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Les Faux-Monnayeurs


Bernard Profitendieu, un lycéen, découvre par hasard qu’il est un fil illégitime. Il abandonne sa maison et se réfugie chez un ami, Olivier. Olivier a un oncle qui s’appelle Edouard qui est en train d’écrire un roman, Les Faux-Monnayeurs. Bernard devient le secrétaire de Bernard tandis que Olivier devient le secrétaire de Passevent, un homme cynique qui manipule les jeunes garçons. Oliver tombe en dépression à cause des perversions de Passevent. Des épisodes secondaires se mêlent au sujet principal, parmi lesquels une histoire de fausse-monnaie. Pendant un discours avec Eduard, Bernard comprend que les liens du sang n’ont pas de valeur donc il accepte l’homme qui l’a élevé.

Les Faux-Monnayeurs sont un roman complexe. C’est l’histoire des enfants qui vendent des fausses pièces d’or, mais la signification du titre de ce roman est bien plus large. En effet, on parle de faux-monnayeurs de toute nature, de gens qui cachent derrière leur sourire et leur gentillesse une âme misérable, et de gens qui jouent un rôle qu’ils ne sont pas. Faux-monnayeurs sont aussi les enfants qui trompent leurs familles même si à l’apparence ils semblent sages et innocents.

C’est un roman novateur. Gide utilise la « mise en abyme » qui est le roman qui se raconte lui-même. Le narrateur est aussi l’écrivain qui raconte aux lecteurs les difficultés de l’élaboration de son récit. C’est le roman dans le roman.
Il n’utilise pas un ordre chronologique.
Un autre aspect original c’est que Gide ne présente pas un point de vue unique, mais à chaque personnage correspond un point de vue diffèrent. Il utilise plusieurs points de vue.
Une troisième aspect original c’est que Gide ne suit pas une ligne unique qui se développe et se termine comme dans le roman traditionnel : il passe d’une histoire à l’autre, puis il rencontre un autre personnage et il passe à raconter une nouvelle histoire. Ce roman a donc une structure ouverte, qui pourrait continuer à l’infini. On connaît le début d’une histoire, mais souvent on ne connaît pas la fin.

Gide se sert de la littérature pour s’analyser, pour étudier l’homme. Il met à la base de sa pensée l’affirmation de la liberté de l’homme : il rejette toutes les disciplines traditionnelles comme morale, religion, famille, autorité. L’homme ne doit pas être esclave des conventions sociales, des principes religieux, des préceptes de la morale, il doit s’accepter tel qu’il est, avec ses instincts, avec ses idées et passions.

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