Il Tempo, un inafferrabile compagno di vita
Viaggio oltre i confini del tempo, alla ricerca dei ricordi perduti...
Percorso pluridisciplinare
sulla fuga del tempo e il potere della memoria
Candidata: Cristina Mocci
Classe: 5° D
Anno scolastico: 2008/2009
Scuola: Liceo Scientifico “Emilio Lussu” (indirizzo linguistico)
Esiste un grande eppur quotidiano mistero. Tutti gli uomini ne partecipano ma pochissimi si fermano a rifletterci. Quasi tutti si limitano a prenderlo come viene e non se ne meravigliano affatto. Questo mistero è il tempo.
Esistono calendari ed orologi per misurarlo, misure di ben poco significato, perché tutti sappiamo che talvolta un'unica ora ci può sembrare un'eternità, ed un'altra invece passa in un attimo... Dipende da quel che viviamo in quell'ora. Perché il tempo è vita. E la vita dimora nel cuore...
“Momo”)
(Michael Ende - da
Indice generale
- Introduzione...............................................................................................Pag.4
- Monsieur Proust alla ricerca del tempo perduto...........................Pag.23
- Bergson, le perle e la valanga..............................................................Pag.26
- «Vola il caro tempo giovanil...»...........................................................Pag.31
- Carpe diem, sed memoriam retine: «Vita, si uti scias,
- longa est»....................................................................................................Pag.40
- Virginia Woolf and the “time of mind”................................................Pag.46
- Ingeborg Bachmann: «Die Zeit ist prekär».......................................Pag.50
- Salvador Felipe Jacinto Dalí y Domènech e gli
- orologi molli...............................................................................................Pag.53
- Tempo VS Uomo: una sfida millenaria...............................................Pag.57
- Una corsa al giorno... Leva gli acciacchi di torno!.........................Pag.64
- Introduzione
Introduzione
La fuga dal tempo ha turbato e affascinato l'uomo fin dai tempi più antichi, ispirando artisti di ogni epoca e divenendo protagonista di opere divenute immortali.
Ma cos'è, in fondo, il tempo? Forse un crudele nemico che si accanisce sugli uomini, sottraendo loro la giovinezza, la felicità, le speranze? Oppure una semplice invenzione artificiale, creata nel tentativo di dare ordine ad una vita altrimenti caotica e inafferrabile? O, ancora, un amico fedele che dimora nel cuore di ciascun individuo, accompagnandolo nel cammino dell'esistenza?
Difficile stabilirlo. Ciò che è certo è che il tempo scorre inesorabilmente, portando via con sé ogni cosa: ciascun attimo, unico ed irripetibile, fugge via rapidamente, niente rimane mai identico a sé stesso e i singoli momenti, tristi o felici, si susseguono in una corsa frenetica sotto lo sguardo attonito ma impotente dell'uomo.
Quest'ultimo, rapito dal vortice del tempo, non ha nessun potere nei suoi confronti ed è costretto a chinare il capo di fronte alla sua potenza, ad osservare la propria vita scorrere senza poter fare nulla per fermarla, mentre i segni degli anni ormai trascorsi si fanno sempre più evidenti sul suo corpo.
L'uomo, dunque, nell'impossibilità di bloccare il tempo, è costretto a cedergli il passo, a lasciare che la propria vita scorra e che il proprio corpo avvizzisca sotto la sua minacciosa scure.
Tuttavia, esiste ancora un'efficace arma di cui l'uomo può servirsi: la memoria.
Quest'ultima, compagna del tempo, stabilizza e focalizza ciò che avviene negli attimi in cui la vita scorre, rendendo eterno ogni singolo istante che, sottratto alla corsa frenetica del tempo, si deposita nelle profondità del cuore di ciascun individuo.
Emozioni, avvenimenti e sentimenti vengono infatti incastonati nella nostra mente, accompagnandoci per tutta la vita e riaffiorando ora per nostra volontà, ora spontaneamente e improvvisamente.
Talvolta, infatti, è sufficiente sfogliare le pagine di un diario, assaggiare un dolce ancora caldo, sentire il suono di un vecchio carillon o il dolce profumo di un fiore appena colto perché il ricordo di esperienze passate riemerga dalle profondità della mente, stagliandosi vivido di fronte ai nostri occhi, accompagnato dalle stesse intense emozioni provate in passato.
Ciò significa che il tempo, nel suo rapido scorrere, non distrugge ogni cosa: il passato, infatti, dimora da sempre e per sempre nel nostro cuore e ci accompagnerà in eterno, tornando, quando meno ce lo aspettiamo, a tenerci compagnia... 4
Che cos'è dunque il tempo?
Se nessuno me lo chiede, lo so; se voglio spiegarlo a chi me lo chiede, non lo so più...
(Sant'Agostino)
1
2
3
Quanti secondi sono passati nell’arco della nostra vita?
Tanti. Forse troppi. Ma non ha alcuna importanza.
Il tempo dimora nel cuore di ognuno di noi. Basta soltanto saperlo cercare...
...rievocando il passato, assaporando il presente e sognando il futuro...
Come voi avete occhi per vedere la luce, e orecchie per sentire i suoni, così avete un cuore per percepire il tempo.
E tutto il tempo che il cuore non percepisce è perduto, come i colori dell'arcobaleno per un cieco o il canto dell'usignolo per un sordo.
“Momo”)
(Michael Ende - da
Monsieur Proust alla ricerca del tempo perduto
La vie
Valentin Louis Georges Eugène Marcel Proust naît à Paris en 1871. Son père est médecin et sa mère appartient à la grande bourgeoisie israélite.
Le petit Marcel grandit dans une famille aisée et cultivée et dans un climat familier très chaleureux.
Touché par l’asthme à l’âge de neuf ans, il connaît une enfance très protégée et développe une sensibilité presque maladive. C’est tout naturellement que le jeune homme se tourne vers l’étude des Lettres et découvre sa vocation littéraire. Le Banquet.
Il aime la littérature et avec ses amis il fonde une revue littéraire, Il écrit de nombreux articles de littérature, d’art et de mœurs et il fréquente les bibliothèques, les musées et les salons.
Ces années seront la source inépuisable de son œuvre.
Les Plaisirs et les jours,
En 1896, il publie son premier livre, qui tombe dans la plus parfaite indifférence. Jean Santeuil,
Puis, il commence un nouveau livre, qui mêle ses souvenirs d’enfance et des observations sur la vie mondaine et qui est le prélude de la Recherche.
Puis, la mort de son père (1903), suivie par celle de sa mère (1905), lui donnent l’impulsion nécessaire pour commencer le grand œuvre qu’il sent germer en lui.
Recherche,
Donc, en 1908, il commence la mais puisque le premier volume est refusé par les éditeurs, il décide de publier à compte d’auteur.
Du côté de chez Swann.
C’est ainsi que paraît en 1913 Proust écrit toujours; la maladie, qui l’oblige à se retrancher du monde, devient en quelque sorte sa «collaboratrice inspirée». En 1919, c’est enfin la
A l’Ombre des jeunes filles en fleurs
reconnaissance: obtient le Prix Goncourt. Proust redouble ses efforts. Au printemps 1922, il termine le seizième volume et appose le mot fin. Son projet est accompli et il meurt en octobre 1922. À la recherche du temps perdu
Marcel Proust est un des écrivains les plus connus et significatifs en ce qui concerne la nouveauté
ème
introduite à propos de la conception du temps : en effet, à partir des premières années du XX
siècle, les romans racontaient une réalité qui n’était plus sûre et établie, mais irrationnelle. Donc les événements racontés ne sont plus constitués par une trame ordonnée avec un début, un développement et une conclusion, mais ils se succèdent l’un après l’autre selon un rythme casuel, lié aux intuitions, aux souvenirs et aux émotions des personnages.
Le temps, comme toute la réalité qui nous entoure, perd sa certitude et détermination : en effet, il n’est plus considéré une entité absolue, mais il commence à être vu à travers des points de référence relatifs : ainsi, comme dans le champ de la physique le résultat sera la loi de la relativité de Einstein, 23 en littérature, surtout avec Proust, le temps sera intériorisé et il sera vécu par chaque individu en relation à sa propre expérience et sensibilité.
Donc, Proust ne peut pas utiliser un ordre preciso e chronologique des événements, mais il doit changer les plans temporaux et spatiaux et il doit raconter ses histoires en passant souvent du passé au présent, d'un lieu à un autre, d'un épisode à un autre, selon leur ordre d'apparition à la mémoire du narrateur. À la recherche
Cette révolution est très évidente dans l’œuvre la plus importante de Marcel Proust,
du temps perdu, ème
qui représente le modèle des techniques narratives du XX siècle utilisées aussi par Virginia Woolf, James Joyce et Italo Svevo.
En effet, dans les œuvre de Proust, le temps de l’histoire n’est pas seulement chronologique mais c’est un temps psychologique qui permet de reconstruire un monde intérieur. Ce temps est dilaté au fil des pages et disséqué dans des moindres aspects, de façon que le narrateur arrive à nous faire percevoir toutes les émotions qu’il a ressenti.
Selon Proust, le Temps abolit tout et change tout, en particulier le « moi » qui évolue sans cesse : les plus grandes douleurs comme les plus grands bonheurs qui semblent inoubliables au moment où on les vit se diluent dès que la cause qui les a provoqués disparaît (c’est ce que Proust appelle les intermittences du cœur).
Toutefois, le passé ne meurt pas pour toujours : il reste caché dans les profondeurs de notre esprit et une sensation actuelle (une vision, un odeur, un goût…) peut faire remonter à la surface de la conscience les émotions d’autrefois.
Donc la mémoire involontaire, et pas la mémoire volontaire, qui est très limitée et peut évoquer seulement des morceaux de passé (elle ne nous redonne pas les sensations et les sentiments qui caractérisent un certain moment et le rendent unique), est le seul instrument de connaissance que l’homme possède: seulement elle, stimulée par les objets extérieures, peut conduire à la lumière de la conscience les expériences, les sensations et les émotions passées dont l’Ego de chaque individu est constitué.
Pour retrouver dans leur vérité les émotions d’autrefois, il faut donc le secours de la mémoire involontaire qui est déclenchée par les sensations contenues dans des objets qu’on rencontre par hasard et qui permettent de revivre le passé. La petite
Proust explique cette théorie de la mémoire affective dans le célèbre passage de
madeleine Recherche,
: un jour, le protagoniste de la Marcel, rentre à la maison et sa mère lui offre une tasse de thé avec des gâteaux courts et dodus appelés « petites madeleines ». En goûtant un morceau de madeleine trempé dans le thé, Marcel est envahi par un sensation de bonheur extrême. Il cherche donc à découvrir l’origine de ce plaisir délicieux à travers un travail d’analyse intérieure et tout d’un coup il parvient à revoir le journées de son enfance passées à Combray, chez sa tante Léonie qui lui offrait des petits morceaux de madeleine après les avoir trempés dans son infusion de thé ou de tilleul.
L’expérience de la madeleine va être confirmée par d’autres, notamment par celle des pavés, qui sera décisive: un matin Marcel se rend chez le prince de Guermantes et pour ne pas être écrasé par une voiture, il bute contre des pavés mal équarris. En trébuchant sur ces pavés irréguliers, le narrateur éprouve la même sensation de bonheur qu’il avait éprouvé en goûtant la madeleine. «Un azur profond» enivre ses yeux, «des impressions de fraîcheur, d’éblouissante lumière» tournoient près de lui et il sent de nouveau une vision «éblouissante et indistincte». Puis, tout d’un coup, le souvenir du moment de son passé où il se trouvait en équilibre sur des pavés irréguliers du baptistère de Saint-Marc à Venise, remonte à la surface de sa conscience.
Grâce à cette expérience, Marcel comprend comment les sensations sont un moyen d’accès à la mémoire: puisqu’il éprouve une sensation dans le moment actuel et dans un moment éloigné, il n’est plus capable de distinguer entre le passé et le présent. Ces derniers deviennent la même chose et forment une nouvelle dimension intérieure et extratemporelle, dans laquelle on peut vivre le sens des choses.
C’est donc évident que Proust a été influencé par la philosophie d’Henri Bergson, qui distinguait entre une durée abstraite (le temps de la science, mesurée par les horloges) et la durée concrète (le fluxe qu’on vit dans la conscience).
Enfin, Marcel découvre que l’écriture va être le moyen de fixer les souvenirs et donc que l’art permettra à l’homme de retrouver et de fixer son passé sinon voué à la destruction, en vaincrant ainsi le temps. 24
Un'ora, non è solo un'ora, è un vaso colmo di profumi, di suoni, di progetti, di climi...
(Marcel Proust)
Bergson, le perle e la valanga
Le radici della concezione del tempo propria di Proust vanno cercate nel concetto di tempo come “durata della memoria” del filosofo francese Henri Bergson, che si propone di analizzare il mondo inconscio, profondo e sconosciuto, di cui si nutrono sia l’intelligenza che l’istinto umani. Bergson appartiene infatti alla corrente dello spiritualismo che si opponeva all’imperante positivismo dei primi anni del XIX secolo: essa privilegiava i dati immediati della coscienza, insistendo sul primato dello spirito (inteso come divenire e libertà) rispetto alla materia, sebbene la filosofia di Bergson risulti così originale da essere chiamata «bergsonismo».
La vita e le opere
Henri Louis Bergson (Parigi, 18 ottobre 1859 – Auteuil, 4 gennaio 1941) nacque a Parigi da famiglia ebraica. Studiò biologia, chimica e filosofia, laureandosi nel 1889.
Trascorse una vita tranquilla e fu per molti anni professore al Collegio di Francia, ma nel 1921 fu costretto ad abbandonare l’insegnamento per problemi di salute. Durante la prima guerra mondiale svolse importanti funzioni di diplomatico e, insieme a Bertrand Russel, Jean-Paul Sartre e Elias Canetti, fu uno dei pochi filosofi a ricevere il premio Nobel (1927). Ormai divenuto celebre (le sue lezioni erano considerate dei veri e propri eventi), morì di malattia durante l’occupazione nazista di Parigi, rifiutandosi di fuggire per condividere il proprio destino con quello della sua gente.
Quasi misconosciuto agli inizi della sua carriera accademica, Bergson divenne così popolare da essere quasi considerato il filosofo ufficiale della filosofia francese. La sua filosofia incise profondamente nella cultura del novecento: elementi del suo pensiero possiamo trovarli nella filosofia di Michel Serres e Emmanuel Levinas, nella storiografia di Fernand Braudel e nella letteratura di Marcel Proust. Saggio sui dati immediati della coscienza
Sue opere principali furono: (1889), in cui appare già evidente il metodo della filosofia bergsoniana: liberare dalle strutture intellettuali fittizie la vita
Materia e memoria
originale della coscienza per attingerla nella sua purezza; (1896), dedicata allo
Il riso. Saggio sul significato comico Introduzione alla metafisica L’evoluzione creatrice Durata e simultaneità Le due sorgenti della
studio dei rapporti tra corpo e spirito; (1900);
(1903); (1907); (1922);
morale e della religione (1932).
La filosofia
Inizialmente, Bergson fu ammiratore di Spencer e della teoria evoluzionistica di Darwin, nonché convinto sostenitore del positivismo e dell’ottimismo scientifico.
Se la teoria darwiniana permetteva di illustrare la natura come un enorme meccanismo in perenne movimento, dove le forme di vita si evolvevano assumendo forme sempre più adatte all’ambiente circostante, il positivismo vedeva la scienza capace di spiegare ogni aspetto della realtà attraverso i meccanismi della fisica e della matematica.
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