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Longtemps après sa mort, en 1918, Marcel Proust lui rend un hommage, aussi ironique qu’affectueux, dans À la recherche du temps perdu. Une vieille dame de la noblesse parle de cet habitué de la demeure paternelle: «M. de Chateaubriand venait souvent chez mon père. Il était du reste agréable quand on était seul, parce qu’alors il était simple et amusant, mais, dès qu’il y avait du monde, il se mettait à poser et devenait ridicule. […] Quant aux phrases de M. Chateaubriand sur le clair de lune, elles étaient tout simplement devenues une charge à la maison. Chaque fois qu’il faisait clair de lune autour du château, s’il y avait quelque invité nouveau, on lui conseillait d’emmener M. de Chateaubriand prendre l’air après le dîner.

Quand ils revenaient, mon père ne manquait pas de prendre à part l’invité: “M. de Chateaubriand a été bien éloquent? – Oh oui. – Il vous a parlé du clair de lune. – Oui, comment savez-vous? – Attendez, ne vous a-t-il pas dit, et il lui citait la phrase. – Oui mais par quel mystère? – Et il vous a parlé même du clair de lune dans la campagne romaine. – Mais vous êtes sorcier.” Mon père n’était pas sorcier, mais M. de Chateaubriand se contentait de servir toujours un même morceau tout préparé». (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, «À l’ombre des jeunes filles en fleurs», 1918).

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