Il tempo: alleato o nemico?
Introduzione
Il filo conduttore della mia vita è il Tempo, perciò ho voluto che fosse anche il filo conduttore della mia tesina. È noto che solitamente le donne cerchino di ingannare il Tempo per sembrare più giovani. Personalmente, ho sempre cercato di fare il contrario, di sembrare più grande, perché dentro è così che mi sono sempre sentita.
Ho vissuto da sempre, dacché mi ricordi, un’incoerenza tra età anagrafica e età mentale, tempo interiore e tempo esteriore, epoca storica a cui appartengo ed epoca storica a cui sento di appartenere. Sono anacronistica. Ma adesso, se me ne date la possibilità, vi condurrò in un excursus temporale. Mostrerò le affinità di pensiero fra i vari autori delle diverse letterature, non procedendo, dunque, in modo lineare.
Francese
Charles Baudelaire
Baudelaire considère le Temps comme un ennemi, comme un véritable dictateur, qui dévore notre vie et se fortifie avec notre faiblesse. Nous devons tromper cet ennemi « vigilant et funeste » : quelqu’un essaye à le tromper en voyageant, quelqu’un d’autre veut s’y dérober en demeurant sur place. Baudelaire voudrait le tromper en dormant, comme le font les animaux, mais le Temps a toujours le dernier mot. À chaque minute qui passe nous sommes écrasés par le Temps, par sa fuite ou par sa puissance. Plus nous avançons dans la vie, plus nous sommes faibles, la clepsydre se vide et la Mort est proche, même si la Mort est le dernier voyage, celui qui fait terminer le Spleen.
Donc, dans un certain moment de notre vie, ce n’est plus la lenteur du Temps (et donc sa conséquence, l’ennui), qui nous effraie, c’est au contraire sa marche irrésistible, c’est l’impossibilité de faire avec des forces amoindries ce qui eut été possible autrefois. Mais, même si le Temps nous condamne à un destin inéluctable, Baudelaire fait une invective, en voulant se prendre une petite victoire : même si le Temps est un « noir assassin de la Vie et de l’Art », il ne pourra jamais tuer dans sa mémoire celle qui fut son plaisir et sa gloire !
Marcel Proust
Marcel Proust est un des écrivains les plus connus et significatifs en ce qui concerne la nouveauté introduite à propos de la conception du temps : en effet, à partir des premières années du XXème siècle, les romans racontaient une réalité qui n’était plus sûre et établie, mais irrationnelle. Donc les événements racontés ne sont plus constitués par une trame ordonnée avec un début, un développement et une conclusion, mais ils se succèdent l’un après l’autre selon un rythme casuel, lié aux intuitions, aux souvenirs et aux émotions des personnages. Le temps, comme toute la réalité qui nous entoure, perd sa certitude et détermination : en effet, il n’est plus considéré une entité absolue, mais il commence à être vu à travers des points de référence relatifs. Le temps sera intériorisé et il sera vécu par chaque individu en relation à sa propre expérience et sensibilité.
Donc, Proust ne peut pas utiliser un ordre précis et chronologique des événements, mais il doit changer les plans temporels et spatiaux et il doit raconter ses histoires en passant souvent du passé au présent, d'un lieu à un autre, d'un épisode à un autre, selon un ordre lié à la mémoire du narrateur. Cette révolution est très évidente dans l’œuvre la plus importante de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, qui représente le modèle des techniques narratives du XXème siècle utilisées aussi par Virginia Woolf, James Joyce et Italo Svevo.
En effet, dans les œuvres de Proust, le temps de l’histoire n’est pas seulement chronologique mais c’est un temps psychologique qui permet de reconstruire un monde intérieur. Selon Proust, le Temps abolit tout et change tout, en particulier le « moi » qui évolue sans cesse : les plus grandes douleurs comme les plus grands bonheurs qui semblent inoubliables au moment où on les vit se diluent dès que la cause qui les a provoqués disparaît (c’est ce que Proust appelle les intermittences du cœur). Toutefois, le passé ne meurt pas pour toujours : il reste caché dans les profondeurs de notre esprit et une sensation actuelle (une vision, une odeur, un goût…) peut faire remonter à la surface de la conscience les émotions d’autrefois.
Donc la mémoire involontaire, et pas la mémoire volontaire, qui est très limitée et peut évoquer seulement des morceaux de passé (elle ne nous redonne pas les sensations et les sentiments qui caractérisent un certain moment et le rendent unique), est le seul instrument de connaissance que l’homme possède : seulement elle, stimulée par les objets extérieurs, peut conduire à la lumière de la conscience les expériences, les sensations et les émotions passées dont l’Ego de chaque individu est constitué.
Pour retrouver dans leur vérité les émotions d’autrefois, il faut donc le secours de la mémoire involontaire qui est déclenchée par les sensations contenues dans des objets qu’on rencontre par hasard et qui permettent de revivre le passé. Proust explique cette théorie de la mémoire affective dans le célèbre passage de « La petite madeleine » : un jour, le protagoniste de la Recherche, Marcel, rentre à la maison et sa mère lui offre une tasse de thé avec des gâteaux courts et dodus appelés « petites madeleines ». En goûtant un morceau de madeleine trempé dans le thé, Marcel est envahi par une sensation de bonheur extrême. Il cherche donc à découvrir l’origine de ce plaisir délicieux à travers un travail d’analyse intérieure et tout d’un coup il parvient à revoir les journées de son enfance passées à Combray, chez sa tante Léonie qui lui offrait des petits morceaux de madeleine après les avoir trempés dans son infusion de thé ou de tilleul.
Italiano
Eugenio Montale
Il titolo Ossi di seppia allude allo scheletro dell'animale marino che dopo la morte galleggia sulle onde ed è trascinato a riva tra gli scarti delle profondità acquatiche, come "inutile maceria". Simbolo della maturità (profondità, orizzonte lontano e indefinibile), il mare rigetta spolpato di senso colui (l'adolescente) che esso ha assorbito nella sua fascinazione. Montale dunque affronta il tema del tempo – il tempo della vita – riducendolo a simbolo dell'alienazione e del male ("il male di vivere"). Dai suoi versi, infatti, si esplica una concezione del Tempo simile a quella di Baudelaire: esso non conclude poiché non è neppure iniziato, e in ciò vediamo la relatività del Tempo; bisogna ucciderlo perché in esso non è possibile l'esistenza.
Questo Tempo definito da Montale “pestifero”, scatena nel poeta il pessimo, cioè il desiderio di sconfiggerlo, egli intende infatti sconfiggere il “più veloce” Crono con mille astuzie.
Italo Svevo
Introduzione: tempo: alleato o nemico? Tesina
La seguente tesina di maturità liceo linguistico presenta un breve excursus nelle opere di autori significativi che hanno affrontato il tema del tempo, sentendolo come alleato o come nemico, in modo soggettivo o oggettivo. I collegamenti che permette di sviluppare questa tesina linguistica sono:
- Francese - Charles Baudelaire, Marcel Proust
- Italiano - Eugenio Montale, Italo Svevo (La coscienza di Zeno)
- Inglese - James Joyce
- Filosofia - Friedrich Nietzsche (L'eterno ritorno)
- Tedesco - Wolfgang Borchert (Die Küchenuhr)
- Letteratura latina - Seneca