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La Pléiade

La poésie française la plus haute du XVIe siècle est représentée par la Pléiade. C’est un groupe de sept poètes (Ronsard, Du Bellay, Baïf, Belleau, Jodelle, Pontus de Tyard et Daurat) qui s’appela la Pléiade, imitant un groupe de sept poètes grecs de l’antiquité qui avaient pris le nom de cette constellation de sept étoiles. Avant, ils avaient choisi le nom de Brigade.
La Pléiade se fait une très idée de la poésie, qu’elle considère comme une religion. Elle néglige la muse simple d’un Marot, l’inspiration populaire d’un Rabelais. Le poète doit avoir une noble inspiration, et il doit rechercher la perfection de la forme. Pour atteindre ce but, il faut rompre avec le passé, avec le Moyen Age, et imiter les Anciens – latins ou grecs – qui constituent des modèles éternels et les italiens dont la littérature joue, pour le français, le rôle de troisième langue classique.
Le manifeste de la nouvelle école a été écrit par Du Bellay, peut-être en collaboration avec Ronsard : c’est la Défense et Illustration de la langue française, publiée en 1549. Œuvre enthousiaste d’un jeune poète, elle veut défendre la langue française contre ses détracteurs, c’est-à-dire contre ceux qui se servaient du latin – savants, lettrés, gens de robe - ; elle veut aussi « illustrer » la langue française, c’est-à-dire l’enrichir soit par la création de mots nouveaux, tirés du grec, du latin ou des dialectes français, soit par l’introduction des grands genres classiques : ode, tragédie, comédie, satire, élégie, épopée, sonnet, qui devaient remplacer les petits genres littéraires désormais discrédités comme le virelais, les rondeaux ou les ballades).
Les poètes de la Pléiade voulaient donc faire parvenir la langue et la littérature française à la splendeur des littératures grecque, latine ou italienne.
Le mouvement de la Pléiade a une grande importance dans l’histoire des lettres françaises. Elle consacre définitivement l’avènement de l’humanisme et prépare l’épanouissement de la littérature classique du XVIUII siècle, dont les éléments essentiels seront l’imitation des ancien et le culte de la forme. Pour la Pléiade, le poète devra abandonner les formes médiévales et les remplacer par l’ode et le sonnet, sur imitation de Petrarque. La poésie, caractérisée par la musicalité du vers, a richesse de la rime et l’alternance de la rime féminine et de la rime masculine, devra employer des figures rhétoriques comma la métaphore, l’allégorie ou la comparaison pour se différencier de la prose. Mais au-delà des aspects formels, la grande révolution de la Pléiade c’est d’avoir fait de la poésie un moyen d’expression non plus au service de la morale ou de la religion. Le poète ne se limite pas exprimer ses sentiments et son individualité ; c’est un être unique qui connaît les secrets de l’univers et doit les révéler
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