Concetti Chiave
- La littérature populaire est destinée au peuple, utilisant des langues vernaculaires comme la langue d’oïl et d’oc, et est souvent transmise oralement par des jongleurs.
- Les lieux de rencontre entre le peuple et la littérature incluent les rues, les places de village, et les parvis des églises, où les pèlerins se rassemblaient.
- La Chanson de geste, une épopée sur des sujets nobles, est l'un des premiers genres littéraires populaires, apprécié pour ses récits de rois et de guerriers.
- Le théâtre, d'abord religieux puis profane, a servi à instruire et divertir le public, avec l'église acceptant partiellement l'usage de la langue vulgaire.
- La littérature satirique, opposée à la morale courtoise, a rapidement gagné en popularité, intéressant même les seigneurs par son humour et son regard sur le peuple.
Définition de la littérature populaire
Qu’est-ce que la littérature populaire?
C’est un littérature destinée au peuple.
Or le peuple ne parle pas latin, la langue des intellectuels.
Donc la littérature populaire a coïncidé avec l’utilisation de la langue dite vulgaire (vulgus signifie peuple en latin): la langue d’oïl dans le nord, ou la langue d’oc dans le sud avant que celle-ci ne disparaisse.
Comme le peuple ne sait pas lire non plus, cette littérature est par conséquent orale et ce sont des jongleurs qui racontent ou lisent les textes.
Où le peuple entre-t-il donc en contact avec la littérature?
Essentiellement dans les rues, sur les places des villages, sur le parvis des églises ou près des monastères le long des routes qui conduisaient aux sanctuaires où se retrouvaient des pèlerins.
Genres littéraires populaires
Quels genres de textes étaient appréciés du public?
Le premier genre littéraire a été la Chanson de geste.
Il s’agit d’épopées sur des sujets nobles: on y parlait de rois et de guerriers, et le public appréciait, tout en s’instruisant.
Le théâtre a été une autre forme d’expression dont la fonction était d’abord d’instruire les gens en matière religieuse: l’église a dû accepter en partie la langue vulgaire pour que les gens comprennent.
Puis est apparu un théâtre profane pour divertir.
Enfin, la veine satirique a trouvé rapidement son essor pou s’opposer à la morale courtoise de l’aristocratie.
Appréciation par les seigneurs
Il faut préciser toutefois que cette littérature que l’on qualifie populaire séduisait tout autant les seigneurs.
Cela se comprend pour la chanson de geste sont les héros appartiennent à cette catégorie sociale, mais même la littérature satirique, où l’on représente le peuple, les faisait beaucoup rire, sans doute parce qu’ils se sentaient supérieurs.