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Symbolisme et Apollinaire


Le symbolisme

• Le symbolisme est un mouvement littéraire influencé par la Décadence, un autre mouvement qui se diffuse en Europe pendant le XIX siècle.
• Le symbolisme, comme la décadence, est une réaction contre le naturalisme et le positivisme scientifique. Les symbolistes critiquent le positivisme parce que cette philosophie veut faire croire que le monde est facile à comprendre: le monde est mystérieux, il est fait de signes qu'il faut savoir déchiffrer. Le monde est donc seulement une représentation du monde invisible. Le poète a la capacité de découvrir les correspondances entre les sens humaines et les éléments naturelles: il est un voyant entre le monde réel et le monde idéal.
• L'objet matériel qui symbolise une réalité spirituelle est suggéré et non nommé directement:
1. La suggestion est préférée à la représentation
2. Le symbole n'est pas immédiat (il faut trouver une interprétation personnelle)
• Style:
1. Très musicale: les symbolistes recherchent le vague et l'indéfini. Les mots et les vers doivent suggérer à travers leur sens premier + à travers la musicalité (créer une suggestion)
2. Les conventions métriques sont progressivement abandonnées
3. Déstructuration du langage
4. Usage de la synesthésie = figure de style qui repose sur l'alliance de plusieurs perceptions sensorielles
5. Invention du vers libre = vers qui ne riment pas nécessairement, inégaux dans le nombre de syllabes et qui n’obéissent pas à une rythmique fixe.

Guillaume Apollinaire

• Sa vie : né en 1880, il voyage beaucoup et enfin il va à Paris où il fonde une revue. Avec Modigliani, Picasso, Matisse et plusieurs écrivains il vit dans la maison du Bateau-Lavoir dans le quartier de Montmartre, véritable centre des milieux artistiques et bohémiens dans la période de l’avant-guerre. Il y tombe amoureux de Marie Laurencin, femme peintre dite « femme cubiste ». En effet, ici Picasso a peint Les Demoiselles d’Avignon, qui représente le début du cubisme, mais Apollinaire aussi il affirme qu’il est peintre : il prend les mots et il les utilise pour dessiner (calligrammes). En 1914 il s’engage volontaire dans la guerre (= Futuristes en Italie), mais il est blessé à la tête. Il retourne chez lui, mais il tombe malade la grippe espagnole et meurt en 1918.
• Mots-clefs : désir d’un esprit nouveau dans la forme, avant-garde, modernité, calligramme, parce qu’on veut rompre avec l’Académisme et la tradition.
Alcools : recueil publié en 1913 qui avait d’abord le titre de « Eau de Vie », part de la vie du bohémien = Baudelaire. Le modernisme recherché est éclatant pour l’époque : il a soigné la forme au tel point qu’il a éliminé toute ponctuation (= Futuristes) !
Le pont Mirabeau : poème chanté par Léo Ferré et qui évoque l’amour entre le poète et Marie. Ils habitaient dans les côtés opposés de la Seine, mais le pont Mirabeau les unissait.
➢ Le thème est très traditionnel : le temps qui passe et emporte tout (fuite du temps -> Le lac, Lamartine), comme le fait le courant du fleuve, mais la forme est assez nouvelle.
➢ Forme : pas de ponctuation, il y a un refrain (Invitation au voyage, Baudelaire) de deux vers impairs = de 7 syllabes (heptasyllabes), les autres vers sont de décasyllabes coupés (4+6) qui forment des quatrains, la rime est féminine (= vers qui se terminent par une ‘e’ muette) dans les vers plus longues, le rythme change, pas de mots de liaison. Tout pour exalter la musicalité et la fluidité = eau.
➢ Structure : premières quatre strophes = expérience personnelle, dernières quatre = situation universelle et généralisée, mais le temps intérieur au poète n’est pas le même du temps extérieur.
➢ Trois champs lexicaux : eau, amour et temps.
➢ Thème du souvenir et paraphrase : grâce au pont, le poète se souvient des amours passés (flashback/retour en arrière), des moments où, après les disputes, les amants se retrouvaient heureux. Leurs mains et bras formaient un pont qui eux unissait, mais leurs regards éternels sont lourds et lasses, parce que cet amour va finir. L’amour s’en va comme l’eau qui coule sous le pont. Le poète exprime sa souffrance pour la lenteur de la vie en contraposition avec la violence de l’Esperance (majuscule -> Spleen, Baudelaire) quand on désir avec détermination que cette relation dure pour toujours. Mais il y a une négation de toutes les possibilités : le temps passe, les amours ne reviennent pas et, comme dit le refrain, heure après heure les jours s’en vont et le poète demeure, parce que tout est resté comme avant.
➢ Utilisation des mots : le subjonctif du refrain fait penser à une prière ou invocation ; pendant tout le poème les verbes de mouvement s’alternent aux verbes qui expriment une immobilité ; vers 9-10 ont une structure de syntaxe ancienne comme les complaints des chansons populaires.
Mamelles de Tirésias : pièce de théâtre du 1917 que sa préface définit « drame surréaliste », mot inventée et utilisée pour la première fois par Apollinaire-même.
Calligrammes : recueil publié en 1918 avec le sous-titre Poèmes de la Paix et de la Guerre. Donc on voit les thématiques plus importantes : au-delà de l’amour, l’expérience de la Première Guerre Mondiale. Ils sont encore plus révolutionnaires des Alcools parce que le poète utilise les calligrammes, inventés par les Grecs du IV siècle avant J.C. : union des mots « idéogrammes » et « calligraphie » parce que grâce aux caractères typographiques du texte, Apollinaire dessine l’objet chanté par le poème. À travers ce moyen il peut faire la synthèse des arts, de la musique, de la peinture et de la littérature.
• On peut les lier avec les dadaïstes qui voulaient choquer avec des formes nouvelles, même s’ils ne soutenaient pas la guerre comme au contraire les Futuristes.
Il pleut : les vers miment graphiquement la pluie.
➢ Paraphrase : la pluie fait tomber les voix des femmes que le poète a aimé, mais il ne les voit plus depuis longtemps parce qu’il est en guerre. Les gouttelettes sont comme les rencontres avec elles, les nuages ont la forme des chevaux qui hennissent en rappelant le bruit de la ville moderne, loin des soldats (sorte d’hallucination). Le regret et le dédain liés aux femmes perdues sonnent comme une ancienne musique, mais ici les liens de la guerre se brisent et il y a l’espoir de recommencer une nouvelle vie.
➢ Forme et structure: calligramme, pas de ponctuation, vers impairs (avec un nombre impair de syllabes, ici environ 23) => musicalité des vers (pas métrique) et choix des mots font le poème symboliste.
➢ Thèmes et champs lexicaux: nature (nuages, pluie), douleur (envers les femmes qu’il a perdues), souvenir (il pense aux moments heureux vécus avec elles).
➢ Sens plus développé : ouïe = voix des femmes, hennissements, écouter les gouttes de pluie qui tombent, ancienne musique, bruit de la ville (« ville auriculaire »), pluie.
➢ Références : vers 9-10 « écoute tomber les liens qui retiennent (le poète) en haut et en bas » = Spleen, Baudelaire : barreaux qui emprisonnent l’homme comme le dessin de la pluie qui retient.
➢ Morale du poème : dire adieu aux souvenirs malheureux du passé pour partir vers une vie nouvelle en futur.
La cravate et la montre: deux calligrammes dans la même page, donc ils exprimaient une unité de thème.
➢ La cravate : symbole de la contrainte du travail. Le poète veut que l’homme civilisé évite les obligations de la vie moderne, qu’on ne veut pas faire, sinon c’est un gaspillage (spreco) d’énergies et de vitalisme.
➢ Comme l’on s’amuse bien/La montre : les mots qui représentent les aiguilles (lancette) semblent une devinette : il est minuit moins cinq minutes et tout sera fini, parce que le jour que va finir est une métaphore de la vie qui se conclue avec la mort.
➢ En correspondance des heures on trouve « mon cœur » = un seul, « les yeux » =deux, « l’enfant » = père + mère -> troisième élément, « Agla » = nom de quatre syllabes, « la main » = de cinq doigts, « Tircis » = qui rime avec le nombre six, « semaine » = de sept jours, « l’infini redressé par un fou de philosophie » = donc le symbole sujet de tantes de philosophes en vertical à former le nombre huit, « les Muses » = figures mythologiques en nombre de neuf, « le bel inconnu » = la X en mathématique qui est une facteur inconnu, « le vers dantesque » = qui a onze syllabes, mais qui est aussi cadavérique, près à la mort et en effet il est indiqué par les aiguilles, et enfin « les heures » = douze.
➢ La montre est le symbole du carpe diem de Horace, donc le poème est lié au calligramme de La cravate parce qu’il invite l’homme à profiter de la vie. À droit des heures, Apollinaire affirme que la vie est amusante et belle, c’est pourquoi on doit aller au delà de la douleur de la mort et de toutes les obligations qui nous font tristes.
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