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Stéphane Mallarmé: la poétique


L’expérience littéraire de Mallarmé, vécu dans la deuxième partie du XIX siècle, d’abord, passa à travers l’influence de Baudelaire ; puis il éprouve le besoin d’une poésie purement intellectuelle qui soit inaccessible aux profanes dont le but est celui de découvrir la véritable essence des chose et d’écrire le livre par excellence.

Comme Baudelaire, au début de sa carrière littéraire, Mallarmé vit dans la tension entre le réel et l’idéal (cfr. L’albatros de Baudelaire). Pour lui, le réel est représenté par son métier de professeur d’anglais qui ne lui donne aucune satisfaction, l’idéal c’est la recherche poétique de plus en plus complexe et exigeante ce qui se concrétise dans le thème du voyage et dans le refus de l’environnement. Dans ses vers, Mallarmé veut exprimer l’Idée pure qui existe au-delà du monde visible. Dans ce but, il s’est servi, comme Baudelaire, mais d’une façon bien plus libre, des correspondances symboliques; cela signifie que dans un objet réel, il découvre plusieurs sens, qu’il mêle ensemble et confond.
Son rêve est de créer ce qu’il appelle «le beau livre», le livre par excellence que, pourtant, il n’arrivera jamais à écrire et dont il nous laisse seulement un fragment «Un coup de dés n’abolira jamais le hasard» par lequel, typographiquement il cherche à traduire pour les yeux ce que les mots n’arrivent pas à nous transmettre.
Par conséquent, les thèmes de sa poésie sont l’ennui, la recherche de l’idéal et l’angoisse devant la page blanche c’est-à-dire l’impossibilité d’extraire l’essence de la réalité.

Son travail sur la langue constitue la base de l’hermétisme un aspect fondamentale de la poésie du XX siècle.
Pour Mallarmé, le poète doit inventer un langage nouveau, un langage capable de peindre l’effet que fait l’objet sur le lecteur. Donc le poète ne décrit pas, il suggère. Les mots ne doivent pas nommer les objets, mais manifester leur l’idée, leur essence. À ce propos il faut citer sa célèbre phrase «Je dis une fleur et je vois l’absente de tout bouquet» c’est-à-dire que le poète, en suggérant un objet, cherche à manifester l’essence de l’objet même, la Fleur en elle-même, l’idée de la fleur. Par conséquent, la poésie de Mallarmé devient inaccessible aux profanes. Du point de vue technique, il continue à utiliser les formes traditionnelles telles que le sonnet, le vers, mais il travaille surtout sur la syntaxe. Les phrases apparaissent disloquées, le sujet est séparé du verbe et l’auxiliaire du participe passé. Les phrases deviennent alors ambiguës, les mots acquièrent leur indépendance et souvent ils sont associés en suivant leurs affinités sonores. Tout ce travail conduit à l’incompréhension de la part du grand public.
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