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Son premier roman, Indiana, a attisé la curiosité de la bonne société parisienne pour une femme qui s’habille en homme, fume la pipe, a choisi un nom de plume masculin et vit avec son amant – à l’époque, l’écrivain Jules Sandeau. Les éléments autobiographiques y sont d’ailleurs nombreux puisque l’auteur dénonce l’égoïsme et les abus du pouvoir de ces messieurs. Le lyrisme romantique, les revendications féministes▼ ont fait de cette histoire d’amour une sorte d’apologie de la générosité et de la spontanéité.

L’ACTION Non loin de Fontainebleau, à la campagne, vit Indiana, intelligente et passionnée, avec son mari, un vieux colonel égoïste, et Sir Ralph Brown, un cousin anglais, apparemment indifférent aux charmes de la jeune femme mais qui en est, en réalité, secrètement amoureux. Séduite par un jeune homme de bonne famille, à l’éloquence irrésistible mais esclave des conventions et des préjugés de son milieu, Indiana voudrait s’enfuir avec lui mais celui-ci finit par l’abandonner pour se marier avec une autre. Restée veuve, elle s’installe à l’île Bourbon (aujourd’hui, la Réunion), une colonie française de l’océan Indien où elle a vécu enfant avec son père; elle y découvre l’amour de son fidèle cousin qui lui offre une existence à l’abri des corruptions de la civilisation.

George Sand dénonce la situation d’infériorité des femmes, et préconise des réformes sociales en faveur des ouvriers, sans aller toutefois jusqu’à envisager une action révolutionnaire. On lui a d’ailleurs reproché ses rapports ambigus avec Louis Napoléon Bonaparte, auteur d’un coup d’État en 1851. Elle recherche plutôt «le moyen de concilier le bonheur et la dignité des individus supprimés par la société, sans modifier la société elle-même». Beaucoup plus radicale, Flora Tristan (1803-1844) revendique le droit au divorce et dans le passage qui suit, un acte d’accusation contre les hommes, elle affronte un sujet tabou, celui de la prostitution des jeunes filles séduites et, par conséquent, rejetées par leur famille et la société. «Oui, si vous n’aviez imposé à la femme la chasteté pour vertu sans que l’homme y fut astreint, elle ne serait pas repoussée de la société pour avoir cédé aux sentiments de son cœur, et la fille séduite, trompée, abandonnée, ne serait pas réduite à se prostituer; oui; si vous l’admettiez à recevoir la même éducation, à exercer les mêmes emplois et professions que l’homme, elle ne serait point plus fréquemment que lui atteinte par la misère; oui, si vous ne l’exposiez pas à tous les abus de la force, par le despotisme du pouvoir paternel et l’indissolubilité du mariage, elle ne serait jamais placée dans l’alternative de subir l’oppression ou l’infamie! […]»

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