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Fortement imprégnées par l’esprit dominant en Europe, les pièces de Corneille possèdent les caractéristiques typiques du théâtre baroque: une intrigue mouvementée, des scènes violentes jouées en style déclamatoire, le mélange des genres. Dans l’Épître préliminaire à L’Illusion comique, Corneille écrivait: «Voici un étrange monstre […] Le premier acte n’est qu’un prologue, les trois suivants sont une comédie imparfaite, le dernier est une tragédie, et tout cela cousu ensemble fait une comédie».
L’Illusion comique, autrement dit, comme le Roman comique, l’illusion des comédiens, illusion théâtrale, est bien le manifeste de la dramaturgie baroque, un spectacle au second degré, triomphe du «théâtre dans le théâtre» et du trompe-l’œil, où tous les genres se confondent pour laisser le spectateur stupéfait et émerveillé.

Composée à la demande de Richelieu à des fins de propagande monarchiste,
L’Illusion comique, «étrange monstre» ou «galanterie extravagante» – Corneille lui-même hésite entre les deux définitions – doit une bonne part de son succès à un personnage secondaire, le burlesque Matamore.

L’ACTION: Un bourgeois de province, Pridamant, recherche son fils Clindor
et demande l’aide d’un personnage habituel de la pastorale, le magicien Alcandre. Ce dernier fait apparaître une série d’images animées au fond d’une grotte, qui n’est autre qu’une véritable scène, où les spectateurs et Pridamant verront évoluer Clindor, dont les aventures héroï-comiques et romanesques occupent la partie centrale de la comédie: au service d’un drôle de soldat, Matamore (le tueur de Maures), Clindor s’éprend de sa maîtresse Isabelle et tue Adraste auquel elle a été promise. On l’emprisonne, mais il parvient à s’enfuir avec Isabelle. Clindor, devenu le favori d’un prince, tombe amoureux de l’épouse de ce dernier et la jeune Isabelle le lui reproche âprement.
Des hommes en armes font irruption dans le palais et tuent les amants coupables. Isabelle est désespérée; Pridamant aussi, mais ce chagrin ne sera que de courte durée puisqu’Alcandre relève le rideau sur les comédiens, en chair et en os, qui se partagent la recette du spectacle. Pridamant, victime des préjugés de son temps, n’est pas particulièrement satisfait du sort que s’est choisi ce fils devenu vagabond et amuseur public. C’est le magicien Alcandre, porte-parole de Corneille, qui se charge de le rassurer en faisant l’éloge du théâtre et de Louis XIII, son protecteur.

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