire dans la Chartreuse de Parme pour y mourir quelque temps après.
***
Comme dans Le Rouge et le Noir, ici aussi, le contexte historique est très important : à travers le duché de Parme, Stendhal veut décrire les mécanismes d’un état où tout est soumis à la volonté du Prince. Cependant ce qui intéresse davantage l’écrivain est de décrire la psychologie des personnages.
Julien Sorel de Le Rouge et le Noir et Fabrice del Dongo ont bien des traits en commun : tous les deux aspirent à être quelqu’un et à atteindre le bonheur, tous les deux sont des êtres passionnés victimes d’un dilemme entre l’amours pour une femme plus âgée et intelligente et la femme innocente, entre l’armée et l’Eglise, entre l’opportunisme et l’idéalisme. Les valeurs prédominantes dans leur vie sont la recherche du bonheur, l’ énergie, la passion, la sincérité et le refus du vulgaire. Cette conception de la vie est appelée le beylisme, terme tiré du véritable nom de Stendhal, Henri Beyle.
Au point de vue littéraire, Stendhal est à mi-chemin entre le Romantisme et le Réalisme dont il annonce certains aspects. Pour lui, le roman doit être un miroir fidèle de la réalité, mais pour atteindre ce but on n’a pas besoin d’écrire de grands romans historiques. Il vaut mieux décrire les « petits faits vrais » à travers les yeux des protagonistes : c’est ce que fait Stendhal au sujet de la Bataille de Waterloo qui est décrite à travers les impressions que Fabrice, nullement expert en art militaire, nous en donne. Et l’écrivain n’hésite pas à exprimer son jugement. C’est une forme de réalisme que l’on pourrait définir « historique », alors que le réalisme de Flaubert est un réalisme psychologique et celui de Balzac un réalisme atmosphérique.
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