Video appunto: Baudelaire, Charles - Les Fleures du mal (in lingua francese)

Les Fleurs du mal


En 1857, la première édition des Fleurs du mal comprend un poème introductif Au lecteur et cent poèmes répartis en cinq sections. Le scandale éclate rapidement et un procès a lieu deux moins après la publication du recueil et il sera condamné pour immoralité.

Une deuxième édition, en 1861, est constituée par 126 poèmes réorganisé en six sections. Il y a encore une édition posthume de 1868, à laquelle l’éditeur ajoute les pièces éliminées des autres deux éditions.
Le titre du recueil suggère qu’il existe une fascination du mal ou que la beauté puisse en émaner, comme les fleurs qui poussent de la terre. L’auteur transforme l’expérience humaine à la fois douloureuse en une matière précieuse et éternelle, c’est à dire la poésie : Lui-même écrit “Tu m’a donné de la boue et j’en fait de l’or”.



    Les six sections tracent une initiation poétique, à partir des conflits intérieurs du poète, jusqu’à conclure que le seul voyage possible est celui qui mène à la mort.
    Au lecteur relate la condition tragique de l’être humain, soumis au mal ;
    Spleen et Idéal expose la condition du poète, écarté entre la perfection de l’idéal et le poids du “spleen” (forme incurable et douloureuse d’ennui) ;
    Tableaux parisiens, une section qui présente un Paris livide et halluciné où le poète suit les fantasmes de sa propre imagination ;
    Le vin est un éloge de l’exaltation et des songes qui naissent de l’alcool, remède illusoire des désespérés et des artistes ;
    Fleurs du mal explore la débauche et le crime, deux échappatoires à l’emprise du spleen ;
    Révolte, qui explore le rapport entre Satan, ”prince des exilés”, et un Dieu “menteur” ;
    La Mort, qui la définit comme le seul espoir au-delà de la réalité : la mort accueille les pauvres, les artistes, les amants ; c’est la seule expérience nouvelle possible.


Autres notes



Déjà le titre Les Fleurs du mal exprime un oxymore et la contradiction est un thème qui est au cœur de l’œuvre du poète. Pour Baudelaire, il est impossible de séparer ce qui ne semble exister que par rapport à son contraire.
La beauté est l’aspiration douloureuse et refuge ultime du poète. Pour cette raison, beaucoup de “poètes maudits”, essayant d’arriver à des “paradis artificiels”, ont exploré les effets du vin, de l’opium et du haschich, qui causent l’ivresse, les hallucinations et rêves.
Baudelaire partage la position des parnassiens et la ligne de pensée de Gautier et il dit lui-même “La Poésie n’a pas d’autre but qu’Elle-même.” Baudelaire cultive l’idée que la Beauté éternelle et l’art qui en est le reflet sont les seules armes contre la réalité cruelle et le temps.